mais pas pour les bus longue distance; y a-t-il une règle particulière à respecter (genre attendre d'être placée, s'installer à l'avant ou ailleurs)
Si tu prends l'autocar à son départ, c'est déjà pris en compte dans l'affectation des billets.
La question se pose si tu interceptes cet autocar en bord de route.
- S'il y a une place libre à côté d'une femme ou sans voisin, tu peux t'y installer.
- S'il n'y a de place libre qu'à côté d'un homme, un amusant ballet va commencer. Concertation d'abord entre différents passagers, puis va débuter des opérations d'échanges de place qui auront pour but de créer une place acceptable pour toi.
Le plus souvent, un homme accompagnant une femme (épouse, fille, soeur, tante...) s'installera à l'une des places libres à côté d'un homme. Libérant ainsi la place à côté de la femme qu'il accompagnait.
S'il n'y a pas de places libres, tu devrais tout de même bénéficier de la galanterie des iraniens.
Le processus devrait intervenir sans que tu n'aies à demander quoi que ce soit, sans doute initié par l'assistant du chauffeur. A défaut, sollicites ce dernier.
A noter que dans le métro de
Téhéran, il y a des wagons interdits aux hommes, mais les femmes peuvent aller dans n'importe quel wagon (comme dans le métro de
New Delhi lui aussi ségrégé homme/femme). Une possibilité qu'elles n'ont pas dans les autobus urbains où elles sont confinées à l'arrière, isolées de la "meute masculine" par une barre horizontale. Comme le paiement se fait à la sortie, les femmes descendent par la porte centrale, remonte par l'extérieur jusqu'à la porte avant où elles paient leur billet. Illustre bien que l'honnêteté a encore cours en
Iran, même dans les grandes villes.
Fabrice
P.S. : par contre dans les taxis collectifs ou les savaris (taxis collectifs longue-distance), la promiscuité est de mise. Tout au plus regroupera t-on les femmes côte à côte, voire sur le siège avant.