Philgbo · 11 juillet 2011 à 12:36 · Une photo 16 messages · 7 participants · 2 872 affichages | | | | 11 juillet 2011 à 12:36 Message 1 de 16 · 2 827 affichages · Partager La Thailande vue par Patrick Besson (auteur de Baby Come )..... Le pays me semble bien résumé 
| | | Apparemment un décalage entre son interview et son roman/nouvelle Beaucoup de polémiques, Justifiées ou pas ? Je te dirais cela dans qq jours, je viens de recevoir l’ouvrage | | | Merci, intéressant... lecteur du JDD, ça m'a échappé la semaine dernière !!!! Incompréhensible !!  
Un petit commentaire : Le principe de "n'aimer personne" est un peu vite expédié selon moi, il s'agit plutôt d'une distance cultivée vis à vis des émotions, ainsi que par rapport à toute chose qui passe... Cela rejoint la notion que tout est éphémère.
Cela ne veut pas dire qu'il est interdit d'aimer je pense. Je crains qu'écrit comme ça l'est, cela soit mal compris
La preuve, les Thaïs aiment bcp, à commencer par eux - mêmes !!  | | | Il vaut mieux lire ça que d'être sourd. | | | lecteur du JDD,
Tiens c'est marrant, j'étais persuadé qu'il n'y avait que les retraités qui lisaient cet organe gouvernemental. | | | LOL !!!  
Le JDD ne vaut le coup que pour les deux pages du grand reportage à l'étranger, et la critique de Bernard Pivot
la semaine dernière, il m'a aussi appris la sortie de "J'ai rencontré le Diable", avec le très bon Choi Min Sik, que l'on voit aussi dans Lady Vengeance... | | | La semaine dernière, il m'a aussi appris la sortie de "J'ai rencontré le Diable"
Un monument dans sa catégorie Vu en VOSTFR (*) Ames sensibles s'abstenir ! (*) Pour les fatigués des neurones: DVD (officiel?  ) Asie | | | Salut !
J'ai lu "Come baby", trouvé à la bibliothèque de Paris. Entre les lignes, un certain désenchantement, et la chair est bien triste, mais celà ne l'empêche pas de distribuer des floppées de billets de 200 €. Ceci dit, son approche de la Thaïlande, le pays en tant que tel, est excellente.
Mais l'écrivain, on le trouvera plutôt ici : voyageforum.com/...e%20patrick%20besson ; | | | Apparemment un décalage entre son interview et son roman/nouvelle Beaucoup de polémiques, Justifiées ou pas ?
Je te dirais cela dans qq jours, je viens de recevoir l’ouvrage
Je viens de le finir Alors ? Pas de décalage,
71 pages çà fait court.
Je dirais : Plus cela aurait tourné au sordide où au larmoyant. Des mots crus ? Certes, mais le sexe en lui-même chez l’homme, n’est t’il pas un instinct primaire ? Doit-on toujours l’habiller de mots qui ne choquent pas la morale ? J’ai retrouvé dans COME BABY la même lucidité qu’avait Franco Guido. Oui des mots crus mais, aussi des mots implacables :
« La vieillesse, c’est quand l’esprit et le corps ne sont plus une seule personne, mais deux parts dont l’une survivra peut-être et l’autre pas »
Et une forme de courage pour se rendre à l’évidence :
« La farce de son existence se termine en poussières d’Asie. »
J’ai aimé la narration. Je n’’ai pas aimé les longues phrases en Anglais, sans renvois au français,
Un livre qui peut irriter, Un livre réflexion. Un livre qui ne peu laisser indifférent | | | Des mots crus ? Certes, mais le sexe en lui-même chez l’homme, n’est t’il pas un instinct primaire ?
« La vieillesse, c’est quand l’esprit et le corps ne sont plus une seule personne, mais deux parts dont l’une survivra peut-être et l’autre pas »
Et une forme de courage pour se rendre à l’évidence :
« La farce de son existence se termine en poussières d’Asie. »
Je n'ai pas lu Besson, personne que je n'apprécie guère d'ailleurs, et je préfère Chandler. Mais on ne serait pas dans la platitude et les phrases toutes faites? | | | Je n'ai pas lu Besson, personne que je n'apprécie guère d'ailleurs, et je préfère Chandler. Mais on ne serait pas dans la platitude et les phrases toutes faites?
Commence par lire le livre de Besson (sans à priori) PUIS donnes ton avis 
Perso, l'inverse je sais pas faire et comme je l'ai pas encore lu... | | | Commence par lire le livre de Besson (sans à priori) PUIS donnes ton avis 
Perso, l'inverse je sais pas faire et comme je l'ai pas encore lu... 
Il est bien plus intéressant de donner son avis sans avoir lu un livre: ça coûte moins cher que de l'acheter. | | | Lu ce WE
Le personnage a la cinquantaine fatiguée. A mi-chemin du spleen d’adolescent et d’un vague à l’âme d’occidental trop bien nourri. Il croit tomber amoureux de Noï, mais vit son histoire à la petite semaine. Pas étonnant à ce compte là, qu’il « trouve ce qu’il était venu chercher à BKK : la certitude que le plaisir sexuel est inepte » (p. 71). On a la Thaïlande qu’on mérite, et les certitudes qu’on peut.
Bilan de lecture mitigé.
J’ai aimé la finesse et la sensibilité de la description de quelques situations. « Elle finit par lui lancer un regard cordial et distrait. Il lui fait signe de le rejoindre. Elle prend un air surpris, comme pour dire qu’il y a déjà deux filles a sa table. Elle ne peut pas savoir que c’est pour la rencontrer qu’il est entré ici » p. 33. Ou encore : « il lui donnera 200 euros, somme trop forte qui lui permet de penser qu’il ne l’achète pas et donc qu’elle se donne à lui. Il sent qu’elle essaie, dans sa tête tendue vers lui avec une passion glacée, de faire la conversion dans la monnaie locale ». p. 47. Mais aussi « Noï, adorable Sphinx posé sur le lit par Bouddha, observe la scène avec une sagesse antique ». p. 46. Ou enfin, p. 85 « Ils sont face à face dans leur fausse histoire d’amour : lui qui l’invente, Noï qui ne la comprend pas ». Mots choisis, qui sentent le vécu à plein nez.
Malheureusement, ces passages côtoient quelques lignes brutales, limite beaufs, qui tombent comme un cheveu sur la soupe. Exemple « Prostituées : seules femmes à être soulagées quand on tripote quelqu’un d’autre devant elles, autant de taf en moins ». p. 42.
J’ajouterai aussi les fulgurances grotesques, type « Le nombre de fois pense t’il, où le 9ème souverain de la dynastie Chakri passe de la main d’un touriste à celle d’une masseuse ou d’une ladybar » (p. 22-23). L’auteur pense aux billets à l’effigie du roi. J’ai hurlé de rire.
Pas mal de passages qui m’ont semblé saugrenus, voire peu crédibles. En vrac : le taxi « furieux » que son client ait refusé d’être emmené au salon de massage et qui le traite de « pédé », (p. 27), la fille qui tapinerait dans l’hôtel 5 étoiles (p. 59). Page 49, « sur le pas de la porte (de la chambre ) il roule une pelle à l’une puis à l’autre »: pratique pas si répandue, et tout autant bar girls qu’elles soient, il n’est pas évident que les filles acceptent cela dans le couloir de l’hôtel. D’autant plus que l’auteur précise que Noï ressent une gêne à se trouver avec lui (p. 41) et qu’elle ne veut pas descendre à la piscine de crainte de passer pour une prostituée en s’affichant à ses côtés (p. 85). Faisons crédit à l’auteur en pensant que la scène se déroule plus dans la chambre que vraiment sur le pas de la porte...Mais ça sent un peu la facilité rédactionnelle
Attention, je ne dis pas que chacun de ces faits, pris isolément, ne sont pas possibles. Je dis simplement qu’intuitivement, cela sonne un peu faux.
Ça m’a fait rire d’apprendre que les Thaïs auraient des prénoms imprononçables, et qu’ils auraient des « pseudos » ! Je crois qu’il s’agit plutôt de surnoms, quant à la prononciation rien d’insurmontable, les prénoms ne font jamais 50 km, la difficulté de la langue vient des tons...Les Thaïs mangent aussi plus avec une cuillère qu’une fourchette (p. 52). D'autant plus s'il s'agit de riz, et qu'ils sont chez eux !! - ce qui est le cas dans le passage. Tout cela est à peine sauvé par le vrai et rigolo « pour les Thaïs on est tout le temps sale, sauf sous une douche » (p. 68).
L’anglais « arrangé » des filles m’a aussi un peu agacé.
A la fin, la déprime post-coïtale tourne mal : le personnage vomit dans sa chambre d’hôtel. Il quitte ensuite la Thaïlande, et nous laisse l’impression de ne pas avoir compris grand-chose ni du pays, ni de Noï et d’Aom.
Au final le livre n’est pas déplaisant, mais vite lu et aussi vite oublié qu’un film d’action US regardé dans un Paris - BKK. | | | Lu ce WE
Le personnage a la cinquantaine fatiguée. A mi-chemin du spleen d’adolescent et d’un vague à l’âme d’occidental trop bien nourri. Il croit tomber amoureux de Noï, mais vit son histoire à la petite semaine. Pas étonnant à ce compte là, qu’il « trouve ce qu’il était venu chercher à BKK : la certitude que le plaisir sexuel est inepte » (p. 71). On a la Thaïlande qu’on mérite, et les certitudes qu’on peut.
Bilan de lecture mitigé.
J’ai aimé la finesse et la sensibilité de la description de quelques situations. « Elle finit par lui lancer un regard cordial et distrait. Il lui fait signe de le rejoindre. Elle prend un air surpris, comme pour dire qu’il y a déjà deux filles a sa table. Elle ne peut pas savoir que c’est pour la rencontrer qu’il est entré ici » p. 33. Ou encore : « il lui donnera 200 euros, somme trop forte qui lui permet de penser qu’il ne l’achète pas et donc qu’elle se donne à lui. Il sent qu’elle essaie, dans sa tête tendue vers lui avec une passion glacée, de faire la conversion dans la monnaie locale ». p. 47. Mais aussi « Noï, adorable Sphinx posé sur le lit par Bouddha, observe la scène avec une sagesse antique ». p. 46. Ou enfin, p. 85 « Ils sont face à face dans leur fausse histoire d’amour : lui qui l’invente, Noï qui ne la comprend pas ». Mots choisis, qui sentent le vécu à plein nez.
Malheureusement, ces passages côtoient quelques lignes brutales, limite beaufs, qui tombent comme un cheveu sur la soupe. Exemple « Prostituées : seules femmes à être soulagées quand on tripote quelqu’un d’autre devant elles, autant de taf en moins ». p. 42.
J’ajouterai aussi les fulgurances grotesques, type « Le nombre de fois pense t’il, où le 9ème souverain de la dynastie Chakri passe de la main d’un touriste à celle d’une masseuse ou d’une ladybar » (p. 22-23). L’auteur pense aux billets à l’effigie du roi. J’ai hurlé de rire.
Pas mal de passages qui m’ont semblé saugrenus, voire peu crédibles. En vrac : le taxi « furieux » que son client ait refusé d’être emmené au salon de massage et qui le traite de « pédé », (p. 27), la fille qui tapinerait dans l’hôtel 5 étoiles (p. 59). Page 49, « sur le pas de la porte (de la chambre ) il roule une pelle à l’une puis à l’autre »: pratique pas si répandue, et tout autant bar girls qu’elles soient, il n’est pas évident que les filles acceptent cela dans le couloir de l’hôtel. D’autant plus que l’auteur précise que Noï ressent une gêne à se trouver avec lui (p. 41) et qu’elle ne veut pas descendre à la piscine de crainte de passer pour une prostituée en s’affichant à ses côtés (p. 85). Faisons crédit à l’auteur en pensant que la scène se déroule plus dans la chambre que vraiment sur le pas de la porte...Mais ça sent un peu la facilité rédactionnelle
Attention, je ne dis pas que chacun de ces faits, pris isolément, ne sont pas possibles. Je dis simplement qu’intuitivement, cela sonne un peu faux.
Ça m’a fait rire d’apprendre que les Thaïs auraient des prénoms imprononçables, et qu’ils auraient des « pseudos » ! Je crois qu’il s’agit plutôt de surnoms, quant à la prononciation rien d’insurmontable, les prénoms ne font jamais 50 km, la difficulté de la langue vient des tons...Les Thaïs mangent aussi plus avec une cuillère qu’une fourchette (p. 52). D'autant plus s'il s'agit de riz, et qu'ils sont chez eux !! - ce qui est le cas dans le passage. Tout cela est à peine sauvé par le vrai et rigolo « pour les Thaïs on est tout le temps sale, sauf sous une douche » (p. 68).
L’anglais « arrangé » des filles m’a aussi un peu agacé.
A la fin, la déprime post-coïtale tourne mal : le personnage vomit dans sa chambre d’hôtel. Il quitte ensuite la Thaïlande, et nous laisse l’impression de ne pas avoir compris grand-chose ni du pays, ni de Noï et d’Aom.
Au final le livre n’est pas déplaisant, mais vite lu et aussi vite oublié qu’un film d’action US regardé dans un Paris - BKK.
Merci pour cet avis. Ça m'évitera de perdre mon temps...ca sonne aussi mauvais que ce qui a été écrit un million de fois sur le même thème. Les bargirls fascinent incroyablement les occidentaux (sauf ceux des pays latins, faudrait-il préciser), quidams de tous milieux ou littérateurs de plus ou moins d'envergure. Et ça donne rarement de bonnes choses. Une chose en commun en tout cas: la plupart d'entre eux n'y comprennent rien. Petites exceptions, peut-être, Guido dans " Thaïlande autrement" et un ouvrage bien écrit, "Siam", de Sportès. Lire un bon ouvrage sur la Thaïlande, c'est aussi fréquent qu'une relation passionnée (dans les deux sens) entre un quadragénaire occidental et une fille de bar de Buriram. | | | À: Zebio · 26 septembre 2011 à 8:01 Re: Littérature et Thaïlande Message 15 de 16 · 2 223 affichages · Partager merci j'ajouterai à la liste le "Paradis Blues" de John Saul, qui transpire la Thailande ( BKK plus précisément) à chaque ligne...
Bonne lecture | | | merci j'ajouterai à la liste le "Paradis Blues" de John Saul, qui transpire la Thailande ( BKK plus précisément) à chaque ligne...
Bonne lecture 
Franchement, j'ai pas trop aimé non plus...un peu sans surprise, comme Burdett...
En revanche un bon ouvrage, à mon goût, "Les oiseaux de Bangkok" de Manuel Vazquez Montalban. On reste un peu toujours dans les mêmes thèmes (bargirls, violence, incompréhension etc..), mais, comme tous les ouvrages de cet auteur, c'est très bien écrit, et une excuse pour un certain nombre de digressions qui vont du savoureux ou du très drôle (les passages sur les touristes majorquins à Bangkok c'est d'anthologie) à des analyses sociétales assez solides et lucides (chose rare). Et puis là, peut-être parce que çà vient d' Espagne (?), on se tape pas durant la moitié du bouquin les divagations libidineuses de quadras occidentaux frustrés, çà fait du bien. Pas de cynisme, de l'humour... Le seul bémol sont les quelques dialogues, qui selon moi sonnent un peu faux quand on connaît la manière de parler des thaïlandais, ce qui se dit et ce qui ne se dit pas, les formulations etc...Et on retrouve le même défaut dans la plupart des ouvrages sur la Thaïlande. | Discussions similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 808 visiteurs en ligne depuis une heure! |