Bonjour !
Avant de conduire pour la première fois en
Thaïlande, j'appréhendais un peu la conduite à gauche et la façon de conduire de certains locaux. Je ne recommanderais pas trop de commencer par
Bangkok et son périphérique par exemple, mais si on prend ses marques à partir d'une capitale provinciale ou d'une ville moyenne, ce n'est (à mon humble avis) pas trop difficile.
Attention, il faut être attentif tout le temps car tout ou presque peut arriver sur la route (on voit régulièrement des vaches traverser le périphérique à
Udon Thani par exemple, une ville de près de 150000 habitants tout de même !). Sur les voies rapides, on croise assez régulièrement, de jour comme de nuit, des véhicules en contresens (qui roulent sur ce qui est plus ou moins votre bande d'arrêt d'urgence), qui se retrouvent là essentiellement pour éviter d'avoir à faire demi-tour (U-Turn) à quelques centaines de mètres plus loin. Beaucoup de Thaïlandais n'utilisent jamais les clignotants avant de changer de direction et ne regardent pratiquement jamais dans leur rétroviseur. En fait, c'est un peu comme sur les pistes de ski ici : c'est la personne qui vient de l'arrière (de l'amont au ski) qui doit faire gaffe à ceux qui se trouvent devant, quoi qu'ils fassent et même si leurs manoeuvres ne respectent pas les règles internationales du code de la route.
En cas d'accident avec un local, vous aurez du mal en tant qu'étranger à obtenir gain de cause, même s'il est évident que vous n'êtes pas responsable.
La police locale peut aussi prélever des "péages" plus ou moins fantaisistes. Il est souvent possible de s'en sortir en glissant discrètement un billet de 100 bahts (par exemple dans le cas d'un petit excès de vitesse réel), mais certaines infractions constatées par les MIB ("men in brown" : la tenue des policiers est marron) sont purement imaginaires. Ceci dit, si on est poli, dans son droit, et qu'on ne se laisse pas intimider, on peut néanmoins s'en sortir la plupart du temps sans débourser le moindre satang (centième de baht, la monnaie locale). En tout cas, il faut toujours garder son calme au Pays du Sourire, surtout avec les autorités.
L'état des routes n'est pas toujours au niveau de ce qu'un Occidental a l'habitude de fréquenter (loin de là, parfois). De nuit, de nombreux véhicules (motocyclettes le plus souvent) circulent avec des feux défectueux.
Les indications sur les grands axes sont retranscrites avec notre alphabet en plus des noms en thaïlandais (mais les translittérations sont parfois un peu curieuses, et pas toujours homogènes : la même localité peut être orthographiée différemment sur les panneaux et encore autrement sur une carte routière).
Pour information, il y a quelques années, j'ai lu dans la presse locale que la
Thaïlande était le 6ème pays au monde en matière de mortalité routière (donc, l'un des pires). Alors, soyez prudent si vous décidez de conduire ici (même si la mortalité routière concerne aussi beaucoup les motocyclistes roulant sans casque et assez inconsciemment).