Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Grosminet · 18 février 2005 à 18:01 · Une photo 20 messages · 7 participants · 2 537 affichages | | | | 18 février 2005 à 18:01 Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 1 de 20 · 2 486 affichages · Partager Vendredi 18 février 2005, mis à jour à 12:49 NépalTriste célébration de la "Journée de la démocratie"L'EXPRESS.fr avec AFP
Le Népal célébrait vendredi sa "Journée de la démocratie", fête nationale dans le royaume, en dépit d'un état d'urgence toujours en vigueur, de la concentration des pouvoirs entre les seules mains du roi, de centaines d'opposants en prison, d'une presse censurée...
Dans une déclaration prononcée en l'honneur de l'événement, célébré au Népal depuis 1951, le roi Gyanendra a appelé les Népalais à "rester dévoués à la promotion, la préservation et l'exercice prudent de la démocratie, la forme de gouvernement exemplaire pour la civilisation humaine".
Le gouvernement, essentiellement formé de fidèles et directement sous sa férule, a de son côté annoncé la libération de 150 prisonniers qui ont purgé les deux tiers de leur peine. Diverses festivités ont été organisées dans le petit royaume himalayen coincé entre Chine et Inde, réunissant des écoliers et des sportifs. Des milliers de personnes se sont rassemblées à Katmandou, faisant la queue pour saluer le roi et la reine Komal, qui célébrait en même temps son 55e anniversaire.
"Chacun sait que la politique privée de normes et de valeurs démocratiques a provoqué désespoir et confusion au sein de la population avec, pour conséquence, un désenchantement grandissant pour la démocratie elle-même", a ajouté le roi. "Les activités terroristes, associées à une politique nettement éloignée de l'homme de la rue, ont stimulé l'instabilité dans la nation, mettant en danger la démocratie", a estimé le monarque. Celui-ci a pris les pleins pouvoirs le 1er février en accusant le gouvernement d'alors d'avoir été incapable de mettre un terme à la guérilla maoïste qui sévit depuis 1996.
Les partis politiques d'opposition, eux, n'ont vu aucune raison de faire la fête, préférant se consacrer à la préparation de manifestations contre l'état d'urgence instauré également le 1er février en même temps que la privation des libertés fondamentales et l'arrestation d'un "millier" d'opposants, selon des partis pro-démocratie.
Six syndicats estudiantins de gauche et militant pour la démocratie étudiaient leur participation aux manifestations, qui devraient réunir une faction du Parti népalais du Congrès ainsi que le Parti communiste du Népal-Marxiste léniniste unifié, ont indiqué des opposants sans plus de précisions, de peur d'interventions policières.
Tout rassemblement reste interdit au Népal et, vendredi, une quinzaine de militants de l'opposition ont été interpellés en différents endroits de la capitale tandis qu'ils tentaient de manifester. Parallèlement, le blocus décrété dimanche par la rébellion maoïste continuait à paralyser le transport entre Katmandou et la campagne.
Jeudi, l'organisation Amnesty International a appelé les pays étrangers à suspendre leur aide militaire, ce qui sera "sérieusement envisagé" par Washington, Bruxelles et New Delhi, a indiqué dans la capitale américaine l'émissaire américain pour le Népal, James Moriarty. L'aide est essentielle pour le pays, un des plus pauvres au monde, et en particulier l'assistance militaire dont dépend beaucoup l'armée dans son combat contre la guérilla.
Au moins 43 maoïstes ont été tués mercredi et jeudi, a affirmé le quotidien Himalayan Times, citant des sources militaires : notamment 25 lors d'opérations des forces de sécurité dans l'ouest et douze par des habitants d'un village du sud-ouest qui exigeaient la libération de deux hommes que les maoïstes étaient accusés d'avoir enlevés. | | | À: Grosminet · 18 février 2005 à 18:10 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 2 de 20 · 2 475 affichages · Partager Népal : la Journée de la démocratie sous haute tension LEMONDE.FR | 18.02.05 | 12h07 Alors que le roi Gyanendra a pris les pleins pouvoir le 1er février, déclenchant du même coup l'état d'urgence et l'arrestation d'un millier d'opposants, la fête nationale népalaise est célébrée vendredi 18 février dans un climat d'instabilité et de tension politique. La guérilla maoïste sévit dans le pays depuis 1996.
Le Népal célébrait vendredi 18 février sa Journée de la démocratie, fête nationale dans le royaume, en dépit d'un état d'urgence toujours en vigueur, de la concentration des pouvoirs entre les seules mains du roi, de centaines d'opposants en prison, et d'une presse censurée.
Dans une déclaration prononcée en l'honneur de l'événement, célébré au Népal depuis 1951, le roi Gyanendra a appelé les Népalais à "rester dévoués à la promotion, la préservation et l'exercice prudent de la démocratie, la forme de gouvernement exemplaire pour la civilisation humaine".
Le gouvernement, directement sous la férule du roi, a de son côté annoncé la libération de 150 prisonniers qui ont purgé les deux tiers de leur peine.
Diverses festivités ont été organisées dans le petit royaume himalayen coincé entre Chine et Inde, réunissant des écoliers et des sportifs. Des milliers de personnes se sont rassemblées à Katmandou, faisant la queue pour saluer le roi et la reine Komal, qui célébrait en même temps son 55e anniversaire.
TENTATIVES DE MANIFESTATIONS
"Chacun sait que la politique privée de normes et de valeurs démocratiques a provoqué désespoir et confusion au sein de la population avec, pour conséquence, un désenchantement grandissant pour la démocratie elle-même", a ajouté le roi.
"Les activités terroristes, associées à une politique nettement éloignée de l'homme de la rue, ont stimulé l'instabilité dans la nation, mettant en danger la démocratie", a estimé le monarque. Celui-ci a pris les pleins pouvoirs le 1er février, en accusant le gouvernement d'alors d'avoir été incapable de mettre un terme à la guérilla maoïste qui sévit depuis 1996.
Les partis politiques d'opposition, eux, n'ont vu aucune raison de faire la fête, préférant se consacrer à la préparation de manifestations contre l'état d'urgence instauré également le 1er février en même temps que la privation des libertés fondamentales et l'arrestation d'un millier d'opposants, selon des partis pro-démocratie.
Six syndicats d'étudiants de gauche, militant pour la démocratie, étudiaient leur participation aux manifestations, qui devraient réunir une faction du Parti népalais du Congrès ainsi que le Parti communiste du Népal marxiste-léniniste unifié, ont indiqué des opposants sans plus de précisions, de peur d'interventions policières.
Tout rassemblement reste interdit au Népal et, vendredi 18 février, une quinzaine de militants de l'opposition ont été interpellés en différents endroits de la capitale tandis qu'ils tentaient de manifester, selon des témoins.
LE BLOCUS DE KATMANDOU CONTINUE
Parallèlement, le blocus décrété dimanche 13 février par la rébellion maoïste continuait à paralyser le transport entre Katmandou et la campagne.
Jeudi, l'organisation Amnesty International a appelé les pays étrangers à suspendre leur aide militaire, ce qui sera "sérieusement envisagé" par Washington, Bruxelles et New Delhi, a indiqué dans la capitale américaine l'émissaire américain pour le Népal, James Moriarty.
L'aide est essentielle pour le pays, un des plus pauvres au monde, et en particulier l'assistance militaire dont dépend beaucoup l'armée dans son combat contre la guérilla.
Au moins 43 maoïstes ont été tués mercredi et jeudi, a affirmé le quotidien Himalayan Times, citant des sources militaires : notamment 25 lors d'opérations des forces de sécurité dans l'Ouest et douze par des habitants d'un village du Sud-Ouest qui exigeaient la libération de deux hommes que les maoïstes étaient accusés d'avoir enlevés.
Avec AFP | | | À: Grosminet · 20 février 2005 à 11:29 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 3 de 20 · 2 432 affichages · Partager samedi 19 février 2005, 12h18 La Fédération des journalistes demande la libération de confrères népalais
KATMANDOU (AFP) - Christopher Warren, président de la Fédération internationale des journalistes a appelé samedi lors d'une visite au Népal à la libération de ses confrères arrêtés dans le cadre du coup de force du roi Gyanendra en début de mois.La FIJ "trouve inacceptable la répression du droit des journalistes à la liberté d'expression", a déclaré M. Warren, qui achevait samedi une visite de quatre jours dans le petit royaume himalayen où le monarque a pris les pouvoirs absolus le 1er février, abolissant les libertés fondamentales et censurant la presse.
Le président a demandé la libération immédiate de six journalistes, dont le secrétaire général de la Fédération des journalistes du Népal, Bishnu Nisthuri, ainsi que trois figures syndicales de la profession.
M. Warren a estimé que la censure de la presse "ne peut que renforcer les extrêmes que sont le règne militaire et l'insurrection maoïste". Selon la FIJ, qui est basée à Bruxelles, au moins 600 journalistes ont perdu leur emploi et un millier sont menacés si le black-out de la presse continue.
M. Warren a également appelé le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l' Inde, les trois principaux fournisseurs d'aide au Népal, à cesser leur soutien militaire au royaume. L'organisation britannique des droits de l'homme Amnesty International avait lancé le même appel cette semaine.
Le roi Gyanendra a limogé le 1er février le gouvernement, l'accusant de n'avoir pas réussi à écraser la rébellion maoïste qui lutte depuis 1996 pour l'abolition de la monarchie dans un conflit qui a fait plus de 11.000 morts.
De nombreux opposants ont été arrêtés et un nouveau gouvernement formé de fidèles au roi et directement sous sa férule a été nommé.
Les déclarations de M. Warren interviennent tandis que se poursuivait le blocus de la capitale Katmandou décrété depuis une semaine par les maoïstes, paralysant en grande partie les transports dans le pays et provoquant une flambée des prix. | | | À: Grosminet · 20 février 2005 à 12:59 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 4 de 20 · 2 426 affichages · Partager merci emmanuel pour les news,
vu la situation, je suis de plus en plus découragée; on devait partir le 25 mars (un groupe de 17) pour faire un trek mais si c'est pas pour avoir la paix!!!!!; je pense que ce sera plus sage de reporter mais   je prépare ce voyage depuis des mois alors pffff et puis on allait apporter plein de matériel à deux ONG; ils en ont bien besoin....bon si d'autres ont des nouvelles, merci, je n'arrive pas encore à me décider d'annuler. | | | À: Pili · 20 février 2005 à 13:41 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 5 de 20 · 2 422 affichages · Partager  Avant de prendre votre descision essayer de contacter l'ambassade de france à KTM.
Les grosses agences Françaises non pas annulées pour l'instant leurs programmes de treks.
IL est vrai que pour l'instant, jamais des touristes non été pris à partie par les deux camps qui s'opposent.
A vous de voir. | | | À: Grosminet · 21 février 2005 à 9:16 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 6 de 20 · 2 396 affichages · Partager Le délégué indien vers le Népal revient à Katmandou : -
La Nouvelle Delhi | Février 21, 2005 10:45:57 AM IST
Le délégué de l' Inde vers le Népal Shiv Shanker Mukherjee est aujourd'hui revenu à Katmandou après des "consultations" avec le gouvernement et a diffusé un message pour le Roi Gyanedra soulignant le besoin pressant de restauration de démocratie dans le royaume de l'Himalaya.
Avant de partir pour Katmandou, Mukherjee a indiqué à PTI que le gouvernement de l' Inde observait constamment la situation.
l'" Inde a déjà décrit la saisie de la puissance par le roi comme recul à la démocratie. Nous voulons voir le roi reconstituer le processus démocratique instamment et libérer les prisonniers politiques, "il a dit.
Mukherjee, qui a été réclamé des consultations au sujet de 10-days arrière, souligné ces monarchie constitutionnelle et gouvernement élu étaient les deux piliers essentiels pour le Népal comme enchâssé dans sa constitution.
Il dit ces deux forces constitutionnelles du Népal a dû évoluer un ordre du jour unifié pour résoudre les problèmes du pays en particulier qui des maoïstes.
"le gouvernement devrait encourager les maoïstes à venir pour des entretiens, " Mukherjee dit.
Les affaires extérieures ministre Natwar Singh avaient dit le vendredi que le gouvernement enverrait un message au roi par le délégué.
Enquis du statut d'approvisionnements de la défense au Népal en raison des developements de février un, le délégué a dit qu'il est sous la revue constante et nous observons la situation pour voir si elle évolue pour le meilleur ou plus mauvais. PTI | | | À: Grosminet · 21 février 2005 à 12:57 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 7 de 20 · 2 387 affichages · Partager salut a tous,
pour ma part, je voulais savoir si la frontiere entre l' inde et le nepal est facilement franchissable, et s'il y a des gens qui continuent a y aller (et par quelle frontiere), parce qu'on a vraiment l'impression d'un blocus, et d'une fermeture totale des frontieres..
merci d'avance,
et merci a emmanuel pour la continuite de ses infos..
a+ nico | | | À: Choco · 22 février 2005 à 8:18 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 8 de 20 · 2 342 affichages · Partager KATMANDOU, 21 fév (AFP) Le blocus se durcit avec une première victime et des pénuries
Le blocus imposé depuis huit jours par les maoïstes pour protester contre le roi du Népal qui a pris les pleins pouvoirs commence à se durcir avec une première personne tuée dans l'attaque d'un convoi par des rebelles et de premières pénuries à Katmandou où les prix flambent.
Il s'agit des premières violences rapportées depuis que les maoïstes ont imposé un blocus général au Népal pour protester contre le roi Gyanendra qui a pris les pleins pouvoirs le 1er février, décrété l'état d'urgence et suspendu les droits fondamentaux.
Un chauffeur de bus est mort et neuf passagers ont été blessés dans l'attaque par des rebelles d'un convoi de véhicules escorté par des militaires, dimanche soir, dans le district de Dhading à 55 km à l'ouest de Katmandou, a-t-on indiqué lundi de source militaire.
"Les rebelles ont commencé à tirer sur les véhicules roulant sur l'autoroute mais le bus a été touché accidentellement", a-t-on précisé de même source.
Le blocus illimité est entré en vigueur le 13 février. Les rebelles ont dans un premier temps réussi à l'imposer par la menace et par la peur qu'ils inspirent à la population plus que par des actions concrètes.
Mais durant le week-end, ils ont commencé à bloquer des parties entières d'autoroutes reliant la vallée de Katmandou à l' Inde, principale source d'approvisionnement du Népal.
Selon la police, ils ont bloqué les chaussées avec des rochers et des arbres. Ils ont également fait tomber des pylônes électriques dans le district de Dhading, plongeant une vingtaine de villages dans l'obscurité.
Le blocus a largement paralysé les transports depuis une semaine, isolant la capitale du reste du pays et provoquant une flambée des prix des produits alimentaires de base et de première pénuries.
Le prix de la plupart des produits frais a plus que doublé depuis le début du blocus, ont indiqué des primeurs à Katmandou.
"Le prix des petits pois, des oignons, des tomates, des concombres et des piments ont continué d'augmenter", a indiqué lundi un responsable du principal marché des fruits et légumes de Kalimati à Katmandou, Arjun Prasad Aryal.
"Il y a des pénuries de pommes de terre désormais", a-t-il ajouté.
Des informations en provenance de la ville de Pokhara (environ 200 km à l'ouest de Katmandou) font également état de pénurie de produits de première nécessité.
Dans son édition de lundi, le quotidien privé le Kathmandu Post, se basant sur des informations recueillies en province, écrit que "la grève indéfinie des transports a affecté la vie en général".
A titre d'exemple, le quotidien indique que 65 camions citernes transportant du carburant depuis les villes indiennes de Gonda et de Allahabad ont mis onze jours pour parcourir 10 km.
Les maoïstes, qui contrôlent une grande partie de la campagne népalaise, luttent depuis 1996 pour l'abolition de la monarchie. Plus de 11.000 personnes sont mortes depuis.
Le roi Gyanendra a expliqué avoir limogé son gouvernement parce qu'il avait échoué notamment à entamer des négociations avec les maoïstes. Il s'est donné trois ans pour rétablir paix et démocratie avant de faire arrêter des centaines d'opposants, selon plusieurs sources.
La communauté internationale a largement condamné le coup de force royal. L' Inde, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui soutiennent militairement le Népal pour l'aider à lutter contre les maoïstes, ont appelé de façon pressante le roi à rétablir rapidement la démocratie.
Apparemment insensible aux critiques, Gyanendra, qui préside le nouveau gouvernement composé de fidèles, a à nouveau déclaré vendredi qu'il avait pris les pleins pouvoirs pour sauver la démocratie mise en danger selon lui par l'instabilité politique et la guérilla. | | | À: Grosminet · 22 février 2005 à 17:29 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 9 de 20 · 2 314 affichages · Partager j imagine que l'ont peut oublier tous voyage de randonné au népal !!!????? | | | À: Daniel911 · 22 février 2005 à 17:36 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 10 de 20 · 2 308 affichages · Partager je crois que oui  hélas.....  et les autres, qu'estce qu'ils pensent ? | | | À: Daniel911 · 22 février 2005 à 17:38 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 11 de 20 · 2 305 affichages · Partager  Pas forcement.
Le touriste est toujours le bien venue.Ne pas oublier que la situation est Népalaise.Rien n'indique pour l'instant que les trekkeurs ne puissent pas y aller.IL faut suivre l'actualité sans ignorer les problèmes en sachant que pour l'instant rien n'empêche les trekkeurs de faire leurs voyages. | | | À: Grosminet · 22 février 2005 à 19:02 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 12 de 20 · 2 290 affichages · Partager nous avons reservé nos billets d'avion pour kathmandou et pour Octobre
il ne faut surtout pas hésiter à partir | | | À: Michpepin · 23 février 2005 à 12:39 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 13 de 20 · 2 256 affichages · Partager KATMANDOU, 22 fév (AFP) L' Inde a suspendu son aide militaire, le blocus crée de nouvelles pénuries
L' Inde a annoncé mardi avoir suspendu son aide militaire au Népal depuis le coup de force du roi Gyanendra alors que le blocus imposé par les maoïstes a entraîné des problèmes d'approvisionnement médical en province après des pénuries alimentaires dans la capitale.
L' Inde, qui apporte depuis des années une assistance militaire à l'armée népalaise pour l'aider à lutter contre la guérilla maoïste, avait été l'un des premiers Etats à exprimer son inquiétude le 1er février quand le roi du Népal a pris les pleins pouvoirs, instauré l'état d'urgence et suspendu les droits fondamentaux.
"Vu la situation inquiétante actuelle au Népal, c'est un fait qu'aucun équipement militaire n'a été livré depuis le 1er févier 2005", a annoncé mardi le porte-parole de l'ambassade d' Inde à Katmandou Sanjay Verma.
Il a ajouté que la question de la fourniture d'équipements militaires "est constamment réexaminé par le gouvernement indien (qui) prend en compte l'évolution de la situation au Népal".
L' Inde a plusieurs fois demandé au roi de rétablir la démocratie et les libertés fondamentales, alors que des centaines d'opposants ont été arrêtés depuis trois semaines.
L'ambassadeur indien au Népal, Shiv Shanker Mukherjee, est rentré à Katmandou dimanche après avoir été rappelé quelques jours dans son pays, comme ses collègues américain et de l'Union européenne.
New Delhi, qui craint une expansion sur son territoire de l'insurrection maoïste, a fourni quelque 4, 8 milliards de roupies (68 millions de dollars) d'aide militaire au Népal ces cinq dernières années.
Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qui apportent aussi une assistance militaire au Népal, ont prévenu qu'ils pourraient cesser de le faire si le roi refuse de rétablir la démocratie.
Gyanendra avait expliqué avoir limogé son gouvernement notamment parce qu'il avait échoué à entamer des négociations avec les maoïstes en lutte contre le pouvoir depuis 1996.
L'armée a expliqué depuis vouloir affaiblir les rebelles de telle façon à ce qu'ils soient obligés de négocier. Des combats ont eu lieu depuis entre les forces de l'ordre et les rebelles.
Ainsi, "au moins 12 maoïstes ont été tués lors d'un affrontement" lundi matin dans le village de Sirkhauli (district de Sindhuli), à 125 km à l'est de Katmandou, a indiqué une source militaire. L'information n'a pu être confirmée de source indépendante.
Pendant ce temps, le blocus illimité général imposé par les maoïstes se poursuit entraînant jour après jour de nouveaux problèmes.
Les maoïstes, qui contrôlent une grande partie de la campagne, ont réussi à quasiment paralyser les routes de province, notamment celle en provenance d' Inde principale source d'approvisionnement, et à isoler la capitale du reste du pays depuis le 13 février.
Mardi, des responsables de l'hôpital de la ville Lumbini, située à 300 km au sud-ouest de la capitale, ont expliqué n'avoir pas reçu de bouteilles d'oxygène habituellement délivrées depuis l' Inde ou Katmandou.
"Depuis le début du blocus, notre hôpital n'a pas été approvisionné en oxygène", a dit l'intendant du Lumbini Zonal Hospital, Nath Sharma.
"A l'exception des urgences, nous avons depuis lundi retardé les opérations de routine", a-t-il ajouté. L'hôpital a publié une notification indiquant avoir "suspendu" les opérations jusqu'à ce que ce problème soit résolu.
A Katmandou, le blocus a déjà entraîné une flambée des prix des produits alimentaires de base et de première pénuries.
Le prix de la plupart des produits frais a plus que doublé depuis le début du blocus, selon des marchands de primeurs. Lundi, un responsable du principal marché des fruits et légumes de la capitale indiquait qu'il y avait déjà "des pénuries de pommes de terre". | | | À: Grosminet · 23 février 2005 à 22:19 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 14 de 20 · 2 233 affichages · Partager merci pour tes infos Grosminet, es-tu au népal actuellement?
Yangcheng. | | | À: Yangcheng · 24 février 2005 à 9:30 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 15 de 20 · 2 217 affichages · Partager Delhi et Londres suspendent l'aide militaire au Népal.
Le roi du Népal, qui a pris les pleins pouvoirs, a subi ses premières sanctions internationales le 22 février après l'annonce par l'Inde et la Grande-Bretagne de la suspension de l'aide militaire à ce pays où le blocus des rebelles a entraîné de nouvelles pénuries.La suspension de l'aide militaire destinée à aider l'armée népalaise à lutter contre la guérilla était considérée comme un moyen de pression pour que le roi rétablisse la démocratie et les libertés fondamentales. "Vu la situation inquiétante actuelle au Népal, c'est un fait qu'aucun équipement militaire n'a été livré depuis le 1er févier 2005", a annoncé le 22 février le porte-parole de l'ambassade d' Inde à Katmandou Sanjay Verma. New Delhi a fourni quelque 4, 8 milliards de roupies (68 millions de dollars) d'aide militaire au Népal ces cinq dernières années. La Grande-Bretagne a annoncé avoir pris une décision similaire. "Le gouvernement britannique a décidé de suspendre un programme prévu d'assistance militaire au Népal, à la lumière de la situation inquiétante là-bas", a déclaré le secrétaire au Foreign Office, Jack Straw, à Londres. La Grande-Bretagne avait prévu avant le 1er février de fournir au Népal des équipements militaires d'une valeur de 1, 34 million de livres (2, 6 millions de dollars). L' Inde comme la Grande-Bretagne ont demandé au roi de rétablir la démocratie et les libertés fondamentales, alors que des centaines d'opposants ont été arrêtés depuis trois semaines. Les États-Unis, qui apportent aussi une assistance militaire au Népal, ont déjà prévenu qu'ils pourraient cesser de le faire si le roi refuse de revenir sur sa décision. Gyanendra avait expliqué avoir limogé son gouvernement notamment parce qu'il avait échoué à entamer des négociations avec les rebelles en lutte contre le pouvoir depuis 1996. Il s'est donné trois ans pour ramener paix et démocratie. L'armée a expliqué depuis vouloir affaiblir les rebelles de telle façon à ce qu'ils soient obligés de négocier. Des combats ont eu lieu depuis entre les forces de l'ordre et les rebelles. Ainsi, "au moins douze rebelles ont été tués lors d'un affrontement" le 21 février dans le district de Sindhuli (125 km à l'est de Katmandou), a indiqué le 22 février une source militaire. Pendant ce temps, le blocus illimité général imposé par les rebelles pour protester contre le roi se poursuit, entraînant jour après jour de nouveaux problèmes. Les rebelles ont réussi à quasiment paralyser les routes de province, notamment celle en provenance d' Inde, principale source d'approvisionnement, et à isoler la capitale du reste du pays depuis le 13 février. À Katmandou, le prix de la plupart des produits frais a plus que doublé depuis le début du blocus, selon des commerçants. AFP/VNA (24/02/05) | | | À: Yangcheng · 24 février 2005 à 9:31 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 16 de 20 · 2 216 affichages · Partager  Non je suis à Paris actuellemnt..........J'aimerai bien être là bas entrain de trekker. | | | À: Grosminet · 25 février 2005 à 13:47 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 17 de 20 · 2 160 affichages · Partager Chronique Asie du 25/02/2005 Le Népal, entre le monarque et Mao
Any Bourrier (Photo RFI) Alors que la communauté internationale se mobilise pour tenter de restaurer la démocratie au Népal, les associations de défense des droits de l’Homme tirent la sonnette d’alarme. Amnesty International, par exemple, assure que ce pays « est au bord du désastre en matière de droits de l’Homme» depuis le coup d’état du roi Gyanendra début février.
Il est vrai que la violence monte en puissance dans ce royaume himalayen où depuis 9 ans on tue en toute impunité. Et le coup d’Etat du roi, qui a renvoyé le gouvernement, pris le pouvoir pour trois ans, décrété d’état d’urgence et accusé son Premier ministre de ne pas avoir réussi à mater la guérilla, n’arrange pas les choses.
Aujourd’hui, c’est l’armée royale népalaise qui contrôle le pays, l’état d’urgence ayant renforcé les forces de sécurité. Inquiète, la communauté internationale a condamné le coup de force royal. L’ Inde et la Grande-Bretagne ont suspendu leur aide militaire. Tous souhaitent que la solution de ce conflit soit politique. Le nouveau gouvernement, formé essentiellement de fidèles du souverain, devra tôt ou tard s’asseoir à la table de négociation avec les représentants de la guérilla.
Le renforcement du mouvement maoïste, qui contrôle aujourd’hui deux tiers du territoire népalais, est révélateur d’une crise structurelle profonde. Le régime parlementaire mis en place en 1990 a échoué, miné par les luttes de parti et de factions. La monarchie est discréditée depuis que, le 1er juin 2001, un carnage a décimé la famille royale. Lors d’un repas familial, le prince héritier Dipendra a abattu son père, le roi Birendra, sa mère et ses proches, avant de retourner l’arme contre lui. Son oncle Gyanendra a pu alors monter sur le trône.
Troisième partie du jeu politique népalais, les maoïstes n’ont qu’un objectif : imposer au pays leur programme en 40 points. Ce programme est un fourre tout de revendications politiques, sociales et nationalistes. Dans leur discours, les rebelles reprennent les thèmes chers au dirigeant chinois Mao Tse-tung, comme la réforme agraire ou la lutte contre les discriminations des castes. Alors que le Népal est la seule monarchie officiellement hindoue au monde, les maoïstes prônent l’installation d’un état séculier et l’abolition des privilèges royaux. La guerre civile que les rebelles ont déclenchée en 1996 a fait environ 11 000 morts. Et rien ne permet d’affirmer que la spirale de la violence s’arrêtera un jour dans le 12ème pays le plus pauvre du monde où le revenu annuel par tête ne dépasse guère les 200 euros. Any Bourrier Article publié le 25/02/2005 Dernière mise à jour le 25/02/2005 à 08:26 (heure de Paris) | | | À: Grosminet · 25 février 2005 à 13:52 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 18 de 20 · 2 158 affichages · Partager  Vendredi 25 février 2005, mis à jour à 12:58 NépalLe roi fait libérer des opposantsLEXPRESS.fr avec AFP
Sous pression des maoïstes et de la communauté internationale, le roi du Népal a indirectement attaqué Londres et New Delhi qui ont suspendu leur aide militaire au Népal tout en faisant libérer des opposants emprisonnés après son coup de force.Arrestation le 18 février à Katmandou© AFP/Archives Devendram SinghAlors que le Népal est soumis à un blocus général illimité décrété le 13 février par la guérilla maoïste, le roi Gyanendra, qui a pris les pleins pouvoirs le 1er février, a subi plusieurs sanctions de la communauté internationale cette semaine.
La dernière en date est celle du Parlement européen qui a "fermement condamné" jeudi soir le coup de force royal et demandé au monarque de lever l'état d'urgence. Les ambassadeurs de l'Union européenne à Katmandou avaient déjà été rappelés quelques jours dans leurs pays respectifs. Mardi, l' Inde et la Grande-Bretagne, qui fournissent des équipements à l'armée népalaise pour l'aider à lutter contre les maoïstes, ont annoncé qu'elles suspendaient leur aide militaire au Népal.
Le souverain a vivement réagi en attaquant indirectement Londres et New Delhi jeudi lors de sa première rencontre avec des journalistes locaux depuis le 1er février. "Le message est que certains de nos amis ont décidé de suspendre l'aide, l'aide militaire y compris, et le peuple népalais veut savoir quel est leur message", a dit le roi. "Nous disent-ils que nous ne devrions pas combattre le terrorisme, que nous devrions mettre notre démocratie en danger ?", a-t-il ajouté cité par les sites nepalnews.com et kantipuronline.com.
Avant lui, l'armée avait déjà accusé ces pays de faire le jeu des maoïstes en lutte contre le pouvoir depuis 1996. "Le Népal mène une guerre contre le terrorisme, comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l' Inde se battent contre le terrorisme, et si l'assistance militaire est stoppée, cela veut dire qu'ils aident aussi les terroristes maoïstes", avait déclaré mercredi le porte-parole de l'armée le général Dipak Gurung.
Les Etats-Unis, qui apportent également un soutien militaire au Népal, ont prévenu qu'ils pourraient eux aussi y mettre fin si le roi ne rétablit pas la démocratie et les libertés fondamentales. Le roi avait expliqué avoir limogé son gouvernement parce qu'il avait échoué notamment à entamer des négociations avec les maoïstes. Depuis le début de la guerre civile, plus de 11.000 personnes sont mortes.
Parallèlement, le souverain a fait libérer huit nouvelles personnalités arrêtées ou assignées à résidence après son coup de force, a indiqué vendredi un responsable du ministère de l'Intérieur, Baman Prasad Neupane. Parmi les personnes libérées figurent un ex-ministre membre du Congrès népalais, le porte-parole du Parti communiste népalais marxiste-léniniste unifié (CPN-UML), le secrétaire général de la Fédération népalaise des journaliste, ou un ancien ambassadeur en Inde.
La libération de tous les détenus est l'une des premières exigences de la communauté internationale. Les partis politiques, qui peu après le coup de force royal parlaient de plusieurs centaines d'arrestations d'opposants politiques et syndicaux ou défenseurs des droits de l'Homme, estiment aujourd'hui que plus de 160 personnes sont toujours en détention. Les autorités ont toujours refusé de dire combien de personnes avaient été arrêtées.
Pendant ce temps, le blocus des maoïstes se poursuit, isolant toujours la capitale du reste du pays. La principale autoroute menant à l' Inde, principale source d'approvisionnement, reste paralysée. A Katmandou, les prix ont flambé cette semaine, avec de premières pénuries de légumes. En province, l'hôpital de Lumbini (300 km au sud-ouest de la capitale) a indiqué n'avoir pas reçu de bouteilles d'oxygène depuis le début du blocus et avoir été obligé de cesser les opérations chirurgicales non essentielles. | | | À: Grosminet · 25 février 2005 à 14:26 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 19 de 20 · 2 155 affichages · Partager Merci de donner des nouvelles du nepal. Cela est très utile pour ceux qui veulent voyager. Merci encore pramod | | | À: Pramod · 26 février 2005 à 10:06 Re: Nouvelles du Népal N°2 (la presse) Message 20 de 20 · 2 127 affichages · Partager KATMANDOU, 26 fév (AFP) le corrier international Recrudescence des violences au Népal
Une trentaine de rebelles maoïstes tués, une station de la télévision publique prise d'assaut : le Népal connaît son plus net regain de violences depuis la prise des pleins pouvoirs par le roi Gyanendra le 1er février.
"Au moins trois douzaines de maoïstes" ont été tués dans cinq affrontements "violents" survenus jeudi et vendredi avec les forces de sécurité dans le district de Kailali (ouest), ont annoncé vendredi les autorités militaires locales dans un communiqué.
Ces chiffres étaient impossibles à vérifier de manière indépendante étant donné l'isolement de la région, contrôlée par les maoïstes. Les rebelles ont de plus l'habitude de récupérer leurs morts afin d'éviter toute identification.
Ces nouvelles violences ont été déclenchées par l'assaut lancé par environ 400 rebelles contre le village de Hasulia, selon l'armée. Trois soldats et un policier ont été tués dans d'autres violences survenues vendredi à Pathariya, dans l'extrême ouest du Népal. Plusieurs blessés ont été hospitalisés, a indiqué l'armée sans en donner le nombre.
Une source appartenant aux forces de sécurité, et parlant sous couvert d'anonymat, a par ailleurs indiqué samedi que "des centaines" de rebelles maoïstes ont pris d'assaut jeudi une station de la chaîne de télévision publique, interrompant la diffusion des émissions dans l'ouest du royaume.
Les assaillants s'en sont pris aux bureaux de la Télévision du Népalsitués à Kohalpur, dans le district de Banke, à environ 500 km au sud-ouest de la capitale Katmandou, incendiant les locaux après avoir volé des caméras ainsi que des appareils de transmission.
"La perte est évaluée à environ 60 millions de roupies" (845.000 dollars), a précisé cette source.
L'attaque n'a fait aucune victime mais elle a suspendu pour une période indéterminée les émissions de la télévision publique dans l'ouest du royaume.
Afin de faire diversion, les rebelles avaient auparavant lancé une attaque contre des baraquements de l'armée et de la police.
"Les rebelles ont pénétré dans la station après avoir détruit la porte principale puis ils ont dérobé de l'équipement et brûlé des documents importants", écrit le journal de langue anglaise Kathmandu Post.
Ces violences sont les plus graves dans le petit royaume depuis la prise des pleins pouvoirs le 1er février par le roi Gyanendra. Le monarque avait limogé le gouvernement, l'accusant de ne pas avoir réussi à mater la rébellion maoïste qui a fait plus de 11.000 morts depuis 1996.
Le roi a nommé un nouveau gouvernement formé essentiellement de fidèles et qu'il dirige lui-même. Il a décrété l'état d'urgence, aboli les libertés fondamentales et mis aux arrêts de nombreux opposants. Ces mesures ont suscité l'ire de la communauté internationale. L' Inde et le Royaume-Uni, qui fournissent des équipements à l'armée népalaise pour l'aider à lutter contre les maoïstes, ont suspendu leur aide militaire.
Le monarque a proposé aux maoïstes de rouvrir des négociations de paix mais les rebelles ont répondu en imposant un blocus illimité de la capitale, en vigueur depuis le 13 février, et qui isole Katmandou du reste du pays. | Discussions similaires sur le Népal: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 12 359 visiteurs en ligne depuis une heure! |