Souvenirs très similaires à ceux de
llllll
, à ceci près que c'était en novembre.
Le cimetière dans un brouillard dense était onirique. Des groupes de pélerins dans leurs tenues blanches, de loin en loin.
Koya-san n'est certainement pas un attrape-touristes. C'est un endroit pour connaisseurs éclairés et pas trop désargentés.
Pour en profiter pleinement, je recommande de lire un minimum de documentation sur Kûkai et le bouddhisme Shingon.
Ce n'est pas indispensable, mais tant qu'à consacrer un peu de temps et d'argent à y aller, autant préparer un peu la chose.
Koya-san est un peu loin de tout, et j'imagine à peine ce que ce devait être quand le monastère a été fondé au IX° siècle.
Par souci d'homogénéité dans les visites (mais pour les transports, ça marche aussi), je suggère l'ordre suivant :
- Hiroshima (le souvenir de la folie des hommes)
- Miyajima (l'île sacrée du Shinto, les dieux de la nature, la religion originelle)
- Koya-san (le coeur du bouddhisme Shingon, l'adaptation japonaise d'une religion importée de Chine, le terme de la vie de Kûkai)
- Nara (Kûkai à son apogée, la première ville impériale)
- Kyoto (la deuxième ville impériale)
Points de détail logistiques :
- J'ai séjourné au Rengejo-in, que j'ai beaucoup apprécié. Je crois me souvenir que l'Eko-in était plus beau, vu de l'extérieur.
- Le moyen le plus rapide pour aller à Koya-san, c'est la ligne privée Nankai, au départ de Namba (une grande gare d'Osaka).
- Koya-san - Nara emprunte une ligne JR à partir de Hashimoto. C'est un trajet assez long.
- A Koya-san, il y a des passes de bus illimités à la journée, mais ils ne sont curieusement pas accessibles à ceux qui dorment à Koya-san. Ça n'a aucune importance : à l'arrivée, prendre le bus jusqu'à au temple où on va passer la nuit, et laisser ses bagages si ce n'est pas encore l'heure du check-in. Et pareil dans le sens inverse pour repartir. De toute façon, Koya-san n'est pas immense, et le traverser en bus casse à mon avis l'ambiance de pélerinage.