avec tous ces occidentaux qui traversent maintenant la
chine en tous sens et les super longs trajets en train qui vous attendent, ne vous inquiétez pas pour la dernière édition du Lonely : vous pourrez facilement l'emprunter quelques heures dans l'un de ces trains... Et ça vous économisera 1 bon kg dans le sac.
Et puis sinon dans tous les "bleds" de
chine fréquentés par les touristes, il y a toujours un rendez-vous des routards avc pti-déj à l'occidentale ET le livre d'or que vous pourrez consulter et compléter de vos dernières découvertes et anecdotes. Plein de bons plans pas forcément signalés dans la dernière édition du lonely.
pour ma part mon bouquin préféré sur la
chine, sans adresse de resto, sans bon plan guest-house, et sans parcours flêché, c'est "La tête ailleurs" de JP OUTERS. A lire en train (36 heures de trajet c'est un brin longuet) si vous ne faites que passer et à passer à votre voisin de couchettes dures lorsque vous aurez terminé et que vous ne serez plus capable de parler (parce que la tête ailleurs), à lire absolument si vous partez pour un long séjour, pour comprendre et partager vos émotions avec l'auteur, plus encore que pour "les" comprendre. J'ai un mur entier de books sur la
chine, et celui-là, mon préféré, n'y est pas. Je l'ai emprunté au consulat français de
shanghai et je l'ai photocopié pour tous mes amis et collègues avec lesquels je voulais partager un peu de ma foldinguerie de la
chine.
J'ai trouvé une page au sujet de ce book :
Collection « Essais »
Mars 1995
Voilà un livre d’une beauté rare. Rare car elle échappe à toute tentative de catégorisation. Une beauté innommable. Où sommes-nous, dans l’essai, le récit de voyage, la fiction ? Nulle part et partout à la fois. Saisis tour à tour par la surprise, le rire et l’incrédulité. Nous sommes en
Chine, immergés au cœur de l’étrangeté, d’un monde qui ne se laisse approcher que par touches successives, que l’on croit soudain tenir et qui se dérobe aussitôt. Celui qui s’aventure en
Chine sait le risque qu’il court : ne plus jamais revenir. C’est ce qui est advenu à l’auteur, il est devenu chinois. Et ce livre lentement m’a aidé à comprendre comment mon frère, sans déclaration fracassante – à peine un murmure –, était passé de l’autre côté du miroir, [etc etc etc.............................................................................]