La mousson, c'est la résurrection de l'
Inde !
En arrivant le 4 juillet, elle n'aura peut-être pas encore commencé : la chaleur est insupportable, l'air est presque irrespirable tellement il est saturé d'humidité, les arbres ont de rares feuilles rabougries, les prés sont desséchés, la terre des champs est craquelée.
En repartant, la chaleur sera moins forte, les arbres seront couverts de fleurs, les prés et les champs seront verts, les gens seront heureux car ils attendent la pluie depuis le mois d'Octobre de l'an dernier, c'est à dire depuis la fin de la dernière mousson.
Au
Ladakh, pas de problème de mousson, il n'y en a pas. Et ça tombe bien, il n'y a rien à arroser que des cailloux. Ou bien, c'est parce qu'il n'y a pas de mousson qu'il ne pousse que des pierres.
Au retour du
Ladakh par la magnifique route de
Manali, vous retrouverez la mousson dans la descente du dernier col vers
Manali.
En règle générale, si l'on peut fixer des règles à la météo !, la mousson consiste en une bonne averse chaque fin d'après midi. Le matin, il fait beau, le ciel est bleu, le soleil chauffe. Petit à petit, l'air devient de plus en plus brumeux, puis de plus en plus nuageux au long de la journée. Et, à un moment donné, c'est l'averse, ou l'orage, ou le déluge. On se met à l'abri, on boit un thé ou deux, puis quand c'est fini on ressort. Si un jour, il ne pleut pas, il pleuvra plus tôt le lendemain.
Quand ça ne se passe pas comme ça, ça peut être n'importe quoi : le déluge pendant tout un jour, ou deux, des orages à tout moment, puis ça passe.
Dans votre circuit, le
Ladakh est totalement à l'abri, et je connais trop peu le
Rajasthan pour être affirmatif, mais s'il y a un si grand désert, c'est que la mousson ne doit pas trop l'inonder !
Mais la mousson, ce n'est pas un tsunami, on continue à vivre presque normalement.
Bon voyage.
J.Louis