Salut !
Nous avons visité les mines de
Potosi en juillet 2004, en y repensant aujourd'hui j'en ai des frissons. Ce fut un moment fort du voyage.
Nous avons empreinté des passages accessibles, pas trop étroits. nous avons rampé une seule fois et sur 2 m. Ce n'était pas trop physique. Mais les claustros doivent impérativement s'abstenir. Je ne le suis pas et pourtant j'étais oppréssée. Il fait noir, humide, parfois il ya des odeurs de soufre. Par contre nous n'avons pas eu chaud, nous ne sommes pas allés suffisamment en profondeur.
Ci-dessous je te donne un peu mes impressions, j'en dit mm un peu trop. Si tu veux te faire ta propre opinion sur place, ne lis pas le reste.
Pendant trois heures nous avons suivi notre guide à travers ce labyrinthe. Nous étions 5 français + le guide parés de combinaisons jaunes, de bottes et d'un casque muni d'une lampe.
Dès le départ, sans être claustro je ne me sentais pas très bien, un peu oppressée. J'avais bcp d'appréhension à cause des récits d'autres voyageurs qui revenaient des mines. On a donc demandé au guide de faire un parcours tranquille: pas trop loin dans les entrailles, des passages pas trop étroits etc... Avec ce parcours peu physique on en a vu suffisamment.
Outre l'anxiété de se trouver dans le sous-sol, s'ajoute une culpabilité :l'impression d'être des voyeurs, venir observer le dure labeur. Mais après avoir discuté avec le guide et les mineurs, eux ne le prennent pas de la même façon. C'est vrai que nous n'y allons pas les mains vides: nous donnons sur le chemin des bâtons de dynamite, des feuilles de coca aux mineurs...Et le guide, sans les touristes, retournerait dans la mine...
Venant du nord de la
France, les mines, les terrils sont très présents. Ils font parties de notre société, de notre culture. J'étais donc très curieuse de voir ça de moi-mm. J'ai eu l'impression de revenir en
France en 1880, à l'époque de germinal.
On sort de là silencieux, sans voix...