En fait, j'ai fait deux fois le trajet
Leh -->
Manali en juillet/août : la première fois en bus "amélioré" et la deuxième fois en Toyota Qualis (réservation au taxi stand de
Leh, prix = un peu plus de 10000 Rs si j'ai bonne mémoire, chauffeur ladakhi hyper sympa comme tous les ladakhi d'ailleurs, nous étions trois passagers). Pour me rendre à
Leh, j'avais pris l'avion : la première fois depuis
Delhi, la deuxième fois depuis
Chandigarh (car les avions étaient full depuis
Delhi). Sur la route, j'ai croisé des français qui faisaient le même trajet
Leh -->
Manali en bus "local" (évidemment moins confortable et à vive allure, il faut donc s'accrocher mais c'est faisable).
Tout ce que je peux dire, c'est qu'il faut avoir fait au moins une fois ce trajet (à l'aller ou au retour peu importe) car les paysages sont vraiment grandioses : on passe par trois ou quatre cols à 5000 mètres + des vues magnifiques + campement dans un camp de toiles (un peu du style yourte) + si de la chance croisement de nomades avec leurs yachs et leurs chèvres pashmina + croisement de groupes de travailleurs venus du Bihar pour entretenir la route (ne pas hésiter à discuter avec eux si possibilité, ainsi j'ai pu constater qu'il n'y avais pas que des gens du Bihar et j'ai échangé quelques mots en malayalam avec un cantonnier originaire du
Kérala). Compter une vitesse moyenne de 20 km/heure donc deux fois 12 heures, même en Toyota Qualis. S'attendre à quelques aléas du style éboulement de terrain donc attente qu'un bulldozer ait dégagé ou refait un tronçon de la route.
Faire ce voyage de deux jours à l'aller (ce que je n'ai pas fait, je ne l'ai fait qu'au retour) présente certainement un avantage : cela permet de s'acclimater en partie avec l'altitude (le mal des montagnes) et donc de "gagner du temps" à l'arrivée à
Leh. En effet, lorsqu'on arrive à
Leh en avion, comme à 3000 mètres il y a 50 % d'oxygène en moins, il faut passer une à deux journées à ne rien faire sous peine d'avoir des maux de têtes importants, voire des oeudèmes pour les plus malchanceux, de toute façon on éprouve une grande fatigue dès que l'on fait 200 mètres à pied. Un ladkakhi me disait que lorsqu'il revenait de
Delhi, il passait une journée entière à dormir avant d'engager une activité quelconque.
Quant au trajet par la vallée du Kashmir je ne l'ai pas fait. Comme j'étais avec des amis indiens, ils ont voulu absolument aller voir la ville de
Kargil (à cause de l'affrontement, et même de la prise provisoire de la ville, par les Pakistanais ou équivalents il y a quelques années). Nous étions à Alchi et avons fait le trajet Alchi --> Lamayuru -->
Kargil (retour le lendemein) en stop c'est à dire en cabine de camion (au
Ladakh, les chauffeurs de camion s'arrêtent systématiquement prendre des passagers, on leur donne évidemment un pourboire à l'arrivée, leur demander combien ils veulent ils n'exagèrent pas). A
Kargil, on ne se sent plus au
Ladakh car tout le monde est musulman mais ambiance tout à fait sereine. Des occidentaux arrivaient en Ambassador de la vallée du Kashmir et n'ont pas rencontré de difficulté. J'ai croisé à
Kargil un personnage étonnant : un cycliste italien qui faisait la route à vélo style VTT ou VTC et qui voulait aller à Padum avec sa machine (on voit aussi des petits groupes de cyclistes VTT/VTC sur la route de
Manali à
Leh).