Après Aus nous quittons le bitume (et ne le reverrons plus avant quelques semaines) pour emprunter la piste C13 puis la superbe D707 qui nous emmène à travers le Tirasberge jusqu’à notre prochaine étape le Namtib Biosphère Lodge qui est en fait une ferme transformée partiellement en lodge.
Les paysages offrent des teintes improbables et quelques rencontres sympathiques
Après avoir quitté la D707 nous y arrivons, après une dizaine de kilomètres sur une piste sablonneuse, et découvrons notre nouveau « nid » pour les 2 prochaines nuits blottis au pied d’un massif rocheux. Nous avons parcouru 240 km aujourd’hui
Notre logement est en 3 parties : la chambre avec une terrasse couverte sur le devant, un patio avec 2 fauteuils à l’arrière et la salle de bains séparée accessible par le patio.
Il y a aussi un espace « transat/solarium » en hauteur sur la colline pour profiter du coucher de soleil ou faire une petite sieste le midi et un grand bâtiment central qui sert à la fois de salon et de salle à manger
C’est très joliment décoré avec des couleurs vives et aménagé avec de nombreuses plantes et même des Kokerbooms.
Il y a aussi un enclos avec des chevaux.
L’endroit est splendide et nous plait vraiment beaucoup.
Nous nous installons et faisons un petit tour du propriétaire puis profitons du promontoire pour admirer le crépuscule et les couleurs dont il éclabousse les rochers alentours.
Le repas du soir est servi dans la grande salle à manger.
Outre les 2 propriétaires d’origine allemande, il y a aussi une famille allemande de 4 personnes qui mangent avec nous. Le repas est à la fois bon et copieux : soupe goulash, pain de viande d’oryx, petits potirons farcis et crumble aux poires.
La discussion passe de l’allemand à l’anglais et n’est de ce fait pas toujours facile à suivre (d’autant que nous ne parlons absolument pas la langue de Goethe ou Beckenbauer.)
Notre hôte Namibien nous explique qu’il n’a plus plu significativement dans cette région depuis
7 ans....
Il y a 5 ans il a donc dû se résoudre à vendre toutes ses vaches, moutons, chèvres,....
Il n’a gardé pour l’élevage que des oryx et des zèbres mieux adaptés à ce climat de sécheresse. Il complète ses revenus avec la guest farm.
L'eau pour la ferme, le camping et la guesthouse est pompée à 180 M. de profondeur et stockée dans différents réservoirs répartis sur le domaine. Le jour de notre départ la pompe venait de tomber en panne et c'était un peu la panique.....La soirée fut donc très sympathique et intéressante