De Arles à Rome par la Via Aurelia Tomas3 · 9 avril 2009 à 18:25 · 67 photos 65 messages · 11 participants · 26 338 affichages | | | | À: Arrawak · 6 mai 2009 à 10:52 · Modifié le 15 mai 2009 à 21:53 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 21 de 65 · Page 2 de 4 · 5 370 affichages · Partager bonjour Georges, de retour de ton world tour?
qu'il est loin le bon temps des petits bouts de tissu à fleur.. j'espère pouvoir lire bientôt le livre de tes aventures...
castelfiorentino-san gimignano: la Toscane est sous l'eau:
Une dépression inonde la Toscane, la Corse et toute la péninsule...La Toscane est sous l'eau...Un hélicoptère vient de se crasher en Corse avec un bébé à peine né... Les infos arrivent filtrées par les quotidiens italiens que je déchiffre au matin derrière un capuccino et des amoretti à la liqueur d'amande. La Toscane est là sous le balcon des villes médiévales perchées au sommet des vignes de Chianti. Une brume irréelle ressemble assez aux fantasmes que l'on a de ce pays de cocagne... La météo a celà de bon que l'on s'attarde plus longtemps aux terrasses des cafés ou dans des brasseries voûtées style "XIIIième"... Certes on est dans le pays de Ghirlandaio, mais rien ne nous empêche d'apprécier une 50 cl de Spaten entre une Annonciation et une saga de la vie de saint Augustin... Il faudra d'ailleurs que je consacre une page à la gastronomie italienne. Ce midi, des Penne al arabiata (macaroni à la tomate et au basilic) ont précédé une somptueuse assiette de carne in salata au Parmingiano émincé... Toutes ces friandises sont arrosées comme il se doit de Chianti Rosso, pas si épais que cà, et dont les effets rendent très vite amoroso... Il va falloir travailler sérieusement l'arrivée progressive à SIENNE, je redoute toujours les syndromes du symptome de STENDHAL (voir plus loin) dans ce pays d'histoire et de patrimoine, véritable miroir vivant de l'histoire de la Renaissance (cf. suivre le chemin de Frédéric II, le plus fameux des souabes, empereur chrétien germanique, dans ses guerres picrocolines contre ClémenT II, mais je vous le raconterai une autre fois...ma copine s'impatiente)
Trop d'églises baroques ou maniéristes, trop de fresques des XII-XIII-XIV siècles... trop de chef d'oeuvres naissants, d'églises où l'on s'essaie à la perspective a fresco à la façon de BRUNELLESCHI...
Trop de plate-tombes usées par les pas des chrétiens ou des touristes: il va falloir faire un tri pour ne laisser en mémoire que l'essentiel : beautés, couleurs, paysages...
tu nous en fait un roman... Image attachée: Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Arrawak · 7 mai 2009 à 9:55 · Modifié le 15 mai 2009 à 21:54 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 22 de 65 · Page 2 de 4 · 5 341 affichages · Partager bonjour arrawak, alors ce tour du monde et ses oiseaux sur les bastingages, c'est pour quand? je suis sûr que tu passes tes journées à buller chez "Michel"...
San Giminiano- Monteriggioni: la madone au lait - la chambre du podestat - l'enfer de Ghirlandaio:
une lectrice de ce carnet le trouve "barbant et trop artistique "... (sic)j'ai bien peur d'avoir du mal à rendre ce carnet rigolo sur un itinéraire pareil: la via francigena en Toscane, ce n'est pas la mauritanie...on passe d'un bourg médiéval à une colline fortifiée à des "Pérouges ou des carcassonne" à la puissance dix. Je prends l'exemple du jour: san geminiano. Pour faire "gai" ou "humoristique", je ne ferai pas de compte-rendu "artistique" ou "gastronomique". Je le réserve pour d'autres moments, mais ne pouvant m'empêcher de me remémorer l'étonnant parcours de ce site, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, c'est le fêlé arts qui va tenter de vous faire sourire:
j'ai déniché dans ce capharnaum médiéval, renaissance et baroque, trois "joujous" intrigants: une madone au "lait" (madone allaitante) c'est assez rare dans la pudibonderie moyen-âgeuse (encore que certains sculpteurs médiévaux étaient de vrais coquins...) une madone qui montre ses seins...
Autre plaisanterie artistique, dirait Dom du Vefistan: l'enfer de Ghirlandaio:
on y voit des moines grillés en enfer avec des moniales délurées (eglise saint Augustin) tous les vices et les péchés des hommes et des femmes du temps y sont représentés de facon allégorique (comme à Sienne comme on verra plus loin) et comble du comble dans le domaine de la coquinerie moyenageuse: la chambre du Podestat, au Palazzo Publico, où l'on voit, a fresco, (1280) dans la chambre du gouverneur, sur les murs et les plafonds, le lent cheminement qui mène de la séduction dans les jardins du seigneur à sa baignoire, que l'on partage (toujours en I280) et puis au lit du seigneur (sans baldaquin ni chaufferette). Je ne vous parlerai pas de la Grande Maesta de Lippo Memmi, sinon Dom dirait encore à Frédérique qu'elle n'y comprend rien...
Demain on attaque SIENNE, un grand moment de l'histoire médiévale...
P.S pour les cinglés d'histoire de l'art dont je fais partie, à signaler toujours à san giminiano, une salle du palazzo publico où, dans la même salle, celle de la célèbre Maesta, on peut découvrir le passage de l'art byzantin à l'art roman sur deux crucifixions monumentales (1280-1290), puis le passage de l'art roman à l'art gothique (sur deux maestas) ce paragraphe n'est pas destiné aux lecteurs shootés à la vie drôle... 3 chefs-d'oeuvre:au musée d'art sacré: une madone à la rose de Bartolomeo di Fredi de RISEN, un christ en bois polychrome du XVII ième siècle, un incunable antiphonaire (aie, aie, aie...Dom...) de Nicolas de Sorro de 1430
à bientôt, tomas, continue tes récits qui nous font rêver Image attachée: Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 7 mai 2009 à 17:35 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 23 de 65 · Page 2 de 4 · 5 326 affichages · Partager ... sinon Dom dirait encore à Frédérique qu'elle n'y comprend rien...
à moins que ce ne soit l'inverse ! 
Allez, t'inquiète, continue ton bonhomme de chemin, frère pélerin, continue ton carnet, sans trop t'inquiéter de nos états d'âmes d'incultivées avérées qui s'assument pleinement. D'autres trouveraient certainement beaucoup plus de plaisir à ce que tu développes les découvertes, surprises et autres déliciosetés rencontrées au cours de tes errances de fêlé d'art et cinglé d'histoire de l'art. (si ! si ! je suis persuadée qu'il y en a dans ton public véfistanais !) | | | À: Tomas3 · 7 mai 2009 à 18:38 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 24 de 65 · Page 2 de 4 · 5 319 affichages · Partager heureusement, durant le voyage, l'hôtesse Française s'occupait de nous faire imprimer un journal d'informations. Ainsi avons-nous su que 10 bateaux avaient été piratés, la semaine de notre passage au large de la Somalie. Les hélicoptères de surveillance ont survolé le Queen V, mais c'était assez impressionnant. Plus impressionnantes encore les infos sur les tremblements de terre en Italie, j'ai demandé à La Cunard, pourquoi elle avait fait une collecte de dons pour les incendies en Australie, et avait oublié l' Italie. Nous n'avions aucune infos Françaises télé, même pas TV5 Monde, durant 3mois et 20 jours, celà nous a manqué. Je vois que tu voyages et marche pas mal, tiens, j'ai fait l'acquisition au Mexique d'une paire de chaussures en cuir, bien aérées, artisanat local, sans importation de Chine, qui t'irait à ravir.
Alors!!! Glatch n'a pas encore trouvé un nouveau pseudo !!!! çà viendra, de toute façon, quoiqu'elle choisisse, on reconnaitra son style inimitable.
Donc, si elle a des ennemis ici, hou là là !! on va recommencer la collaboration dénonciatrice. Bon, j'arrête sinon, c'est moi qui vais me retrouver à la porte. Franchement cela serait dommage, j'ai encore tant de choses à raconter............
je te fais faire un petit tour à Nagasaki, la statue montre d'une main la bombe, et de l'autre la paix. Le reste sont des vues du jardin, qui a été détruit, et les ruines sont celles de la prison. Avec la Corée du Sud, les chantiers navals construisent par centaines de bateaux de croisière transatlantiques. Bonne lecture Images attachées: Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. | | | À: Wapiti74 · 7 mai 2009 à 18:43 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 25 de 65 · Page 2 de 4 · 3 685 affichages · Partager  Elles s'amusaient bien les bacchanales !!!!
Oui, bien sur un tour chez Michel régal avec un chili
çà me rappelle le Mexique.
Très instructif ton récit, et amusant tout de même.
A bientôt | | | À: Cléo40 · 8 mai 2009 à 10:06 · Modifié le 15 mai 2009 à 21:56 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 26 de 65 · Page 2 de 4 · 3 660 affichages · Partager bonjour sandrine, l'ibérique au long cours,
voilà les renseignements que j'ai glanés le long du parcours auprès des autorités officielles: "les offices de tourisme italiens" qui souvent n'en peuvent mais...
de monteriggiori à siena : le "sigeric's itinerary"
il semblerait qu'à partir de Monteriggiori, la via francigena, financée par les crédits de la CEE, prenne enfin une véritable dimension: un gîte "de type espagnol", une exposition sur le projet, des dépliants enfin explicites, permettent aux pélerins-randonneurs de ne plus être la cible des automobilistes italiens, méditerranéens au possible...
Le dépliant, diffusé dans les offices de tourisme, s'intitule "sigeric's itinerary". Le site www.viafrancigena.eu
Il faut dire que les italiens, contrairement aux espagnols et aux francais (cocorico) (brekekekeks en grec) (cocklecockledo en anglais) sont très en retard sur la mise en valeur de cet itinéraire trans-européen (de Cantorbery à Rome) les fléchages, les orientations, les informations parcellaires glanées dans les provincia nécessitent un travail permanent (si vous ne suivez pas l'itinéraire ratzinger de nonnes en frères, de couvents en abbayes)
Aucune carte IGN, malgré des cartes italiennes au 1/200.000. Ou alors une revue sur papier glacé: "Via francigena" dont le dernier numéro date de décembre 2007, éditée chez GUIDOTI, www.guidottistudio.it
Pour les lecteurs qui se shootent à la vie drôle, certains randonneurs visitant les sites sacrés, oublient de quitter leur short de basket, édition I957-1958, avec fentes sur le côté et apercu sur le devant et l'arrière du sportif au "plus haut niveau"...
c'est ce qui avait du arriver à un sportif batave ou teuton, ébloui par les fresques de Ghirlandaio dans la basilique saint augustin de san geronimo:
une brave soeur avait noué autour de sa taille "impudique", à 10 cm de ses splendides adidas de compétition, un "perizonium" (c'est pour Dom et pour Fred...) perizonium malheureusement transparent, qui ne cachait rien de sa nudité. Pour moi, ca n'était pas un problème, cette église est pourrie de fresques de l'hermaphrodite san sebastiano et de madones allaitantes, toutes aussi impudiques...
le chemin des anglais m'interesse... Image attachée: Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Wapiti74 · 11 mai 2009 à 11:39 · Modifié le 15 mai 2009 à 21:58 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 27 de 65 · Page 2 de 4 · 3 636 affichages · Partager hello, Fred,
* moi non plus, je ne comprend pas toujours tes allusions à un "public vefistanais"...
De Siena à Ponte d'arbia: où la via aurelia a pris le nom de FI-PI-LI (Firenza-Piza--Livourno)
il faut que je m'attarde un peu sur Sienne, point d'orgue de ce voyage au long cours. Deuxième monastère d'accueil: Santa Catarina (propre et fonctionnel avec vue sur le duomo et le palazzo publico: un luxe que les franciscains vous font payer cher (le prix d'un trois étoiles en France) mais quand on aime, on ne compte pas, aurait déclaré une certaine diariste dans son dernier opus : "à la recherche du glacon perdu..."
Ce monastère a l'avantage d'être au coeur de la ville historique, sur le plus vieux lavoir et la plus vieille fontaine de la ville (I246) encore en activité...
Deuxième "vierge au lait": vierge allaitante d'Ambroggio Lorenzetti: l'enfant Jesus, bien gras, comme ils savaient les faire à cette époque, regarde le spectateur avec un regard complice...
Je me m'attarderai pas sur les deux jours qu'il faut au moins passer à Sienne, je vous renvoie aux deux excellents ouvrages de Piero TORRETI et de Christina SIRIGATTI intitulés "SIENNE", débauches de couleurs, d'images et de photos de chefs d'oeuvre.
Pour les shootés à la vie drôle, les cris incessants des écoliers italiens pour qui l'histoire de l'art est enseignée au berceau, l'apreté au gain des commercants siennois, marqués par trop de touristes, qui font semblant d'avaoir des difficultés à faire marcher leur "cassetta" (terminal de carte bleue) tant les italiens adorent le "cash", le coucher de soleil... dans ce cas, le crépuscule sur la torre maggia, piazza del campo, en dégustant un "vino santo e cantuccini" (vieille recette de grappa de chianti où l'on trempe avec délice des gâteaux secs parfumés aux amandes.
Pour la bibliothèque du couvent électronique : trois beaux livres sélectionnés:
"Une enquête amoureuse " d'Hélène RISSER chez Lattès "Les amoureuses, voyage au bout de la féminité" de clotilde LEGUIL, au Seuil "Guise des amours pluriels.pour une écologie amoureuse" de Francoise Simpère chez Pocket
Demain, Rome n'est plus qu'à deux cents kilomètres...
si ! si ! je suis persuadée qu'il y en a dans ton public véfistanais ! Image attachée: Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Arrawak · 12 mai 2009 à 6:38 · Modifié le 15 mai 2009 à 22:01 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 28 de 65 · Page 2 de 4 · 3 622 affichages · Partager arrawak, mon fidèle compagnon de route,
encore une page, bien que j'attende les tiennes de ce "world tour" qui nous a tant fait rêver...on t'imaginait sur tes paquebots de luxe, pendant notre long hiver occidental, tu filais dans l'hémisphère sud nous abandonnant lâchement... Il n'y a que Michel pour connaître vraiment la réalité de tes croisières au long cours... pour toi, des impressions de voyage bien plus modestes que les tiennes..
Impressions de voyages : cyclistes allemands en Toscane :
D’autres impressions de voyage : le contraste frappant entre le calme et la douceur de vivre des collines siennoises, léchées par le travail des hommes, et la violence et la folie des mêmes hommes-automobilistes... Sur les petites routes de campagne et à l’approche des agglomérations.
La folie des hommes à dénaturer par des rocades, des autoroutes inutiles et des voies ferroviaires ce pays béni des dieux...
Heureusement, les automobilistes bataves ou teutons restent paisibles, même s’ils sont nombreux à cette époque de l’année, un conseil au randonneur : « il est suicidaire, en Italie, de prendre la moindre route : les bas-cotés ne sont généralement pas aménagés, les herbes hautes au printemps frôlent le goudron, quand ce n’est pas « l’automobiliste-enragé » qui frôle le piéton...
Je parlais à l’instant de bataves, de teutons, de camping-caristes, ces trois espèces fréquentent assidument les sites obligés, le plaisir pour les gens shootés à la vie drôle est de les regarder évoluer, soit à la terrasse d’un « enoteca » (bar à vins) soit dans les différents offices de tourisme fréquentés.
Chaque « espèce » a ses propres rites et ses propres comportements :
Les « burberries allemands », amateurs de tourisme de luxe, dit « tourisme culturel » (cf le catalogue du loisir culturel : « intermèdes »), habillés chez CELINE ou TRUSSARDI, chics et bien lavés,
Les faux randonneurs, où l’homme et la femme ont acheté la veille le même déguisement de marcheur chez Decathlon ou Go.sport : on les reconnaît à la fraicheur de leur adidas,
Les vrais randonneurs : on les reconnaît aux tongs usagées après cinq heures du soir et au sac en plastique de leurs victuailles du lendemain qu’ils tiennent à la main gauche (mollets souvent enflés et cales osseux autour des chevilles)
Les marcheurs chics : habillés chez Patagonia
Mais l’espèce la plus curieuse est l’allemand en groupe mixte faisant la Toscane et l’Ombrie en vélo (je laisse la description de cette catégorie à une autre page de ce carnet...) de l’étrange venu d’ailleurs, limite « grand comique » pour le modeste pèlerin que je suis...
"très instructif ton récit, et amusant tout de même... Image attachée: Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 12 mai 2009 à 9:32 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 29 de 65 · Page 2 de 4 · 3 601 affichages · Partager  tu as raison, j'ai autrefois sillonné l' Italie, à l'époque en Camping-car, et au cours de promenades, à Vésuvio, j'ai pu constater l'état de saleté sur les bords de route, surtout les papiers et sacs plastiques. Pas encie de pique -niquer dans la prairie..............!!!!!!!!!!!!!! Eh bien Kusadasi en Turquie, je lui donnerai le premier prix de la propreté, et aussi de l'amabilité des commerçants. De nombreuses boutiques de souvenirs et d'achats en tous genres, on peut marchander. Agréable petite ville touristique avec un port où viennent accoster les paquebots de croisières et autres.
Photos ci jointes. La porte est celle de l'ancienne prison convertie en hôtel. A bientôt fidèle ami Images attachées: Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. Photo postée par le membre Arrawak. | | | À: Tomas3 · 12 mai 2009 à 17:56 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 30 de 65 · Page 2 de 4 · 3 591 affichages · Partager malgré l'hécatombe de pietons aux bords des routes siennoises (combien au fait ?), la mortalité routière en italie est plus basse qu'en france, et la toscane fait partie des régions les plus sages en la matière malgré la beauté des paysages, l'industrialisation de la province de sienne et ses 3% de chomeurs peut faire palir d'envie la plupart des département français, et celle de la toscane et ces 4% de chomeurs, la plupart des régions françaises ; d'où l'utilité des autoroutes | | | À: Giorgio13 · 12 mai 2009 à 22:47 · Modifié le 15 mai 2009 à 22:02 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 31 de 65 · Page 2 de 4 · 3 557 affichages · Partager Ciao, Giorgio,
je ne veux pas débattre de l'utilité des autoroutes italiennes, mais tu avoueras que le tracé de certaines nationales ou départementales procède plus du résultat de négociations entre riverains que d'une véritable rationalité (particulièrement entre san miniato et san geronimo...)
je dois reconnaître à nos cousins italiens tant de qualités qu'ils me permettent de leur reconnaître une certaine nervosité au volant, voire même un certain comportement "machiste" (grosses cylindrées, etc..) dans l'art du dépassement, sans vouloir les froisser.
et pour te faire oublier mes peurs sur le bas-côté italien (tu reconnaîtras que le mot "cantonnier"semble avoir disparu des pratiques d'entretien des petites routes) je te dédie cette page gastronomique italienne.
Page gastronomique italienne :
On ne saurait marcher en Italie sans reconnaître la qualité de la gastronomie du pays de Dante : la moindre enoteca tient à disposition des randonneurs, outre les restricto, longo ou capuccino rituels, une gamme de produits culinaires de très grande qualité, qui ne ressemblent en rien aux produits francais, souvent standardisés et industrialisés...heureux italiens.
D’ailleurs, ce sont eux qui ont inventé le concept de « cuisine slow-food »...
Ne pas hésiter à se poser le long de la route dans une macelleria (boucherie-charcuterie) on vous débite, selon votre goût, quatre tranches de san daniele à déguster sur le pouce, ou des tranches de saucisson qui valent tous les jesus lyonnais...
Toujours sur la route, les penne al arabiata (de gros macaronis à la tomate) ou des penne al pesto (macaronis au basilic et à l’huile d’olive) vous permettent d’ajouter quelques kilomètres au compteur...
On trouve des tapas italiennes sous le nom d’ antipasti, les bruscette par exemple, elles permettent de surseoir au restaurant, avec cette saveur inimitable de tomates et d’huile d’olive : n’hésitez pas à les couper avec un « vino rosso » de la maison, il est toujours de grande qualité.
Le soir, au restaurant, vous pouvez même vous risquer à commander un « lapin sauté chasseur » : les italiens adorent les viandes en sauce, accompagnées de tomates longuement marinées...
Vous terminez par une pannacota amore mio, vanille et fruits rouges, une pannacotta à la crème de lait et à la mangue, une panna cotta orgeat-cerise, ou une panna cotta citron vert et framboise : ce sont des délices de pécheurs (3 pénitences et un je vous salue marie)...
Après cela, vous êtes prêt à cheminer deux heures dans n’importe quelle pinacothèque siennoise et vous éviterez ce fâcheux syndrome de Stendhal, tant redouté... (cf. voir plus loin)
N’oubliez pas de terminer votre soirée avant d’aller dormir, par cette curieuse coutume patissière, le vino santo e cantuccini. (recette en mp)
de l'utilité des autoroutes italiennes... Image attachée: Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 12 mai 2009 à 23:46 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 32 de 65 · Page 2 de 4 · 3 554 affichages · Partager non je n'avoue rien du tout, sauf qu'encore ce samedi 2 pietons ont été tués en saone et loire par un chauffard ivre viens faire un tour dans les alpes de haute provence pour comparer les routes secondaires par rapport à celles de la province de sienne, d'autant que ça te permettra de faire la via domitia, avec de superbes tronçons pavés et des ponts complétement inexploités au point de vue touristique la gastronomie toscane, je connais, manque quand même l'antipasto typique constitué par les crostini toscani quand on mange un antipasto, car le plus souvent les repas sont constitué d'un primo et d'un secondo), le papardell au lievre ou au sanglier, la bistacca, la scottiglia, le tegamaccio et dans les poissons le cacciuco (liste non exhaustive) | | | À: Giorgio13 · 13 mai 2009 à 6:13 · Modifié le 16 mai 2009 à 10:08 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 33 de 65 · Page 2 de 4 · 3 549 affichages · Partager Page deux patissière sur la gastronomie italienne :
Mon bon giorgio, puisque tu me provoques dans un domaine qui me vaut les plus grandes pénitences et les plus grandes rechutes, la gourmandise italienne, il faut que je t’avoue que depuis mon entrée en Italie, je suis désormais » addict » à la panna cotta.
« petite crème cuite, simple fraiche et légère, tout en étant plus consistante que le flan, réalisée traditionnellement à partir de crème liquide, souvent sagement parfumée à la vanille et très souvent parfumée de fruits rouges...
A deux ans de l’anniversaire de Nicolas S, 40 ans après la création de la fraise Tagada, entre deux saintes Hohen (saintes souabes) je te ramène d’ Italie les nouvelles « panna cotta » : en voilà une liste non exhaustive (lecteurs gourmands à vos fourneaux...) la panna cotta amore moi, vanille et fruits rouges (la traditionnelle) la panna cotta à la crème de lait et à la mangue, (conviendrait à Timouss) douceur de panna cotta aux fraises, (pour Dolma) panna cotta orgeat cerise... (pour Bouli54) panna cotta citron vert et framboise (ma préférée) panna cotta, citron et orange, (celle de Martinenego) panna cotta à l’amande et aux fruits, (pour Yogito) panna cotta aux noix, coulis de chocolat praliné, (pour Campora) panna cotta colombienne, expresso et speculos (pour Gitanita) panna cotta aux deux figues (pour arrawak) panna cotta bailey’s mascarpone et fèves de cacao (celle d’anima52) panna cotta pralinée aux pommes tatin (celle de raymond3) panna cotta aux marrons, cioccolato al latte et panettone (conviendrait à Fred la savoyarde) panna cotta chocolat blanc, amaretti et sauce cappucino (pour Dom la grenobloise) panna cotta crumble coco, café, chocolat et caramel (ma seconde préférée) panna cotta abra carambar (pour amatrice de fraise tagada) panna cotta au nutella (pour notre regrettée agathe) panna cotta rose bonbon de miss tagada (toujours pour Dom qui appréciera) panna cotta au pain d’épices (pour zebulette) panna cotta dulce de leche et nougatine (pour Michèle de raymond3) panna cotta cacao-gingembre au coulis d’abricots (ma troisième préférée) panna cotta amaretto et noix de coco (pour Mamina sans rancune) panna cotta yourt et miel, coulis d’ananas, (pour Clea) panna cotta jasmin-macaron (pour Manu l’ibère) panna cotta sirop d’érable et muffins à la cacahuète (celle d’Odile42) panna cotta made in india, granité passion (pour ma chérie) panna cotta au thé et à la menthe (pour Farida) baklava cotta (pour Beatrices)....
A consommer avec modération, à moins de brûler plus de 3500 calories par jour...
les crostini toscani, la bistacca, la scottiglia, le tegamicio et le caccinco... | | | À: Tomas3 · 13 mai 2009 à 10:27 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 34 de 65 · Page 2 de 4 · 3 536 affichages · Partager le drame des touristes étrangers en italie qui s'interessent à la gastronomie, c'est qu'ils cherchent à retrouver les quelques plats basiques qu'on connait hors d' italie ; au contraire, il faut aller dans les restos où on ne comprend rien à la carte ; mieux encore s'il n'y a pas de carte du tout à l'extérieur, on est sur d'avoir affaire à un resto pour locaux initiés qui viennnent parcequ'ils savent qu'on y mange bien un repas toscan ça va etre par exemple: crostini toscani/ papardelle sull'anatra /scottiglia a l'aretine /castagnaccio | | | À: Cléo40 · 14 mai 2009 à 5:45 · Modifié le 16 mai 2009 à 10:10 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 35 de 65 · Page 2 de 4 · 3 519 affichages · Partager ciao, cléa,
puisque tu suis mes aventures "pas à pas", je t'envoie cette page du type "aventures marche d'escalier à marche d'escalier"...le tourisme culturel n'est parfois pas de tout repos, outre les courbatures de muscles non sollicités habituellement, tu risques d'attraper des courbatures au cerveau, du type S1-S1, comme tu vas le découvrir dans les lignes qui suivent, si tu cumules les facteurs aggravants...
Siena : les symptômes du virus S1-S1 (syndrome de Stendhal)
Depuis le temps que je redoute ce fameux virus (rien à voir avec le H1-N1 dite grippe du porc ou le syndrôme H1-H2 beaucoup plus redoutable et contacté l’an dernier dans une capitale européenne), j’ai voulu décrire les facteurs déclenchant de cette horrible détresse psychologique (d’ailleurs très bien relatée sur Wikipedia) en composant un bilan drôle en matière de découvertes en Toscane : Voilà ce que la donne : Siena : 7 vierges allaitantes, -3 maestas, -2 fontaines médiévales, -1 beffroi de 90 mètres de haut (torre maggia)- 1 pizzeria infecte, - 1 resto coup de cœur répété deux fois, - 1 enotica, façon musée gastronomique, - 1 spaten sur la piazza de campo, - 4 orages, - 20 coups de tonnerre, - de 12 à 16 degrés en avril, - les cafés de chez NANINNI, - 4 musées, - 1 crypte, - 1 baptistère, - 2 monastères, - 4 églises visitées, - 1 oratoire, - 1 lieu de pèlerinage (sainte catherine de Sienne)- 10 annonciations, - 75 crucifixions, - 202 fresques, - 350 gypsi (statues)- 2300 scolaires italiens en classes d’art, - 50 cars de seniors en voyages offerts par leur caisse de retraite, - 300 japonais faisant l’Europe en cinq jours, - 2 banques internationales italiennes datant de 1450, (la crise ne date pas d’aujourd’hui...)- 55.000 habitants très occupés, - la circulation interdite réglementairement dans le centre historique mais librement pratiquée, - des policiers sortis de « Tintin au Congo »- des dons du sang du « misericordio » organisés pour les victimes du tremblement de terre des abruzzes, - 23350 marches montées et descendues, - des franciscains âpres au gain, - une cuisine toscane préparée par des sénégalais, des pakistanais, des sud-américains...- des italiens élégants, - des italiennes déguisées en « madones » ou en « courtisanes », c’est selon...- des serveurs empressés et confiants, - des commercants riches et durs à la tâche, - des serveuses polyglottes, - s’habiller en hiver au printemps, - prévoir 3 couches de vêtements : hiver : le matin, été : le midi, automne : l’après-midi...
vous brassez tout çà, vous remuez vos muscles courbatus, vous luttez contre les belles images enregistrées, et sur un « vino santo », vous ajoutez deux eferalgans... il est temps de reprendre la route...
bon courage pour la Toscane, je suis tes aventures pas à pas... Image attachée: Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 14 mai 2009 à 11:48 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 36 de 65 · Page 2 de 4 · 3 503 affichages · Partager pizzeria infecte en toscane c'est presqu'un pléonasme ; la pizza était inconnue au nord de rome (on rome on a adapté la pizza napolitaine à pate épaisse et peu d'ingrédients en un plat plus riche à pate fine et plus d'ingrédients) jusqu'à ce que les soldats américains, à la fin de la 2e guerre mondiale, la répandent au fur et à mesure de leur remontée vers le nord ; de nos jours l' italie est le pays occidental où on mange le moins de pizza : on en mange 2 fois plus en france, chiffres de la très sérieuse "tribune " ; tous mes parents et amis italiens qui ont mangé une pizza à marseille disent qu'ils n'en mangeront plus en italie ; en gros, manger une pizza en tosane, c'est comme manger une bouillabaisse à strasbourg ou des crèpes à castelnaudary précision sur la circulation dans le centre : elle n'est pas interdite, elle est réservée à ceux qui résident dans le périmètre réglementé (ZTL); c'est une mesure généralisée dans toutes les villes italiennes, grandes, moyennes et souvent petites | | | À: Giorgio13 · 14 mai 2009 à 12:28 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 37 de 65 · Page 2 de 4 · 3 497 affichages · Partager Il est amusant ce post : d'un côté nous avons la version doucement délirante, parfois délicieusement poétique et toujours très recherchée de Tomas3 et de l'autre la version "je remets les pendules à l'heure" de giorgio13...
Une longue marche bien apaisante (surtout pour moi qui ne fait que lire)...
Merci à vous 2
Dolma | | | À: Dolma · 14 mai 2009 à 12:42 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 38 de 65 · Page 2 de 4 · 3 490 affichages · Partager disons chacun son domaine ; thomas est très fort en histoire et en monuments historiques, moi mon domaine c'est la géographie, l'économie et la connaissance de l' italie hors tourisme pour en revenir aux pizza, privilège de l'age, quand j'étais enfant mais suffisemment grand pour comprendre, disons vers 1960, dans le village toscan ou j'ai une part de mes origines, personne n'avait jamais mangé de pizza l'équivalent là bas, c'était les fugaccine : on fait une pate avec de la farine de maîs, sans levure on la verse dans un objet type sous vase de pot de fleur mais en fonte, on met la pâte, on recouvre d'un second objet identique, on met dans le feu de la cheminée, et on fait cuire ; ensuite on ouvre le met obtenu en 2 et on le farcit de charcuterie ou de fromage les fugaccine n'ont pas eu le destin de la pizza, les gens de là-bas se les gardent pour eux, les jeunes ne veulent plus de cheminée dans la maison, et les fugaccine sont vouées à disparaitre | | | À: Dolma · 14 mai 2009 à 16:42 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 39 de 65 · Page 2 de 4 · 3 482 affichages · Partager ciao, Dolma,
une poétesse au pays de Dante Alighieri, ca ne me choque pas. Merci pour tes appréciations flatteuses, mais pour remettre les pendules à l'heure de mes attachants lecteurs, je suis rentré le 10 mai 2009 de mon long périple de printemps, ce que vous lisez au jour le jour, c'est la prose du voyageur écrite et jetée plutôt chaque jour sur un cahier d'écolier, de marque le conquérant, 96 pages, grands carreaux de 56 g....
certes, j'ai utilisé le net, il faut le reconnaître, mais tous les couvents ne sont pas encore sur le net, encore que quand tu liras le billet ci-dessous, tu auras des doutes...
Le couvent de santa catarina et la vie enluminée de sainte catherine :
Le titre de cette page ne va pas plaire à Dom qui va le trouver « barbant », mais on ne peut pas faire abstraction du culte des saints et de Marie en Toscane, sinon autant parler du jambon des abruzzes et de prosciuto... Au couvent de santa catarina, tenu par des franciscains, mon troisième couvent, hypermoderne et fonctionnel, il y a une salle Internet où l’accès est gratuit pendant la première demi-heure. Pas vraiment branché sur le fonctionnement de ces étranges lucarnes, j’ai fait appel à une jeune novice chargée de l’accueil des pélerins-randonneurs, pour qu’elle m’installe derrière mon écran.
Un clone d’Elisabeth Salander, le hacker de Millenium, avec un sourire qui illuminait son visage, des cheveux bruns très courts sur la nuque (j’ai pensé au dernier opus de Patrice LECOMTE : « je n’aime que les femmes aux cheveux courts) et bavarde comme seule une moniale peut l’être.
Après que l’on ait échangé sur Internet et sur Google, je lui ai posé « sournoisement »quelques questions d’ordre général et puis, la conversation aidant, me suis enquis de savoir pourquoi une jeune fille si jeune et si vive avait décidé de consacrer sa vie à santa catarina...
Elle m’a raconté une très belle histoire que je me permets de vous rapporter :
De formation journalistique, elle s’était passionnée pour un domaine étrange : « l’élaboration des couleurs et des pigments des peintres au XIIième et XIIIième siécle, » couleurs encore si belles aujourd’hui.
De journaliste, elle était devenue une spécialiste des « couleurs » : la fréquentation des œuvres aidant, elle avait choisi de poursuivre ses recherches au couvent de santa catarina.
Elle était sur le point de publier un magnifique ouvrage dont elle me montra les maquettes : « la vie enluminée de santa catarina » (aux Editions Moleinaros à Barcelone)
pour ce faire, elle travaillait, me dit-elle, avec un moine réputé d’un couvent de Reggio Emilia (à 100 kms de Siena) spécialiste mondial de l’enluminure moderne.
Elle me confia que pour l’élaboration de leur ouvrage, en huit mois, ils avaient échangé pas moins de 24 sms par jour et plus de 900 mails...ca avait coûté des sommes folles à l’intendante du couvent.
La révérende-mère s’en était émue et l’avait rappelée à la raison.
Don Floriano, me dit-elle, avait déjà publié plusieurs ouvrages chez Moleinaros, éditeur lui aussi réputé, tous d’enluminures toutes plus belles les unes que les autres où il reprenait de façon moderne la vie des saints et de sainte catherine.
La petite nonne m’a confié qu’elle avait trouvé avec lui, dans leurs échanges, l’exaltation mystique que le couvent ne lui apportait pas, entre les frères convers et les révérendes mères.
Seul Don Floriano était ce saint esprit qui apaisait la jeune moniale : elle allait souvent au couvent de Reggio Emilia pour corriger les épreuves de leur ouvrage commun : ses conseils, ses observations sur le choix des teintures et des couleurs, des pigments et des composants, étaient vivement appréciés...
De ces virées au couvent de « proximité », elle revenait apaisée avant l’heure de la fermeture, les révérendes-mères et les frères-convers n’y voyaient que du feu.
Cette belle histoire de couleurs et d’enluminures fait partie des clins d’œil de ce voyage...j’aurai peut-être l’occasion de vous reparler de cette petite nonne insomniaque...
il est amusant ce post, d'un côté nous avons la version doucement délirante, parfois délicieusement poétique, toujours très recherchée de tomas3, et de l'autre la version "je remets les pendules à l'heure" de Giorgio13 | | | À: Giorgio13 · 15 mai 2009 à 10:00 · Modifié le 16 mai 2009 à 18:02 Re: De Arles à Rome par la Via Aurelia Message 40 de 65 · Page 2 de 4 · 3 459 affichages · Partager Mon bon Georgio,
Celui qui remet les pendules à l’heure gastronomique...et dans les centres historiques (je ne suis pas d’accord...) mais qui mérite, par son goût et ses connaissances approfondies géographiques surtout d’être doté de cet incipit anglais tiré du site via.francigena.eu :
L’information sur le parcours en Italie :
The european association of via francigena (ou chemin des anglais) web portal is a technologicaly advanced multifonction instrument which, starting from the definition of historical road (but they are for historical roads) can supply updated and complete information about the main events in each area, thanks the system editing implemented by each municipalities.
The web sit features a wide range of informations on the areas of member municipalities and institutions on such topics as history, orography, landscape, cultural assets, traditions, local products and food and wine specialities, accommodation facilities, services, events, news?;; and so on...
A GIS technology based web map system is implemented for a dynamic display of maps. As a result, customised itinaries (itinerarie can be drawn and displayed on the map)
The principal itinerary of vis francigena through Europe is being outlined and mapped. The association has been joined by the city council of Canterbury, where the Km-Zero is located, but it’s a choice, and your servitor has chose Arles, what has been choosed by compostelle-paca- corse.info/hebergement/resources/Schema_PACA.gif
Of course, un tel équipement nécessite d’être relié en permanence au net par un net-book perso, ce qui n’a pas été mon choix...
Le choix, c’est le Net dans les hotels et certains monastères...
moi, mon domaine, c'est la géographie Image attachée: Photo postée par le membre Tomas3. | Carnets similaires sur l'Italie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 7 217 visiteurs en ligne depuis une heure! |