Retour sur notre parcours de trois semaines!
Merci à Sylvie pour vos conseils!
Kenya
Départ un vendredi matin de
Zurich pour
Nairobi, en vol direct. Sascha m’a fait la surprise de réserver à la dernière minute, en misant car il y avait encore des places libres, deux places en Business plutôt qu’en Economy. Belle surprise, débutant au Lounge à l’aéroport où buffet chaud et froid, boissons à volonté, douches et canapés sont à disposition. L’heure d’attente passe à une allure folle. Les avantages s’accumulent, pas de queue pour rentrer dans l’avion, apéritif au champagne, carte avec menu, différents plats au choix, un service exceptionnel, le personnel est à nos petits soins. D’ailleurs, beaucoup de sièges sont vides. On a la place pour étendre les jambes et se coucher. Des magazines pour la lecture. Je ressens moins le besoin de regarder des films, je lis pendant presque tout le trajet, qui passe d’ailleurs à vive allure, sans cesse entrecoupé par les repas. C’est moins écologique de voyager en business qu’en economic, mais dans ce cas là, ça ne change pas grand chose, vu qu’ils allaient autrement rester vides. J’essaie de me convaincre.
Arrivée en soirée à
Nairobi, passage de la douane très rapide, nous avions déjà fait les visas en ligne. Aucun contrôle des sacs pour vérifier si nous possédons des sacs plastiques, interdits au
Kenya. Par précaution, nous n’avons pris uniquement des sacs en tissus (vous savez, ceux qu’on reçoit partout avec de la pub) et pour les petites choses, des sacs en papier (type sacs papier de boulangerie). Nous prenons des shillings Kényans au bancomat (10’000 soit 100 CHF) et achetons une carte SIM avec 5 GB pour le vieil iPhone emporté (qui fera office de Hotspot pour nos deux smartphones respectifs), 1500 ksh. On appelle via le wifi gratuit de l’aéroport notre hôte qui vient nous chercher (guesthouse JKIA homestay and tour). Ponctuel et très sympa. Nous nous endormons difficilement, peu fatigués, une fois nos bagages préparés pour le trekking qui commence le lendemain. Nous avons prévu 5 jours de trekking sur le
Mont Kenya.
Réveil matinal, le chauffeur John nous conduit pendant près de quatre heures direction le
Mont Kenya. Pause pipi. Pause pour acheter des fruits. De l’eau. Pause pour un thé et visite d’une magasin de souvenirs. Longue pause à Nanu Moru pour rejoindre le guide John, car notre guide Mary ne pouvant finalement pas nous rejoindre aujourd’hui, nous dit-on. Elle viendra plus tard. On a des doutes, on pense que c’était prévu, elle dit le contraire par WhatsApp. On saura par la suite que John le guide avait été averti trois semaines avant notre arrivée de son mandat. Léger mensonge donc. Tant pis, le jeune guide est très sympa et nous rencontrerons Mary plus tard dans notre voyage - nous avons prévu encore un safari avec elle. Nous visitons Naru Moru pendant que le guide prépare avec le cuisinier les affaires pour le trekking de cinq jours. On repart après une heure, direction le point de départ, où l’on attend encore, sur les porteurs, au nombre de trois! - pour nous deux! Donc cinq personnes qui nous accompagnent. On a jamais vécu ça. C’est ainsi. Procédure administrative rapide et simple pour les entrées de parc, gérées par le guide. Nous donnons juste nos passeports. Lunch pic-nique rapide, avec un guacamole contenant tomates et oignons frais. On verra bien si on supporte (on a supporté!). Une fois tout le monde prêt, départ avec le guide, pour 8km de marche simple sur route vers le premier campement. Les porteurs suivent. Une fois arrivés, nous recevons une cabane pour nous seuls, café thé biscuits, le cuisinier s’active avec les porteurs et le guide, nous nous laissons servir. Étrange sentiment, c’est ainsi. On ne mangera pas ensemble non plus. Soirée tranquille et dodo tôt! Sur le chemin, nous avons vu des babouins, des singes au col blanc, des oiseaux, des antilopes, mais pas grand chose d’autre. Tout est très vert. C’est très beau.
Nuit agitée avec Sascha qui se réveille de maintes fois pour aller aux toilettes. Riche déjeuner avec du porridge, des pancakes, des patates douces, des omelettes, des fruits. Longue journée de marche, environ 6 heures, jusqu’à la cabane McKinders Camp. Sascha est malade, maux de ventre et diarrhées en continu. Vive l’immodium. Arrivée en milieu d’après, peu avant que la pluie s’abatte. La cabane en pierre très vétuste est vide, il fait froid. On attend les porteurs pour nos affaires de rechange et pour recevoir du thé chaud. Maux de ventre chez Sascha. On se sait pas vraiment pourquoi. C’était une très belle randonnée, ascension de 1000m, nous dormons à 4300m. Paysages sublimes et nouveaux, plantes intéressantes et originales. Des sortes de marmottes se baladent entre les rochers, des oiseaux sifflotent et profitent de la pluie qui tombe. Le brouillard se lève puis repart. Revient. Le temps change cinq fois en cinq minutes. Le lendemain est une journée d’acclimatation à l’altitude et de repos, heureusement ça tombe bien pour Sascha, c’était prévu. Nous avons mangé du riz et des carottes pour le souper, pour bien tasser le tout.
Journée d’acclimatation, Sascha reste en cabane, épuisé par une nuit mouvementée, diarrhées en continu. Eau chaud avec sel et sucre, médicaments, il s’avère finalement que ce ne sont pas les intestins le problème, mais l’estomac qui ne gère pas la digestion (suite à une intoxication alimentaire avant notre départ en
Suisse). On s’attelle donc à prendre soin de l’estomac. Il se repose et dort. Je pars avec le guide pour une petite marche de 3 heures, pour découvrir un lac magnifique.
Retour pour le repas de midi, lectures et repos dans l’après-midi, souper léger. Sascha est épuisé, mais va mieux. Nous décidons de continuer le trekking comme le plan de base, soit de monter le lendemain à la plus haute cabane, Austrian Hut, 4800m.
Journée de marche fabuleuse, riches en paysages, passant de la vallée verte (tout de même 4300m) aux monts de rochers (aucune végétation à 4800m, outre quelques fleurs). La montée se déroule bien, Sascha tient le coup, nous faisons tous des petits pas, le souffle est plus court qu’en plaine, on ne doit pas monter trop vite. Arrivée en début d’après-midi à la cabane, bien remplie, une quinzaine de porteurs, des guides, des cuisiniers, des touristes. Un peu le choc, étant seuls depuis trois jours. Il s’avère que les touristes se comptent sur les doigts de deux mains, nous sommes peu, et la majorité dort sous tente dehors. Nous partageons notre dortoir de 8 (4 lits de 120cm) à trois. Confortable. Il fait bien chaud, bien plus chaud que dans la cabane d’avant. Dehors, nous sommes autour de zéro degré, le soleil chauffe vite (et brûle la peau!), il est le bienvenu. Nous discutons avec les autres randonneurs, beaucoup de grimpeurs à vrai dire. Certains attendent depuis trois jours pour monter au plus haut point de la montagne, au-dessus 5000m. Ils grimpent. En randonnée, le point le plus haut est à 4985m, accessible par une via ferrata, simple. Mais il ne vaut pas avoir le vertige! Nous décidons de monter dans l’après-midi au sommet, Sascha étant en meilleur forme, et le ciel se découvrant. Vue irréelle, vallées sans fin, couleurs étincelantes, une pure beauté. L’ascension se fait au pas, en haut on apprécie. Nous sommes seuls avec John notre guide. Les conditions météorologiques changent extrêmement rapidement. Du jamais vu pour nous, quand bien même habitués de la montagne. Le glacier en haut du
Mont Kenya est petit, bien plus petit qu’il y a quelques temps. La faute au réchauffement climatique, petite pensée à notre émission carbone très mauvaise en venant au
Kenya en avion. Ce glacier est petit, c’est un peu de notre faute.
Descente à la cabane, repas et échanges avec les autres muzungu, les touristes blancs. Ce n’est pas un terme méchant. Chaque équipe a son cuisinier et ses porteurs qui aident en cuisine, des réchauds de gaz les uns à côté des autres, les écuelles et les casseroles qui tapent, les légumes et les condiments qui s’entassent, un vrai bordel dirait-on, mais chacun mange à sa faim et tout le monde est content. Entre 20h-21h, tout le monde se couche, les porteurs aussi, le silence est roi. Et Sascha va mieux. Fatigué.
Réveil matinal, car tous les autres muzungu partent grimper à 5:30. Nous ne pouvons dormir pendant ce brouhaha, nous nous levons aussi. D’ailleurs, nous avons environ 7 heures de marche pour atteindre la Siromon Valley, où nous atteindrons la gate du même nom. John est un peu pressé, car il s’avère que nous devons être à 13:30 au plus tard en bas, car nous avons 4x24h d’entrée dans le parc, ce qui correspond à notre trekking. Un peu surpris, car nous avons finalement réservé 5 jours, mais l’organisation a prévu seulement 4x24h d’entrée. Sachant que 1 entrée de 24h c’est 50$, cela fait à nous deux 100$ d’ « épargné » par l’organisation. Un peu limite, c’est ainsi. Une longue descente donc dans la vallée, redécouvrant la verdure et la vie de moins haute altitude. Nous mettons 6h30, avec peu de pauses et un bon rythme en descente. Arrivée à la fin, les porteurs cuisinent encore quelque chose pour le repas de midi, et Mary, notre contact sur place et l’organisatrice du voyage, arrive. Chaussures à talons, robe et foulard, collier et boucles d’oreille, nous sommes surpris, mais c’est bien Mary. Une charmante femme, maman d’un enfant, elle est la première guide de montagne du
Kenya. Depuis, elle organise sous le nom de deux entreprises des tours et des voyages dans le pays. Elle utilise bien sûr son nom et son parcours pour la promotion de ses activités. Elle est toujours guide (on ne l’a pas vue marcher!), elle était sur le
Kilimandjaro la semaine précédente. Elle travaille avec des guides locaux et veut promouvoir les guides femmes. Pour ce faire, nous lui avons apporté 15kg d’habits de sport pour femme depuis la
Suisse, récupérés chez des amies. Nous descendons donc avec Mary et son chauffeur dans la vallée, après avoir remercié nos hôtes et porteurs, et distribués les pourboires. Tache pénible, car très hiérarchisée, les porteurs revenant le moins. Nous avons payé 1900.- à Mary, pour ces 5 jours de trekking, soit 950.- par personne. Tout compris, sauf les pourboires (80.- guide, 50.- cuisinier, 30.- porteur - au nombre de trois). Une semaine qui a son pesant d’or. Il faut savoir que l’entrée pour le parc national du
Mont Kenya coûte à elle seule déjà 420.- pour deux. Mary est très gentille et nous a beaucoup aidé pendant notre préparation du voyage. Très rapide, la communication par WhatsApp est excellente. Il lui manque, et c’est pour beaucoup au
Kenya le cas, un peu de transparence et de détails. On ne sait jamais vraiment qu’est-ce qui est compris ou pas dans les offres, on doit demander plusieurs fois, et certaines choses se contredisent. Donc on n’a pas hésité à marchander un peu, la baisse du tarif n’a pas été grande. On ne savait ni combien de porteurs nous allions avoir, ni que notre guide n’était pas Mary.
On nous conduit à notre hôtel près de
Nyeri, passant les prochains jours dans la région pour découvrir des plantations de café et visiter le parc national Aberdares.
Après 5 jours sans se doucher, l’hôtel Golden Gates était le bienvenu. Et bien fatigués, nous avons dormi comme des bébés. L’hôtel est peu cher (40$/nuit) et surtout bien moins cher que tout ce qui se trouve en ville. Nous sommes excentrés, mais à côté d’une porte pour le parc Aberdares. Piscine et chambre très correcte. Comme souvent, on ne regarde pas la tuyauterie ni les détails dans la chambre. Service sympa, même si légèrement désorganisé. Petit déjeuner très correct, inclus. En cette nouvelle journée, nous découvrons différentes plantations de café de la région,
Nyeri Hills Farm d’abord, puis Othaya Cooperation, plus au sud. Sascha importe du café d’ici en
Suisse, en achat direct. Visites très intéressantes, découvrant tout le processus de récolte des baies rouges, du triage, du ramassage, de fermentation, de séchage. Une journée riche en découvertes et en échanges avec différents acteurs de la branche. Dans la région, il y a aussi des plantations de thé, sûrement aussi intéressant à visiter. Nous étions des invités « business », je ne sais pas honnêtement si c’est possible en tant que touriste lambda. Repas en ville de
Nyeri, nous ne sommes pas très fiers de marcher dans les rues sombres une fois le soleil couché. Nous mangeons au White Rino, restaurant que nous ne conseillons pas vraiment (plutôt cher, salé, asiatique sans vraiment l’être). Nous recommandons plutôt d’utiliser la liste de l’Alliance des Chefs de Slow Food
Kenya, cette association qui lutte pour une alimentation bonne, juste et propre dans le monde entier.
Le lendemain, nous partons pour un safari dans les Aberdares avec Mary, son fils, et le conducteur du 4x4 et guide pour la journée. Nous partons d’une des entrée du nord du parc (Salient), descendons jusqu’au chutes d’eau (centre sud) et remontons: environ 7 heures de safari. C’est intense et fatiguant, mais très beau. On ne doit pas d’attendre à croiser sans cesse des animaux: la nature est ici reine, les différents stages de végétation sont absolument magnifiques et méritent le détour pour celles et ceux qui savent les apprécier. On voit de temps en temps des singes, des éléphants, des buffles, des oiseaux. Nous avons vu un léopard de loin, marchant sur la route. Il fait froid sur le haut plateau! Polaire et pantalon recommandés! Repas de midi à une aire prévue à cet effet, pic-nique. Fin de journée à l’hôtel, dans le jardin et repas en chambre. Fatigués.
Toujours avec la même équipe, nous partons le lendemain direction Nahururu: chutes d’eau (belles, mais elles ne valent pas le détour) et view point à hippopotames (on en a vu qu’un). C’était sur notre route pour atteindre la guesthouse Maverick, au pied des Aberdares, mais de l’autre côté de
Nyeri. Bon et beau concept de petites maisonnettes traditionnelles, un peu cher à notre avis, c’est nouveau et pas encore tout en ordre et propre. Le service est inégalable par contre: thé, goûter, promenade guidée dans les environs, souper, l’hôte est à nos petits soins. Belle nuit calme, fraîche (2300m!). Nous quittons Mary et son équipe, terminant ainsi notre première semaine riche en expériences au
Kenya.
Dimanche matin, un chauffeur vient nous chercher pour nous emmener à
Nakuru, où nous allons faire le parc
Nakuru en safari dans l’après-midi. Nous avons un coup de cœur pour ce parc: nature très diversifiés, animaux en nombre! Zèbres, buffles, girafes, antilopes, impala, singes, rhinocéros, lions (nous en avons vu 7!), oiseaux, hippopotames et pélicans. Nous dormons le soir à l’hôtel Miale, en dehors du centre, proche d’une porte du safari: un hôtel qui a eu de meilleures heures, c’est okay. Sans plus. Le Junction bar à côté est rigolo, il faut oser entrer et monter à l’étage. Tout le monde nous regarde, peu de blancs traînent par là. Nous nous sentons en sécurité.
Lundi est le début d’une nouvelle semaine et de nouvelles rencontres: nous allons passer la semaine en compagnie de gens de l’association Slow Food. Elphas de Slow Food
Kenya a organisé pour nous des visites chez des producteurs et dans différentes fermes. Lucy sera notre guide et conductrice. Nous découvrons lundi plusieurs petites fermes biologiques à 1h de
Nakuru. Un monde à part. Pas d’électricité, de l’eau de la rivière, une vie précaire. Francis a initié dans cette région une communauté Slow Food, promouvant l’agriculture biologique. Les petites fermes sont indépendantes et produisent essentiellement pour les propres besoins. Il n’y pas de marché pour les légumes et fruits bios. Nous découvrons le chia, l’amarante, des sortes de pois et haricots, la permaculture. Francis est un hôte d’une grande générosité. Nous mangeons dans une ferme et nous nous promenons avec des enfants, découvrant des champs et des jardins. Nous rentrons le soir à l’hôtel Emboita Hotel (on recommande!!), la tête pleine de souvenirs et d’informations, le cœur rempli d’amour. Nous recommandons ce type d’excursion avec Lucy, qui, suite à notre élan et enthousiasme, aimerait peut-être se lancer et proposer des excursions dans les fermes (genre de TO).
Seconde journée avec Slow Food
Kenya, dans la région et forêt de la tribu Ogiek. Ils sont des chasseurs et cueilleurs depuis des décennies, et sont aujourd’hui encore des apiculteurs professionnels. Nous rendons visite au Chairman de la tribu, qui nous accueille dans son bureau et nous explique ce que font les membres de la tribu et comment elle se finance. Ils utilisent des ruches « normales » comme celles que tout le monde connaît, ainsi que des ruches traditionnelles, un tronc d’un certain arbre, vidé, accroché dans les hauteurs d’un certain autre type d’arbre, dans lesquels les abeilles vont rassembler le pollen autour d’une reine. Nous dormons dans la guesthouse de la tribu (20.-/pers. pension compète). Mary, cuisinière de l’Alliance des Chefs de Slow Food, est nos petits soins. Les trois miels différents sont des Presidi Slow Food, des produits labellisés par l’association qui veut en faire la promotion et protéger (et promouvoir!) cette tradition séculaire. Lucy, activiste de Slow Food
Kenya, nous accompagne à nouveau pour cette excursion inoubliable. Après les présentations, nous nous installons dans la guesthouse et partons avec deux apiculteurs, pour récolter du miel. Ils nous expliquent le processus et leur vie. Nous prenons en passant le thé chez Mary, qui nous accompagne avant de cuisiner pour nous. Un motard nous rejoint, des jeunes préparent des pois qui nous seront servis à midi. Nous prenons part à la récolte de miel d’une ruche normale, nous mangeons le miel sitôt récolté, un délice. 5-7kg de miel sont amassés dans un seau. Nous découvrons les fleurs qu’aiment les abeilles et la manière du faire de la fumée (avec deux bouts de bois et sans briquet) pour éloigner les abeilles de la ruche. Nous partons. Déposons Mary en route, croisons un autre homme, qui nous accompagne. Les messieurs nous montrent un tunnel construit par les Britanniques vers 1913, qui sert à rediriger un courant de rivière. Leurs yeux brillent lorsqu’ils nous racontent ces histoires dont leurs grand-parents ne veulent pas trop conter les détails.
Repas de midi puis découverte d’autres ruches, normales et traditionnelles. Nous retrouvons le chairman qui nous montre le stock de miel des dernières semaines et nous explique le processus de filtration et remplissage des pots, la labellisation et la vente. Balade dans le village fait de maisonnettes de bois (forêt) et pas de terre (comme découvertes le jour d’avant dans les fermes), bière dans l’herbe, sourires et poignées de main aux enfants impressionnés de voir des Muzungus puis repas de soir traditionnel (purée des patates épinard maïs et pois, ragoût de bœuf, polenta blanche, épinards et bettes, fruits). Découverte de la station radio locale inaugurée il y a peu, une fierté de la région, une radio dans laquelle on parle enfin la langue de la tribu. Une longue journée extraordinaire pour laquelle nous remercions infiniment nos hôtes et notre guide Luc. Fatigués, nous dormons comme des souches.
Douche chaude le lendemain matin (grâce au feu de bois sous la citerne d’eau, pendant toute la nuit), petit déjeuner traditionnel (pancakes, œufs, arrow roots et patates douces, fruits frais) et départ pour une forêt pour découvrir d’autres ruches traditionnelles. Ces troncs évidés peuvent permettre de récolter jusqu’à 30kg de miel par tronc. Ils sont très hauts dans les arbres, atteignables uniquement par la force des bras et des jambes. On ramasse le miel sans protection, sans masque ni blouse. Certaines ruches appartiennent à la tribu, aux membres apiculteurs qui se partagent le miel et les ressources. D’autres ruches sont privées, léguées de père en fils. Lorsque le fils se marie, sa nouvelle femme reçoit de la belle famille une ruche en cadeau, ruche dont le fils sera responsable. Après les adieux et les pourboires, nous partons avec Lucy vers Molo, pour le collège Baraka Agricultural College, où nous retrouvons des étudiants italiens et allemands qui font une Winter School Slow Food de 10 jours. Nous préparons le repas du soir ensemble, récoltons les légumes et cuisinons ensemble un repas traditionnel. Nous tuons les poules, coupons les épinards et les blettes, rôtissons le bœuf, fritons le poisson frais (pisciculture au collège), préparons les chappatis. Les italiens dansent, nous goûtons du met, cette boisson antique de miel fermenté, nous mangeons trop et échangeons beaucoup avec tous les Kényans présents (membres de l’association Slow Food). Nous apprenons beaucoup et passons une soirée riche en échanges.
Nous dormons dans une chambre du collège, partons le lendemain vers
Nakuru, pour visiter le marché. Une expérience unique, à faire absolument, accompagné par un local. Nous rions avec les productrices et vendeurs, nous achetons des mangues, des avocats, différentes sortes de fruits de la passion, nous découvrons la canne à sucre et marchandons pour des bananes. Nous quittons les étudiants qui rejoignent un village qui se situe sur l’
équateur, nous partons direction le parc Hell’s Gate avec Lucy et son fils. Lucy est une conductrice prudente sur les routes, une femme et maman incroyable, qui connaît énormément de choses sur son pays, sur l’agriculture et la production de denrées alimentaires. Elle est intéressée et nous a permis de voyager en dehors des sentiers battus, de découvrir le
Kenya, les gens, la population, les mœurs et les coutumes, les sourires et les rires, ce qui fait vivre le pays. Nous dormons dans une cabane dans le Fisherman Camp au bord du lac Navaisha, un petit paradis touristique, pourtant très calme en cette saison (fin janvier). Les oiseaux chantent et les singes traversent entre les tentes et les bungalows, le restaurant propose des petits plats à prix très corrects (service lent), le parc est à 5km.
Nous louons des vélos sur place et roulons le lendemain jusqu’au parc national Hell’s Gate. Nous y passons la journée, en faisant plus de 40 kilomètres. Personne ne fait autant, ce n’est pas nécessaire non plus, nous voulions faire un peu de sport. Nous nous sommes perdus, nous avons découvert des traces très fraîches d’un félin, nous n’avons pas traîné, rencontré des Masaïs avec un immense troupeau de chèvres, vu des girafes de très loin, des zèbres, des impalas et autres cervidés de plus proche. Des Pumbas partout, on les aime. Découvrir le parc à vélo est une expérience unique que l’on recommande. Pas pour les animaux pourtant, car pas forcément visibles ou nombreux. La nature est très belle, les falaises et les arbres, sentir les odeurs de la savane et le vent à ses oreilles rend l’excursion incontournable. Prendre son temps, avec un pic-nique et des jumelles. Les installations électriques (lointaines) de l’entreprise utilisant l’eau chaude (vapeur) à l’orée du parc sont impressionnantes. Nous rencontrons fatigués de notre journée et apprécions les meilleurs chappatis de notre séjour au
Kenya au restaurant au camp.
Journée suivante très relaxante, nous faisons la grâce matinée et lisons dans l’herbe. Nous rencontrons une famille de Français et faisons ensemble un tour en bateau sur le lac, un grand avantage pour nous, le coût de la location étant divisé par six. Nous marchons jusqu’au village voisin direction Naivasha (apparement c’est peu prudent dans l’autre sens, vers Crater Lake), Sascha se fait couper les cheveux pour 200 shillings et nous mangeons dans un hôtel pour 150 shillings par personne. Ce soir, pour la quatrième fois, nous prenons le Mephaquin, ce médicament contre la malaria. Quand bien même tout le monde dit que ce médicament a des effets secondaires importants et dérangeants (je me demande combien l’on vraiment essayé), nous le prenons et n’avons pas d’effets secondaires. Contrairement à la Malarone, il suffit de la prendre qu’une fois par semaine. Nous, ça nous arrange.
Le dimanche est une longue journée de transports. Nous allons de Naivasha à
Mombassa. D’abord en taxi jusqu’à
Nairobi, avec Ian, qui nous avait conduit dans les plantations de café une semaine auparavant. Nous faisons le trajet avec Françoise, une Kényane-Française-Britannique de 80 ans, qui voulait aussi rentrer sur la capitale. Seule et pleine d’énergie, elle voyage au
Kenya et en
Tanzanie pour la x ème fois. Nous rions beaucoup pendant le trajet de 2:30 jusqu’à la station
Nairobi Terminus (proche de l’aéroport), où nous démarrons la riche aventure ferroviaire. Contrôle des bagages, confiscation des couteaux suisses (que nous pourrons, après négociations, reprendre à notre retour dimanche suivant), contrôle des drogues avec deux chiens différents, grand contrôle du sac de Sascha et de tous les médicaments emmené (car le chien avait senti Odin, notre chien), visualisation des photos de notre chien, discussions, contrôle des passeports, contrôle des billets (achetés en ligne via un numéro de téléphone kényan), recontrôle des bagages (oui! Pour tout le monde!) et enfin on a pu s’asseoir quelques minutes en salle d’attente. On se croirait dans un aéroport. On nous vend des samosas avant d’embarquer, on « oublie » de nous rendre la monnaie (une première au
Kenya, autrement nous avons toujours et sans exception fait face à une grande honnêteté), on contrôle nos billets et on peut entrer dans le train. La première classe n’est pas bien différente de la deuxième, outre le fait de recevoir un petit snack et de pouvoir rentrer plus tôt dans le train que les autres (et c’est légèrement moins rempli, mais minime). Service étonnant pour beaucoup de touristes (mais identique au service ferroviaire chinois): un personnel monstrueux à chaque escalier, chaque porte, chaque wagon. On passe nettoyer le sol pendant le trajet et on fait en sorte que tout soit en ordre. Mêmes procédés qu’en
Chine, absolument les mêmes. Le première classe est mieux en
Chine par contre! Arrivée à
Mombassa, taxi via l’hôtel que nous avons réservé à Kilifi. Nous recommandons le trajet en train, malgré les consignes de sécurité, le trajet est rapide, peu cher, confortable, et les paysages sont beaux. On traverse
Tsavo et on voit des girafes et les éléphants rouges, des champs et des villages, des forêts. Départ à 14:30, arrivée à 19:00 à
Mombassa.
Nous passons 3 nuits au Kilifi Skitesurf Village, une ancienne maison de maître très bien entretenue, avec beaucoup de fleurs et plantes, reprises par des Européens depuis novembre 2019: tout le monde se connaît rapidement, on boit des verres ensemble soir (le bar ferme à 21:00/22:00 donc pas de tapage nocturne), le petit déjeuner est servis dès 08:30 (donc on dort longtemps! - et on mange un super granola avec du joghurt et fruits frais). La plage est belle, nous en profitons pendant trois jours. Nous louons des vélos pendant une journée pour manger au Nautilius (fruits de mer), visiter des ruines du XVème siècle et se balader sur une nouvelle plage.
Nous partons ensuite pour 4 jours plus au nord, près de Watamu. A nouveau, nous cherchons une plage et un hôtel peu touristique, nous trouvons facilement le Merry Crab Cove, une adresse excellente, aux chambres à un prix plus que convenable, une piscine avec vue sur la crique, un accès à la crique et un bateau privé qui nous emmène vers Garoda/Watamu en 7 minutes. Un havre de paix, une bonne cuisine. Les Kényans blancs managers de la maison sont discrets. Nous faisons une journée farniente autour de la maison, dans la crique, découvrant les mangroves et petites plages, rencontrant un pêcheur plutôt bavard. Seconde journée plus sportive, direction les plages et criques de Watamu en bateau puis à pied: belles grandes plages, où on parle l’italien partout. On mange une pizza. Troisième journée snorkelling et baignade avec les dauphins, sortie arrangée avec le pêcheur rencontré proche de notre hôtel: même offre que tous les hôtels de la côte, c’est sympa, mais ce n’est pas indispensable. C’est notre première et dernière sortie touristique en groupe des vacances, c’est plutôt rigolo. Repas de soir dans le village Matsangoni, on y va en bodaboda et on y mange traditionnel: ugali (polenta blanche sans grand goût), beef stew, pois rouges avec sauce coco (bon!), chou et épinards, fruits frais. 1.10 dollar par personne. On est généreux en pourboire. Dernière journée: on profite de la piscine, de faire une heure de snorkelling en privé dans la crique (c’est beau! Mais moins beau quand dans l’océan), de manger des huîtres au restaurant voisin. Nous partons le lendemain avec 2 Hollandais direction
Mombassa en taxi, lunch dans un restaurant (dit hotel) sur le route, pour prendre le train direction
Nairobi. Nous logeons le soir chez Florange, une Française rencontrée avec Naivasha.
Nous avons grimpé le
Mount Kenya avec John, jeune guide plein d’espoir pour le futur, le cuisiner John, les porteurs John, Charles, la porteuse Scala, l’organisatrice Mary Mumbi.
Nous avons visité les plantations de thé avec le driver Ian.
Nous avons rencontré Josef à la plantation de café catholique de
Nyeri Hills Farm.
Nous avons visité la coopération de café avec Phyllis, exportatrice de café de
Nairobi, rencontré Wilson, Manager wet Mill Otayha Coopérative.
Fait appel à David, taxi driver.
Vu pendant trois matins de suite Daniel, serveur au Golden Gates.
Coupé les cheveux chez James.
Bu une bière avec Elphas, activiste de Slow Food Youth
Kenya.
Passé une semaine avec Lucy, activiste de Slow Food Youth
Kenya.
Rencontré Francis, paysan rêveur Slow Food.
Rencontré Mary la cuisinière et maman de 6 garçons, aux 24 petits enfants, des apiculteurs et membres de la tribu Ogeki
Rejoint Valentina Gritti de Slow Food Youth Network à Baraca.
Fait un trajet en voiture avec Françoise.
Derick nous en emmené sur la côte.
Kathana nous a organisé un boat trip.
MamaJi nous a accueilli dans son lodge.
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