Rjulie95 · 1 mai 2020 à 13:21 · 105 photos 119 messages · 13 participants · 7 468 affichages | | | | Merci Fabrice pour toutes tes interventions c'est vraiment très instructifs 😍
Quand j'ai vu que tu avais répondu à mon message, je me suis dit et merde j'ai encore dit une connerie 🙄😂 | | | Merci Fabrice pour toutes tes interventions c'est vraiment très instructif
Alors je vais me permettre un supplément tiré de wikipedia : En tibétain, shar désigne l'« est » et pa est un suffixe qui signifie « peuple » : d’où le mot Sharpa ou Sherpa, désignant ceux qui viennent de l'est.
De fait, les sherpas seraient arrivés du Kham (sud- est du plateau tibétain, incluant nord du Yunnan et nord-ouest du Sichuan), puis seraient entrés au Khumbu via le Nangpa La, le seul col "accessible" avec le Tibet.
Sherpa désigne aussi la langue de cette ethnie. Dialecte issu du tibétain, donc avec des différences. Mais celui qui s'est initié au ladakhi (un autre dialecte tibétain parlé dans le nord-ouest de l' Inde) bénéficie déjà de quelques bases.
Fabrice
P.S. : on retrouve le suffixe "pa" dans les lignées du bouddhisme tibétain, cf. gelugpa, kagyupa... | | | Samedi 29/04/2000 : Dole - Machermo Trek : 5h50Altitude : 4 330 m / 4 520 mDénivelé : 420 mRéveil : 6h30Température : 8°
J'ai passé une très mauvaise nuit, à cause d'un état fiévreux du à une mini insolation, la veille pendant la pause de midi je suis resté au soleil au lieu de m'abriter comme je le fais habituellement. Au réveil le ciel est tout bleu, mais très vite je m'aperçois que les jambes ne sont pas au rendez-vous. L'étape va être dure, mais la beauté du paysage me permettra d'oublier mes petits bobos nous découvrons le Cho Oyu (8 143 m) qui forme la frontière avec le Tibet
Au camp je me force à manger et direction le duvet, je dors par intermittence jusqu'à 18 h 00. Demain réveil à 4 h du matin.... J’espère que les jambes seront de retour
Le voyage a faillit se terminer ici pour tout le groupe car un porteur à fait un feu de bois, chose totalement interdite dans le parc, et un garde est passé par là juste à ce moment, après moult discussions tout à finit par s'arranger. Nous pourrons continuer notre trek. 
encore un peu de travail sur le cadrage
Certains sont devenus des amis de 20 ans ! Putain 20 ans 
| | | Dimanche 30/04/2000 : Machermo - Gokyo Trek : 9h10Altitude : 4 520 m / 4 790 mDénivelé : 355 mRéveil : 4h00 Température : -4°
Levé sous un ciel étoilé, pas encore bleu, il est trop tôt. Au programme marche jusqu'au lac de Gokyo puis ascension du pic du même nom, altitude 5 310 m
L'approche jusqu'à notre campement au pied du Gokyo Pic se fait sans difficulté pour moi, nous découvrons au fur et mesure de notre marche de petits lacs d'altitude partiellement gelés pour certains.
Après une courte pause et le regroupement de nos sacs nous partons pour l'ascension du Gokyo Pic qui sera notre premier sommet du trek. La montée est particulièrement raide et nous avons pratiquement tout le temps en vu le sommet. Nous montons doucement, chacun adoptant le rythme qui lui convient pour arriver au sommet. Les derniers 200 m se font uniquement avec la tête car ce n'est pas si difficile que ça. Certaines personnes commencent à souffrir de l'altitude.
Au sommet, 5 280 m, nous avons la première vue sur L’ Everest, le toit du monde. Il est difficile de décrire la beauté du site, la vision que nous avons sur le toit du monde est magnifique, même si il joue à cache-cache avec les nuages, il faut bien savoir se faire désirer.
La descente se passe sans problème, à ma grande surprise je n'ai aucun problème avec mes chevilles, celles ci ne tournent pas.
Pour le montage du camp, vu que j'ai un très gros ronfleur dans la tente, tout le monde attend que l'on est planté la tente pour se mettre le plus loin de nous 
| | | Bonjour, bonjour,
Bravo, quel courage et oui cela à l'air magnifique 
Merci pour les photos, là aussi faut plein de courage pour toutes les scanner | | | C’est vrai que ces paysages donnent vraiment envie d’aller les voir, ça doit être magique.
Heu! Le ronfleur... c’est pas toi?😂 | | | C'est vraiment très beau! Tu avais quoi comme objectif(s)? Muriel | | | Tu avais quoi comme objectif(s)?
Bien trop vieux pour m'en rappeler et comme c'est en argentique j'ai pas les données exif pour regarder | | | Lundi 01/05/2000 : Gokyo - Ninagauroto Goth Trek : 6h20Altitude : 4 790 m - 5 050 mDénivelé : 405 mRéveil : 6h30Température : -9°
Inutile de vous dire qu'au Népal, la journée de la fête du travail, ils ne connaissent pas. Les porteurs sont toujours debout aux premières lueurs de l'aube et ils sont toujours aussi chargés. Aujourd'hui c'est quand même un jour particulier puisque une partie de nos porteurs ne fera pas le voyage avec nous. On les rejoindra à Lobuche dans deux jours. Car nous allons nous enfoncer dans une vallée très peu fréquentée avec un passage difficile Le Cho La Pass ce qui nous oblige à nous délester d'une partie de notre matériel pour ne pas surcharger nos porteurs.
Nous nous réveillons sous un magnifique ciel bleu, nous partons donc en direction du Cho La Pass, nous traversons la langue terminale du glacier Ngozumpa, en fait nous marchons dans la moraine sur un sentier d'où il ne faut pas s'écarter car il y a des risques de crevasses..... Nous faisons une halte déjeuner dans un petit hameau totalement perdu, en fait le dernier avant d'arriver à la passe.
L’après midi nous nous approchons au pied de la Cho La Pass, la montée est assez difficile dans sa première partie, de plus le froid commence à se faire mordant et pour couronner le tout nous finissons la journée avec des nuages et un peu de pluie et de neige mêlée.
Quand je regarde ces photos pleins de souvenir remontent à la surface, je suis un peu frustré de ne pas avoir pris plus de photos, par exemple dans ce village un monsieur était en train de planter des patates, ça semble irréel à cette altitude ! Mais vu le prix des pellicules puis du développement on faisait très attention.
On me souffle dans l’oreillette que ce petit village s'appelle Thandnak / Dragnak qu'il est à 4 700m d'altitude et que maintenant il y a une dizaine de lodge, alors qu'à l'époque il n'y avait que 3 ou 4 maisons max  (Merci Fabrice) | | | dans ce village un monsieur était en train de planter des patates, ça semble irréel à cette altitude !
Grâce à son adaptation à l'altitude, la patate est la principale culture agricole dans le Khumbu, tout particulièrement dans la Vallée de Thame.
De même que la patate est très courante dans les Andes, avec une grande variété pour adaptation aux différents écosystèmes. C'est d'ailleurs la région d'origine de la patate.
Fabrice | | | Mardi 02/05/2000 : Ninagauroto Goth - DzonglhaTrek : 5h40Altitude : 5 050 m - 4 840Dénivelé : -235 mRéveil : 6h00Température : 2°
A cette altitude tout effort se ressent, le fait de se retourner dans son duvet demande des efforts, j'ai quand même passé une bonne nuit, mais à ma grande surprise je me suis réveillé plusieurs fois dans la nuit parce j'avais chaud, grande première depuis le départ, mais cela ne cadre pas avec l'altitude ou nous nous trouvons, 5 050 m. Et bien j'aurais l'explication en ouvrant la tente au petit matin, il a neigé une bonne partie de la nuit et nous sommes sous 30 cm de neige, en fait la tente est transformée en igloo et garde donc la chaleur, la notre quoi. Dire que la veille le sol était sec, c'est toute la magie de la montagne.
Après un copieux petit déjeuner nous partons en faisant la trace pour le fameux passage, je trouvais la montée vers la passe déjà impressionnante sans neige, mais alors là c'est le pompon. Le départ se fait dans les rochers, il faut faire attention car ça glisse pas mal, mais nos guides nous aident bien pour ce périlleux passage. Après nous attaquons un terrain plus stable mais raide. Faire la trace dans ce paysage grandiose est absolument magnifique, ça donne un sentiment d'expédition qui est renforcé par le fait que nous sommes tout seul. Au sommet nous avons une étendue de neige à perte de vue, seule les montagnes encadrant la vallée arrête notre regard.
Nous attaquons la descente, sans difficulté, dans cette nouvelle vallée qui est très froide, car elle est encaissée entre plusieurs glaciers et dominée par plusieurs pics de plus de 7 000 m. Il est vrai que nous sommes quand même à plus de 5 420 m, nous allons passer notre deuxième nuit à plus de 5 000 m, soit plus haut que le toit de l'Europe. Et on le remarque tout de suite, car le moindre effort se fait sentir.
Nous continuons tous les soirs nos parties de UNO, celles-ci sont de plus en plus acharnées et c'est pendant ces parties que le caractère de chacun se découvre, par exemple le guide est un gagneur il n'aime pas beaucoup perdre, ce qui m'amuse beaucoup, car je suis dans le même état d'esprit que lui !!
| | | Waouh! Super avec la neige! Comment? Vous n'aviez pas apporté les raquettes ? | | | Vous n'aviez pas apporté les raquettes ? 
Non aucun court de tennis sur le trajet, pas la peine de charger les porteurs | | | Vous n'aviez pas apporté les raquettes ? 
Non aucun court de tennis sur le trajet, pas la peine de charger les porteurs 
C'est vrai qu'un jeu de UNO, c'est moins lourd  mais les raquettes c'est toi qui les porterais car tu les aurais au pied | | | Mercredi 03/05/2000 : Dzonglha - LobucheTrek : 3h20Altitude : 5 050 m - 4 840Dénivelé : - 85 mRéveil : 6h30Température : -2°
Les tentes étant mouillées nous avons passé la nuit dans le seul "lodge" de la vallée. Ça fait du bien, mais il ne faut pas beaucoup bouger car les couches sont très étroites. Au réveil le ciel est bleu les glaciers majestueux qui nous entourent jouent à cache dans la brume, ce qui me permet de faire de "belles" photos, où plutôt de faire quelques photos.
Nous partons pour Lobuche, petite étape de trois heures, la première partie est magnifique car elle à flanc de vallée et nous pouvons admirer le paysage qui change constamment. La deuxième partie est beaucoup plus monotone car nous remontons le glacier qui va nous amener vers le camp de base de L'Everest. De plus nous commençons à rencontrer beaucoup de monde. Cette partie me confirme dans mon idée de ne pas faire le camp de base, car nous allons marcher dans la moraine pendant tout le parcours et cette route est très fréquentée, de plus au sommet nous n'avons rien vu de particulier si ce n'est le camp de base qui est sale, je vais consacrer mes forces à l'ascension du Kala Pattar sommet de notre périple.
| | | Jeudi 04/05/2000 : Lobuche - Gorak ShepTrek : 7h30Altitude : 5 050 m - 5 630 m / 4 840Dénivelé : + 710 mRéveil : 5h30Température : -2°
Aujourd’hui le temps est très important pour nous, en effet nous allons au sommet du Kalla Pattar et cette ascension ne peut se faire que sous beau temps, pour des raisons de sécurité et pour avoir une belle vue sur L' Everest
Au réveil nous avons un ciel bleu limpide avec pas la moindre trace de vent en altitude, nous allons donc partir faire notre ascension culminante sous un temps radieux, au départ nous sommes accueillit par des perdrix du Népal qui picorent autour de nous en nous ignorant.
Ça y est nous partons, au début nous traversons une bande de sable, avant d'attaquer avec un petit pincement au cœur notre montée, même si j'ai déjà fait plus haut, 5 630 m c'est pas rien. La montée est très raide vers le sommet que nous n'avons pas en point de mire sur la première partie. Chacun monte à son rythme, notre groupe s'allonge pas mal, mais l'essentiel est que tout le monde arrive au sommet. Chose qui sera réalisée, même si pour certain ce sera dur, plus moralement que physiquement d'ailleurs.
Mais la vue que nous avons au sommet nous fait oublier tous nos petits maux, en face de nous L' Everest et tout autour des montagnes à plus de 7 500 m, de partout où se pose notre regard des montagnes et des glaciers, Tout ceci est absolument somptueux, il est difficile de décrire mes émotions au sommet, tour à tour la joie et l'émerveillement se succèdent.
L’ Everest
L'équipe au complet
Panorama sur la chaîne de l' everest
| | | vendredi 05/05/2000 : Gorak Shep - LobucheTrek : 2h40Altitude : 5 050 m - 4 840 mDénivelé : - 230 mRéveil : 6h00Température : -2°
Journée assez tranquille pour moi puisque je n'ai pas fait l'effort d'aller au Camp de base de l'Everest donc après le petit déjeuner retour au chaud dans le duvet, et j'ai bullé jusqu'au retour de mes petits camarades, qui ne semble pas spécialement enthousiasmés par la ballade. Elle ne vaut que par le coté historique du site.
Après un déjeuner nous prenons le chemin inverse pour redescendre jusqu’à Lobuche, rien de particulier, si ce n'est qu'il ne nous reste plus que 7 jours de trek et que cela commence à se sentir, pas spécialement sur le physique, mais plus moralement. Nous montons le camp sous un ciel couvert.
Heureusement qu'il y a de la neige parce que c'est bien minéral quand même 
| | | Samedi 06/05/2000 : Gorak Shep - Dingboche Trek : 3h40Altitude : 4 840 m - 4 400 mDénivelé : - 470 mRéveil : 6h30Température : 6 °
Nous nous sommes endormis sous la neige et au réveil il neige encore, il y a environ 10 cm de neige au sol. Nous partons sous la neige et dans une belle purée de pois. Au fur et mesure de notre marche le brouillard se lève, et nous commençons a voir le ciel bleu. Ça sent vraiment la fin du trek, à croire que le sommet que nous avons fait puis le camp de base marque la fin de notre voyage. Tout le monde semble comprendre que le voyage touche à sa fin. Il est plus difficile de se retenir sur certaines réflexions.
Apres midi tranquille nous arrivons à flanc de colline au village de Dingboche, comme le ciel c'est couvert pendant notre descente nous ne pouvons pas nous approcher pour voir L'island Peak qui sera peut-être un autre trek pour moi dans un avenir proche. Nous nous attablons pour faire notre partie de UNO, bientôt les résultats finaux..... Nous nous couchons une fois de plus sous la neige, demain étape longue.
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Elle est sympa cette photo 
Journée assez tranquille pour moi puisque je n'ai pas fait l'effort d'aller au Camp de base de l'Everest donc après le petit déjeuner retour au chaud dans le duvet...
Non mais, j'y crois pas... tu t'es octroyé une grasse matinée... en fait tu n'es pas allé jusqu'au camp de base de l'Everest 
Je crois comprendre qu'il commence à avoir des frictions... vous n'avez pas encore lâcher le "chiant"? Il fallait le passer par dessus la passerelle, ni vu, ni connu | | | Non mais, j'y crois pas... tu t'es octroyé une grasse matinée... en fait tu n'es pas allé jusqu'au camp de base de l'Everest 
Ben le camp de base c'est juste pour dire j'y étais ! A l'époque ce n'était qu'une décharge avec des tentes ! Et puis c'est quand même très minéral.....  Et l' Everest tu le vois mieux d'un peut plus loin que du pied de l'ascension 
Je crois comprendre qu'il commence à avoir des frictions... vous n'avez pas encore lâcher le "chiant"? Il fallait le passer par dessus la passerelle, ni vu, ni connu 
Le couple on a tout fait pour l'éviter et c'était assez facile sauf pendant les repas | Carnets similaires sur le Népal: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Photo postée par Régis Julié (membre Rjulie95). Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 4 039 visiteurs en ligne depuis une heure! |