Gordrash · 14 août 2019 à 12:01 · 316 photos 49 messages · 7 participants · 7 218 affichages | | | | Vendredi 05.07.19
Ce matin, je me réveille encore fatigué. Après le petit-déjeuner nous chargeons la voiture, puis on remet les clés où on les a trouvés, et on prend la route en direction de Göteborg. Une fois le grand pont qui mène en Suède franchis, nous sortons de l’autoroute pour aller faire le plein de la voiture. Les deux premières station essence à Fosie, sont hors service, panne du secteur électrique. Il nous faut en trouver une troisième, à Lomma, pour enfin pouvoir remplir le réservoir.
Nous pouvons reprendre la route sereinement. À notre arrivée, nous n’allons pas à l’hébergement tout de suite. Il est trop tôt. Nous commençons par aller au centre-ville de Göteborg, et cherchons une place de parking dans le quartier de Olivedal. Les rues montent et descendent abruptement. Nous ne parvenons pas à entrer dans les parkings souterrains. Les portes sont closes et nous cherchons donc une rue où laisser la voiture.
Une fois fait, nous pouvons aller nous balader dans la rue Linnégatan, où le tram passe au milieu. Nous jetons un œil à l’église Oscar Fredrik en briques rouge, au bout de la rue Prinsgatan, puis allons manger un morceau dans un petit restaurant de rue, nommé Grill & Kök, près de la station de tram Göteborg Prinsgatan.
Après manger, nous continuons de descendre la rue en direction du centre-ville, jusqu’à la place Järntorget, où devant la joli fontaine, se produisent un groupe de Beatles local. Nous prenons une rue sur notre droite et tombons par hasard dans le quartier Haga.
C’est un joli quartier, avec des maisons pittoresque aux façades en bois ou en briques, aux petites boutiques, où les gens flânent et butinent devant les vitrines des antiquaires ou les cartes de restaurants. C’est du moins le cas dans la rue Haga Nygata que nous parcourons.
Puis nous passons en bordure du parc du Fortin à la couronne, afin de rejoindre la voiture, et aller plus près du centre-ville. Nous laissons la voiture au Göteborgsoperan. Tout près de là, mouille un gros bateau trois mats, décoré d’une multitude de fanions multicolore. Il règne sur toute une flottille de plus petites embarcations.
Nous traversons l’avenue et ses travaux, pour emprunter Östra Hamngatan et ses grandes boutiques, jusqu’à la place Gustav Adolfs torg et sa statue, devant les nombreuses fenêtres du beau bâtiment dans son dos. Nous traversons ensuite le passerelle Tyska bron et continuons tout droit en passant devant la cathédrale de Göteborg où nous profitons de l’ombre des arbres qui l’entourent.
Plus loin, nous traversons un marché couvert, où nous achetons quelques victuailles. En ressortant au Nord-ouest, nous voyons un petit groupe de jeunes filles, chanter et danser aux pieds de l’auguste statue équestre du roi Charles IX, roi de Suède il y a fort longtemps. De nombreux quidams les regardent. L’endroit est, parait-il, l’emplacement de l’entrée principale de la ville. Une porte royale y a été construite en l’honneur du dit roi, mais il n’a jamais eu la chance de la passer, ni de la contempler.
Nous franchissons ensuite le pont Kungsportrbron et passons devant le parc Bältespännarparken. Nous ne faisons pas de visite, car nous avons un temps limité pour la voiture. Statues et jets d’eau nous appellent bien, mais nous restons fermes. La grande avenue que nous suivons est bordée de tout plein de boutiques, bars et restaurants, et nous mène face à, ce qui semble être la plus grande pizzeria du monde. C’est écrit dessus.
Puis il est temps de faire demi-tour. Retrouver la voiture. Mais avant, une petite glace pour Romane sur le chemin. Malgré le fait de manger en marchant, je dois laisser les filles. Je presse le pas dans l’espoir de ne pas prendre une autre amande de stationnement. Et bien sûr, j’arrive trois minutes en retard, mais je n’ai rien sur le pare-brise.
J’attends donc les filles, puis nous partons pour l’hébergement. C'est prêt de Särö, à une demi-heure au Sud de Göteborg. Sur la gauche de la route principale, une petite route, presque un chemin, passe en sinuant entre plusieurs maisons et leur jardin à l’orée d’un bois. Dans l’un des jardins, un chevreuil nous regarde passer, interrompu pendant son repas. La petite route épouse le terrain. Large d’une voiture, des espaces régulier sont prévu pour se croiser.
À notre arrivée, notre hôte n’étant pas là, nous sommes accueillis par son mari, qui nous fait entrer dans les lieux, nous fournis toutes les explications, ainsi que des serviettes.
L’hébergement se trouve au-dessus d’une écurie. Un bel appartement, tout neuf, avec une chambre, un grand salon, une cuisine et une salle de bain. Dehors, il y a deux chats, dans les stalles, sept chevaux et un nid d’hirondelles. Un petit chien adorable aussi, a se niche derrière la maison. Nous déchargeons la voiture et allons faire quelques courses avec Magali, avant de nous installer. | | | Samedi 06.07.19
Une bonne nuit de sommeil, un réveil tranquille et un bon petit-déjeuner. Hier soir, avec Magali, nous avons hésité à retourner à Göteborg à vélo. La route semble plaisante, mais la météo annoncée nous dissuade dans ce projet. C’est donc en voiture et sous un ciel nuageux, que nous y retournons.
Sur toute la route pour y aller, il ne pleut pas, et je me dis qu’on aurait peut-être pu tenter le vélo tout de même. Mais en arrivant au quartier Haga, au bas du Fortin à la couronne où nous laissons la voiture, doucement la pluie arrive. D’abord au loin et discrète, puis quand nous sommes dans la rue principale, de façon plus franche, nous obligeant à nous abriter sous le parapluie.
Un petit tour près de l’église Hagakyrkan, tout à l’Ouest, puis nous refaisons la rue dans l’autre sens et rentrons à la voiture. Même avec la pluie, quelques flâneurs égayent le lieu. Nous allons ensuite, près du stade olympique. Comme il pleut plutôt fort, nous attendons un peu dans la voiture, une accalmie qui ne vient pas.
Las, nous décidons de mettre une autre destination au GPS, Varberg, dans l’espoir qu’il y pleuve substantiellement moins. La route est monotone sous la pluie et Magali s’endort, bercée par le ronronnement du moteur et le martellement des gouttes d’eau sur le pare-brise.
Arrivés à destination, nous trouvons un parking près de la galerie marchande Trädgården. La pluie a cessé, et nous allons faire un tour. On prend une rue piétonne, qui nous mène sur la place de l’église, où se tient un marché que l’on traverse. Nous continuons la rue en face jusqu’au bout, franchissons les barrières d’une course à pieds qui se prépare, puis faisons le tour du pâté de maisons, pour revenir traverser la place en diagonal. Le marché commence à fermer, mais nous parvenons à acheter quelques cerises à un papi.
On revient ensuite vers la voiture, mais continuons notre tour dans l’autre sens. Nous croisons ici les coureurs. Hommes et femmes de tout âge et de toutes les conditions physiques, défilent devant nous avec leur dossard, par vagues ou solitaire.
Nous nous dirigeons vers la forteresse. En chemin, nous croisons d’autres coureurs et devons retraverser leur chemin balisé. Une chance, il ne pleut toujours pas. En arrivant aux pieds des remparts, nous voyons que c’est l’arrivée de la course qui se joue là. Un stand de saucisses me fait de l’œil, et c’est fort de mon en-cas que nous poursuivons.
Tout en grignotant, nous passons derrière la forteresse. Plus loin, face à une plage de sable, un étrange bâtiment oriental planté dans l’eau sur pilotis. Il s’agit du Varbergs kallbadhus. C’est un établissement de bain froid qui date de 1903. De ce que l’on à vu de loin, on s’y baigne tout nu.
Juste à côté, se trouve le petit port Varbergs innerhamn. Les bateaux y mouillent calmement et trois camionnettes proposent à manger si efficacement, qu’il me faut satisfaire mon ventre de toute urgence. Je prends en photo le menu, pour montrer ma commande, et en cinq minutes, nous sommes installés sur les tables au centre, pour déguster le plat de purée et de boulettes de viande, accompagné de confiture.
Après quoi, nous retournons à la voiture pour rentrer. La pluie refait son apparition, et nous sommes bloqués une bonne demi-heure, par les coureurs qui n’ont pas finissent à la traîne.
En arrivant à l’hébergement, je fais sortir Romane de la chambre, pour marcher un peu sur la route. Il ne pleut plus. Nous faisons ainsi connaissance avec notre hôte, le chien, les chevaux et apercevons également la nichée d’hirondelles.
| | | Dimanche 07.07.19
Après une bonne nuit de sommeil, il est agréable de constater qu’il fait beau temps. Après le petit-déjeuner, nous décidons de la destination de la journée et en fin de matinée, nous prenons la voiture et partons pour Skarhamn, sur l’île Tjörn, la sixième plus grosse île de Suède.
Quand nous y arrivons, quantités de gens sont présents et il n’est pas facile de trouver une place où garer la voiture. Finalement, un peu à l’écart du centre, nous trouvons un parking gratuit dans une rue.
Près de ce parking, un petit sentier, qui s’éloigne entre les pierres et les arbres, nous attire. La sente serpente vers un tout petit port, que nous n’atteignons pas. Nous allons gravir un énorme rocher sur notre droite. La croûte de la terre. Il est superbe. De là-haut, nous avons vu sur le petit port et ses deux baraques, mais aussi, sur un petit morceau de mer.
Après avoir profité de ce beau point de vue, nous repartons en direction du port principale. En y arrivant, nous grimpons sur un autre rocher, plus petit celui-là, qui offre une superbe vue panoramique. En face de nous, de l’autre côté du port, on peut apercevoir une église qui a le sourire.
Puis on redescend de là et on se mêle à la foule. Nous passons devant un forgeron qui présente son travail, d’autres aussi vendent leur artisanat, et nous continuons. Plus loin, c’est l’endroit de la nourriture. Restaurants et truck-food se partagent la dernière rue sur le port. Nous en profitons pour manger (japonais !) sur un banc, face aux bateaux.
Après manger, nous poursuivons notre ballade jusqu’au bout de la jetée pour admirer un magnifique voilier trois mats, avant de faire demi-tour. Nous allons prendre un petit goûté dans un salon de thé/magasin de souvenirs/librairie, dont la décoration est très chaleureuse. Puis nous poursuivons vers la ville, avant de rejoindre la voiture. En chemin, nous achetons du miel sur un stand de marché.
Nous allons ensuite, dans la petite ville de Marstrand, sur les îles de Marstrandsö et Koö. Nous laissons la voiture dans un parking à l’extérieur et allons marcher vers le centre et le port. Des bateaux de course sont au mouillage, tout en carbone. Des lignes pures, sans superflu, noir et mystérieux. Dans les jardins des petites maisons, flotte le drapeau national. Nous faisons quelques achats de provisions dans une petite supérette.
Puis nous ressortons de la ville, tout en traversant la zone de chantier naval, car le temps du parking arrive bientôt à terme. Des petits îlots rocheux, plantés d’une unique bicoque rouge, sont à portés de barque, en face de nous. La vue est tous simplement charmante.
Il est temps de rentrer. Nous devons remballer les affaires, car nous partons demain pour un autre hébergement, plus au Nord. Après le repas, la soirée file tranquillement. | | | Lundi 08.07.19
Vous l’avez, je pense compris, chaque veille de départ, je dors mal. Celle-ci ne fait pas exception. 7H sonnent et nous nous levons pour prendre le petit-déjeuner et charger la voiture. Sur le départ, notre hôte sort nous saluer et nous souhaite bonne route pour la suite. Il est 8h quand nous quittons les lieux.
En route pour les gravures rupestres de Tanum ! Enfin, pas dans l’absolu, car en fait nous allons à Oslo en Norvège, mais nous y faisons une halte. C’est exactement à mi-chemin. Avant d’arriver sur le site, nous quittons la grande route, pour emprunter une petite route de campagne, qui nous mène directement au parking du musée.
Autour de nous, la campagne est belle. C’est vallonné, de beau chênes trônent majestueusement sur une forêt clairsemée et un petit sentier nous conduit à l’entrée du musée, un peu plus haut. C’est un petit musée d’état, et donc l’entrée y est gratuite. La visite, d’une durée raisonnable, nous fait revivre la vie d’une famille populaire, à l’âge du bronze.
Derrière le musée, on peut visiter, à la façon d’un écomusée, la reconstitution d’une ferme de la même époque. Avec des ateliers participatifs divers, des bâtiments de vie, et des moutons. Puis en ressortant du musée, nous allons manger dans la salle de restauration. Il est tout de même proche de midi.
Après manger, nous allons sur la colline d’en face, par un joli sentier, voir des gravures rupestre, peinte en rouge sur la pierre, pour les rendre bien visibles. De fantastiques scènes de batailles se déroulent devant nos yeux. Guerriers, chamanes, bateaux, animaux, toute une imagerie d’époque est présente.
Nous allons aussi un peu plus loin, voir deux tumuli géants, tout au sommet. Je ne peux m’empêcher de chercher, sur le chemin qui y mène, d’autres traces de gravures, de traces laisser par nos ancêtres, sur les nombreuses surfaces pierreuses, qui parsèment le paysage que nous traversons. Nous sommes guidés par un discret balisage, tout du long.
Nous reprenons ensuite la route. Notre prochaine étape, est la ville de Fredrikstad. C’est une ville portuaire de Norvège. Elle est posée sur l’embouchure de la Glomma, le plus grand fleuve du pays. On y trouve une vielle ville fortifiée, but de notre visite.
Arrivés en ville, force est de constater que ça ne ressemble en rien à une vieille ville fortifiée. Nous trouvons une place de stationnement, et allons à pied, vers le fleuve. Là, une personne de l’office du tourisme local, nous donne une carte, et les explications pour nous rendre dans la vieille ville par bateau. Mais nous reprenons la voiture pour y aller. Nous ne sommes vraiment pas loin, nous avons juste mal visés.
Une fois au bon endroit, je me trouve en difficulté avec l’horodateur du parking. Même avec l’aide de Romane qui maîtrise l’anglais à la perfection, je sèche. Heureusement, une dame très serviable, qui s’apprête aussi à utiliser la machine, nous explique bien comment ça marche. C’est pas mal, comme système. Tu mets ta carte bancaire, tu paies pour un temps donné et quand tu reviens, si tu n’as pas dépassé le temps, tu remets ta carte, et on te rembourse le reste.
Une fois sur d’êtres dans les règles de stationnement nordique, nous pouvons aller sereinement visiter cette ville forte. Nous franchissons les douves et les remparts du 17ème siècle, par la porte des piétons, et allons sillonner les rues, d’une époque plus récente. Maisons d’habitation, boutiques d’art ou d’artisanat, cafés, et même une caserne militaire reconvertie en musée, se partagent l’espace et nous plonge au 18ème siècle.
Puis, il est temps de faire la dernière partie de ce trajet. Cette fois, nous nous arrêterons à l’hébergement. Une fois à Oslo, plus précisément dans sa banlieue, le GPS nous mène dans une rue qui monte une forte pente, mais est bloquée par de gros rochers, à environ 100 ou 200 mètres de notre destination. Heureusement, vive la technologie, un autre GPS dans mon téléphone, nous conduit à bon port par un autre itinéraire.
Nous arrivons donc, dans un quartier résidentiel sur une colline. Aux pieds de celle-ci, se trouvent des commerces. Notre hôte nous accueille. Nous allons occuper le rez-de-chaussée des sa maison, quand elle habite l’étage. Nous partageons juste l’entrée. Nous avons à notre disposition, un appartement de deux pièces, plus salle de bain et cuisine.
Nous vidons la voiture, et avec Magali, nous allons faire un tour dans le quartier. Un sentier travers une forêt entre les maisons, donnant un accès nature directe, à l’arrière de petits immeubles. Nous débouchons à l’autre bout du quartier, et rejoignons la maison par la rue de ce quartier qui semble bien tranquille. | | | Je suis toujours avec plaisir votre carnet...ça rappelle des souvenirs (nous étions en même temps que vous à Göteborg  ) et ça nous rapproche tout doucement du prochain voyage de l'an prochain. | | | Je suis toujours avec plaisir votre carnet...ça rappelle des souvenirs (nous étions en même temps que vous à Göteborg  ) et ça nous rapproche tout doucement du prochain voyage de l'an prochain.
Haha ! C'est génial, si ça se trouve, nous nous sommes croisés ! | | | Oui pe, nous y étions du 4 au 7  C'est vrai que cette année la météo ne nous a pas particulièrement gâtés sur place. Nous avons refait le jardin botanique sous la pluie et avec le vent. Des températures assez fraîches aussi. Du coup c'était l'occasion de faire certains musées ou attractions intérieures négligés ces dernières années. Ça a son charme aussi | | | Cool, c'est vrai qu'avec une météo maussade, on aborde les activités différemment. | | | Toujours là pour vous lire dès qu'un nouveau post arrive, et toujours le même plaisir. Rendez vous pour le prochain. | | | Toujours là pour vous lire dès qu'un nouveau post arrive, et toujours le même plaisir. Rendez vous pour le prochain.
Merci, c'est adorable de votre part   La suite est en cours | | | Mardi 09.07.19
Il fait jour tôt, ici. Quand je me réveille, le soleil me dit qu’il est largement temps d’émerger, mais mes yeux me disent que je n’ai pas mon compte. Bref, nous prenons notre petit-déjeuner avec Magali et nous nous préparons pour notre sortie.
Aujourd’hui, nous allons à Oslo à vélo, sans Romane. Nous avons sérieusement hésité, au vu des dénivelés importants que nous devrons affronter, mais au pire, on poussera les vélos. En plus, à Göteborg, nous avons évité le sorti vélo, nous n’allons pas remettre ça ici !
Nous partons donc. Ça commence par une forte descente, jusqu’à une passerelle pour traverser une grande route, puis de l’autre côté, les choses sérieuses commencent. Une longue montée bien raide, nous obligeant à mettre le petit braquet. Au milieu de cette ascension, nous enlevons des épaisseurs, car la température monte à mesure de notre effort. Magali, après s’être battue vaillamment avec courage, fini par s’avouer vaincue sur les derniers mètres.
Puis nous arrivons au sommet, et là ça roule tranquille. Maintenant, nous allons entamer une bien grosse descente. Pas très longue, mais nous pâlissons tout de même à l’idée qu’il va nous falloir la faire dans l’autre sens au retour. Même à un moment, nous devons porter les vélos, afin d’emprunter des escaliers. Je me note de bien éviter cet endroit au retour. Mon vélo pèse bien deux ânes mort !
Une fois en bas de cette colline, nous arrivons en ville. Non pas que nous roulions dans la campagne, notre trajet était urbain tout du long, mais nous étions en banlieue. Et là, l’ambiance change. Nous roulons le long d’une grande avenue, la Dronning Eufemias gate, qui va nous conduire à l’opéra de Oslo. Les grands bâtiments design ont envahi notre champ de vision.
L’opéra est une construction vraiment remarquable. Avec un peu d’imagination, on peut y voir un iceberg qui émerge de l’eau. Le toit, forme un immense plan incliné, qui descend jusqu’au sol. On peut monter librement dessus, et accéder au sommet, d’où l’on profite à loisir d’une vue panoramique sur la ville.
Je n’ai bien-sur pas résisté à l’envi d’y monter, et Magali a bien voulu m’attendre en bas, avec les vélos. Les dalles blanches qui recouvrent l’édifice, reflètent le soleil d’été, et j’ai bien vite chaud. Quantité de touristes font également l’ascension avec moi. De tout là-haut, je peux voir Magali, qui attend près de l’eau. Je me dépêche de la rejoindre.
Une fois en bas, nous allons à tour de rôle, jeter un œil à l’intérieur. Des lignes de bois, qui me font penser à des rayonnages de livres, tout en courbes douce, où monte un escalier, font face à mur blanc, alvéolé, presque vaporeux et rétroéclairé, où s’enfoncent des couloirs rectiligne.
Nous quittons ensuite l’opéra, pour traverser le City Hall Plaza Fountains. Là, je peux voir le futur pour la première fois ! Juste devant nos yeux, se trouve un arrêt de transport en commun d’un genre tout particulier. Une navette sans chauffeur autonome, attend sagement ses passagers.
Nous prenons ensuite le long des quais, où les gens flânent au soleil, puis nous poursuivons vers le port de plaisance, où, au terminal de la Color Line, un énorme ferry est en cours de chargement. La proue béante, des véhicules s’y engouffrent.
Puis, nous passons devant la statue de la Déesse Tyché, dont la sphère d’influence est la fortune. Elle est représentée ici, sans ses attributs moyenâgeux, que sont, une corne d'abondance, la barre emblématique d'un bateau et la Roue de Fortune. Ici, elle est comme une femme, face à la mer, les mains en offrande et le regard plein d’espoir.
Nous arrivons ensuite, sur la presque-île Bygdoy, où se trouve le musée des navires vikings. Là, il n’y a plus de pistes cyclables et nous préférons rouler en partie sur le trottoir. Nous garons nos vélos avec les autres, et allons acheter nos billets à une caisse automatique. Nous devons aussi laisser le sac à dos dans une consigne, à l’extérieur. Le musée n’est pas très grand, mais suffisamment pour y mettre deux drakkars entiers, ainsi que du mobilier et tout pleins d’autres objets.
Après la visite du musée, nous devons aller retirer de l’argent. Grace au GPS, nous trouvons un distributeur non loin de là, à Skoyen. Puis, nous allons au parc Frognerparken, où sont exposés plus de deux-cent statues de Gustav Vigeland, éparpillées dans le parc. Des corps nu, dans les positions les plus inattendues, seuls ou en groupe, parfois même entassés, attendent le regard du visiteur.
Nous partons ensuite, vers le palais royal d’ Oslo et son parc. Quelques personnes, sur la pelouse, profitent de la chaleur bienfaisante du soleil. Autour du palais, des gardes, peu nombreux, sont en faction. Les touristes se baladent nonchalamment, certains d’entre eux forment une petite queue pour visiter et nous remontons sur nos vélos pour aller plus loin.
| | | (Suite du mardi 09.07.19)
Dans la rue Kristian IVs gate, nous laissons nos montures, afin de faire quelques pas dans le quartier. Nous allons au rond-point St. Olavs plass, où le plasticien norvégien Sven Påhlsson, a créé une fontaine lumineuse de 17 mètres de haut. Puis nous poursuivons notre tour en passant devant l’église de la Sainte-Trinité d' Oslo, et finissons par aller sur la Karl Johans gate, avant de rejoindre nos vélos.
Le quartier de la gare centrale, est notre prochain point de passage, pour rejoindre le quartier Grønland, que nous traversons lentement, pour regarder autour de nous. Puis nous décidons de rentrer. Nous longeons le Botsparken vers le Sud et rejoignons notre itinéraire allé, au Memorial park with St. Olav's Monastery and St. Hallvard's Cathedral.
Cela ne dur pas très longtemps, car nous le quittons dans une grosse montée, au niveau de la rue Svingen. Après cette rue, nous empruntons un chemin pas carrossable avec notre équipement, dans les bois, et nous suons et soufflons, à pousser nos vélos, sur plusieurs centaines de mètres.
Quand le dénivelé le permet de nouveau, nous ré-enfourchons nos destriers, et pouvons avancer de nouveau. Puis, on retrouve les rues des quartiers résidentiels. Maintenant, c’est de la descente tout du long, sauf sur les cent derniers mètres, pour rejoindre l’hébergement. Un dernier effort et nous arrivons.
En rentrant, nous prenons un petit repas qui se faisait attendre, et nous redescendons à pieds, pour faire quelques courses aux magasins en bas. Puis la journée touche à sa fin, doucement. Nous prenons un repas léger, une douche et rideau. | | | Mercredi 10.07.19
Comme hier, nous sommes parti visiter sans Romane, aujourd’hui, le deal, c’est qu’elle vienne avec nous. Donc, le programme, après le petit-déjeuner, c’est une promenade le long de la rivière Akerselva, à Oslo, puis un tour dans la petite ville de Drøbak, au sud d’ Oslo.
À notre arrivée en ville, nous tournons un peu dans le quartier, pour trouver un endroit où stationner la voiture. Une fois fait, nous abordons la rivière, par la rue Bergverksgata. Un grand espace vert, où des gens profitent du soleil sur le gazon. La rivière est longue, et nous n’allons pas tout faire. Nous commençons donc par aller voir vers le sud.
La rivière coule, agitée entre les rochers et canalisée par les berges artificielles. Des arbres nous cachent les bâtiments que nous longeons, mais nous arrivons à une aire de jeux pour enfants aux pieds d’un immeuble tout particulier. Il s’agit du Grünerløkka studenthus. D’anciens silos reconvertis en habitations. Ce n’est pas particulièrement beau, mais c’est original.
Ici, la promenade semble se finir, donc nous repartons vers le nord. Un autre espace jeux, avec des animaux en bois, attend les enfants. Nous arrivons ensuite à l’école nationale des arts d' Oslo, des grands bâtiment en briques rouge, qui font penser à un ancien site industriel.
Puis nous traversons le pont Aamodt Bru. C’est un joli pont pour cyclistes et piétons, en fonte. À l’origine, le pont devait servir d'entrée au musée technique, qui devait être construit sur la rivière Akerselva, mais le musée a ensuite été construit ailleurs.
Nous continuons notre promenade, jusqu’à la cascade Vøyenfallene. Pour la voir de plus près, nous empruntons les escaliers sur la gauche. Une jolie petite cabane en bois, à mi-hauteur. Une fois en haut, nous traversons le pont, afin de regarder la statue dédiée aux anciennes travailleuses de la briqueterie.
Ensuite, nous faisons demi-tour, pour aller manger dans un court-food, près du parc Grünerhagen. Le lieu ressemble à un grand marché couvert.
Puis, nous reprenons la voiture, afin d’aller dans la petite-ville de Drøbak. Nous trouvons un parking gratuit en sortant du centre ville, et nous allons nous balader à pieds. Nous rejoignons la place centrale, où se trouvent quelques stands, puis, par curiosité, nous allons jeter un œil dans une boutique dédiée au père-noël.
Après ça, nous rejoignons un petit port, par la jolie petite rue Fiskerkroken. Arrivés en bas, nous faisons le tour des pontons, et profitons de la vue sur la mer. Nous remontons vers la ville, par la rue Kroketonna, puis tournons à droite, pour rejoindre la place centrale, où nous allons prendre une glace dans un salon de thé. Après ce rafraîchissement, nous retournons à la voiture, pour finir tranquillement la journée à l’hébergement.
| | | Jeudi 11.07.19
Réveil tôt, car c’est aujourd’hui que l’on part d’ Oslo, pour aller à Stockholm. Après le petit-déjeuner, nous chargeons la voiture et prenons congé de notre hôte, avant de partir.
Sur la route, à peu près à mi-chemin, nous passons au bord d’un lac (qui sont innombrables), près duquel, se trouve un restaurant routier. Je fais donc demi-tour à Villingsberg, pour le rejoindre. Nous sortons de la voiture et admirons ce lac, juste devant nous. C’est super beau.
Ce n’est pas le tout, mais nous avons faim. Nous entrons donc dans l’établissement, pour manger. L’intérieur est très bien. Nous prenons nos plateaux, achetons un plat, et les accompagnements sont à volonté. Nous allons ensuite sur la terrasse, près du lac, pour manger. C’est génial.
Puis nous reprenons la route. Il ne nous reste que deux heures, d’après le GPS. Avant d’arriver, nous faisons le plein de la voiture, puis nous trouvons facilement le logement. Les clés sont dans une boite à code.
Nous logeons à Sollentuna, un quartier au nord de Stockholm, près d’un fjord. Nous déchargeons la voiture, puis, avec Magali, nous allons faire un tour dans un parc tout proche, qui marque le bout du fjord. Des canards s’ébattent dans l’herbe et sur l’eau. Nous faisons une reconnaissance des chemins, pour que Magali puisse aller courir demain matin. Puis nous rentrons, le soir arrive et la journée se termine.
| | | Vendredi 12.07.19
J’ai bien dormi. Notre logement, comprend deux pièces et une petite salle de bain, le tout en rez de chausser. Quand nous nous levons, avec Magali, il est assez tôt. Nous prenons notre petit-déjeuner, et laissons Romane dormir. Nous avons de la chance, dehors il y a du soleil, et nous pouvons sortir les vélos, pour rejoindre Stockholm.
Le trajet, dans l’ensemble, est plaisant. C’est de la piste cyclable tout du long. Nous passons devant quelques pierres runiques, traversons forêts et parcs, mais nous longeons aussi l’autoroute et quelques zones de travaux. Nous passons aussi, devant le musée d’histoire naturelle, que nous visiterons demain avec Romane.
Arrivés en ville, nous nous dirigeons vers le musée d’histoire. Quand nous y arrivons, la pluie commence doucement à tomber. Nous attachons les vélos à l’extérieur et allons découvrir les merveilles que propose ce lieu. Comme c’est un musée d’état, l’entrée est gratuite ! C’est cool !
Quand nous sortons, nous allons voir le quartier du palais. Une fois sur place, nous devons mettre nos ponchos contre la pluie. Mais malgré le temps, c’est bien joli et nous devons pousser les vélos, pour ne pas bousculer les touristes.
Nous ne nous attardons pas trop. La pluie ne s’arrête pas et nous songeons à rentrer. Mais avant ça, dans l’espoir que le ciel se calme, nous allons dans un autre quartier. La pluie continuant, alors que nous profitons de l’abri momentané de l’entrée d’un hôtel, nous prenons la décision d’entamer le chemin du retour.
Quand nous arrivons, le soleil est revenu, mais nous sommes mouillés comme des soupes en bas, où le poncho ne nous protégeais pas. Je range les vélos dans la voiture et vais rejoindre les filles. Une fois changés et restaurés, avec Magali, nous allons faire quelques courses dans une galerie marchande, puis, à notre retour, nous mangeons et la journée se termine tranquillement. | | | Samedi 13.07.19
Eh bien, ici, on dort bien ! Pas tard, mais bien. Après une bonne nuit de sommeil, nous prenons notre petit-déjeuner ensemble, avant de sortir. Au programme, visite du musée d’histoire naturelle et montrer la ville à Romane.
En arrivant au musée, il n’est que 9h et nous trouvons porte clause. Alors, nous allons commencer par le centre-ville. Nous laissons la voiture dans un parking souterrain près de l’église de Saint-Jacques, toute rouge, et traversons le pont Norrbro pour passer devant le Parlement suédois, le Riksdag.
Une fois aux pieds du palais royal, nous tournons à droite pour le contourner et prenons les petites rues qui vont nous mener à la maison de la noblesse de Stockholm, le Riddarhuset, puis nous conduire à l’église de Riddarholmen, sur l’île du même nom. C’est une ancienne abbaye et la nécropole des souverains suédois, elle domine la vieille ville de son clocher pointu, véritable flèche vers les cieux.
Vers 10h, nous revenons aux abords du palais. Nous passons près de l’église allemande, traversons la place Brända Tomten avec son châtaignier, allons saluer Saint-Georges et son dragon, puis nous nous rendons enfin au palais, où nous sommes accueillis par le roi Charles XIV Jean, chevauchant son destrier.
Nous faisons quelques pas dans le palais, dans la partie gratuite, puis nous ressortons, et allons prendre le métro à la station Kungsträdgården, pour nous rendre compte de la diversité des décors des stations. Il est alors déjà 11h30.
Presque une heure plus tard, nous remontons à la surface, Passons devant la fontaine Molins, œuvre de l’artiste Johan Peter Molin, dans le parc Kungsträdgården, dont la traduction est : le jardin du roi, et retournons à la voiture, pour aller au musée.
Quand nous y arrivons, il est presque 13h. Comme l’entrée est gratuite, nous commençons par le restaurant du musée, avant d’aller déambuler dans les salles. Au début, nous pouvons observer une tranche de séquoia géant, avec une graduation de l’histoire humaine collée aux cernes. Ce qui nous révèle qu’il a dû poussé vers -470 avant J.C. Et fut abattu entre les deux guerres mondiale.
Puis les dinosaures, où l’on se rend compte qu’il s’en est fallut de peu pour que les poules eussent des dents, la préhistoire, avec sa vénus, pléthores d’animaux empaillés, des insectes, le corps humain, puis nous arrivons tout en haut, sous la coupole.
Nous changeons d’aile de bâtiment et arrivons dans les minéraux, puis une exposition photo qui sensibilise l’homme sur ses méfaits à travers la planète, mais aussi qui sublime la nature. Il est presque 17h quand nous terminons la visite.
Il a fait beau toute la journée, mais nous rejoignons la voiture sous la pluie. Nous rentrons à l’hébergement, pour finir la journée tranquillement. | | | Bonjour,
vous vous laissez désirer pour le récit  mais je suis toujours contente d'en lire l'évolution.
Bonne journée. | | | Bonjour,
vous vous laissez désirer pour le récit  mais je suis toujours contente d'en lire l'évolution.
Bonne journée.
Bonjour, merci à vous de me lire. Oui, je ne suis pas un rapide de l'écriture. C'est pour moi un plaisir lent qui prolonge les vacances. La suite est bientôt prête. | | | Bonjour,
vous vous laissez désirer pour le récit  mais je suis toujours contente d'en lire l'évolution.
Bonne journée.
Bonjour, merci à vous de me lire. Oui, je ne suis pas un rapide de l'écriture. C'est pour moi un plaisir lent qui prolonge les vacances. La suite est bientôt prête.
Bonjour,
Je ne vous oublie pas, " tout vient à point à qui sait attendre", toujours le même plaisir de vous lire. | | | Dimanche 14.07.19
Aujourd’hui, nous allons visiter la charmante petite ville de Sigtuna. Elle donne sur un fjord, à environ une heure de voiture au nord de Stockholm, mais que 30 minutes de notre hébergement.
À notre arrivée, nous trouvons un parking gratuit pour 3 où 4h, parfait pour visiter la ville. En plus, le temps est superbe. Une vraie journée d’été.
Du parking, nous nous dirigeons vers le fjord en traversant un petit parc et de jolies petites rues. Nous arrivons à une petite marina, avec un restaurant flottant. Un panneau indique une promenade autour de la ville. Comme c’est sûrement chouette, nous allons tenter de la faire.
Nous partons donc vers la gauche, en longeant l’eau. Quelques promeneurs font comme nous. Nous avançons sur un ponton, pour voir nager un canard, plus loin, ce sont des touristes asiatique qui se prennent en photo au pied d’un arbre, parmi des pierres en cercle.
Puis nous quittons le bord de l’eau et remontons une petite rue bordée de maisons rouge, pour aller vers le centre-ville. L’enseigne du centre d’information est un dragon en fer forgé, surplombant la porte. Un beau petit bâtiment, derrière lequel nous avons visité le jardin quelque vingt minutes plus tôt.
En furetant sur les étagères, nous trouvons une carte gratuite de la ville, où sont indiqués les emplacements de nombreuses pierres runiques. Nous décidons donc d’abandonner notre première idée de promenade, pour nous lancer dans cette "chasse au trésor", bien plus amusante.
Les premières pierres sont cachées près d’une église et d’un cimetière. Nous devons fureter, tourner et retourner, pour être enfin récompensé. Nous parcourons ainsi la ville, et découvrons les pierres l’une après l’autre. Une ruine, une tour, un jardin, une colline, la visite est variée.
Puis nous revenons au centre-ville, où nous visitons le petit musée. Après ça, nous allons acheter de quoi grignoter un morceau sur un banc, avant de reprendre la voiture et d’aller faire un tour dans la ville de Uppsala, à une grosse demi-heure au nord de Sigtuna.
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