Salut Pascale et merci pour le commentaire!
D'abord voici une carte, j'espère plus claire que celle que j'avais déjà mise :
Les chiffres représentent les jours de la première partie du parcours, les lettres ceux de la seconde.
Quant à la question que tu me poses à propos de la glace et du réchauffement climatique:
Greenland est le nom donné par les Vikings qui ont abordé cette énorme île il y a 1000 ans, AU SUD (dans la région où nous étions), c'est-à-dire à la latitude de
Bergen. C'était donc déjà vert à l'époque!
Thulé se trouve elle à la latitude du Spitzberg ou du
Nunavut, soit 2000 km plus au Nord!
Autant dire qu'il y a sans doute beaucoup plus de glace "tout là-haut"!
Je dois dire que je ne m'attendais pas à voir autant de glace dans le sud, bonne surprise!
Les icebergs que nous avons croisés proviennent exclusivement des glaciers du coin. Nombre d'entre eux sont "morts", c'est à dire qu'ils ne vont plus jusqu'à la mer et donc ne produisent plus d'icebergs. Il me semble avoir lu qq part que sur l'ensemble de la planète TOUS les glaciers régressent sauf un (il me semble au Pakistan pour des histoires de mousson qui produit plus de neige qu'avant mais à vérifier...): bien sûr on ne peut dire ça qu'à l'échelle minuscule de la période depuis laquelle les hommes étudient les glaciers...
On nous a expliqué qu'en hiver le fond du fjord de
Narsarsuaq était pris par la glace et qu'on pouvait aller en voiture de
Narsarsuaq à Qagsiarsuq par la banquise (il n'y a pas de route)
Narsaq qui se trouve à l'entrée de ce fjord reste libre de glace toute l'année.
Un fermier d'Itelleq aurait été tué il y a une dizaine d'années par un ours polaire arrivé sur un morceau de banquise dérivante...
Il est surprenant de constater que certains glaciers sont beaucoup plus productifs que d'autres, peut-être est-ce dû à la pente du sous-sol?
A propos du basculement éventuel d'un iceberg: on a parfois "serré les fesses", surtout pour franchir l'embouchure du Qoroq car on n'avait pas d'autre choix que de nous faufiler entre les colosses. On choisissait alors de passer plutôt près de ceux qui nous paraissaient les plus "sympathiques", passant le plus au large possible de ceux qui présentaient des surplombs, des fissures ou qui étaient tout grignotés par le travail du gel et du dégel.
Avec toute cette glace, l'eau était d'ailleurs étonnamment douce, bien moins salée que dans nos mers concentrées par une évaporation plus intense.
Pour les espagnols : je pense qu'il y a deux ou trois agences espagnoles très dynamiques sur place, sans doute avec de bons sites internet et peut-être un bon réseau d'agences en
Espagne.
Voilà Pascale pour ces quelques précisions qui m'ont permis de replonger avec délices dans ce voyage!
Marie