Bonjour,
Comme je l’ai déjŕ indiqué lors de diverses interventions, la premičre fois que j’ai acheté le guide se faisant appeler « Petit Futé », c’était pour un voyage en
Arménie en 2003. Le Bradt n’existait pas encore et le Lonely avait une couverture du pays que je trouvais trčs lacunaire.
Pour le Lonely, cette remarque n’est pas propre au guide qui couvre les trois pays de la Transcaucasie mais est valable pour d’autres titres comme par exemple celui pour l’
Asie Centrale.
Dans un pays oů l’on croise des anglophones ŕ doses homéopathiques (et ou je n’ai croisé qu’une seule personne s’exprimant en français), oů il faudrait idéalement parler russe et/ou arménien (ou comme dans notre cas, russe et/ou ouzbek), on est en droit d’attendre d’un guide papier qu’il contienne plans et cartes et les infos minimalistes pour atteindre les endroits dont il parle. Il n’y a pas le moindre intéręt ŕ avoir une couverture détaillées des hôtels et restaurants car il y a tjs moyen de trouver un toit pour la nuit et un endroit pour se sustenter. De plus, voila bien le genre d’infos qui sont trčs volatiles et susceptibles de ne plus ętres rapidement ŕ jour !
Pour rappel, en
Asie Centrale (comme dans le
Caucase du Sud), le mime ne rime ŕ rien et les indications en cyrillique, en ouzbek ou en arménien ne sont pratiquement d’aucune utilité, le guide se doit de vous tuyauter un minimum.
Pour l’avoir employé, le « PF » est en effet bâclé (réalisé ŕ la va-vite pour couvrir tout un tas de destinations mais lorsque l’on compare un titre de cette collection (...) avec un autre guide papier d’un éditeur plus sérieux (je maintiens le terme), on a vite compris ŕ quoi s’attendre), pas pratique (pas ou peu de cartes) et les infos pour se déplacer par soi-męme ne sont absolument pas ŕ la hauteur. Je vous invite ŕ « suivre » les instructions pour Dvin (et y trouver les ruines) ou Garni (avec les minibus) par exemple...
L’année d’aprčs (2004), on m’a offert (...) le PF consacré ŕ l’
Ouzbékistan. Bien refroidi par mon expérience de l’année d’avant, je ne l’ai pas emporté mais ai juste photocopié la partie consacrée ŕ la vallée de
Ferghana. On ne sait jamais...
Et bien si, ici aussi, il ne donne pas d’infos pratiques. Il donne des infos (le contraire serait un comble) mais n’est pas un guide pratique.
Au printemps 2006, je croise un canadien ŕ
Baku, il possčde le « Bâclé » (et le regrette)
En comparant celui que j’avais pris (Trailblazer
Azerbaijan) et le sien, il n’y a vraiment pas photo : pas de plan de
Baku, pas d’infos pour se déplacer, si peu de cartes. Bref, une daube ŕ 16€ mais quelle daube ! Certainement le pire « guide » jamais édité.
Afin de ne pas mourir idiot, j’ai feuilleté par la suite trois autres titres (dans le cadre de la préparation de mes voyages) consacrés ŕ l’
Ethiopie (je vous invite ŕ le comparer au Bradt), ŕ l’
Algérie et au Yémen (j’ai lu entičrement ce dernier lors de mon séjour ŕ Kawkaban ŕ l’automne dernier, il s’y trouvait dans la bibliothčque de la guesthouse)
Il va de soi que je me suis abstenu de les acheter !
Si je reconnais qu’ils donnent tous des informations, ils ne peuvent ętre comparés ŕ des collections bien mieux faites. Et si vous me reprochez de parler réguličrement de titres anglophones, ce n’est nullement par snobisme ou élitisme mais pour l’unique raison qu’il est préférable d’employer le guide le plus adéquat pour une destination donnée (męme s’ils peuvent ętre en anglais). Vous avez également des collections traduites qui sont excellentes, je pense ici ŕ Footprint (chez Gallimard)
Pour rappel, il me semble que la majorité des gens préparent leurs voyages ŕ l’avance (hormis peut-ętre les gens qui partent en troupeaux et qui de toute façon suivent) et qu’il est tout ŕ fait possible de lire un guide en anglais (quitte ŕ employer un dico pour s’aider) et l’annoter.
Męme si on ne comprend pas nécessairement tout, tant que l’on comprenne le sens général, c’est amplement suffisant.
De toute façon, c’est quand męme l’anglais qui a le plus de chance de vous servir « au quotidien » quand vous ętes en voyage (dans un pays non francophone)
Et vous ne devez pas craindre d’éventuelles remarques sur votre anglais de la part de gens qui ne sont de toute façon pas anglophones de naissance.
Et męme s’ils le sont (et s’ils sont honnętes), ils sont mal placés pour faire des remarques sur votre maîtrise de la langue anglaise alors qu’eux ne parlent pas nécessairement le français ou une autre langue !
Si je renomme le GDR du sobriquet de franchouillard ce n’est nullement pour l’aspect langue mais comme il a déjŕ été mentionné ŕ maintes reprises sur VF, pour ses travers typiquement « franchouillards »
Encore une fois, il convient d’employer le guide (papier) le plus adéquat pour voyager, sans tenir compte du marketing qui fait croire que l’on édite un nouveau guide chaque année (GDR) ou que l’on sait publier des guides pertinents pour pratiquement toutes les destinations possibles (PF), męme s’il faut passer pour cela par un livre en anglais (ou toute autre langue pour un peu qu’on la comprenne ŕ minima)
Michel