Les violences continuent. Il est difficile de savoir s'il s'agit de violence inter-religieuses ou inter-ethniques..
Pour info :
Les persécutions des Rohingyas s'étendent sur plusieurs siècles et se poursuivent encore à l'heure actuelle. Les Rohingyas, qui habitent dans l'actuel Etat Arakan, rattaché à la
Birmanie en 1948, sont un peuple parlant une langue proche du Bengali, mais d'origines diverses, aujourd'hui considéré par l’ONU comme « une des minorités les plus persécutées du monde
Les Rohingyas, descendants lointains de commerçants et de soldats arabes, mongols, turcs, bengalis, voire portugais, se sont convertis à l'Islam au XVe siècle, alors qu'à l'époque la région était un État vassal du Bengale.
Tout au long des siècles qui suivirent, les Rohingyas furent victimes d'attaques venues soit de la
Birmanie voisine, soit des Portugais, avec notamment l'attaque de 30 000 soldats birmans en 1785, qui emmenèrent alors 20 000 personnes comme esclaves. Par la suite, la monarchie birmane encouragea ces raids pour briser tout esprit de résistance chez cette population étrangère, capturant et brûlant vifs des centaines de personnes rassemblées dans des enclos de bambous
En 2012, la
Birmanie a entrepris une «campagne de nettoyage ethnique» contre la minorité musulmane apatride des Rohingyas, a estimé lundi l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW), dont les accusations ont été immédiatement rejetées par le gouvernement.
Quelque 800.000 Rohingyas, privés de nationalité par l’ancienne junte birmane, vivent confinés dans l’Etat Rakhine – Arakan -, dans l’ouest du pays, théâtre en 2012 de deux vagues de violences meurtrières entre bouddhistes de l’ethnie rakhine et musulmans.
Les Rohingyas, considérés par l’ONU comme l’une des minorités les plus persécutées de la planète, ont été victimes de «crimes contre l’Humanité», notamment de meurtres et déplacements forcés, selon ce rapport de HRW. ATP