Le bus gouvernemental prévu pour
Bangkok à 7h45 est annoncé en retard à 8h30 et n'arrive finalement qu'à 8h50. Il ne nous a pas été possible de faire de réservation mais vu qu'il y a peu de passagers nous comprenons pourquoi.
Nous avons payé 515 bahts pour deux personnes. C'est un bus VIP avec toilettes. On nous a offert une boite petit-déjeuner avec des sachets de café sans eau chaude (!) et à manger, une chose probablement à la banane que la saveur et la consistance rapprochaient plutôt de l'éponge que d'autre chose.
Dans la longue et forte montée après Sangkhlaburi, on a tout loisir de contempler le paysage. Le bus ne cesse d'agoniser mais ne meurt pas. Ca roule mieux par la suite.
On embarque une famille de français à Thong Pha Phum et on ne s'arrête que juste avant
Kanchanaburi, dans un petit restaurant autoroutier où un riz frit attend déjà les passagers.
A compter de la sixième heure de trajet, le temps se fait long. Nous sommes soulagés de nous faire larguer vers 16 heures à la gare routière de Chatuchak alors que comme d'habitude autour de nous tous s'égayent comme des moineaux et que nous restons seuls, aux prises avec plusieurs chauffeurs de taxi et de tuk tuk. Il y en a même un qui ose nous proposer le tarif de 1000 bahts pour un trajet qui au final nous en coutera 170. A nous, les récitdevoyageurs de VoyageForum, quand même !!
Alors qu'à 20 mètres de là se trouvait la pancarte " Taxi Meter " avec une grosse flèche rouge...
Nous ne pouvons désormais plus nous empêcher, avant le départ, de passer une journée complète à Chinatown. C'est plus fort que nous. Figurez-vous que dans l'artère principale, à Yaowarat, se trouve une boutique Bata où vous pouvez acheter une paire de chaussures de ville en cuir pour 500 bahts. Du style chaussures du dimanche.
Pour la troisième année, nous prenons notre repas de midi vers le début de la même rue dans ce restaurant que nous adorons : The Canton House. Nous avons eu de la chance, il venait de rouvrir après deux mois de fermeture. La cuisine, directement ouverte vers la salle, avait pris feu en plein midi...
Vous prenez la carte, vous regardez les plats, vous en avez pour des années à en faire le tour. Il y a plus de 80 dim sum au menu. Quand je vois arriver ma pagode fumante de 7 étages, je ressemble à mon chat lorsque je lui ouvre un paquet de croquettes...
Nous avons fait un bref passage au wat Chakrawat. On n'y est jamais trop tranquille à l'extérieur parce qu'il y a une circulation constante de véhicules. Et pour cause, c'est l'un des seuls parkings disponibles à Chinatown.
Cette visite sera à refaire parce que tout le temple est en travaux. Apparemment, une rénovation s'imposait.
Nous n'avons pu que plaindre les crocodiles qui y sont parqués. On les a trouvés dans le Chao Phraya, parait-il, et on n'a pas voulu les mettre au zoo ou dans la ferme des crocodiles. A force, ces animaux qui servent de distraction pour les temples, ce n'est pas bien drôle.
Nous avons passé un bon moment dans un mini-temple chinois à écouter chanter un groupe de dames. C'était le moment sympa de l'après-midi.
Sur l'avant-dernier soir, nous nous disions qu'il y avait un peu trop de monde dans la piscine. L'orage tropical a éclaté, accompagné d'une pluie battante. Du coup, nous nous y sommes retrouvés seuls avec une famille française, à se retrouver filmés par ceux qui y nageaient auparavant. Si ça se trouve, on est quelque part sur Youtube...
Le dernier jour n'est pas bien gai. Il rejoint les dimanche soir et les veilles de rentrée dans la famille des jours de blues.
Nous avons enfin eu l'occasion de visiter le
Wat Suthat, le temple de la balançoire géante. L'entrée est théoriquement à 20 bahts, ouverture à 8h30. Bien que nous étions en avance, nous n'avons jamais vu qui que ce soit au guichet.
C'est un temple qui dispose de beaucoup d'espace, la cour est très grande, avec bon nombre de belles statues. Le bâtiment principal est de toute beauté, avec quelques splendides objets et des fresques murales sortant de l'ordinaire. Voyez notamment l'arrière du bouddha ainsi que la sculpture positionnée en-dessous, figurant un combat de deux éléphants royaux.
Même si tout cela mérite une rénovation (qui est déjà en cours dans une partie du périmètre), voilà un temple majeur qu'il n'est pas superflu de visiter.
Nous quittons
Bangkok dans la nuit et sous un orage magistral.
Ce cinquième récit termine un cycle. Celui de nombreuses premières découvertes, de lieux que nous voulions absolument voir dans notre vie, hormis le sud de la
Chine que nous mettons pour l'instant en attente.
Nous allons maintenant consacrer le temps qu'il nous reste (dont on ne connait jamais l'exacte durée) à découvrir plus en profondeur la
Thailande.
Notre Amazing
Thailand...