Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Tomas3 · 6 novembre 2009 à 18:38 · 396 photos 242 messages · 16 participants · 39 843 affichages | | | | À: Lacalo · 12 novembre 2009 à 21:30 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 21 de 242 · Page 2 de 13 · 4 678 affichages · Partager "toute cette vie de Medina assourdissante mais tellement vivante, où chacun à sa place, fait ce qu'il a à faire..."
salam, Lacalo,
comme Mohamed Benhassa, le maître-barbier de la rue de la Bahia?
Ben Hassa, coiffeur barbier de la rue de la Bahia : (8)
Aujourd’hui, Ulysse commence à se sentir marrakchi : certes, il prend toujours son petit déjeuner à l’hôtel, lit la presse locale avant d’acheter la presse internationale ( on trouve tous les journaux du Monde en temps réel à Marrakech...)
Mais, ce matin, après avoir fait cirer ses bottes rue Bâb Agnaou, il passe chez Ben Hassa, coiffeur à l’ancienne, dont l’échoppe procède plus de 1200 – année de l’Hégire- que des contraignantes règlementations européennes...il n’y a même pas un portrait de M6...Mohamed Ben Hassa respire le barbier de confiance...
Ulysse négocie le prix, comme il se doit, « moins cher que moins cher », sans penser à la barbe qu’il a déjà depuis deux jours...
La coupe au rasoir, la main du maître barbier suppose un long apprentissage, un art convenu de répondre aux attentes du futur coiffé.
On parle du temps, de la pluie qui ne vient pas et qui aurait du venir en octobre ; viendra-t-elle en Novembre ?...un enfant apeuré s’enfuit, échappant à sa grand-mère, refusant le ciseaux du coiffeur ou la présence insolite du francaoui...
Et dans la foulée, sans qu’il n’y prenne garde, Ulysse sera rasé à l’ancienne, plutôt deux fois qu’une, avec deux passages du savon à raser et un art du coupe-chou que même les coiffeurs portugais ont perdu...
Et puis, ce sont les oreilles, les sourcils, les narines, que Mohamed Ben Hassa rase avec tout son talent...
La grand-mère a retrouvé son petit-fils, on parle désormais en arabe de la santé des uns, du coût de la vie, de la lenteur du temps qui passe...
On décide, Inch’allah, de prendre date pour un autre rasage avant la fin de la semaine : Ulysse prend en photo le maître coiffeur et l’enfant docile (enfin !) harnaché dans le fauteuil (photo)...
Tarif des coupes BENHASSA : coupe au rasoir : 40 DH Barbe :10 DH soit 4 euros Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Tomas3 · 12 novembre 2009 à 23:29 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 22 de 242 · Page 2 de 13 · 4 661 affichages · Partager Merci Tomas pour cette page de vie !
Moi aussi j’ai dans ma rue le frère de Mohamed le barbier de la Bahia.
Bon je te dis tout de suite, je ne l’ai pas personnellement testé, mais je le vois tous les jours affairé avec ses clients, ou simplement à les attendre assis devant sa porte sur son petit tabouret en paille rendu plus confortable par un vieux coussin crasseux ficelé par dessus.
Il refait alors le monde avec son voisin d’en face, Zakari l’électricien qui a tout le BHV dans sa boutique de 5 m2, mais qui n’hésite pas à la fermer sur le champ dès qu’on a besoin d’un dépannage ! Service oblige ! | | | À: Lacalo · 13 novembre 2009 à 22:31 · Modifié le 14 nov. 2009 à 6:23 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 23 de 242 · Page 2 de 13 · 4 634 affichages · Partager salam, Lacalo,
"entre Bab-el-Jdid et Bab er-Robb, il y a Bab Agnaou"
un petit tour à la Kasbah?
Bâb Agnaou et les tombeaux Saadiens : (9)
Ulysse est têtu : il avait vainement cherché la trace des gibets d’autrefois Place Jemaa-El-Fna...il avait le souvenir de tableaux orientalistes représentant une porte de Marrakech couvertes de têtes et de corps de suppliciés... (Delacroix ? Charles Cournauld ?)
Il retrouverait cette célèbre porte et les traces des gibets : c’était Bâb Agnaou (Porte Agnaou) la porte du bélier sans corne... ( Pour la description, je vous renvoie à votre guide préféré ou à la photo jointe)
On ne peut s’y tromper, les cars des tour-opérateurs déversent sans discontinuer leurs cargaisons de bobs et de shorts aux mollets blancs... (sic...) quelques anglais photographient avec ardeur les entrelacs de grès gris-bleu de l’immense porte de la Kasbah...
Tandis qu’Ulysse cherche dans les « trous de boulins » (qui permettaient aux ouvriers-macons anciens de fixer leurs échafaudages) l’emplacement des têtes de suppliciés...
Après cette mise en bouche, à deux cents mètres d’Agnaou, les fameux tombeaux Saadiens (de la dynastie saadienne) ( dynastie régnante après les almoravides et les Mérinides et avant les Alaouites, dynastie de M6) tombeaux donc très anciens,
Celui d’AHMED le DORE, de ses nombreux enfants, et de sa mère bien-aimée, la fameuse LALLA MESSAOUDA...
Pour les lecteurs rapides, il faut cependant mettre 3 étoiles au site ( merveille des débuts de l’art arabo-andalou) surtout que ce site a été muré de I654 à I917 !!!! Presque aussi fort que Pompéi, sans les cendres du Vésuve (on retrouvera cette même caractéristique plus loin à la célèbre mosquée KOUBBA BA’ADIYN...)
Ne serait-ce la pollution ravageuse des groupes de touristes et les commentaires de Babel de leurs guides polyglottes, on pourrait presque se recueillir dans ce cimetière étroit et ses mausolées au cœur de la Kasbah, que l’on n’atteint par un long couloir sombre et sinueux ( passage de deux touristes de front interdit... (sic...) Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 14 novembre 2009 à 0:20 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 24 de 242 · Page 2 de 13 · 4 624 affichages · Partager Bonsoir Tomas,
On peut dire qu' il fut bien inspiré Moulay Ismaël, de murer cet accès aux tombeaux. Pour une fois qu'il y en a un qui ne pille pas les ouvrages du prédecesseur !
Grace à lui on peut ainsi encore les admirer de nos jours, mais mieux vaut venir, comme tu dis, avant l'arrivée des cars déversant leur horde de touristes, qui vont faire la queue une heure pour pouvoir faire la photo de "Pénélope" (excuse moi de l'emprunt...) dans la niche qui précède la barrière faisant fi de la beauté du lieu... | | | À: Arrawak · 14 novembre 2009 à 8:17 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 25 de 242 · Page 2 de 13 · 2 490 affichages · Partager Oh oui mon cher Georges, pendant toutes les vacances scolaires je passais mes vacances dans la petite villa de mon oncle Alfred, et crois moi mes souvenirs de Marrakech sont vivaces. J'adore cette ville, même si je sais par ma fille qui y va souvent, qu'elle a beaucoup changée. Trop de touristes, on est harcelé sans arrêt, on ne reconnait plus certains quartiers refaits complètement. Mais la Mamounia est toujours là, refaite à neuf et splendide. Les dimanches, mon oncle et ma tante, nous emmenaient mes 2 cousines et moi au bar sélect de la Mamounia pour y prendre l'apéritif. Pour nous c'était de la citronnade bien fraiche parfumée à la fleur d'oranger fait maison, et mon oncle et ma tante sirotaient le cocktail à la mode de l'époque. Nous prenions l'été notre table autour de la piscine, où les effluves du jasmin venaient caresser nos narines. 2 fois par an dans un élan de générosité notre oncle nous invitait à un diner merveilleux et succulent. Une fois pour son anniversaire et une fois pour Pâques. Nous en parlions le soir au coucher, longtemps. Il fallait que ma tante se levât pour nous faire taire et nous menacer de faire avancer l'heure de la prière pour les musulmans dont le muezzin nous réveillait immanquablement. Surtout moi qui ne vivais pas dans cette ville merveilleuse à l'année. Le muezzin c'était un peu le loup ou l'ogre de chez nous. Que les musulmans ne m'en veuillent pas. Mais c'était radical, sous la moustiquaire, nous nous recouchions et nous nous endormions très vite. Jusqu'au premier appel à la prière du matin. La mosquée était près de chez nous. Lorsque je rentrais en France, j'en avais des choses à raconter. Des monts et merveilles, jusqu'aux prochaines vacances avec mes frères parfois. | | | À: Collerette · 14 novembre 2009 à 8:48 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 26 de 242 · Page 2 de 13 · 2 488 affichages · Partager  Quelle enfance mervilleuse tu as eue, avec le parfum des jasmins, la citronnade, et cette douceur de l'orient. Il a du t'en rester un goût de revenez y tout de même. j'attends la suite | | | À: Collerette · 14 novembre 2009 à 18:33 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 27 de 242 · Page 2 de 13 · 2 469 affichages · Partager "il fallait que ma tante se levât pour nous faire taire"
Salam Collerette,
on dirait du "Madame Verdurin"... (MDR) ca y est, tu te lances, et tu nous racontes ton enfance à Marrakech? sympa, l'ambiance que tu as connue...je crois que tu ne serais pas dépaysée si tu faisais le pélerinage de tes moments heureux...d'ailleurs, quand Ulysse se repose de la vie trépidante de la medina, il retrouve un peu l'atmosphère que tu décris.
Marrakech : champagne-bobo : (10)
Compte tenu des écarts de températures en ce début de mois de Novembre : I6° le matin, 28° l’après-midi, Ulysse se confectionne des emplois du temps andalous :
le matin est consacré aux découvertes et aux richesses de la Ville Rouge : un palais, un mausolée, une vieille ruine de la Médina, de la Kasbah, des souks, des odeurs, des couleurs, une vie grouillante loin des 4x4 noirs et des villas enfouies...
Retour à Gueliz, la ville moderne, en début d’après-midi pour une douche et une sieste sévillane, et dès I6 heures, « les délices de la Ville Rouge sans les délires... »
Aujourd’hui, brochettes mexicaines sur les terrasses ombragées d’un des restaurants de la nouvelle gare : le CARUSO (ouvert depuis un mois, fraîcheur des produits et du service assurée)
Après la sieste : le grand café de la Poste : selon Marjorie Alessandrini : « ambiance assurée revisitée par la chic parisien » (N.O. du I9 octobre)
Selon Ulysse, la clientèle de ce grand café (cf.photo), où il faut se faire voir et être vu, est un mélange de Saint Martin en Ré au mois d’août, de vieux colons bronzés ayant choisi de terminer leurs jours au Maroc, de Messieurs « chics » accompagnés de belles jeunes femmes...
Le prix des cocktails de l’établissement y est le même que dans les principales adresses de l’hôtellerie de luxe du quartier de l’Hivernage : Four Seasons, Beach Comber, Park Hyatt, Mandarin Oriental, SAADI, Naoura Barrière, Sofitel, Méridien ans so on...
A dix heures, il est temps d’aller boire un thé à menthe au Al Jawda, avenue Mohamed V, accompagné de son échantillon de pâtisseries marocaines..... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Lacalo · 15 novembre 2009 à 23:53 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 28 de 242 · Page 2 de 13 · 2 450 affichages · Partager Si Moulay Ismael fut bien inspiré, le grand Vizir Sidi Moussa le fut encore plus et par qui?
salam Lacalo,
je suis d'accord avec toi, mais toi qui connais si bien Marrakech, tu connais la légende de Sidi Moussa? et de son fils et de la Bahia ?
Eros et Marrakech (11)
Figurez-vous un palais de 150 pièces au cœur de la Médina, toutes de plain pied, parce que le propriétaire des lieux est obèse...
Une courtisane favorite, quatre épouses légitimes, 24 concubines...
Il a fallu loger tout ce monde là (au XIX nième siècle, la belle fut la maîtresse de deux premiers ministres du Sultan (vizirs, disait-on à l’époque...)
On pense au Château d’Anet que Henri IV construisit pour Diane de Poitiers, à l’Elysée pour la Marquise de Pompadour, à la pyramide de PEI, dont on connaît les origines « amoureuses »...
Quant à l’architecture du Palais de la Bahia, puisqu’il s’agit de lui, de ce palais d’amour, je vous renvoie à la description qu’en donnent vos guides préférés...
On perçoit la continuité du Maroc et de l’ Andalousie, le débordement des stucs et des zelliges, les plafonds de cèdres sculptés et peints, les folies de mosaïques, les jardins intérieurs, leurs fontaines, le jeu des calligraphies...
Le plus étonnant, toutes proportions gardées, ce que l’on retient de la visite de la merveille est le calme surprenant et le silence de ce palais des mille et une nuits au cœur de la médina...
Au sortir du palais, après le sas du grand parking, le visiteur est happé par les mobylettes (autre fléau dont on parlera plus loin) les ânes et leurs carrioles, les porteurs de ciments, les porteurs de farine, les livreurs de bouteilles de gaz, les charrettes de fruits et de légumes, le chantier de la poste du quartier en rénovation, un égout qui déborde et dont on évacue avec peine le trop plein...
Château d’Eros au cœur de la vie, le palais de la Bahia vaut le détour... (LOL-MDR) Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Arrawak · 16 novembre 2009 à 19:05 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 29 de 242 · Page 2 de 13 · 2 431 affichages · Partager "marrakech, combien çà coûte?"
salam georges,
toujours tes préoccupations mercantiles...le monde des affaires ne te lâche pas?..à vrai dire, établir un budget pour un séjour dans la Ville Rouge est périlleux...et si on jouait à Jean-Pierre COFFE ou comment vivre à Marrakech avec 300 DH (30 euros...)?
Jean-Pierre COFFE ou BHL à Marrakech ? (12)
JPC arrive à Marrakech par le train de 8 heures, en provenance de Fès ou de Casablanca, qu’il avait gagné par EUROLINES... Il doit rejoindre son hôtel qu’il a trouvé sur VF : « le Faouzi », 67, sidi Bouloukate, à 100 mètres de la place Jemaa-el-Fna (20 euros, petit dèj compris, douche dans la chambre)
Il hésite à prendre un taxi à 3 euros ou à le rejoindre à pied par l’avenue Mohamed V...
Il ira finalement à pied. Thé à la menthe au café glacier (I euro) et jus de fruits frais sur la place (0, 30 ct d’euro)
Au Glacier, il récupère le quotidien local « Aujourd’hui » laissé par un client pressé...
Quatre heures passées aux souks, il déjeune d’une soupe ou d’une tagine aux keftas (2 euros) qu’il clôture d’un thé à la menthe au café de la Place (1 euro)
Le soir, il s’offrira un somptueux repas au rendez-vous des Routards (5 euros) avec une bouteille d’eau gazeuse locale (I demi-litre d’El-Oumnès à 0, 50 euros).
Soit un budget de 30 euros, hôtel compris...
Bernard-Henri L. est psychanalyste dans le VI ème arrondissement de Paris.
Son emploi du temps est très chargé... Il a choisi de partir seul, avec le but de s’imprégner de culture arabo-berbère sous forme de « carpe diem ». Il a acheté son voyage « clés en main » chez un voyagiste spécialisé pour le prix de I6.000 DH pour 5 jours, vols compris... soit 3200 DH par jour...
Ce prix ne comprend ni les dépenses personnelles, ni les boissons, ni les pourboires, ni les déjeuners... BHL a emporté avec lui le NO du 19 octobre...300.000 marrakchi vivent dans la Médina, le SMIG local est à I500 DH... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 16 novembre 2009 à 23:24 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 30 de 242 · Page 2 de 13 · 2 417 affichages · Partager bonjour tomas, nouveau sur ce forum, je suis étonné des écarts de prix que tu annonces dans ton poste précédent. Désireux de découvrir le Maroc, j'hésite entre le budget de 300 DH, budget basique que tu décris et le budget de 3200 Dh qui me semble celui des prestataires de services. N'y a t il pas un budget moyen qui permettrait de ne pas avoir de surprises ? Concernant les prestations achetées en France, est il préférable de les prépayer ou d'attendre sur place pour décider de ses options. Apparemment, à la lecture de ton carnet j'ai l'impression que l'on peut jongler entre les formules. Merci encore de toutes ses précisions au plaisir de lire la suite de ton voyage ! | | | À: Tomas3 · 17 novembre 2009 à 7:18 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 31 de 242 · Page 2 de 13 · 2 403 affichages · Partager  C'était les tarifs de la Mamounia, dont j'ai tant entendu parler, qui m'intéressaient, non pas pour y aller, mais pour savoir.............. Mais BHL a oublié de m'envoyer une invitation. il est psychanalyste????? Je comprends pourquoi sa délicieuse compagne danse dans la troupe du Crazy horse, vivre avec un homme qui vous décortique le cerveau jour après jour, besoin d'évasion................MDR. | | | À: Rames · 17 novembre 2009 à 16:28 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 32 de 242 · Page 2 de 13 · 2 386 affichages · Partager "j'hésite entre le budget de 300 DH, budget basique que tu décris et le budget de 3200 Dh qui me semble celui des prestataires de services. N'y a t il pas un budget moyen qui permettrait de ne pas avoir de surprises ? Concernant les prestations achetées en France, est il préférable de les prépayer ou d'attendre sur place pour décider de ses options. "
Salam Ramès,
il est difficile de te répondre sur le premier point: Marrakech n'est pas le Royaume du Bouthan où le petit roi exige que chaque touriste dépense au moins deux cents dollars par jour... j'ai croisé toutes sortes de touristes, ceux que l'on voit, les plus nombreux, sont les routards et les clients des voyagistes de masse... mon post voulait simplement dire que l'on peut vivre de toutes les façons dans la ville rouge, avec les habitants et c'est très simple et peu coûteux, sur les circuits balisés par les tour-operators (attention danger aux sur-facturations...) on peut aussi organiser son voyage à la carte, en fonction de ses propres ressources (ne pas tomber dans le piège des compagnies low-cost qui te proposent des A-R Lyon- Marrakech à 80 euros et qui oublient les taxes d'aéroport (104 euros...)
VF est une mine de renseignements dans la rubrique " Maroc"... | | | À: Arrawak · 17 novembre 2009 à 16:53 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 33 de 242 · Page 2 de 13 · 2 374 affichages · Partager "C'était les tarifs de la Mamounia, dont j'ai tant entendu parler, qui m'intéressaient, non pas pour y aller, mais pour savoir.............."
salam, georges,
sur les grands hôtels de Marrakech, -on en inaugure un par semaine... (LOL)- le dernier en date est le Naoura-Barrière, après le "Royal Mansour" de M6...le montant des coûts est fonction de la classification (5-4-3 étoiles...) il me semble avoir vu une échelle récente des prix, mais je n'ai retenu que celle des 3 étoiles à 50 euros...
la seule indication précise de prix est celle des cocktails de fruits, auxquels j'étais abonnés, même tarif dans la plupart des établissements de la catégorie Mamounia: 4O DH (environ 3, 6 euros) ce qui est vraiment pas cher pour des établissements de cette catégorie...
mais puisque tu plaisantes, je l'espère, je dois te dire qu'Ulysse avait déniché un hôtel encore plus surprenant que le Mamounia: c'est l'Hotel SAADI... (mille et une nuits assurées...) | | | À: Tomas3 · 17 novembre 2009 à 17:25 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 34 de 242 · Page 2 de 13 · 2 366 affichages · Partager  EH...................Tu ne t'ennuies pas à ce que je vois au Maroc, je suppose que les mille et une nuits impliquent des danses orientales très sexys, avec de jolies Marocaines Ne me dis pas que lors des soirées tu n'as bu que des jus de fruits, je ne te croirai pas. As-tu croisé Laurence d'Arabie dans un de ces halls d'hôtel style palaces? Les femmes sont elles faciles? comme en Thaïlande ou leur religion Musulmane les tiennent -elles à l'écart de la prostitution. Je suis intéressé de savoir. | | | À: Arrawak · 17 novembre 2009 à 22:39 · Modifié le 18 nov. 2009 à 7:36 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 35 de 242 · Page 2 de 13 · 2 344 affichages · Partager "as-tu croisé Lawrence d'Arabie dans un de ces palaces?"
salam, georges,
figure-toi qu'Ulysse, archéologue très sage, croisait plutôt de vieilles institutrices dans sa recherche de vieilles pierres, comme tu vas le voir plus loin...
Le quartier Ben Youssef et la folie des Riad (13)
N’eût été la période de la Toussaint les 8.900.000 touristes escomptés en 2009 par le Ministère du Tourisme marocain, Ulysse aurait opté pour le Riad ou le caravansérail... (style « faouzi »)
Les riads de ses amis de VF étaient complets pour ces semaines très encombrées...
Ulysse avait opté pour la solution hôtelière, ce qui ne l’empêchait pas de sillonner les quartiers aux riads, où, derrière de lourdes portes cloutées, on trouve, comme à Tanger, à Fès ou à Mekhnès, des atmosphères marocaines de charme...
Il aimait retrouver ces parfums et ces ambiances d’Orient au café arabe (cf.photo) 184, rue Mouassine, où il s’épuisait à déguster, après avoir dégusté la fureur des souks, des cocktails de banane et de menthe, des cocktails de melons et de fraises...
Là de belles étrangères, sur des terrasses où l’on domine la médina de toutes parts et d’où l’on aperçoit les sommets enneigés de l’ Atlas (à 70 Kms), jouent avec leurs PC et leurs téléphones portables...
En bas, dans la rue grouillante, Louisette et Marinette, deux vieilles institutrices férues d’art et d’histoire, débattent de l’emplacement de deux fontaines anciennes (cf.photo)
La fontaine Mouassine ou la fontaine chrob/Chouf ?....
« La Mouassine », en cours de réfection, est cachée par le linge qui sèche et les entassements baroques de mobylettes contemporaines... (cf.photo)
Louisette et Marinette auraient tant aimé qu’Ulysse les rassure et les guident au moins jusqu’à la Koubba Ba’Adiyn...
Ulysse, bon prince, se laissa faire...il les y conduisit sans réclamer un dirham... en leur montrant même les photos d’opus réticulé (technique de maçonnerie héritée de nos lointains ancêtres les romains...) qu’il avait repéré derrière la Koubba... (cf. photo)
Les deux vieilles dames débattirent longtemps avec leur guide improvisé des différents niveaux de sol, des techniques de maçonnerie utilisées, des saints vénérés de la mosquée (celui de BA ‘Adiyn)
Le marabout du lieu avait vocation à rendre fertiles les femmes stériles...il était veillé jour et nuit. NE PAS PHOTOGRAPHIER.SVP Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 18 novembre 2009 à 7:34 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 36 de 242 · Page 2 de 13 · 2 329 affichages · Partager  c'est décidé, à mon retour d' Egypte, ce sera le Maroc............... Trop tenté, tu as fait une description superbe. | | | À: Tomas3 · 18 novembre 2009 à 16:02 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 37 de 242 · Page 2 de 13 · 2 315 affichages · Partager Salam Ulysse,
Je vois que ton amour des vielles pierres t’a ramené au cœur de la médina, entre autre vers la Koubba, le plus ancien monument de Marrakech.
Si Louisette et Marinette ne t’ont pas trop fait tourner la tête, as-tu pu seulement la lever pour admirer sa coupole surprenante avec ses différents arcs intérieurs et la richesse de sa décoration, dont on ne soupçonne pas le raffinement de l’extérieur ?
A l’image de ces maisons arabes, qui sont parfois de véritables petits palais intérieurs, et que pourtant rien ne permet de soupçonner de la rue...
J’attends la suite du parcours, car il me semble que tu étais dans un quartier où il y avait beaucoup d’autres choses à montrer à Louisette et Marinette... pour le plaisir des yeux ! | | | À: Lacalo · 19 novembre 2009 à 6:04 · Modifié le 19 nov. 2009 à 14:26 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 38 de 242 · Page 2 de 13 · 2 299 affichages · Partager "as-tu pu seulement la lever pour admirer sa coupole surprenante avec ses différents arcs intérieurs et la richesse de sa décoration, dont on ne soupçonne pas le raffinement de l’extérieur ?"
salam Lacalo,
une vieille femme acariâtre gardait jalousement le tombeau du saint, Ulysse préféra glisser dans la ruelle en contrebas derrière la koubba...en descendant de plusieurs mètres de niveau, il eut l'impression de descendre plusieurs siècles, de pénétrer au cœur même de l'ancienne Marrakech...
c'était à la fois une niche de "riads", les portes cloutées (fermées) se multiplient dans un dédale de courettes, de "traboules" (Ulysse n'oublie pas Lyon...) pas assez de petits cailloux blanc pour ne pas se perdre sur un espace de trois cents mètres de diamètre...
il fallait qu'il remonte à la surface s'il ne voulait pas se perdre...la medersa ben Youssef n'était pas loin, mais il avait eu il y a peu une indigestion de medersa à Fès...le musée de Marrakech n'était pas loin non plus....il était fermé pour cause de travaux....il n'était pas question que le roumi aille visiter la mosquée ben Youssef, il n'avait pas encore pris l'habitude de prier cinq fois par jour le grand Horloger...
Marrakech ayant sept saints patrons, il avait visité le tombeau de l'un d'entre eux, il lui restait encore six sanctuaires à visiter, mais Ulysse était tombé amoureux...il hésitait à poursuivre ce parcours "du patrimoine" ou retourner "fleureter" avec Nadia, la belle vendeuse de la boutique des jardins Majorelle... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | | | À: Tomas3 · 19 novembre 2009 à 18:47 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 39 de 242 · Page 2 de 13 · 2 268 affichages · Partager indigestion de medersa ????
Ben voyons Ulysse !
Toi l’amateur de vielles pierres et de belles choses, comment peux tu ne pas ressentir l’impétueux besoin de découvrir ce joyau, peut être un des plus beaux lieux de Marrakech ?
Indigestion !
Je rêve !
Alors que pour aller manger des cornes de gazelle à Al Jawda avec la belle Nadia on n’entend plus du tout parler d’indigestion... | | | À: Lacalo · 20 novembre 2009 à 6:47 Re: Marrakech, délices et délires de la Ville Rouge (1ère partie) Message 40 de 242 · Page 2 de 13 · 2 249 affichages · Partager "toi, l'amateur de vieilles pierres et de belles choses.."
salam Lacolo,
tout est dans ta formule: on peut aimer les vieilles pierres et les belles choses...voilà le dernier billet qu'Ulysse griffonna sur la terrasse de son hotel à quelques heures de prendre l'avion
Les amours d’Ulysse aux jardins Majorelle (14)
On connaît le cœur d’artichaut de l’archéologue (cf.ses précédents carnets) on n’a pas oublié ses aventures dans le Paris Lisbonne ni celle des Lacs bleus de Bavière...
A quatre heures de prendre son vol à Marrakech-Menara, il neigeait à partir de I200 mètres en France, Ulysse prenait son petit dèj sur la terrasse de son hôtel, sous les palmiers et dans les hibiscus...les journaux locaux annonçaient 26 ° en milieu de journée...
Il se demandait s’il prendrait le temps d’aller dire adieu ou au revoir à la belle bouquiniste des jardins Majorelle...
Ils avaient fleureté outrageusement « à la marocaine », avec cette façon discrète, comme aux échecs, de découvrir son jeu ou de laisser de belles ouvertures...
Quand elle lui avait montré les colliers de cœur d’Yves Saint-Laurent qu’elle préférait au collier d’ambre qu’ULYSSE aurait voulu offrir à Pénélope, elle lui avait adroitement confié qu’il pourrait revenir le jour de son départ pour acheter le collier...
Qu’il faudrait qu’il conserve son billet d’entrée de ce jour et qu’il la demande, elle serait là pour lui...
Ce qui chiffonnait Ulysse, c’est de ne pas voir Nadia dans ses véritables fonctions au Musée Majorelle fermé provisoirement pour travaux...jusque début Mars...
Elle lui confia que le maître des lieux, pierre Bergé, prenait souvent ses quartiers d’hiver et qu’il était là, derrière les murs du jardin...
Elle serait là pour lui, dans ses véritables fonctions, conservatrice au musée, dès la réouverture du musée...
Ulysse hésitait, à quatre heures de son décollage, à acheter le superbe collier YSL qui plaisait tant à la vendeuse et à l’oublier dans ses mains, gage de son retour à la réouverture du musée... toute est dans ta formule: on peut aimer les pierres et les belles choses...et Nadia était de ces dernières...voilà le dernier billet qu'Ulysse laissa sur la terrasse de son hotel à quelques heures de prendre l'avion pour les brumes du Nord... Images attachées: Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. Photo postée par le membre Tomas3. | Carnets similaires sur le Maroc: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 29 308 visiteurs en ligne depuis une heure! |