Oltean · 11 août 2018 à 19:15 · 259 photos 181 messages · 24 participants · 14 084 affichages | | | | À: Oltean · 28 août 2018 à 22:31 Message 81 de 181 · Page 5 de 10 · 1 156 affichages · Partager Sympa ce carnet, un plaisir à lire et de voir un peu "d’Amérique profonde" | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Arnaudbu · 28 août 2018 à 22:48 Message 82 de 181 · Page 5 de 10 · 1 145 affichages · Partager heu tu m'as mis le doute mais si c'est bien là.
on avait fait la ballade au bord du cratère et il y a des jumelles pour voir le site d'entrainement au fond. et justement c'est interdit d'y aller ; c'est pour ça que j'étais étonné pour les quads.
www.sunsetbld.com/...cains/meteor-crater/
pour le fun et l'organisation américaine il y a même un ascenseur pour monter au visitor center.
quand on voit le manque d'adaptation chez nous au niveau handicap....
je vais chercher les photos.
elles sont quelque part sur google...
si tu vas dans le coin passes par petrified forest.
j'ai sillonné toutes ces routes pendant 2 mois en 2011 et j'ai hâte d'y retourner.
tu pars bientôt je crois ? | | | À: Blagajcity · 28 août 2018 à 23:08 Message 83 de 181 · Page 5 de 10 · 1 139 affichages · Partager Il y a un autre site près de Flagstaff. Je te laisse chercher. 
Petrified et prévu. On part le 8 | | | À: Arnaudbu · 28 août 2018 à 23:16 Message 84 de 181 · Page 5 de 10 · 1 137 affichages · Partager tu parles du sunset crater volcano ?
j'y suis passé mais je ne savais pas que ça avait servi de site d'entrainement.
ou alors c'est ailleurs.
j'y passe à chaque occasion et c'est plus ou moins ma région " fétiche " j'adore ce coin ; surtout la région de Sedona.
mais on a tellement vu de sites d'avions, NASA ; missiles.... qu'il est possible que je m'y perde. | | | À: Blagajcity · 29 août 2018 à 4:21 Message 85 de 181 · Page 5 de 10 · 1 125 affichages · Partager Non un autre mais ce n'est pas connu. Jai trouvé ça sur un site qui traite des curiosité à voir sur la 66. | | | À: Arnaudbu · 29 août 2018 à 7:48 Message 86 de 181 · Page 5 de 10 · 1 116 affichages · Partager ne me dis rien je vais le trouver.... | | | À: Arnaudbu · 29 août 2018 à 9:18 Message 87 de 181 · Page 5 de 10 · 1 105 affichages · Partager Ce n'est pas loin mais ce n'est pas Meteor Crater. Les entraînements ont eu lieu un peu plus bas.
Dommage, je suis passé dans le coin il y a deux ans (trajet entre Sedona et Petrified Forest), je ne savais pas du tout que l'endroit était dans le coin.
Aujourd'hui les deux sites sont toujours visibles mais ils n'ont pas été conservés. Ils sont à la proie des quads et autres véhicules de loisirs et des centaines de crater creusé à la dynamite à l'époque ont été saccagés.
Le travail à la dynamite a été réalisé pour préparer la pseudo-Lune, ou bien c'est autre chose qui n'a rien à voir ? | | | À: Oltean · 29 août 2018 à 9:39 Message 88 de 181 · Page 5 de 10 · 1 098 affichages · Partager Oui des centaines de dynamitage pour préparer la zone telle que photographier par satellite. Il y a même deux sites dont un mieux conservé que l'autre apparemment.
Cette zone est bien sur Marre Tranquilitatis si l'orthographe est bonne. | | | À: Arnaudbu · 29 août 2018 à 14:34 Message 89 de 181 · Page 5 de 10 · 1 073 affichages · Partager ok trouvé.... 
mais je ne connaissais pas l'histoire ni l'endroit.
pourtant j'ai l'habitude d'aller au fond des chemins et je ratisse pas mal.
c'est tout prés de sunset crater vocano en fait ils ont pas mal pétardé le coin pour qu'il ressemble le plus possible à la mer de la tranquilité sur la lune... les mecs ont du s'éclater c'est le cas de le dire ; un trou par ci un trou par là... mais juste à coté il y a une usine de produits dangereux type " seveso"... 
et comme ce n'est pas un NM tout le monde y va j'ai l'impression ; d'où les quads....
www.universetoday.com/...f-flagstaff-arizona/
mais le site d'entrainement principal est bien à meteor crater ; enfin là où ils ont mis les astronautes en condition. on voit au fond la structure grande comme un algéco.
en fait les guignols de secret story n'ont rien inventé 
bien vu. | | | À: Blagajcity · 29 août 2018 à 14:42 Message 90 de 181 · Page 5 de 10 · 1 070 affichages · Partager 
Il y a un site qui narre toute l'histoire et niveau géologie et réflexion ils sont quand mêmes bons à la Nasa et à l'USGS.
Il y a effectivement 2 sites et le N°1 est mieux conservés car près de la déchetterie, décharge à ciel ouvert de Flagstaff.
Le N°2, le plus accessible est donc à la proie des véhicules de loisirs. Mais c'est l'occasion d'y faire un saut, c'est un lieu chargé d'histoire et si le temps le permet, un détour rapide avant Sunset Crater Volcano. | | | À: Oltean · 29 août 2018 à 17:10 Message 91 de 181 · Page 5 de 10 · 1 055 affichages · Partager Après une Nashville plutôt miteuse, Memphis séduit le visiteur par une discrète et joyeuse exubérance. Le quartier où nous logeons, près de Central Gardens, est formé par des chapelets de vastes villas parfois centenaires flanquées de restos où des jeunes font la liesse. Le chant des grillons, le soir tombé, est assourdissant. A quelques minutes du cœur de la ville !
Cette belle image cache une réalité plus sordide. Cette métropole est en fait l'une des plus dangereuses de tout le pays. L'on se rend assez vite compte que son centre est désert. Seule la Beale Street s'anime le soir, accueillant alors tous les noceurs du coin. La fête semble facilement déborder, à voir le nombre de policiers massés à proximité.
Full Gospel Tabernacle
En attendant Mr Green
Déco de circonstance
Que faire un dimanche matin à Memphis ? Aller à la messe, pardi ! Mais pas n'importe quelle messe. Celle du Full Gospel Tabernacle est animée par le révérend père Al Green en personne. Cette ancienne vedette du soul des années 70 a embrassé les ordres tout en continuant à exercer son art. Le service de 11h30 tient dès lors du véritable spectacle. Un choeur swingue le nom de Jésus sur les riffs d'une poignée de musiciens. Dans le public, des dames portant des chapeaux invraisemblables agitent les bras, se prosternent, hurlent leur joie. On se trémousse sans aucune gêne en criant sa foi. La communion avec Dieu se fait ici dans une transe impétueuse. On vient en famille, et quand un bambin se met à chouiner, Al Green stoppe son prêche pour lancer un mot qui régale la salle. L'ambiance est si folle que je me prends à rigoler avec les autres, sans n'avoir rien compris à la blague.
Hallelujah !
Al Green parle de Jésus, du péché, de la tentation, des green pastures. Il s'avance, la main vers les cieux, et lance une série d'amen prononcés éémen auxquels la salle répond en cadence. Il esquisse un song, s'interrompt, éclate de rire, tance les musiciens, reprend son prêche. Les fidèles sont conquis. Du grand art.
Quand vient le moment de la quête, le prêtre demande à chaque étranger d'où il vient et fait acclamer son pays. Bonne nouvelle, la vieille France l'emporte à l'applaudimètre.
Souls of Memphis
J'échange quelques mots avec des dames patronnesses. Elles me demandent si j'ai vu le tableau qui orne le fond de l'église. Oui, cet étrange dessin présentant des âmes s'envolant vers Jésus m'avait intrigué. "C'est comme dans ce film, là, vous savez..." Je réponds que je ne comprends pas de quel film il s'agit. "Un film où les esprits s'envolent vers le ciel... voyons..." Je n'en saurai pas plus. Sans doute une grosse production américaine, mais laquelle ? Ghost peut-être ?
Je fais remarquer qu'un avion s'écrase sur une des tours de Memphis. "Oui ! oui ! Mais le peintre l'a dessiné avant !" Elle ne prononce pas "le 11 septembre". Elle dit simplement "avant". "Ah oui ? mais c'est extraordinaire !" "C'est l'inspiration", me répond-on dans un large sourire, en pointant le doigt vers le ciel.
Discussions d'après-messe
Memphis, bien entendu, c'est aussi "la" ville de Martin Luther King, assassiné au Lorraine Motel. Le Musée des droits civiques reproduit la façade de ce sinistre logis - l'on ne comprend pas bien pourquoi tout d'abord, mais tout s'éclaire lorsque la visite traverse la rue pour présenter le lieu d'où le tireur a agi. Là, l'on aperçoit la chambre où King est mort, de l'endroit même où le tueur a appuyé sur la détente.
I have a dream - MLK
Lorraine Motel
Par la fenêtre du tireur
Car cette visite est en deux parties, à vrai dire fort contrastées. La première rappelle l'histoire de l'esclavage (très bien présentée) mais dévie insensiblement sur des considérations victimaires qui mettent mal à l'aise. Ce "nous" contre "vous" rappelle les prises de position de certains mouvements "indigénistes".
L'exposition reste malgré tout une réussite très évocatrice des années sombres dans le pays, et d'une situation qui reste préoccupante. La seconde partie, de l'autre côté de la rue, est beaucoup plus objective en faisant partager les circonstances de l'assassinat, l'arrestation du suspect et les doutes, toujours actuels, sur l'existence d'une conspiration plus large. Impossible de ne pas penser à une réplique, réussie mais moins aboutie, du Sixth Floor Museum de Dallas consacré à la mort de JFK.
Fresque à proximité du National Civil Rights Museum, Memphis | | | À: Dav79 · 29 août 2018 à 19:33 Message 92 de 181 · Page 5 de 10 · 1 031 affichages · Partager Sympa ce carnet, un plaisir à lire et de voir un peu "d’Amérique profonde" 
Une fois qu'on a visité ce que tout le monde visite, ou presque, on se concentre sur les à-cotés... pas forcément moins intéressants d'ailleurs. Le carnet à venir ( Seattle - Yellowstone- Oakland en voiture) poursuivra dans cette veine. | | | À: Oltean · 30 août 2018 à 11:32 Message 93 de 181 · Page 5 de 10 · 990 affichages · Partager
Elvis à proximité de Beale Street
Graceland, la foire à Elvis. Autant jouer cartes sur table : je ne suis pas un fan, né trop tard pour comprendre la folie des années Presley. Rien ne m'incitait à mettre un jour les pieds dans ce sanctuaire.
Habits de lumière
Sa démesure frappe l'esprit. Le quartier reconstitué à la façon des années 60 est sensationnel. On s'y croirait ! Derrière chaque porte, une exposition thématique : les costumes d'Elvis, les disques d'Elvis, les voitures d'Elvis, même un véritable cinéma où passent en boucle les très périssables films du chanteur. Sam Phillips, l'homme des studios Sun qui lança le jeune "Blanc qui chantait comme un Noir", n'est heureusement pas oublié.
Toile à fours
De quoi choper la grosse tête
On reste baba devant l'accumulation des habits de scène passant du cow-boy au motard 100% cuir avec toutes les variations imaginables de paillettes, pattes d'ef et cordons d'uniformes.
Rosé, rosé Joséphine
Un autobus nous emmène visiter Graceland, à deux pas de là. Si la maison historique du chanteur ne paye pas de mine, son intérieur aux mille détails met le regard à rude épreuve. Tout est impeccablement rangé pourtant, mais nulle part les yeux ne peuvent se reposer de cette accumulation digne d'un maniaque.
Guitare, nounours et grosses tentures
Escalier interdit
Lustre, calme et volupté
Le chanteur chérissait les décorations envahissantes, les tentures pesantes, les enfilades de bibelots aussi lourdes que les sandwiches banane-beurre de cacahuète qu'il s'ingurgitait sur la fin. Cette luxuriance ravale Valérie Damidot au rang d'une décoratrice spartiate. On sort de là un peu troublé d'avoir approché une intimité dérangeante.
Pourquoi se gêner !
La tombe du maître, entourée par celles de ses proches, est veillée par un christ benoîtement nommé "Presley". Pourquoi se gêner !
Joujou roulant
Il me vient à l'esprit que je contemple la collection d'un gosse aimant les tutures aux couleurs éclatantes, les nounours et les gros navions. Un affreux jojo qui n'hésita pas à flinguer par deux fois une bagnole indocile, mais un ami fidèle et généreux. Un type à la fois rebelle et très respectueux de la loi. Un indocile entré dans le rang, selon toute vraisemblance bon père de famille et sans doute poussé vers sa fin par la démesure de son destin.
Spécial calories
Mur des çons
Curieusement, Elvis avait pris l'habitude d'introduire ses concerts par le début d' Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss, rendu populaire grâce à 2001, l'Odyssée de l'Espace. La légende (non confirmée lors de la visite) veut que le roi Elvis perdît la vie sur le trône, ce qui sonne drôlement quand on sait la place des waters dans l'oeuvre de Stanley Kubrick. Plus fort encore, le drame de ce maître du kitsch périssant dans la fange entre en étroite résonance avec la pensée kunderienne. Cela dit, je ne saurais affirmer si les fans d'Elvis apprécient Kundera.
Nous n'en avons pas fini avec le kitsch. A l'hôtel Peabody, la foule se presse autour d'un événement capital : la marche des canards. Ce n'est, hélas, pas une blague. Chaque jour à 17h, un quidam est dûment cornaqué par un majordome en grand uniforme, sobrement nommé duckmaster, et dont la parure écarlate semble sortie du musée Elvis. Sa mission : guider au long d'un tapis rouge les canards qui pataugent dans la fontaine du rez-de-chaussée jusqu'à l'ascenseur. Direction le toit, où les volatiles passeront la nuit dans une cahute 5 étoiles.
On s'attendrait davantage à croiser un duckmaster ou "maître des canards" à Fort Boyard, mais ici ce cauchemar de bouffon est pris très au sérieux. Le quidam, quant à lui, sourit d'un air gêné et se déplace comme un automate. Peu semblent compatir à la honte de ce pauvre type qui doit se maudire d'avoir accepté cette exhibition et s'emploie maintenant à guider les volatiles tel un Robocop de basse-cour. On imagine ce père de famille succombant de guerre lasse à l'insistance de ses proches ("Tu pourrais faire ça pour les gosses ! Allez, Papa !") quand il ne demandait qu'à lire peinard son journal (peut-être le Canard Enchaîné ?).
Ce ne serait pas si grave si une meute de badauds ne se pressait autour de l'événement, braillant, gloussant, caquetant, en hérissant des smartphones qui empêchent les photographes incrédules d'immortaliser ce naufrage de la civilisation. | | | À: Oltean · 30 août 2018 à 12:42 Message 94 de 181 · Page 5 de 10 · 981 affichages · Partager C'est une approche somme toute honnête de l'univers du King. Je te rejoins sur quelques points.
Nous sommes en effet dans le Kitsch absolu. Sauf dans sa musique. Ses films sont des épouvantables M..... que je me refuse de regarder. Encore un coup tordu du Colonel Parker. Le fric, le fric....
Il est regrettable que sur Graceland, on ne parle pas de ses actions humanitaires, réalisées discrètement. Dommage que l'on ne retienne que le côté Star et Kitsch du personnage.
Il y a des vidéos qui le montre sous un autre jour. Après, chacun trouve son plaisir musical là où il veut. Pour ma part, ma "musicothèque" est partagée entre le King, Creedence, Le RandB, Bob Marley, la musique Africaine et l'Opéra Italien et exclusivement Italien.
Je ne suis pas certain que la statue du Christ représente vraiment Elvis. C'est plutôt un monument funéraire qui rappelle que son corps " devrait " devrait se trouver là.
En vérité, le King venait de l'Amérique profonde. Pas des grandes villes de la côte Est ou Ouest. Il faut peut-être chercher là, la véritable personnalité du King.
Pour finir, Graceland, c'est 300 employés à l'année. Ce n'est pas rien. Le reste n'est que le système de consommation US.
Pour ce qui est de Peabody Canard's Show et du piège à touristes, je n'ai pas fait. Je me doutais bien que ce devais être une escroquerie. 
J'ai préféré me consacrer au Rock'n Soul Museum en bas de Beale Street.
On attend la suite. | | | À: Oltean · 30 août 2018 à 13:06 Message 95 de 181 · Page 5 de 10 · 975 affichages · Partager salut Alain
je lis, je regarde et je me languis d'y retourner....
par contre je ne suis pas d'accord avec toi sur un point :
Agrémenté de superbes photos
Je les trouvais bien quand je les ai prises, un an après je suis déçu : mal exposées, mal post-traitées. Bon, celles des deux carnets à venir seront bien meilleures... en principe.
je n'ai sans doute aucun gout ni connaissance technique et artistique mais moi je les trouve trés belles tes photos....
certaines véhiculent un truc que tu as réussi à capter et qui me font rester à les contempler un moment ; autrement plus captivantes que les accumulations de selfies ou photos vues et revues des centaines de fois sur lesquelles on ne s'attarde même pas.
continue... | | | À: Suedois · 30 août 2018 à 14:53 Message 96 de 181 · Page 5 de 10 · 961 affichages · Partager C'est une approche somme toute honnête de l'univers du King.
Honnête, tant mieux, en tout cas elle est sincère. Les impressions d'un novice. Avant le voyage, nous avons regardé un film ("Une étoile est née", je crois) qui nous a donné quelques repères.
Je te rejoins sur quelques points.
Nous sommes en effet dans le Kitsch absolu. Sauf dans sa musique. Ses films sont des épouvantables M..... que je me refuse de regarder. Encore un coup tordu du Colonel Parker. Le fric, le fric....
Oui, je me garderais bien de critiquer sa musique, d'abord parce qu'elle est loin de me déplaire, ensuite pour m'éviter de recevoir des baffes.
Il est regrettable que sur Graceland, on ne parle pas de ses actions humanitaires, réalisées discrètement. Dommage que l'on ne retienne que le côté Star et Kitsch du personnage.
En effet ! mais le portrait d'un type attachant est assez bien rendu, je trouve.
Il y a des vidéos qui le montre sous un autre jour. Après, chacun trouve son plaisir musical là où il veut. Pour ma part, ma "musicothèque" est partagée entre le King, Creedence, Le RandB, Bob Marley, la musique Africaine et l'Opéra Italien et exclusivement Italien.
Nos discothèques sont complémentaires  . Bon, Elvis a bien chanté des airs italiens, non ?
Je ne suis pas certain que la statue du Christ représente vraiment Elvis. C'est plutôt un monument funéraire qui rappelle que son corps " devrait " devrait se trouver là.
ah oui, possible.
En vérité, le King venait de l'Amérique profonde. Pas des grandes villes de la côte Est ou Ouest. Il faut peut-être chercher là, la véritable personnalité du King.
Pour finir, Graceland, c'est 300 employés à l'année. Ce n'est pas rien. Le reste n'est que le système de consommation US.
Pour ce qui est de Peabody Canard's Show et du piège à touristes, je n'ai pas fait. Je me doutais bien que ce devais être une escroquerie. 
Pas vraiment, vu que c'est gratuit, ce qui ne rend pas ce moment plus appréciable d'ailleurs. Gros succès populaire cependant. | | | À: Blagajcity · 30 août 2018 à 17:00 Message 97 de 181 · Page 5 de 10 · 942 affichages · Partager salut Alain
je lis, je regarde et je me languis d'y retourner....
par contre je ne suis pas d'accord avec toi sur un point :
je n'ai sans doute aucun gout ni connaissance technique et artistique mais moi je les trouve trés belles tes photos....
certaines véhiculent un truc que tu as réussi à capter et qui me font rester à les contempler un moment ; autrement plus captivantes que les accumulations de selfies ou photos vues et revues des centaines de fois sur lesquelles on ne s'attarde même pas.
continue...
Salut Blagajcity,
Très touché par ton appréciation, merci. Sans doute, elles ne sont pas toutes ratées (manquerait plus que ça) mais quand j'en revois certaines c'est avec une réelle déception. Sans fausse modestie, hein, car j'espère sincèrement avoir progressé depuis l'été 2017. | | | À: Oltean · 31 août 2018 à 7:19 Message 98 de 181 · Page 5 de 10 · 914 affichages · Partager Mississippi. Ce nom impose à la mémoire des souvenirs sans âge. La prudence de bateaux à aube aux abords des hauts-fonds, suspendus au cri des mousses veillant la profondeur. Sur la passerelle, des dames élégantes aux larges ombrelles et des gentlemen en hauts-de-forme contemplent le quai où s'entasse le coton. Assis sur un ponton, quelque gamin en salopette arrache à un banjo aigrelet des songs de Stephen Foster. Un paradis perverti par le péché originel de l'esclavage, où maraudent sans relâche des alligators.
La pause
Ces images me hantent au fil de notre chemin plein sud quand l'Amérique se relâche. L'air se fait moite et le climat quasi tropical. Les habitants sont plus négligés, les villes ont perdu leur lustre. De grands panneaux publicitaires annoncent des églises immaculées qui s'échinent à doter ces faubourgs d'une âme.
Vague mortelle
Greenville est une escale pour bateaux de croisière. On pense trouver ici du clinquant. Las, le fleuve lèche une esplanade déserte en pente douce. De gros poissons ont été déposés là par les vaguelettes, la bouche grande ouverte dans un ultime effort pour vivre encore. Aucun navire ne croise à l'horizon.
Adieu Greenville
Cette escale est figée dans le désuet. Un édifice imposant aux larges colonnades pourrit dans la touffeur. Le Musée de l'inondation de 1927 reste obstinément clos.
Closed
Nous lions connaissance avec un patron de resto. C'est un Blanc. Il vient de New-York, la nordiste. "Il n'y a rien à voir par ici. C'est trop pauvre. Allez donc à la Nouvelle-Orléans. Là-bas, les gens s'amusent sans façon, dans la rue. C'est quand même autre chose". Il nous parle de 1803, quand Napoléon céda la Louisiane. "C'était à Jefferson. Ou bien Monroe ?" Je m'étonne de trouver de la culture historique chez un interlocuteur de passage. Mais il est vrai que New-York, pour reprendre le cliché, ce n'est pas vraiment l'Amérique.
Il est joyeux et dérouté de trouver des Français dans ce coin déshérité. "J'ai de la famille en Sicile et en France. Elle a quitté la Tunisie après l'indépendance". Il nous parle avec émotion d'un parent lointain établi à Montpellier, trouvé récemment grâce aux réseaux sociaux. Pourquoi ne pas venir visiter la France ? "Ici on n'a pas autant de vacances que vous. C'est un autre système. Bien sûr, je pourrais, je n'ai jamais visité l'Europe. Mais bon..."
Ce type volubile et un peu étrange affiche une bouille à la Guy Bedos. Son hésitation permanente entre deux formulations honore son sens du scrupule et le rend sympathique. Peut-être le reverrons-nous un jour à Paris. | | | À: Oltean · 1 septembre 2018 à 9:45 Message 99 de 181 · Page 5 de 10 · 866 affichages · Partager
Vicksburg, terrain de bataille
Autant de tués qu'en dix Austerlitz. On mesure mal la férocité des combats pour la prise de Vicksburg, clef du Mississippi, qui allait précipiter la victoire nordiste. Le champ de bataille se visite en voiture. Un terrain vallonné, enchanté par toutes les rumeurs de la nature, est parsemé de mémoriaux, pierres funéraires, colonnes blanches qui marquent autant de faits d'armes, d'un côté comme de l'autre.
Visite en voiture
Mémorial
Les buissons abritent des batteries de canons. Telle ligne de crête dissimulait un imposant dispositif d'artillerie. Là, un tunnel fut creusé, pour tenter de mettre un terme à un siège de 47 jours. Vicksburg annonce Verdun. La guerre moderne se dessine ici, appuyée par une force mécanique sans précédent. Un enseignement que les Prussiens retiendront pour 1870.
USS Cairo
Cuirasse
Entrailles du monstre
L'endroit abrite le musée de l'USS Cairo, l'un des premiers cuirassés. Une vulgaire mine entre deux eaux - ce que l'on nommait alors torpedo - eut raison du bâtiment à la pointe de la modernité qui patrouillait sur la rivière Yazoo. Son épave a été remontée et reconstituée, offrant ainsi sa forme originale, à la fois séduisante et menaçante avec sa cuirasse hérissée de pièces d'artillerie.
Torpedo fatale
L'équipage ayant fui en toute hâte ce naufrage de douze minutes - qui ne fit aucune victime, hors le navire - beaucoup d'objets personnels ont été aussi retrouvés dans le lit du cours d'eau. Singulier équipage, au passage. Des Français, des Russes, des Noirs. La Marine nordiste paraissait ne pas partager les pudeurs des autres corps d'armée.
A Vicksburg
Beignets de tomates vertes
Quand Greenville avait tout de la ville apocalyptique des histoires de zombies, Vicksburg fait montre d'une beauté tranquille. Les habitants assis sur le seuil de leur maison nous saluent au passage. Je déjeune de beignets de tomates vertes, étrange chose qui n'était jusque-là qu'un titre de film. C'est bon, rehaussé par une sauce au goût inattendu de crustacé. "Ça vous a plu ? me demande la serveuse. La sauce est une spécialité. Nous y mettons du catfish." La chair ferme et parfumée du poisson-chat aurait pu passer pour de la crevette.
Vicksburg’s Riverfront Murals
Sunset sur la rivière Yazoo
Le soir tombé, le resto-bar 10 South installé sur un toit offre un panorama sur l'immense vallée. L'on distingue les villas historiques qui rendent cette ville attachante, les artères illuminées par d'antiques lampadaires et même un beau navire reconverti en musée. Le restaurant est ouvert aux quatre vents ; le souffle tiède de l'été donne l'illusion tenace d'être sur un navire d'autrefois filant avec confiance sous la voie lactée.
Vicksburg by night | | | À: Oltean · 1 septembre 2018 à 12:23 Message 100 de 181 · Page 5 de 10 · 846 affichages · Partager J'ai bien aimé Vicksburg. Tu as pris la Natchez Trace ? | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 355 visiteurs en ligne depuis une heure! |