Majunga le 8 juin 2012.
Au "FAYYAAZ" j''ai passé une nuit correcte malgré un matelas "symbolique" qui m'a laissé les marques des lattes du sommier dans le dos. La mousse, de mauvaise qualité et bien trop fine, à cessé de remplir ses fonctions depuis bien longtemps. Mes vertèbres me rappellent leur âge dès mon réveil. Je souffre déjà à l'idée de me mettre debout.

La douche m'offre quand même de l'eau chaude. C'est une bonne surprise.
Je m'essuie avec une serviette rêche dont j'espère qu'elle est propre, puis me recouche un peu pour profiter du ventilateur qui finira de me sécher.
Ma première envie est de changer de chambre. Je pars donc à la recherche de quelque chose de mieux. Je suis dans le quartier des hôtels, ce ne sera pas un exercice difficile.
Je trouve un endroit qui me convient pour un prix inférieur au précédent. Une chambre propre avec une grande salle de bain et ventilateur. Le tout pour 30000 ariarys soit 12 euros. C'est parfait.Le " Ravinala " semble être une bonne adresse, même si la discothèque voisine doit être un obstacle à des nuits sereines... " Mais c'est pas tous les jours..!" m'affirme le jeune gérant.
Puis je pars visiter la ville. Elle ne change pas. Toujours cette même impression de délabrement avec de nombreux immeubles anciens qui se dégradent au fil des années. Mais l'ensemble reste propre.
Le port aux boutres est en revanche bien vivant. De jeunes hommes aux muscles saillants et à la peau luisante de sueur y débarquent de nombreuses marchandises. Des femmes, assises à l'ombre d'un soleil qui commence à prendre de la vigueur vendent des fruits qui me sont, pour la plupart, inconnus. Leurs enfants, qui traînent dans la poussière semblent heureux de leur sort. Je prends quelques photos, puis me dirige vers le gros baobab en bordure de mer. Il est célèbre et d'un diamètre impressionnant. Malgré mon insistance à savoir auprès des locaux, il m'est impossible de connaître son âge.
Je continue ma balade par l'Avenue de
France qui m'emmène au "grand marché". En fait, un marché de bibelots et autres petites pièces artisanales. Rien de bien exceptionnel.
Puis je m'installe à la table d'une petite gargote malgache. Il est presque midi et je commence à avoir faim.
Téléphone... J'obtiens des nouvelles de la voiture. Elle ne sera pas réparable dans les 48 heures.
Le retour sur
Tana se fera donc en taxi- brousse ce qui ne m'enchante guère. Ce sera long et pénible dans un véhicule probablement surchargé.