Jojoone1 · 27 août 2016 à 17:40 · 388 photos 101 messages · 19 participants · 18 815 affichages | | | | Le Gubyaukgyi recèle de belles fresques, mais regardez-les bien car les photos y sont interdites.
Sawadee krap On retrouve cette même particularité en Thaïlande, au Wat Rong Khun, Province de Chiang Rai, pour les peintures de Chalermchai Kositpipat | | | Bonsoir,
Merci pour ce carnet détaillé et bravo pour votre coup d'oeil photographique. J'aime le cadrage et les sujets que vous avez pris en photo. | | | À: Max68 · 22 septembre 2016 à 20:30 Re: Un petit tour en Birmanie et un petit saut en Thaïlande Message 43 de 101 · Page 3 de 6 · 1 683 affichages · Partager Notre première étape est la pagode de Lawkananda. Elle se trouve au sommet d'une butte, dans le village de Thiripyitsaya, un peu au sud de New Bagan. Hormis le stupa complètement doré à la feuille d'or et deux vieilles stèles, rien de spécial. Tous les autres bâtiments étaient en rénovation. Mais l'endroit surplombe juste le fleuve, la vue est intéressante. Comme c'est dimanche, il y a foule pour porter des fleurs et faire d'autres offrandes.
Encore un peu plus au sud, donc bien à l'écart du circuit touristique, la pagode de Sittana (ou Seddana) est une grande et majestueuse structure flanquée de quatre tourelles à chacune de ses quatre arêtes, avec des statues dans des niches. Au bas de la pagode, sur chacun des côtés une quarantaine de têtes d'éléphants, dont une seule a miraculeusement conservé toute sa forme et une bonne partie de sa couleur.
Le gardien muni d'une torche nous invite à grimper dans un trou de la pagode, ouvert à deux mètres du sol, en nous sussurant qu'il y a un beau bouddha. Avec le recul c'était peut-être une erreur mais nous avons évité. Par moments nous avons eu de petits accès de saturation, mais pour une année encore plus chargée en monuments que d'habitude, ça peut se comprendre.
Nous voulions une journée différente, pour couper un peu. Les visiteurs peuvent se rendre dans deux villages différents au sud de Bagan, à 1h30 de route environ. Notre chauffeur nous a assuré qu'on ne pouvait pas les voir sur le même jour. Apparemment, il n'y a pas de route convenable entre ces deux villages et il faut retourner à Bagan pour aller de l'un à l'autre.
Nous avons donc renoncé à nous rendre au village de Zee O où on peut admirer un tamarinier âgé de mille ans, et juste à côté la forêt tricentenaire de Ingyin.
Nous avons préféré visiter Salay et ne l'avons pas regretté du tout. Le monde rural birman a défilé sous nos yeux pendant le trajet. Le centre du Myanmar ne présente pas une végétation opulente. Il y a souvent des airs de savane africaine.
La route est bitumée mais largement assez cabossée. En cours de route, nous traversons une forêt de derricks : il y a même du pétrole.
En premier lieu, on s'arrête à Salay devant une grande construction coloniale de couleur claire striée de gris. Il s'agit en fait d'un élégant double bâtiment dont les deux parties sont reliées par un passage ouvert à hauteur du premier étage.
Il faut savoir que derrière cette construction, au fond du chemin, se cache une pure merveille. Il s'agit du monastère en bois Yoke Sone Kyaung. L'entrée est à 5000 kyats. Bien sûr, il y a les nombreux piliers de soutien en teck, les deux épais escaliers en pierre et la tour à multiples étages surmontés de petits toits de couleur rouge. Cependant, le plus remarquable est cette frise de bois sculptée d'une hauteur d'un mètre qui court tout le long de la façade du monastère et sur une partie des côtés. S'y succèdent de multiples saynètes avec leurs maisonnettes, leurs animaux et leurs personnages. Les légendes sont clouées en-dessous, en birman et en anglais. On retiendra notamment : " Passion pour plaisirs sensuels ou bondage sensuel " (!), " Upatissa et Kolita en train de regarder Kwe danser sur la montagne " ou " Le retour de mariage de Jeiwata ". Une fois encore, il fut un temps où des artisans donnèrent le meilleur d'eux-mêmes. Il faut préciser que tout cela est dans un état de conservation exceptionnel.
L'intérieur est tout aussi extraordinaire. On tombe tout de suite en arrêt devant l'ancienne porte du monastère, de toute beauté. Puis on admire une succession d'oeuvre splendides dont la plupart date du 19ème siècle. Des meubles, des statues, des objets usuels, rien n'est à jeter. Le tout sous un très beau plafond assez bien préservé.
Nous avons retenu un objet de quatre mètres de haut, au sommet duquel un bouddha debout se tient dans un sorte de kiosque. Le socle est revêtu de pans d'un alliage doré, sur lesquels on distingue de merveilleuses enluminures réalisées avec une grande précision. 17ème siècle, quand même...
Nombre de bouddhas sont en bois, colorés et d'une esthétique indéniable.
Dans une vitrine, des objets de dimensions plus réduites, mais datant cette fois du 15ème siècle. Dans une annexe à l'air libre et couverte, d'antiques meubles, un grand char à boeufs et un trône imposant. Incontestablement, l'un des coups de coeur lors de notre séjour.
A quelques dizaines de mètres du monastère, une petite baraque contient d'autres antiquités, notamment d'anciens carnets rédigés par d'illustres moines ainsi que des objets découverts lors de fouilles.
Juste en face de la demeure coloniale, de l'autre côté de la route, un groupe de pagodes a survécu tant bien que mal, avec parfois un côté un peu penché.
Un bouddha de six mètres de haut, venant d'on ne sait où, a atterri dans ce village en 1888 lors d'une importante crue du fleuve. On estime qu'il date du 13ème siècle. Certains disent que c'est le plus grand bouddha laqué du pays. Vous pourrez donc admirer ce bouddha Man Hpaya, assis entre ses grandes colonnes, dans le bâtiment qui l'abrite désormais au sein du village. A l'extérieur, on remarquera d'amusants bougeoirs en fer forgé supportant rats, dragons et serpents.
Tout près de là, nous avons souhaité jeter un coup d'oeil à un monastère encore en activité, le Sasanayaung Gyi. Il a pourtant été construit seize ans avant celui que nous venons de visiter. Nous hésitons un peu à y monter puisque la cuisinière et ses aides sont sur le point de servir la popote. Nous arrivons quand même, sur la pointe des pieds et avec notre air emprunté. Evidemment, tout le monde nous fait signe de venir, surtout le moine à lunettes en chef. Car nous saurons plus tard que le vénérable Ashin Pandita est le maître principal de l'Ecole d'Education Monastique. En attendant, il se trouve que celui-là c'est un sacré numéro. Il nous fait la petite visite guidée, nous ouvre les meubles, fait rire sans arrêt toute la galerie et déconne avec madame la photographe en la prenant gaillardement par la taille. On n'a pas tout compris, mais qu'est-ce qu'ils se marraient bien.
En dehors du fait qu'un monastère vivant est agréable à visiter, on remarque fatalement les deux meubles volumineux qui se trouvent dans cette longue pièce. L'un d'eux, surtout, qui est revêtu de panneaux colorés avec des épisodes de la vie du bouddha. Ce meuble de 150 ans contient une partie des 174 livres d'écriture conservés par ce monastère. Ces écrits ont été réalisés par des sages et des moines sur des feuilles de palmier. Maître Pandita nous ouvre d'ailleurs l'un des rouleaux et nous montre bien l'un des parchemins. Chez nous, les historiens conservent ça au frais et le manipulent avec des gants mais ici ça fait autant partie du présent que du passé et il s'agit de documents que des moines viennent étudier de temps à autre. Dans ce lieu, on observe également un magnifique plafond très bien ouvragé.
Avant de repartir, nous prenons une petite collation dans un kiosque au bord du chemin. Deux chiens arrivent, qui nous font le coup classique : " Je suis le toutou le plus malheureux et le plus gentil du monde et je suis extrêmement affamé ". Bien, là aussi on fait une petite donation. Un son électrique accompagné d'un intense grésillement nous parvient alors. Cela dure de longues secondes et en nous penchant nous voyons de grosses étincelles. En même temps, Ko Lin se dépêche de remettre ses chaussures, il a déjà compris et il nous dit de ne pas bouger. Là où il se trouvait, il pouvait voir qu'un écureuil se faisait électrocuter sur un câble électrique. Au bout d'un moment, la pauvre bête a fini par tomber et c'est là que les deux chiens se sont précipités. Le plus vieux des deux est resté méfiant mais le plus jeune a immédiatement croqué dans l'écureuil qui venait de se faire projeter à terre. Il s'est pris une châtaigne mémorable. Ca nous a fait pitié de le voir se tordre de douleur en poussant d'effroyable hurlements. Ce moment n'a duré que trop longtemps, nous avions l'impression de le voir mourir sous nos yeux. Quand ça a cessé, il est parti complètement sonné aussi loin qu'il a pu et nous espérons qu'il aura tenu le coup.
Le soir, nous avons déniché à New Bagan un restaurant tenu par un birman qui a fait un stage de quelques mois chez un chef réputé de la région parisienne. Au Naratheinkha, vous pourrez déguster une cuisine asiatique réalisée à la française. Nous avons enfin pu manger quelque chose de soigné, de bien cuisiné, de goûteux. Seul bémol : le chef a aussi retenu de la grande cuisine française que les portions ne doivent pas être trop importantes... | | | C'est le dernier jour où nous faisons travailler notre chauffeur. Nous commençons par le gros temple Thitsawadi, qui présente de nombreuses tourelles, des stucs et des peintures murales. On peut y monter, la terrasse offre une belle vue.
Ensuite, nouvelle grimpette sur le temple Buledi. D'ailleurs, de cet emplacement, la perspective fait que les principaux temples d'Old Bagan semblent être installés côte à côte. Probablement la plus belle vue de tout le site depuis l'un des temples où on puisse encore monter.
Le temple Pyathada, tout seul dans son coin de campagne, fait penser de loin à un château avec ses hautes murailles dont seule une tour centrale semble émerger. Il confirme son style à part avec une grande arche extérieure sans toit. De très grands bouddhas vous y attendent. Sa plate-forme est extrêmement étendue comparativement aux autres temples.
Pas trop de chance, il pluviote un peu ce jour-là. Tant pis, à la belle saison le ciel est bleu mais les prix ne sont pas les mêmes et surtout les touristes pullulent.
Nous passons ensuite a Tha Byeik Hmauk. Il y a peu de chances que les prochains visiteurs y retrouvent le même gardien que nous y avons rencontré. Nous entendons d'abord de loin le son caractéristique d'un ballon que quelqu'un tape contre un mur. Effectivement, le gardien fait des jongles et des frappes dans le temple, sous le bouddha. Il nous prend à témoins et bien vite l'un des shoots pulvérise les fleurs se trouvant dans un petit vase juste sous la main de bouddha. L'homme est bien exalté, complètement dans son idée et tient absolument à être photographié. Tout en étant assez dans la retenue dès le départ, nous nous éclipsons un peu plus vite que prévu. Le malheureux n'a plus toute sa tête, c'est évident. Nous demandons à Ko Lin s'il avait vu et entendu mais bien sûr lui aussi avait compris, bien qu'il se soit tenu assez loin en retrait. Il nous explique que la famille de cet homme est très pauvre, qu'il a eu quelques malheurs et qu'il a déjà été dépressif. Il nous indique qu'il le signalera à qui de droit parce qu'on ne peut pas laisser les choses en l'état.
Après un bref passage au petit temple Apayadana, nous voulions aussi voir le Nagayon. Celui-ci n'est pas de grande dimension mais quelques sculptures et les grands bouddhas dorés méritent le déplacement. Dans le nom du temple, il y a le mot naga, qui signifie serpent. Celui-ci est en effet peint au-dessus du bouddha principal.
Notre dernière visite sera pour un duo : le temple de Seinnyet Ama et le stupa de Seinnyet Nyima. Là aussi, il subsiste quelques stucs et quelques statues. Nous avons donc la satisfaction de terminer nos visites par des édifices très esthétiques.
Nous avons essayé de fournir à nos lecteurs de VoyageForum un catalogue avec les caractéristiques d'un bon nombre d'endroits afin de pouvoir faire leur choix...espérons que plusieurs y trouvent leur compte.
Avant que nous nous quittions, Ko Lin nous avait promis de nous mener à une bijouterie. C'est celle où lui-même et sa famille ont acheté des bijoux en or. Bien sûr, le plus difficile est de trouver un bijou dont la forme et l'esthétique conviennent à nos goûts d'occidentaux.
Mais pour ceux qui seraient intéressés, il y a moyen d'acheter, c'est un exemple, des boucles d'oreille à 1,2 g pièce pour un total d'environ 100 euros alors que chez nous le moindre objet analogue coûte facilement le triple. L'or au Myanmar est de la même qualité qu'en France, généralement du 18 carats.
| | | Ce dernier jour à Bagan est presque sans programme et bien entendu la météo nous fait un joli pied de nez en nous gratifiant d'un ciel bien bleu et d'un soleil omniprésent. Comme nous l'avions déjà dit une fois, en cette saison le beau temps c'est très bien pour les photos mais moins bon pour la tête.
Nous nous promenons dans New Bagan, pour nous rendre compte qu'il y a une rue principale avec pas mal de restaurants et que l'option d'y loger n'est pas si mauvaise que ça.
Nous passons d'abord par le marché local, qui serait 100% authentique si nous n'étions pas présents nous-mêmes...
Quand nous nous arrêtons pour boire un verre, un cortège avec une musique tonitruante efface le calme pour quelques instants et nous offre un peu de spectacle.
Un peu plus loin, des vaches paissent à côté d'une vieille pagode. Même dans Nyaung Oo et New Bagan, n'importe quelle petite promenade vous mène à des pagodes...
Nous échangeons aussi des sourires avec quelques nonnes venues se rafraichir à une borne d'eau alors que nous nous reposions à l'ombre.
A l'extrémité nord-est de New Bagan, nous entrons par la porte principale dans le périmètre du poste de police. Les policiers sont ici très cultivés puisque la première chose qui se présente est un imposant potager. Il faut bien passer le temps. Et en plein milieu de la propriété, bien entendu, un temple-pagode de taille modeste mais tout à fait rénové et entretenu. Les briques sont briquées...
La particularité de ce temple, qu'un policier vient nous ouvrir en souriant à deux pas des motos de police, est d'avoir été complètement repeint par un artiste local il y a une dizaine d'années. Un travail de longue haleine, un certain nombre de mois vraisemblablement. Ce n'est pas juste anecdotique : nous avons ainsi l'opportunité de contempler en fin de séjour la " maison-témoin " de ce que furent les temples de Bagan dans leur splendeur d'origine et compléter ainsi le puzzle. La boucle est bouclée.
| | | (Ce message a été supprimé par le membre Jojoone1 le 20 octobre 2016 à 19:58.)
| | | Ko Lin avait eu la gentillesse de nous acheter un billet de bus pour le retour à Mandalay. Cela dit, nous payons cette fois 18000 K pour deux personnes. Ce tarif inclut toutefois le transport de l'hôtel à la station de bus, au départ comme à l'arrivée.
Sortis de notre havre de paix, nous retrouvons alors notre modeste condition de voyageurs. La route est de moins bonne qualité que celle de Monywa à Pakokku, mais rien de trop pénible. On assiste à quelques belles scènes de vie rurale sur les 50 premiers kilomètres, après c'est plus ennuyeux. On ne rejoint l'autoroute venant de Yangon que sur la dernière demi-heure ; on sent que le chauffeur se régale de pouvoir enfin foncer.
Nous avions choisi l'hôtel Sahara en raison de sa situation au centre-ville, juste au coin sud-ouest du carré où se trouve le palais royal. La chambre standard s'obtient à 20 euros, petit-déjeuner compris, les lits sont confortables et le personnel est bien sûr très sympathique. La bonne adresse routarde par excellence. Une loggia au cinquième étage offre une vue sur le palais et les montagnes.
Dans l'après-midi, nous choisissons le restaurant Rainforest dans la 27è rue, entre les 74è et 75è rues. C'est une bonne pioche. Il est situé dans une ruelle calme, au 1er étage. On passe par le magasin d'antiquités pour y accéder, d'ailleurs dans le restaurant lui-même il y a une accumulation d'objets anciens. Les spécialités thailandaises sont très bien cuisinées et les jus de fruits sont délicieux.
La promenade du retour nous donne à penser que la voirie n'est pas en bon état à Mandalay. La circulation est infernale sur les grands axes autour du palais et quand il commence à faire sombre ça devient téméraire de traverser une route. Avant d'arriver à l'hôtel nous voyons une famille de hollandais, enfants compris, en pleine circulation sur des vélos. Il fait déjà nuit, il y en a qui ne se rendent pas compte des risques qu'ils prennent.
Dès le départ, pour des raisons liées aux risques climatiques, nous avions renoncé à nous rendre à Hpa-An et Mrauk U. Compte tenu de nos goûts, ce sont des régions qui nous attirent. Peut-être un jour...il est vrai aussi que désormais il nous est quasiment impossible de nous passer de Thailande pendant plus d'une année...! | | | Le Myanmar, finalement, restera pour nous le pays recordman du monde des pagodes au kilomètre carré. Le Myanmar, c'est le pays où des hommes en robe crachent violet et où les femmes ont le visage en jaune. C'est le pays des sourires, d'autant plus facilement que le raz de marée touristique n'y est jamais encore passé. Nous sommes moins indulgents que d'autres pour ce que nous y avons mangé et plus satisfaits que la moyenne en ce qui concerne la qualité des hôtels où nous sommes passés. Enfin, nous sommes contents pour eux de ce vent de liberté qui s'est mis à souffler et leur souhaitons bon courage pour affronter cet impitoyable univers mondialisé...
Le vol retour vers Bangkok se passe sans encombres et une fois à l'aéroport Don Mueang nous sautons dans un taxi pour aller au Southern Bus Terminal de Sai Tai Mai, qui est situé à Thonburi, dans la partie ouest de Bangkok.
S'il est vrai que pour aller à Kanchanaburi le meilleur moyen est de prendre le bus gouvernemental bleu clair bleu foncé, encore faut-il savoir qu'à l'étage il faut se rendre au guichet numéro 81. Mais il faut aussi savoir que si ce guichet est fermé, on achète les billets directement à une préposée assise à une table juste à côté de l'endroit d'où le bus va partir. Après avoir tourné en rond quelque temps, nous demandons notre chemin à une jeune femme s'occupant d'un magasin dans ce grand centre commercial. Celle-ci nous indique dans un premier temps la voie à suivre mais elle estime que ce n'est pas suffisant et se lève en délaissant la boutique pour nous mener à bon port, avec son charmant sourire.
Il n'y a pas de doute, nous sommes en Thailande. D'ailleurs, partout autour de nous les khun, les kraaap et les khaaa fleurissent, les odeurs de nourriture sont archi appétissantes, mais bon dieu qu'est-ce qu'on est allés fiche ailleurs ? (et ça c'est le moment où Tokara rigole dans sa barbe !)
Nous payons 110 bahts chacun. Il y aurait des départs toutes les 20 ou 30 minutes de 5h30 à 22h30. Même si les bus ne sont pas récents l'ambiance y est zen, la clim est juste comme il faut et les sièges sont absolument confortables. Nous pensions avoir deux heures de trajet, finalement cela aura duré plus de trois heures. Il est déjà long de sortir de Bangkok et on aura fait l'omnibus sur tout le trajet. Le ciel se noircit complètement et tout nous donne l'impression que nous allons essuyer un violent orage. Nous nous demandons déjà si nous avons bien fait de choisir cette région pour la fin juillet.
Il fait donc déjà nuit quand nous arrivons à Kanchanaburi mais finalement nous sommes au sec. Encore un petit tuk tuk à prendre et nous sommes à l'hôtel juste à temps pour profiter de son restaurant puis pour réserver un songthaew pour le lendemain. Elles ne sont jamais drôles, ces journées de transit... | | | 29 juillet, 1ère partie
Il y a un sacré choix d'hôtels sur Kanchanaburi. Nous avons opté pour le Good Times Resort parce que si on s'y prend tôt on peut avoir une petite chambre confortable pour 27 euros, ce qui est un bon prix dans un endroit touristique, avec petit-déjeuner et piscine. Evidemment, en zone franchement touristique les personnes à la réception sont visiblement très rodées à la gestion de leurs clients, ça fait un peu usine. Tous ces hôtels sont bondés d'étrangers et on ne peut éviter d'entendre parler sa langue natale. Ca dépend en fait sur qui on tombe, mais certains français sont assez marrants quand ils se racontent leurs aventures en touque touque, le prix ridicule qu'ils ont payé sur la journée pour leur pack pont de la rivière Kwai-descente en raft-promenade avec les éléphants et l'excellent rapport qualité-prix d'un séjour ici alors que chez nous les coûts sont exorbitants. Finalement, il y a des français qui savent bien se tenir en Thailande..
Si des gens viennent d'autres hôtels ou guesthouses pour manger au Good Times Resort, cela ne nous étonne pas. La cuisine y est parfaite. Ce qui est malin, c'est de pouvoir choisir le dosage en épices de son plat sur une échelle de 0 à 5. Autant dire que nous avons fait leur fête aux kaeng keaw waan, kaeng dang (curry vert et curry rouge) et autres spécialités locales. Les séances de rattrapage ont été hautement jouissives ! Nous avons été totalement satisfaits par le service : du petit-déjeuner au dîner, toutes les personnes qui y travaillent sont adorables. Par contre, c'est le cirque à la piscine : les occidentaux qui assurent à fond toute l'année se lâchent complet ici. Le restaurant est situé en bord de fleuve, à quelque distance du centre, relativement proche du pont de la rivière Kwai. Précisons quand même que Kanchanaburi est une agglomération qui s'étire sur des kilomètres et des kilomètres.
Nous n'avons pas particulièrement préparé la partie de notre séjour en Thailande et nous aurions certainement pu mieux faire. Nous avons évité les lieux les plus touristiques et nous avons pris du bon temps.
Le chauffeur de songthaew qui nous promène est un peu vieux et sa manière de conduire est fidèle au style asiatique : j'accélère, je freine, j'accélère, je freine, même en ligne droite sans personne devant. Comme nous sommes allés relativement loin, nous avons bien eu le temps de ressentir cet effet des lois de la physique qui veut que plus la vitesse est grande plus la fumée du pot d'échappement est aspirée à l'intérieur de la partie arrière ouverte du véhicule. La prochaine fois, on privilégiera la voiture pour les longues distances, que voulez-vous...
Quoi qu'il en soit, dès qu'on quitte la ville, on est déjà dans la Thailande tranquille. Toute cette végétation, ces collines sont un plaisir pour les yeux.
A quinze kilomètres à l'ouest de Kanchanaburi, le Wat Tham Pu Wa est bien isolé dans la forêt. Rien de mieux pour un lieu essentiellement consacré à la méditation. Près d'un gros bouddha assis en cours d'achèvement, une récente et originale façade de type khmer donne sur une grotte.
Cette grotte bénéficie d'un peu de lumière du jour suite à certains affaissements dus à l'infiltration. Mis à part les statues installées dans les coins et recoins, il y a les petits tas de pierres habituels et le moine en cire. Une visite agréable mais plus très originale pour les habitués que nous sommes devenus.
Mais où nous avons été époustouflés, c'est un kilomètre plus à l'ouest, toujours en pleine nature, au pied d'une colline. C'est là que se dissimule le Wat Mettadharmabodhiyan. Au bout d'une longue allée, on est d'abord accueilli par un petit bassin autour duquel sont disposées des statues très colorées de personnages médiévaux. Devant le wat, sept grands personnages qu'on dirait taillés dans le marbre ou l'albâtre.
Ce qui nous attire en premier lieu, c'est un kiosque en plein air : dans un espace de 5 X 4 mètres, un grand dragon et une tortue qu'on dirait faits en onyx. Derrière eux, un large meuble en bois avec son plateau de marbre sombre. Là dessus, des statues de divinités chinoises ou d'animaux toutes plus intéressantes les unes que les autres, ainsi qu'une espèce de baldaquin en bois, avec un sage assis à l'intérieur. Derrière tout ça, une divinité chinoise de plus de trois mètres de haut, en bois massif. Juste à côté, un remarquable ganesh assis et coloré, en bois lui aussi. Ce que nous offre ce petit espace nous aurait déjà contentés pour la journée. Il y a des lampions partout dans les arbres, c'est bien un temple chinois.
| | | 29 juillet, 2ème partie
Nous gravissons les marches du wat pour passer le chaudron où brûlent les batonnets d'encens et un premier bouddha rieur en bronze pour nous retrouver subitement dans un palais des merveilles. En effet, au fur et à mesure de notre avancée, des pièces absolument fabuleuses se dévoilent à nous, bien dans la ligne artistique et esthétique des oeuvres regroupées dans le kiosque extérieur. Il y a d'abord cette merveilleuse maquette de bateau chinois en bois précieux, puis toute une série d'incroyables statues pour la plupart en bois également. Que dire de ce prince, les yeux mi-clos, qui tient sur son genou un dragon, comme s'il s'agissait d'un enfant ?
Sur la tribune principale, devant les grandes divinités dorées, c'est une surenchère de personnages de toutes tailles, de toutes matières et de tous styles qui sont principalement spectaculaires et magnifiques. En second plan se démarque un objet de plus de deux mètres réalisé en bois sombre : un long pilier finement sculpté sur lequel repose un temple à trois étages. Il y en a tant que c'est peine perdue de tout vouloir décrire. Un peu partout des assortiments de fleurs façon pièce montée qui ajoutent un foisonnement de couleurs.
On croit que c'est fini : non ! Prés de l'entrée, un meuble comprenant une fresque de deux mètres carrés en bois sculpté, bourrée de dragons. Presque à côté, un fabuleux quadruple shiva en bois encore, avec comme une masse de plumes derrière les bras, d'où émergent cinq mains soutenant autant de bouddhas, juste derrière la couronne. Et encore deux merveilleuses colonnes surmontées d'un temple...
Dans une pièce attenante est disposée une rangée d'une vingtaine de moines, tous différents, tous extraordinaires. L'éclairage jaunâtre donne à l'ensemble une teinte verte blafarde, laissant une impression d'irréel.
Avant de sortir, et nous avons du mal à ressortir, nous ne manquons pas l'énorme vase chinois et l'horloge dans son meuble en bois précieux serti de marqueterie en nacre.
Nous poussons encore plus à l'ouest et nous voilà à 40 kilomètres de Kanchanaburi. Nous y trouvons le petit parc historique du Prasat Muang Sing, avec quelques vestiges d'un complexe khmer du 13ème siècle. Le petit musée est très décevant puisqu'on n'y trouve pratiquement que des copies de statues exposées dans des musées de Bangkok. Le site inclut quatre monuments dont un seul peut réellement être considéré comme tel. Seuls les passionnés feront le détour. A 100 bahts l'entrée, ça ne vaut pas le coup. De nombreux lycéens y trouvent leur compte entre copains et copines. Leurs manières de se photographier sont des plus loufoques et ils semblent mettre un point d'honneur à accumuler les poses et les situations qui nous paraissent mélanger le summum de la naiveté et du ridicule. La seule chose gênante est le temps qu'ils mettent à s'auto glorifier sur les vestiges pendant que nous rongeons notre frein en attendant notre tour. Le pire, c'est qu'un groupe est à peine parti qu'un autre arrive déjà. Une petite accalmie nous permet enfin de prendre nos images, juste avant qu'un gros groupe de français arrive avec un guide. Avant qu'ils soient là nous parviennent déjà quelques bribes des habituels dialogues de groupe, les mêmes que nous entendions déjà il y a quelques décennies, et nous fuyons vite, de peur d'être contaminés... Bon, c'est pas méchant, hein, on se contente juste de le dire comme on l'a pensé. Mais quel bonheur de pouvoir s'arranger son séjour soi-même, finalement...
| | | bonjour ; je viens de prendre connaissance de vos trois pages de carnet de route, et vraiment un grand merci pour votre travail très riche de documents ; toutes ces pagodes, tous ces trésors, incroyable..... bravo, au plaisir de vous lire | | | Un article par jour, un vrai supplice ! le fameux supplice thai | | | (Ce message a été supprimé par le membre Jojoone1 le 20 octobre 2016 à 20:01.)
| | | C'est très à la mode, les feuilletons... Avec le temps disponible après notre retour, c'est difficile de faire plus vite. L'an prochain, tu repères le premier jour, tu reviens un mois et demi plus tard et tu lis tout d'un coup !  On fait bien mieux que l'an dernier, où on n'avait fini qu'en décembre...
Et vous allez où l'an prochain ? | | | Nous sommes frappés d'une grande lassitude en ce jour. Tout juste arrivons-nous à nous déplacer en matinée vers le pont de la rivière Kwai pour voir à quoi ressemble l'environnement.
Nous en profitons pour trouver quelques cadeaux pour des proches. Nous dénichons enfin à très bon prix un joli Ganesh noir que nous avons le plaisir de voir chaque jour sur la commode, en rentrant chez nous après une journée de travail chargée.
Sur ce pont, les gens font des millions de photos et de selfies. Il y en a qui sont fascinés par le train qui arrive en gare. Dans l'ensemble, c'est finalement un endroit vaste et aéré avec la grande place avant le pont, les restaurants flottants sur la rivière, le temple plus loin et les collines au fond.
Le pont de la rivière Kwai, nous on en retiendra plutôt ça :
| | | Ce dernier jour de juillet, pauvres de nous, est le jour des 1000 marches. C'est même un euphémisme.
Nous avons été courageux (ou masochistes), nous avons repris le même songthaew.
En arrivant au Wat Thammuninat quelques kilomètres au sud de Kanchanaburi, personne ne semble réveillé à part les chiens qui ne se montrent pas très aimables. Non loin se trouvent les haras royaux, nous n'avions jamais vu une telle concentration de chevaux. Le temple comporte un curieux bâtiment à étage dont les murs sont couverts de glaces et où le système solaire est peint au plafond. Les thais ont aménagé une grotte artificielle dans un coin, ce qui a permis d'y caser quelques objets anciens et des statues assez intéressantes. L'ensemble est assez hétéroclite, on se demande ce que viennent faire là des voitures miniatures et une peluche de chien à deux doigts de tomber en poussière.
En fait, nous sommes surtout venus par là pour contempler, à quelques centaines de mètres, le " Giant Rain Tree ". Il s'agit d'un banyan centenaire haut de 20 mètres mais avec un diamètre de plus de 50 mètres. L'arbre est effectivement impressionnant et cela représente une petite étape tranquille dans la quiétude de ce début de matinée.
Les choses sérieuses commencent au wat Tham Sua, édifié sur une colline au début des années 1970. On peut y accéder pour quelques bahts par un funiculaire très penché, à moins d'aimer les marches. Tout l'espace sur la colline a été utilisé pour y ériger divers bâtiments, et là il y a beaucoup de monde. Hormis les quelques pagodes bien colorées, on remarquera forcément le grand bouddha recouvert de mosaiques d'or, disposé dans son imposante demi-coquille. Derrière le bouddha, belle vue sur les champs, les rizières et les collines. Sous le bouddha, une bande roulante où défilent de petits bols prévus pour y déposer des pièces de monnaie : la taylorisation ludique de la quête !
Si on est en pleine forme, on peut monter sur la grande tour à côté dont les 200 et quelques marches permettent d'accéder à plusieurs étages avec bien sûr des bouddhas à chaque fois. Au dernier étage, en se contorsionnant quelque peu derrière une statue, on a une vue spectaculaire d'en haut sur le grand bouddha et le reste du paysage.
Au pied de la colline, on a accès au wat Khao Noi, un temple chinois. Celui-là aussi a ses statues expressives sous vitrine dès l'entrée. Comme on est chauds, on peut se refaire la montée jusqu'à la grande tour, l'escalier orné de quelques dragons borde la forêt et il y en a pour environ 300 marches supplémentaires. A mi-chemin, des mini-temples présentent quelques statues de bonne taille. Au sommet, la vue bien dégagée est la récompense des efforts fournis.
Quelques kilomètres plus loin, le wat Ban Tham occupe une colline très verdoyante. Pour arriver au temple tout au sommet, c'est plus de 600 marches. Les moins courageux apprendront avec soulagement qu'on accède avant la mi-parcours à la grotte qui en est l'élément principal. On gravit d'abord un escalier en plein air, puis on entre dans la gueule du drôle de monstre. A la fin, on sent déjà dans les mollets le chemin qu'on a parcouru. La grotte est l'un de ces endroits qui transpirent la spiritualité. Les principales représentations du bouddha sont installées sous un baldaquin, dans un coin où la lumière du jour parvient à se frayer un chemin. On remarquera quelques antiquités placées le long des parois. Cette grotte de belle dimension satisfera les amateurs.
Pour monter davantage, il faut d'abord emprunter un escalier métallique branlant qui semble sortir tout droit d'un roman de Jules Verne. Par la suite, ce sont des marches en pierre, plus ou moins inégales. Dans la chaleur et le soleil, c'est parfait pour la condition physique. Pour jouir de la vue, il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'au sommet, c'est déjà remarquable depuis le kiosque qu'on voit bien d'en bas.
Bien d'autres activités sont envisageables sur Kanchanaburi. Les hôtels proposent des journées à 990 bahts incluant la chute d'eau de Sai Yok Noi, le Hellfire Pass, le repas de midi, une visite aux éléphants, du raft sur bambous, la grotte de Kra Sae et 30 minutes de train pour arriver sur le pont de la rivière Kwai. Nous avons entendu certains touristes raconter ce genre de journée en précisant que l'activité avec les éléphants n'incluait que la promenade avec et non sur l'animal...
Si nous revenons un jour à Kanchanaburi, nous aurons l'embarras du choix compte tenu de tous les endroits que nous n'avons pas vus. | | | C'est vrai que Kanchanaburi est très célèbre pour le pont alors que c'est le moins interressant ! Je trouve que cette petite ville et ses alentours sont vraiment à recommander à ceux qui veulent découvrir la Thailande. C'est un petit concentré de ce que peut nous offrir ce pays. Nature, temples, cascades, animaux etc.. | | | (Ce message a été supprimé par le membre Jojoone1 le 20 octobre 2016 à 20:03.)
| | | Nous nous sommes fait amener à Sangkhlaburi, ce qui nous a donné la possibilité de faire quelques arrêts en cours de trajet. Sur une bonne distance, la route est une double voies et on circule facilement. Ce n'est qu'après être passé à hauteur de Thong Pha Phum que le paysage se fait somptueux. Nous retrouvons l'atmosphère tropicale que nous apprécions tant.
Bien entendu, nous nous arrêtons à chaque temple. Le premier présente un colossal éléphant bleu ainsi qu'une colonie d'oies bien vivantes et absolument dodues. Pas agressives, heureusement, car nous étions en sous-nombre.
Plus loin, on peut faire un arrêt bien agréable près du groupe de petites cascades Kroeng Krawia, juste en bord de route.
Un beau temple a été aménagé dans une grotte juste sous une haute falaise, au milieu de nulle part. Le moine des lieux a décidé de nous bénir. Par la force des choses, nous sommes donc restés de longs instant agenouillés, la tête baissée, pendant qu'il psalmodiait. Nous avions oublié qu'en fin de prière il allait nous asperger sans prévenir. Comme nous avions l'appareil en main à ce moment, sachez que les photos que vous verrez à partir de maintenant sont toutes bénies...
Quelques points de vue ici et là donnent sur le grand lac s'étendant de Sangkhlaburi à Thong Pha Phum et sur les longues chaînes de collines..
Dans la rude et raide montée digne du Tour de France à quelques kilomètres du but, nous nous demandons quels sont ces intrépides voyageurs qui font le chemin à vélo. Cela nous rappelle nos impétueux barouds de jeunesse, lorsque nous confondions courage et inconscience...
Nous avions clairement choisi le Samprasob Resort parce que c'est le seul établissement de la ville à disposer d'une piscine. Celle-ci domine les deux fameux ponts et le lac. Incontestablement, rien que ce panorama a justifié le déplacement.
Nous descendons vers le pont Mon pour manger un morceau. Nous sommes assis depuis peu de temps que quelqu'un nous apostrophe déjà : " Hello, where you're from ? " Nous venons de nous faire agraper par l'inénarrable Nittaya Aramkijpota.
Cette petite dame enjouée et tonique semble s'intéresser à nous alors qu'elle est en train d'apprendre quelques mots de français grâce à un jeune homme résidant ici, dont le père est français et la mère thailandaise. Elle nous explique qu'elle est originaire d'ici, où elle est actuellement en vacances, et qu'elle réside près de Bangkok. Dans la discussion, elle nous glisse qu'elle a déjà chanté en présence de la reine. Lorsque nous lui demandons alors quel est son métier, elle nous répond : " Superstar ". Sur le moment, on en est restés babas. Elle ajoute qu'elle a eu un rôle dans un film et qu'elle se rendra bientôt à Paris et aux USA avec l'équipe du tournage. Sa motivation principale, semble-t-il, est de dénicher quelqu'un qui pourra lui prendre des photos de présentation de son activité de location. Elle loue des " rafts " sur le lac. Bien qu'un doute planera toujours sur une partie de ses affirmations, il s'avère que son site internet existe effectivement et qu'elle est bien basée sur Ratchaburi. Quoi qu'il en soit, nous avons pensé qu'il était peut-être temps de faire notre bonne action...
Sur ce pont, on rencontre aussi un jeune thai qui se sait beau et musclé, car il parade beaucoup. Sa spécialité consiste à sauter dans le lac depuis le pont, ce qu'il faut pouvoir oser.
Une jeune mon y fait aussi des aller-retour en habits traditionnels, promenant son empilage de huit bols argentés sur la tête, en attendant quelques touristes photographes et certainement de petits billets.
| | | Rien de plus facile que de trouver une embarcation pour faire un petit tour sur le lac. On vous propose le tour à 1 temple pour 300 bahts et le tour à 3 temples pour 500 bahts.
Cette année le manque d'eau a probablement déçu ceux qui voulaient admirer les cascades mais il s'est révélé pratique pour la visite des temple inondés...qui étaient au sec.
Avant d'arriver au premier, un bruit sourd : notre accompagnateur est bon pour remplacer une pale. Bien sûr, il en a une bonne quantité en réserve. Ce temple a les pieds dans l'eau et doit être immergé une bonne partie de l'année. Les locaux en profitent pour faire un pèlerinage et amener des fleurs. Deux têtes de bouddha en pierre font partie des seuls vestiges.
Le second temple est bien plus intéressant. Compte tenu du manque d'eau, il faut parcourir 300 mètres pour y accéder. En fait, il est dissimulé dans la forêt. Sur le côté, des lianes ont commencé à enserrer le bâtiment fantôme. Un grand bouddha en bois de taille respectable trône dans la semi-pénombre, avec un parterre de fleurs lui assurant un peu de couleurs.
Le troisième temple est de loin le plus grand. Sur de nombreuses photos, on n'en voit que le sommet. Là, il se retrouve à 15 mètres de l'eau. Nous y croisons deux biquettes, toutes heureuses de se faire faire des papouilles par les gens, tout en essayant de goûter aux fleurs qu'ils tiennent dans les bras. Là aussi, à part quelques vestiges, il n'y a pas grand chose à observer.
Le chemin du retour permet de voir le pont mon dans toute son étendue.
Dans l'après-midi, nous rencontrons à nouveau Nitthaya, qui nous guettait et nous fait promettre de lui faire ses photos le lendemain.
Le personnel de service de l'hôtel Samprasob est de loin le moins sympathique que nous ayons connu. On avait toujours l'impression de les déranger. Parmi la clientèle, beaucoup de jeunes thais aisés et eux aussi ça leur aurait arraché la gueule d'être aimables.
Par contre, les gens viennent de partout pour y manger, surtout le soir. Le gros poisson à la sauce sucrée et pimentée est un délice.
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