Oltean · 20 septembre 2018 à 17:45 · 212 photos 65 messages · 11 participants · 4 585 affichages | | | | À: Sissi57 · 23 septembre 2018 à 11:30 Message 21 de 65 · Page 2 de 4 · 1 070 affichages · Partager Vous n'avez pas visité le musée Chihuly? Peut-être avez vous déjà vu ses oeuvres ailleurs, à Boston? C'est la visite que j'ai préférée à Seattle, ville pour laquelle je n'ai pas eu de coup de coeur.
On l'avait mis sur la liste, pour finalement préférer le plein air. Je note votre intérêt pour ce musée : il faudra revenir et rester plus longtemps, cette fois-ci le programme est resté léger. On a aussi vu des curiosités (comme le Fremont Troll) dont je n'ai pas parlé, étant incapable d'éprouver le moindre intérêt pour ce genre d'objets (que d'autres ont déjà décrits dans leurs carnets). | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Oltean · 23 septembre 2018 à 11:40 Message 22 de 65 · Page 2 de 4 · 1 068 affichages · Partager Pour moi aussi Seattle ne fait pas partie de mes villes "coup de coeur" mais y passer 2/3 jours quand on ne connait pas la ville permet des visites sympas. Es tu allé à l'experience music project à côté de space needle par exemple ?
www.mopop.org/ | | | À: Oltean · 23 septembre 2018 à 11:59 Message 23 de 65 · Page 2 de 4 · 1 060 affichages · Partager J'étais aussi perplexe avant d'y aller, et pas très heureuse du prix d'entrée, mais une fois à l'intérieur on est pris dans un univers féérique et c'est, dans les productions artistiques modernes (ou étiquetées telles) quelque chose qui est vraiment à part et qui mérite d'être découvert. | | | À: Erjome · 23 septembre 2018 à 19:35 Message 24 de 65 · Page 2 de 4 · 1 039 affichages · Partager Pour moi aussi Seattle ne fait pas partie de mes villes "coup de coeur" mais y passer 2/3 jours quand on ne connait pas la ville permet des visites sympas. Es tu allé à l'experience music project à côté de space needle par exemple ?
www.mopop.org/
Non, mais si j'avais assisté à une expérience musicale, j'aurais privilégié l'orchestre symphonique de la ville, dont je possède une petite collection de CD - musique américaine évidemment. Mais je prends bien note de ta recommandation. | | | À: Sissi57 · 23 septembre 2018 à 20:56 Message 25 de 65 · Page 2 de 4 · 1 023 affichages · Partager J'étais aussi perplexe avant d'y aller, et pas très heureuse du prix d'entrée, mais une fois à l'intérieur on est pris dans un univers féérique et c'est, dans les productions artistiques modernes (ou étiquetées telles) quelque chose qui est vraiment à part et qui mérite d'être découvert.
Vous le vendez bien. Au vu des échanges récents, j'ajoute qu'il s'avère pour nous difficile d'envisager un programme "lourd" dès l'arrivée. Il faut gérer la fatigue, la logistique du trajet à venir, éviter de passer trop de temps dans la voiture... On passera plus de temps la prochaine fois pour les visites. D'un autre côté, quelques jolies balades à pied nous ont permis de prendre pied sur le continent pour mieux envisager l'avenir. | | | À: Oltean · 23 septembre 2018 à 21:37 Message 26 de 65 · Page 2 de 4 · 1 015 affichages · Partager Coucou c'est re-moi
J'aime cette photo! Elle est juste splendide!!
| | | À: Oltean · 23 septembre 2018 à 21:55 Message 27 de 65 · Page 2 de 4 · 1 008 affichages · Partager Allez, je continue à le vendre: une partie de l'exposition est dans un jardin,
où se trouve aussi un coffee shop pour une pause bienvenue. Dans le parc attenant il y a une fontaine qui amuse beaucoup les enfants, avec des jets d'intensité variable !
prévoir un Tshirt de rechange s'il ne fait pas chaud | | | À: Sissi57 · 23 septembre 2018 à 22:06 Message 28 de 65 · Page 2 de 4 · 1 005 affichages · Partager Bonsoir Antoinette J'ai noté le musée Chihuly que je ne connais pas pour notre prochain (?) voyage Merci de ce partage. Noëlle | | | À: Diamina · 24 septembre 2018 à 7:26 Message 29 de 65 · Page 2 de 4 · 982 affichages · Partager Coucou c'est re-moi
J'aime cette photo! Elle est juste splendide!!
![]()
Bonjour Diamina,
heureux de te lire par ici. | | | À: Oltean · 24 septembre 2018 à 7:26 · Modifié le 24 sep. 2018 à 8:43 Message 30 de 65 · Page 2 de 4 · 980 affichages · Partager Les premiers Européens venus s'installer sur ce continent se voyaient, paraît-il, comme les descendants spirituels des Troyens fuyant les hostilités. De là, peut-être, les multiples allusions à l'Antiquité, maisons blanches à larges colonnades, Parthénon de Nashville et cette volonté chère aux Pères Fondateurs de créer une nouvelle Rome. On peut penser que cette même filiation a inspiré le baptême de cette région côtière à l’extrême nord-ouest du pays sous le nom de "Péninsule Olympique" ; un choix logique si l'on songe que le pic culminant du lieu est le Mont Olympe.
Le Pacifique à Rialto Beach, Péninsule Olympique
Un brin de soleil
L'endroit est touristique, mais surtout pour les Américains. Pour nous autres qui venons de l'autre bord de l'Atlantique, les paysages rappelleraient trop l'Europe. C'est en partie exact : on vient dans ce continent pour ce qu'il est capable d’offrir de différent et non pour contempler des paysages alpins ou recouverts de forêts épaisses.
La région n'en reste pas moins étonnante, même pour les ressortissants du Vieux Monde. Les immenses étendues de conifères sont plus impénétrables encore qu'en Forêt Noire, les arbres s'étendent plus haut vers le ciel, et les ténèbres qu'ils imposent à la terre où ils croissent renforcent le sentiment d'étrangeté. A la plage du Rialto, un grondement continu accroche l'oreille. Le Pacifique, dans toute sa puissance, vient briser sa houle sur une côte aux dessins spectaculaires. La mer est hérissée de rochers où poussent contre toute raison des arbres battus par vents et marées. Une mer à l'image de la péninsule, guère hospitalière sans pour autant être déplaisante. Un endroit ténu entre chaleur écrasante et souffles glacés.
La série nommée Twilight - que je n'ai pas lue - se passerait par ici. Sans juger de la qualité de cette histoire de vampires pour ados, je dois reconnaître que l'endroit est bien choisi, pour son ambivalence où la beauté se joint curieusement à un inconfort subtil mais constant.
Route autour de la Péninsule Olympique puis vers le sud vers le mont St. Helens
A trois heures de route au sud se trouve un endroit autrement plus célèbre. En 1980, une montagne explosa, et aujourd'hui on en contemple le gigantesque cratère là où se dessinait un triangle presque parfait. Le Mont St Helens avait fini par s’effondrer sous la poussée de forces cyclopéennes. Les nuées ardentes qui jaillirent alors atteignirent, dit-on, le mur du son. Des forêts furent réduites en cendres et des troncs par milliers furent couchés. On en voit encore aujourd'hui les reliques blafardes. Un lac disparut, transformé en une vague de presque 200 mètres de haut.
Vestiges d'arbres calcinés autour du mont St. Helens
Cette mortelle tourmente fut suivie par une autre explosion. La vie reprit à cet endroit avec une vigueur décuplée. Le documentaire projeté au Johnston Ridge Observatory, au terme d'un chemin sans issue dédié à la montagne devenue volcan, met l'accent sur cette admirable renaissance. C'est bien le moins pour une nation puisant une part de son imaginaire dans l'adoration toute hellénistique du cosmos.
La route menant à l'observatoire du mont St. Helens (Mount St. Helens National Volcanic Monument)
Renaissance | | | À: Oltean · 25 septembre 2018 à 6:33 Message 31 de 65 · Page 2 de 4 · 943 affichages · Partager
Vous avez dit Rainier ? Si l'on oublie un instant une certaine Altesse Sérénissime, le nom est familier à tous ceux qui ont été sensibles aux histoires d'OVNI. Car c'est en survolant la région du Mont Rainier que Kenneth Arnold fut en 1947 le témoin d'une scène inouïe. Des objets se déplaçaient dans l'éther à une vitesse inexpliquée, en progressant comme des soucoupes rebondissant sur l'eau. La presse condensa les deux termes de l'observation : on avait vu des soucoupes volantes ! Le mot fit florès, inspira à Ed Wood de redoutables nanars et à Christian Nyby le meilleur des films d'Howard Hawks , affola états-majors et cercles complotistes, et fut à l'origine d'immenses collections de photos authentiquement floues ou nettement truquées.
Beau tableau à défaut d'UFOs
Nulle flying saucer, hélas, dans le ciel azur nimbant les monts enneigés de la Chaîne des Cascades. La route reliant Castle Rock à Yakima est l'une des plus magnifiques expériences qu'il nous ait été donné de faire aux Etats-unis, s'enfonçant dans des forêts épaisses au long de corniches escarpées. On ne peut s'empêcher de songer aux Alpes, mais des Alpes aux contours moins acérés où la force tranquille de la nature pare chaque nouveau panorama.
On s'arrête pour une balade dans le village de Packwood, si quiet dans son écrin de verdure. Une retraitée prend le soleil dans une pinède. Roxanne a quitté l' Orégon pour vivre ici. "C'est calme, on a tout ce qu'il faut. Et il y a plein de belles visites à faire. Vous êtes allés à l'office du tourisme ? Non ? attendez, je dois avoir des cartes chez moi". Comme d'habitude, les Américains ont le contact facile et se réjouissent de rencontrer des Européens. "Vous êtes Français ? Alors pouvez-vous m'expliquer ce que signifie s'il vous plaît ?". On s'exécute. "Ah, d'accord : c'est comme por favor".
Elle tend le bras vers la cime blanche du Mont Rainier. "En hiver il y a de la neige. A peu près comme cela, dit-elle en tenant la main à une quarantaine de centimètres du sol. Mais l'hiver dernier, on a eu deux jours à près d'un mètre".
La White Pass Scenic Byway, Etat de Washington
On quitte la White Pass sans la moindre transition. Il y a trente secondes, les panoramas de haute montagne enchantaient une vue peuplée de conifères centenaires. A présent, des étendues rocailleuses d'où surgissent des buissons secs nous ramènent en terre de westerns. On s'attendrait à voir apparaître Peaux-Rouges ou ventres bleus du haut des crêtes abruptes inondées de soleil. Adieu pays de Heidi, voici celui de Buffalo Bill. | | | À: Oltean · 25 septembre 2018 à 17:35 Message 32 de 65 · Page 2 de 4 · 910 affichages · Partager Bonsoir Alain, Quel plaisir de lire tes carnets ! La composition des photos est comme le style d'écriture : riche, originale, hors du commun... Tu nous transportes dans vos aventures, réflexions et émotions. Merci. | | | À: Marati · 25 septembre 2018 à 20:46 Message 33 de 65 · Page 2 de 4 · 893 affichages · Partager Bonsoir Alain, Quel plaisir de lire tes carnets ! La composition des photos est comme le style d'écriture : riche, originale, hors du commun... Tu nous transportes dans vos aventures, réflexions et émotions. Merci.
Bonjour Guillaume,
Très sympa comme commentaire ! Un grand merci. Si j'arrive à partager le plaisir que j'ai eu à écrire (et à photographier), l'exercice n'aura pas été complètement vain. | | | À: Oltean · 26 septembre 2018 à 6:34 Message 34 de 65 · Page 2 de 4 · 872 affichages · Partager Yakima, Wapato, Toppenish... Qui donc irait faire du tourisme dans ces villes de l'Amérique profonde, si loin de la route des voyageurs ? Seul le hasard nous mène ici. De simples étapes utilitaires après la contemplation du Mont St. Helens et la White Pass, dans l'attente du Montana.
Toppenish et sa région
Et pourtant, Toppenish n'est pas sans charme. Son centre ville a tout de la cité pionnière des légendes. On s'étonne presque de l'absence d'abreuvoir pour les chevaux devant boutiques en bois et échoppes de barbiers.
Dans les rues de Toppenish
De larges fresques historiques décorent les murs de la cité. La région, il est vrai, a un passé compliqué. Une guerre fut déclenchée, comme bien des guerres, par un enchaînement de sottises, qui ne sont pourtant que la manifestation tangible de tendances profondes. Des chercheurs d'or sans foi ni loi vinrent prospecter sur la terre des tribus. Deux d'entre eux violèrent une Indienne ; ils furent exterminés. Un inspecteur des Affaires Indiennes vint enquêter et engagea les discussions avec les natifs. Alors qu'il mangeait parmi eux, un chef tribal surgit et lui mit un couteau sous la gorge. "Je suis venu en paix", dit l'Américain. Peine perdue : le chef l'égorgea. Une expédition punitive fut montée ; ainsi commença la guerre Yakima. Elle dura trois ans, de 1855 à 1858, avec son lot de massacres de part et d'autre. Les vaincus furent confinés dans une réserve.
Un Chinois mexicain. Fallait y penser !
C'est ce même territoire, très officiellement indien, où nous logeons aujourd'hui. Le terme de "réserve", suggérant Thoiry, est trompeur : aucun barbelé ne vient délimiter l'endroit, qui n'est défini que par une pancarte neutre à l'orée de la ville, sans que nul autre détail ne puisse éclairer le visiteur non averti.
Mais ce n'est pas l'histoire indienne qui imprègne le lieu. Partout, dans la rue, au magasin, on est frappé par la présence latino-américaine. Au Walmart, le Carrefour américain, l'affichage dans les deux langues est la règle. Même chose à la boutique de fringues ou dans les restos. Des télévisions et radios locales émettent exclusivement en langue espagnole. Comment ! Ici, dans cet Etat de Washington frontalier du Canada, l'immigration hispanique a une telle importance ? Que les Etats du sud soient mêlés de Latino-Américains et que l'espagnol y soit pratiqué comme langue usuelle au même plan que l'anglais n'est pas choquant, et le fait possède une indéniable facette sympathique pour ceux qui, comme moi, ont tant d'affection pour le monde ibéro-américain, sa littérature, sa musique, sa cuisine et ses ressortissants. Mais ici, le constat déconcerte. On se demande par quel mystère une si forte proportion de Latinos a pu venir s'installer si loin au nord, former communauté et bénéficier d'une telle reconnaissance culturelle et linguistique.
Peut-être faut-il voir dans ce phénomène une des explications du vote Trump. L'Etat de Washington a certes choisi Hillary Clinton : on peut se demander à quel point le clientélisme a joué dans ce choix, les Latino-Américains votant très majoritairement Démocrate. Alors, on ne peut s'empêcher de songer aux analyses explosives de Samuel Huntington, l'auteur du Choc des civilisations et de Qui sommes-nous ? L'auteur parle de l'inconciliabilité des civilisations ; la latino-américaine prendrait le pas sur la nord-américaine, dans un mécanisme séparatiste qui vouerait à l'échec tout effort pour permettre une existence partagée dans un espace commun.
Les Américains craindraient-ils, comme d'autres avant eux, d'être confinés dans des réserves, fussent-elles symboliques, au sein de leur propre pays ?
L'avenir ? | | | À: Oltean · 26 septembre 2018 à 10:17 Message 35 de 65 · Page 2 de 4 · 842 affichages · Partager Qui donc irait faire du tourisme dans ces villes de l'Amérique profonde, si loin de la route des voyageurs ?
Eh bien moi par exemple  !
Je suis ce carnet avec plaisir pour l'écriture et les mots et avec attention parce que nous avons peut-être emprunté parfois les mêmes chemins...
Dolma
PS : J'ai suivi avec le même plaisir et pour les mêmes raisons tes autres carnets ! | | | À: Dolma · 26 septembre 2018 à 20:01 Message 36 de 65 · Page 2 de 4 · 793 affichages · Partager Qui donc irait faire du tourisme dans ces villes de l'Amérique profonde, si loin de la route des voyageurs ?
Eh bien moi par exemple  !
Je suis ce carnet avec plaisir pour l'écriture et les mots et avec attention parce que nous avons peut-être emprunté parfois les mêmes chemins...
Dolma
PS : J'ai suivi avec le même plaisir et pour les mêmes raisons tes autres carnets !
Bonjour Dolma,
J'apprécie d'autant plus ce message qu'il est formulé par une amoureuse de la langue ! Au plaisir de te lire. | | | À: Oltean · 27 septembre 2018 à 7:17 Message 37 de 65 · Page 2 de 4 · 768 affichages · Partager
Le Vantage Bridge sur le lac Wanapum, sur la route vers Dry Falls
Wild Horses Monument, en surplomb du lac Wanapum
La présence latino n'est pas le seul motif d'étonnement dans l'état septentrional de Washington. On a beau se trouver à bonne distance des merveilles géologiques de l' Arizona, du Nevada ou de la Californie, nous trouvons ici une nouvelle splendeur de la nature. Les Dry Falls datent de l'âge de glace. Elle ont figé pour l'éternité ce qui fut une cascade gigantesque entourant aujourd’hui des marais où miroitent d'énigmatiques reflets.
Dry Falls, Etat de Washington
Cette splendeur est méconnue, éclipsée par la collection magnifique des panoramas du grand sud. Elle serait une destination de choix dans n'importe quelle contrée, mais ici, à l'écart du tourisme mainstream, elles dorment dans une relative obscurité. Peut-être faut-il s'en féliciter, au vu de la tranquillité de cette contemplation rendue possible par l'absence de meute touristique.
De Toppenish à Spokane en passant par Dry Falls
Avant Spokane
A deux heures de route, vers l'est, voici Spokane. Ce nom ne dit pas grand chose. C'est pourtant la deuxième plus grande ville de l'Etat. Et la cité à l'origine de la fête des pères, à en croire les gens d'ici. On ne dira jamais assez ce que les fabricants de pâte à sel et de papier crépon doivent à Spokane.
Point de chute (heureusement)
La ville, cela dit, est plutôt agréable, passée une immense banlieue terne. Son centre s'organise autour de belles cascades, qu'il est possible de survoler en téléphérique. Des boutiques a priori avenantes, et même une vraie librairie que l'on visite avec ravissement, tant ce genre de commerces est rare dans ce pays. J'achète quelques livres d'occasion sur la seconde guerre mondiale ; je suis curieux de découvrir dans le texte quelques témoignages de héros de la Guerre du Pacifique ou de la Libération.
Grosse louche (en bas)
Centre commercial
Mettez un bison dans votre internet
En ville
Encore un tour aux chutes
L'obsession
Ce havre de culture est naturellement anti-Trump et le fait savoir par un poster parodiant Hulk, le super-héros vert pomme et stupide. Mais la librairie ne s'arrête pas là, elle déclame son amour du genre humain et des différences dans un tract arc-en-ciel qui ravirait le Routard.
Donald Hulk et l'antidote. Enfin...
Nous tombons pendant les célébrations de la Hoopfest, gigantesque tournoi de basket-ball. Toutes les rues du centre sont réquisitionnées pour permettre la tenue de dizaines de parties simultanées, où se produisent pros et amateurs de tout âge.
Bon, tu la passes, la balle ?
Un truc à l'américaine : atmosphère bon enfant, sonos à fond et mauvais goût assumé. Une spectatrice arbore même un tee-shirt où est inscrit le doux nom d'Adolph. Un hommage subtil au regretté Philip Roth, auteur du Complot contre l'Amérique ? On n'ose le croire.
Mein Führer, je marche ! | | | À: Oltean · 28 septembre 2018 à 6:49 Message 38 de 65 · Page 2 de 4 · 724 affichages · Partager Enfin le Montana ! La longue route depuis Spokane - fort agréable, il faut le dire, mais enfin, bien longue tout de même - nous rapproche des terres intérieures. Sur le trajet, quelques travaux, beaucoup de nature, une ville, Missoula, réputée pour son activité culturelle et son manège à l'ancienne.
Ça tourne à Missoula
De Spokane à Helena
Et enfin l'étape du jour, Helena, capitale d'Etat. Nous prenons possession en cette fin d'après-midi de notre chambre d'hôtel, dans un quartier désert. Pourtant, un regard sur la carte nous enseigne que le Capitole, siège du parlement local, est tout proche. Une courte balade à pied nous y mène. On trouvera sûrement au cœur historique de la cité matière à se détendre avec les gens du coin, dans le giron de quelque troquet accueillant capable d'apporter au voyageur éreinté un bien-être salutaire.
Mon nom est personne
Hélas ! Est-ce vraiment une capitale ? Aucun immeuble élevé ne vient boucher l'horizon, quand on s'attendait à voir le couchant se refléter sur l'arête de gratte-ciels grandioses. Encore mieux, dans cette agglomération toute plate découpée en blocs, nul être humain ne se manifeste. Helena serait-elle une ville fantôme ? J'ai l'impression de me trouver dans La souris qui rugissait, quand les soldats du Duché du Grand Fenwick débarquent dans un New York en alerte nucléaire.
Capitole d'Helena
Voici le Capitole, posé sur un gazon impeccable, solennel et pontifiant dans ses murs en simili-stuc. Seule silhouette humaine à l'horizon, celle d'un héros inconnu juché sur sa monture de pierre. Nous poussons la grande porte : l'édifice est fermé. Bref : pas de gaudriole au Capitole. A deux pas, un énorme crâne occupe la pelouse devant un musée.
Cornes de bouc
Renseignements pris, il s'agit d'une oeuvre d'art. Pourquoi pas ! Mais chez nous, au moins, certaines œuvres d'art sont habitées. Or ici, point d'Abraham, point de cheval. Où sont les gens ? Où est donc l'homme de la rue, dans la cité qui vit naître Gary Cooper ? La ville est-elle donc condamnée au silence en ce dimanche ordinaire ? Si j'avais un million, je quitterais ce jardin du diable. Même Dallas, ville frontière, serait un retour au paradis de cette big country. Ô trains, qui par trois fois siffliez (ou lanciez, c'est égal) votre souffle sauvage à l'approche des carrefours de la ville, avez-vous cédé à la loi du seigneur ?
Enfin quelqu'un (mais de mauvais poil) | | | À: Oltean · 29 septembre 2018 à 8:26 Message 39 de 65 · Page 2 de 4 · 679 affichages · Partager
Helena - Gates of the Mountains
Les gens, nous les retrouvons le lendemain, pour une expédition navale sur le Missouri. Les Portes des Rocheuses (Gates of the Rocky Mountains) furent ainsi nommée selon le récit de Lewis et Clark. Il n'est peut-être pas inutile de préciser, au vu des réflexions de quelques Français, que ces deux compères ne formèrent pas un couple de comiques, façon Abbott et Costello, et qu'ils n'ont pas davantage de lien avec Superman, Dr Jekyll ou Mr Love. Lewis et Clark étaient deux explorateurs chargés de défricher la route du nord-ouest vers le Pacifique, au tout début du XIXe siècle. Un voyage de deux années, quatre mois et dix jours, dont le récit homérique devait durablement marquer l'imaginaire de la jeune nation.
Gates of the Rocky Mountains, dont les parois s'écartent à mesure qu'on progresse
Le profond canyon que nous visitons aujourd'hui fait partie de la collection de prodiges naturels du continent. Encore un canyon ! Oui, mais cette fois-ci navigable entre deux falaises, sous le vol des pélicans et des aigles pêcheurs. "Il est rare d'en voir, explique le guide. Mais en ce moment, c'est la bonne époque, n'est-ce pas ?". Le 4 juillet approche, et l'allusion patriotique prend toute sa valeur, soulevant l'approbation bruyante d'un public tout conquis. L'histoire de ce pays aurait-elle été différente si l'inoffensif dindon sauvage avait été retenu comme emblème, ainsi que l'avait suggéré Benjamin Franklin ?
Présage du 4 juillet
Sur l'eau
Toujours est-il qu'après les Dry Falls, c'est le deuxième site splendide et méconnu qu'il nous est donné de contempler, tout aussi remarquable que les grands parcs nationaux du sud, fréquentés à satiété.
Coin pic-nic
Et ça continue ! Sur le chemin de Sheridan, Montana, nous faisons un détour pour visiter les Lewis and Clark Caverns. Oui, encore eux. Renseignements pris, ils ne furent pas les découvreurs de cette immense grotte, connue des natifs et explorée la première fois par des blancs à la fin du XIXe.
Route vers les Grottes dites de Lewis & Clark
Entrée du parc
Personne sur la route panoramique encadrée par des contreforts pentus ; sur place, que des Américains. Encore un endroit admirable ignoré par les étrangers. On sait pourquoi : nos guides n'en parlent pas, ou si peu. Manque de curiosité intellectuelle ? A moins que l'on ne juge pas la visite d'une grotte, pour intéressante qu'elle soit, suffisamment digne d'intérêt pour les ressortissants du pays de Padirac. Je ne saurais comparer leurs mérites respectifs et dire si l'Américaine vaut vraiment la visite, mais je peux témoigner de l'ahurissante palette de paysages souterrains offerts par les Lewis & Clark Caverns.
Stupéfiant
Chutes pétrifiées, figures étranges et troublantes formées par des concrétions millénaires, "salles" des merveilles que l'ont rejoint par des boyaux parfois étroits. Il faut s'accroupir çà et là pour cheminer plusieurs mètres dans cet univers pétrifié et humide, prendre soin à ne pas glisser sur la roche insidieuse tout en respectant la consigne ferme de ne pas toucher les stalagmites - comme toujours, les instructions les plus impératives sont données avant la visite par un ranger tout sourire. Et, ce qui ne gâte rien, il faut veiller à murmurer pendant l'exploration, pour ne pas déranger les chauves-souris à grandes oreilles qui ont élu domicile dans cet endroit d'exception.
Parc naturel des grottes | | | À: Oltean · 29 septembre 2018 à 10:24 Message 40 de 65 · Page 2 de 4 · 659 affichages · Partager Salut Alain,
Où as-tu dégoté un parcours pareil?  Faisait-il chaud pendant votre parcours en été? En tout cas, voilà qui sort des parcours habituels.... Tu es vraiment original!! Et à défaut de références musicales qui faisaient frémir doucement mes oreilles, tes références cinématographiques sont savoureuses!!!
Merci de cet agréable intermède qu'on prend plaisir à déguster sans modération. | Carnets similaires sur les États-Unis: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Photo postée par le membre Oltean. Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 274 visiteurs en ligne depuis une heure! |