Jour 19 OpuwoLe jour se lève sur Camp Aussicht
Ce matin nous avons convenu avec Marius d’une visite d’un village Himba. Marius habite la région depuis plus de trente ans, il parle la langue des Himbas et connaît très bien les villages environnants. Il est aussi connu dans ces villages.La visite est assez chère (860$ par personne) mais la totalité de l’argent, nous affirme-t-on, est pour les villageois.
Nous sommes accueillis par une femme et quelques enfants
Le village n’est pas aussi animé que d’habitude car une partie de la population s'est rendue aux funérailles d’une jeune fille de 15 ans qui a perdu la vie pendant son accouchement....
Dans le village que nous visitons, les habitations ne sont pas toutes de petites huttes traditionnelles mais bien des constructions avec toiture en tôle...
Des wc sont installés dans plusieurs endroits du village, dons d’une ONG, mais ils ne sont pas utilisés si ce n’est comme espace de rangement......
Nous sommes d’abord en contact avec de petits enfants du village qui accourent vers nous à notre arrivée. Ils nous observent et sont très intéressés par les bijoux de Natcha. Ils nous touchent, nous prennent la main et nous accompagnent dans le village pas du tout intimidés.
Ils sont très tactiles dans leurs contacts.
Les petits s’occupent des tout petits.....
Les bébés, eux, sont dans les bras de leurs mères et trimballés dans toutes les positions sans sourciller.
Nous avons droit, sous la hutte, aux habituelles explications concernant les fumigations hygiéniques et la réalisation de la pâte rouge dont les femmes himbas s’enduisent le corps.
Nous rencontrons aussi dans le village plusieurs femmes hereros. L’une d’entre elles est une Himba qui s’est mariée avec un Herero et en a adopté les coutumes vestimentaires.
C’est quand même étonnant de voir cohabiter ses 2 ethnies tellement différentes dans leurs habitudes vestimentaires, l’une couverte de la tête aux pieds et l’autre très peu vêtue....
Les femmes himbas de ce village portent encore les attributs caractéristiques mais en ont abandonnés certains.
Ainsi nous constaterons que les jupes de cuir sont le plus souvent abandonnées au profit de jupes en tissus demandant moins de travail de fabrication.....
Depuis notre arrivée dans le village, certaines femmes ont commencé à installer leur petit marché artisanal et on sent bien que c’est une partie importante de la visite à leurs yeux.
Certaines pièces sont très belles et d’autres beaucoup moins soignées. Les prix sont peu marchandables et restent élevés. Nous y trouverons quand même notre bonheur et ferons de la sorte, je l’espère celui de la communauté.