02 mai, Beaujeu / Saint-Cyr-le-Chatoux
Belle journée aujourd’hui à parcourir les vigoureuses collines des Monts du Beaujolais en contrebas desquelles s’étalent, sur les pentes ou dans la plaine de
Saône, les villages aux toits roses.
A l’Ouest de la ligne de crête, abondance de pâturages. Là, coexistent les robes blanches des Charolaises et celles pie-rouge des Montbéliardes.
Mais côté Est sur les côteaux ensoleillés, c’est la vigne qui organise le paysage et lui donne son identité.
Toutes mes rencontres de la journée ont d’ailleurs été centrées sur le vin, et ce, à m’en faire tourner la tête.
Au petit déjeuner tout d’abord, quand le mari de l’hôtesse est venu discuter avec moi. Il m’a parlé de son métier d’œnologue, des difficultés rencontrées par les vignerons d’aujourd’hui passées les années dorées, de la réduction des surfaces.
Rencontre ensuite avec une promeneuse matinale qui faisait son tour quotidien avant d’aller prendre son travail à l’hôpital de Villefranche. Elle m’a montré les propriétés de son mari vigneron, a évoqué son fils qui était en train de reprendre une partie de l’exploitation. Elle m’a également expliqué que les vins du Beaujolais étaient produits à partir d’un seul cépage, le Gamay.
Et peu avant mon arrivée, sur la jolie terrasse d’un bar en contre-haut de la plaine de
Saône, j’ai rencontré une famille en train de déjeuner sous les arbres. Ils se sont montrés intéressés et curieux de savoir où j’allais ainsi avec mon grand sac à dos.
Une famille de viticulteurs... Et très vite donc la conversation s’est engagée sur le travail de la vigne, sur les vins d’ici, mais aussi ceux de chez moi – Corbières, Clape, Minervois – qu’ils avaient l’air de connaître et d’apprécier.
Bref, je crois n’avoir jamais autant parlé de vin avec autant de sobriété...
Demain je franchis la
Saône à Villefranche, et je passe rive gauche dans l’
Ain et le pays des Dombes.