Jojoone1 · 27 août 2016 à 17:40 · 388 photos 101 messages · 19 participants · 18 816 affichages | | | | Bonjour Joël, C'est avec beaucoup de gentillesse que vous avez distribué bonbons et produits de toilette aux gens dans la rue mais ceci me pose vraiment un problème. Nous avons nous aussi, donné des bonbons, stylos ou autres dans des pays en Afrique et nous nous sommes aperçus que dans tous les lieux qui s'ouvrent au tourisme, après quelque temps, les habitants s'habituent à ce que les touristes leur offrent quelque-chose et donc, dès qu'un étranger passe dans leur coin, ils réclament. Cela aboutit à faire que quand on se balade dans la rue d'un village, on est environné d'enfants qui nous suivent partout en réclamant quelque-chose et quelquefois, ils sont même ouvertement encouragés par les adultes. Ca peut devenir très pénible à la longue pour les visiteurs et même finir par de l'agressivité vis à vis de ceux qui ne leur donnent pas ce qu'ils veulent. Donc, maintenant, j'essaie de ne pas distribuer ouvertement dans la rue et surtout pas aux enfants directement... | | | À: Yan55 · 11 septembre 2016 à 16:13 Re: Un petit tour en Birmanie et un petit saut en Thaïlande Message 22 de 101 · Page 2 de 6 · 1 904 affichages · Partager (Ce message a été supprimé par le membre Jojoone1 le 20 octobre 2016 à 19:53.)
| | | Je ne faisais pas ce commentaire pour vous incriminer... j'ai fait la même erreur autrefois et je me pose réellement la question de savoir quoi faire dans pareil cas car j'ai constaté la dérive dans de nombreux pays... le débat est ouvert, qu'en pensez-vous ? | | | À: Yan55 · 11 septembre 2016 à 17:27 Re: Un petit tour en Birmanie et un petit saut en Thaïlande Message 24 de 101 · Page 2 de 6 · 1 872 affichages · Partager B  njour Anne,
Je me joins tout à fait à votre remarque, formulée avec beaucoup de tact et bienveillance. Et suis étonné qu'un forumeur qui met en exergue, au fil de son récit, comme dans ses précédents, ses immenses qualités de générosité, ouverture d'esprit, humour, goût du hors sentiers battus, altruisme (mis régulièrement en perspective avec les comportements, souvent rayés, des touristes qui l'entourent), puisse y être hermétique?? La vraie générosité est celle qui n'attend pas de retour, pas même celui si dérisoire et volatile d'un compliment sur VF.
Ceci étant, je souhaite sincèrement à Jojoone bien de la satisfaction personnelle pour la suite de son CR qui peut, j'en conviens sans ironie, satisfaire/réjouir beaucoup de lecteurs.
Yellowmop. | | | le bouddha sans face. Devant un grand bouddha assis s'en trouve un autre, plus petit, dans un joli trône. Il est habillé d'une cape mais son visage est comme à peine esquissé : les yeux, le nez, la bouche et les oreilles en sont au stade du brouillon. Cela lui donne un air mi-robot mi extra-terrestre, mi vieillard mi bébé. Il a sûrement une histoire particulière, d'autant plus qu'il apparait sur plusieurs photos exposées dans la pagode
AMHA il doit s'agir d'un bouddha soit, non terminé par l'artiste soit ancien, dégradè pour diverses raisons et qui a subit une légère restauration voir ici une piste envisageable: Les photos d'un résultat de fouille région de Chiang Raï: krua5to.blogspot.com/2015/01/blog-post.html
D'un tout autre style, le régulateur de voltage et le double tableau électrique en bois ne passent pas inaperçus.
Le genre de verrues que l'on retrouve assez régulièrement dans les temples ici a Luang Prabang PJ 1et, mon petit copain qui te souhaite bon courage pour la suite de ton carnet PJ 2
on se retrouve au clap de fin Images attachées: | | | Super récit de voyage | | | (Ce message a été supprimé par le membre Jojoone1 le 20 octobre 2016 à 19:55.)
| | | Avant notre départ de Mandalay, notre chauffeur Ko Phyo nous avait proposé de contacter un jeune homme qu'il connaissait sur Bagan et qui pourrait nous faire faire les visites sur place. Nous étions un peu réticents sur le principe mais ayant confiance en lui et, avouons-le, pour lui faire plaisir, nous avons accepté. Nous avions d'abord pensé nous déplacer de Pakokku à Nyaung Oo par le bac et finalement nous avons lâchement opté pour la solution la plus confortable. Et certainement la plus pratique, dans la mesure où nous avons pu commencer nos visites avant même d'arriver.
Ce matin-là arrive donc dans une grosse voiture, qui appartient à son père, un jeune homme en longyi, au port altier, avec un air qu'on pourrait qualifier de distingué. Nous allons avoir un chauffeur méticuleux, réfléchi et surtout très sérieux. Notre bonne humeur le déridera de temps en temps, mais il revient vite à sa concentration. Il s'appelle Ko Lin.
Nous essayons de négocier un forfait pour la semaine mais il tient absolument à son tarif journalier de 40 dollars, 20 pour une demi-journée. Parfois, avec les birmans, nous avons eu l'impression qu'ils restaient fixés sur la décision qu'ils avaient prise, sans en démordre. Peut-être n'est-ce qu'une impression... Renseignements pris, il s'avère que c'est le tarif que réclament certains hôtels pour fournir un chauffeur. En cette saison il est donc facile, en cherchant soi-même, de trouver un chauffeur pour 35 dollars, voire moins. Encore une fois, il faut également tenir compte de la prestation fournie. De toute manière, ce n'est pas cher payé, il est généralement admis que la journée démarre à 8 ou 9 heures du matin pour finir vers 18 heures, plus éventuellement une ou deux extensions pour un lever et un coucher de soleil. Avec le recul, nous savons que Ko Lin nous a amené quelques plus-values qui ont largement compensé la différence. Il s'est notamment fait un devoir de nous fournir tous le jours des bouteilles d'eau fraîche et notre repas du midi, à notre surprise.
Bien sûr, les scooters électriques ont un succès considérable à Bagan, reléguant les promenades en calèche à l'antiquité. Manifestement, ça plait bien aux gens qui les louent. Nous avons opté pour le confort, le côté pratique, la rapidité. Au bout d'une semaine, compte tenu de la chaleur lourde et de notre programme de visites plus élevé que celui de la moyenne des visiteurs, nous n'avons certainement pas eu de regrets à ce sujet.
De Pakokku à Bagan, on traverse le plus long pont de Birmanie. Quelques kilomètres avant d'arriver, Ko Lin nous invite à visiter le site de Kyauk Ku. On arrive au bord d'un ravin et il faut descendre un certain nombre de marches. Dans un bien épais bâtiment dont la structure intérieure a été renforcée trône un grand bouddha généreusement doré. Nous avons commencé par un site atypique.
En ce qui concerne la suite, précisons déjà que nous ne souhaitions pas présenter le genre de photos que l'on voit systématiquement dans chaque récit ou sur chaque site internet. Vous ne verrez pas de ballons dirigeables car ce n'est pas la saison. Nous n'avons pas non plus couru les terrasses pour un coucher ou un lever de soleil, même si l'une ou l'autre fois ç'aurait été exceptionnellement possible. Nous voulions surtout présenter une vision concrète de ce que voit le visiteur, qui se rend dans cette région pendant l'été, durant sa journée ou sa demi-journée de découvertes.
Or, il se trouve que malgré nous c'est bel et bien une vue du passé que nous vous présentons avant tout. Cela fait un curieux effet d'apprendre qu'un sérieux tremblement de terre de magnitude 6,8 a frappé les terres et les monuments que nous avons parcourus un mois plus tôt au jour près. Nous ne savons donc pas si notre récit aura une utilité pour quelqu'un et dans quels délais les réparations rendront provisoirement à Bagan le visage que nous lui avons connu.
Nous commençons par la célèbre Shwezigon dont le stupa en grès doré à la feuille d'or est en rénovation. La pointe habituellement d'un jaune éclatant est donc drapée d'une protection beige. Ce n'est pas pareil. A l'entrée, beaucoup de marchands ; à l'intérieur, beaucoup de visiteurs, surtout des pèlerins. Une petite parenthèse : évitez le dimanche, jour de grande affluence, pour les visites où vous souhaitez être un peu plus tranquilles. Autour du stupa, des bâtiments qui sont autant de mini-temples où les locaux vivent leur vie, prient, dorment ou casse- croûtent en famille.
Dans le premier où nous entrons, deux singuliers bouddhas dorés sont assis sur des socles de pierre, drappés et affublés d'une coiffe, des billets de banque glissés dans toutes les fentes du tissu. On ne serait pas en Birmanie, on penserait que ce sont des dieux mayas ou aztèques.
Dans un autre bâtiment, une collection de statues, dont deux gros bambins bariolés et joufflus qui portent une cloche. Ailleurs est exposée une bien haute porte en bois où sont gravées des danseuses. Au vu des photos d'époque, certains éléments se trouvaient à d'autres endroits du temple jusqu'au tremblement de terre de 1975.
Toujours près de Nyaung Oo pour ce premier jour, le Wetkyi-In-Gubyaukgyi. Son intérêt, à part sa pointe triangulaire de style hindou, repose sur les nombreuses fresques à l'intérieur. Une seule entrée n'a pas été murée afin de les protéger.
Munissez-vous d'une lampe torche assez puissante. Le problème n'est pas dans la pièce à donner au gardien qui vous montre les fresques avec sa torche quand vous n'en avez pas. C'est juste que pour lui c'est devenu une routine, il passe de l'une à l'autre en un clin d'oeil, si bien que vous ne pouvez qu'apercevoir. Et ne parlons pas de ceux qui désirent photographier ou filmer. Nous n'avons pas non plus saisi la logique de l'interdiction de prendre des images dans certains lieux alors que c'est tout à fait permis dans d'autres. Est-il seulement raisonnable d'y chercher une logique ?
Sur Nyaung Oo, nous avons apprécié le joli temple Gubyauknge, datant des débuts de l'ère de Bagan. Il y a de belles sculptures en stuc à l'extérieur et plusieurs statues intéressantes à l'intérieur. Ce temple est situé un peu à l'écart, dans un bel environnement.
A midi, Ko Lin nous mène à Old Bagan pour déjeuner. Il a choisi le restaurant végétarien The Moon, lequel a d'ailleurs bonne réputation dans les guides papier. Malgré un service prompt et organisé, nos assiettes nous offrent une nouvelle désillusion. Ce n'était pas mauvais, ce n'était pas bon. On a mangé, quoi...
Pour finir, Ko Lin nous incite à faire un saut sur la terrasse du temple Min O Chan Thar. Celle-ci n'est pas bien élevée mais il y a déjà une bien belle petite vue sur les environs et, surtout, sur le plus beau temple de Bagan, l'Ananda, récemment rénové. Il faut avouer que nous stagnons un bon moment devant cette magnifique image. En plus, il y a un coin de ciel bleu.
Il est temps alors de poser nos bagages à l'hôtel qui nous accueille pour quatre jours. Nous avons fait un excellent choix sur Nyaung Oo avec le Thante Nyaung U, pour 42 euros la nuit sur une chambre supérieure (dans un bungalow en fait). La superficie est imposante, il y a énormément de fleurs et beaucoup d'arbres. La piscine est très grande, et non seulement il y a un nombre correct de transats mais en plus il y a aussi les épais matelas en mousse qu'on dispose dessus pour le confort, ce qui est une denrée rare en Asie. En insistant un peu auprès de la réception, on peut obtenir qu'ils débloquent l'eau chaude pour toute la durée du séjour, comme quoi c'est possible. Certes, les chambres ont un côté un peu ancien, mais c'est très propre. Encore une fois, nous avons la bonne surprise de constater que les matelas sont très confortables.
Ce premier après-midi, une famille birmane se baigne tout habillée dans la piscine, malgré le grand panneau rappelant les consignes. Nous saurons plus tard que c'est habituel. Le maillot de bain n'a pas encore réalisé une grande percée dans ce pays et même ceux qui pourraient se l'offrir ne le font pas. Pour ce peuple extrêmement pudique à tous points de vue, cela représente une difficulté supplémentaire. Nous, on sait que ça a déjà entrainé des problèmes sanitaires. On a essayé, en montrant le panneau, de faire comprendre au père que c'était interdit. Alors, bien que les birmans soient si gentils, le type ne nous même pas calculés. Par contre, ils en ont parlé entre eux et se sont très clairement payés notre tête. Ca ne leur suffisait déjà pas de monopoliser à quatre l'espace de toute la piscine, d'y sauter à deux mètres de nous et de hurler continuellement. Nous nous en sommes plaints à la réception en expliquant que les trois là-bas dans la piscine en jean, ça ne le faisait pas et que des gens ont déjà attrapé des maladies à cause de ça. Et que si on respecte le règlement, pourquoi d'autres ne le feraient pas. C'est vrai que l'une des employées y est allée immédiatement pour rappeler l'interdiction mais c'est vrai aussi qu'elle est repartie aussi vite sans vérifier s'il y avait un résultat. Seule la femme est sortie de la piscine. Le père nous a ri au nez de plus belle et l'un des fils nous a jusqu'au bout gratifiés de ses regards les plus haineux. Le mythe du birman qui est le plus adorable de tous en Asie en a pris une belle claque. Au fil du séjour, nous avons assisté à l'une ou l'autre scène qui nous a permis de comprendre qu'ici, autant que dans les pays limitrophes, une seule étincelle et le diable est lâché. Nous avons opté pour la solution la plus sage. Lors d'un autre passage à la réception, nous avons demandé si ces gens vus à la piscine restaient longtemps et on nous a dit qu'ils partaient le lendemain. Mieux vaut qu'un problème se règle sans qu'on ait besoin de lutter.
Ce 19 juillet marque le dernier jour des festivités de la pleine lune. C'est aussi le jour férié de la fête des martyrs assassinés en 1947. En soirée, les haut-parleurs des temples voisins (en Birmanie, partout il y a des temples voisins) diffusent une jolie mélodie chantée par une jolie voix. Mais pourquoi donc la répéter huit cent soixante seize fois ? Ca tape sur les nerfs à la fin. Enfin, le chant des religieuses se termine en apothéose avec en point d'orgue un vigoureux solo de biniou...
| | | Bonsoir Monsieur,
Je crois devoir comprendre que vous êtes féru de temples Bouddhistes, aussi je me permets de vous informer qu'il ne s'agit pas ici de statues de Bouddha.Désolé pour votre gouverne et celle de vos aimables followers, leur véritable identité m'échappe.L'illustre Fabrice, au remarquable récit de séjour au Myanmar soit souligné en passant, a, j'en fiche mon billet, la réponse.
Ce premier après-midi, une famille birmane se baigne tout habillée dans la piscine, malgré le grand panneau rappelant les consignes. Nous saurons plus tard que c'est habituel. Le maillot de bain n'a pas encore réalisé une grande percée dans ce pays et même ceux qui pourraient se l'offrir ne le font pas. Pour ce peuple extrêmement pudique à tous points de vue, cela représente une difficulté supplémentaire. Nous, on sait que ça a déjà entrainé des problèmes sanitaires. On a essayé, en montrant le panneau, de faire comprendre au père que c'était interdit. Alors, bien que les birmans soient si gentils, le type ne nous même pas calculés. Par contre, ils en ont parlé entre eux et se sont très clairement payés notre tête. Ca ne leur suffisait déjà pas de monopoliser à quatre l'espace de toute la piscine, d'y sauter à deux mètres de nous et de hurler continuellement. Nous nous en sommes plaints à la réception en expliquant que les trois là-bas dans la piscine en jean, ça ne le faisait pas et que des gens ont déjà attrapé des maladies à cause de ça. Et que si on respecte le règlement, pourquoi d'autres ne le feraient pas. C'est vrai que l'une des employées y est allée immédiatement pour rappeler l'interdiction mais c'est vrai aussi qu'elle est repartie aussi vite sans vérifier s'il y avait un résultat. Seule la femme est sortie de la piscine. Le père nous a ri au nez de plus belle et l'un des fils nous a jusqu'au bout gratifiés de ses regards les plus haineux. Le mythe du birman qui est le plus adorable de tous en Asie en a pris une belle claque. Au fil du séjour, nous avons assisté à l'une ou l'autre scène qui nous a permis de comprendre qu'ici, autant que dans les pays limitrophes, une seule étincelle et le diable est lâché.
????!!!!
En soirée, les haut-parleurs des temples voisins (en Birmanie, partout il y a des temples voisins) diffusent une jolie mélodie chantée par une jolie voix. Mais pourquoi donc la répéter huit cent soixante seize fois ? Ca tape sur les nerfs à la fin.
????!!!!
Sur le reste de votre CR, aucun commentaire particulier, si vous permettez. Je respecte bien évidemment votre point de vue touristique et salue votre geste de partage.J'imagine néanmoins que vous n'écrivez pas en forum public qu'à destination de vos fans et acceptez à priori la possibilité de commentaires autres que dithyrambiques, béats de copinage. Croyez bien, Jojoone, que je n'interviens pas ici en trublion bête&impartial, mais en lecteur attentif&sensible, comme vous pouvez l'être à votre tour.
Bon courage&plaisir pour la suite de la narration de vos aventures guidées.
Yellowmop. | | |
Vérification faite sur ma 2ème édition Française du LP, il s'agit de représentations de Nat, Esprits protecteurs/tutélaires (cf Animisme Birman), encore très vénérés.
Yellowmop. | | | (Ce message a été supprimé par le membre Jojoone1 le 20 octobre 2016 à 19:56.)
| | | (Ce message a été supprimé par le membre Jojoone1 le 20 octobre 2016 à 19:56.)
| | | Mis en appétit par les premières découvertes de la veille, nous sommes déçus que cette fois le ciel soit bas et gris. De temps en temps, une petite pluie vient compliquer le tout. Quand on porte un sac sur le dos, qu'on a un appareil à protéger, qu'il faut en même temps enlever et remettre ses tatanes tout en tenant son parapluie et en évitant de glisser sur les dalles humides et maculées de boue, ce n'est plus aussi agréable qu'avant. C'est reparti pour un moment grognon à maudire ceux qui nous obligent à aller pieds nus dans ces conditions...
Le temple Alo Pyi semble être une fusion entre une pagode dorée et un temple en briques. C'est celui où les gens font des offrandes et émettent un souhait qui sera la plupart du temps exaucé. Nous n'avons offert ni fleurs ni fruits, il pluviotera donc toute la journée. Il est à noter qu'à quelques dizaines de mètres à l'arrière se trouve un temple voisin, sur la terrasse duquel on peut monter. Ce n'est pas très haut mais on distingue les collines au loin, un petit bout du fleuve et il y a de nombreux édifices tout autour.
A proximité, l'un des derniers grands temples construits à Bagan, Htilominlo. Derrière son enceinte, il est à la fois intéressant et esthétique. Les quatre bouddhas font leur effet dans les galeries mais le précédent tremblement de terre avait déjà fait des dégâts considérables sur les fresques. C'est dans ce temple que nous avons eu droit à notre seul contrôle et où nous avons acheté le pass à 25000K.
Dans le même périmètre, on peut faire un passage par le groupe de Khay Min Gha, qui semble avoir été rénové il y a quelque temps, hormis des stupas ayant perdu leur forme originelle, là aussi après le tremblement de terre de 1975.
Nous quittons alors la zone de Nyaung Oo et nous dirigeons vers Old Bagan. Nous demandons à notre chauffeur de s'arrêter. Un petit temple juste en bord de route a retenu notre attention. En effet, il y a des niches le long des murs qui abritent des statues d'éléphants et quatre animaux imaginaires font les beaux à chaque coin du bâtiment, richement dotés en attributs qui feraient pâlir de jalousie certains d'entre nous (ne citons pas de noms). C'est un aménagement comme nous n'en verrons plus sur aucun des autres temples.
A Old Bagan, le temple Thatbyinnyu ressemble à Htilominlo, mais en blanc-gris et avec un sommet doré. C'est bien le plus haut du site (61 mètres) mais on ne peut pas y monter et l'intérieur est assez pauvre au vu de sa taille.
Un peu plus loin, le Nat Laung Kyaung, très vertical avec son sommet doré et ses gros bouddhas un peu enfantins.
Juste à côté, le Pahtothamya, qui lui est l'un des tout premiers à avoir été construits sur le site.
Un des plus proches du fleuve est le Gawdawpalin. Gros bouddha doré également.
Nous finissons par la pagode Bupaya, dont l'intérêt principal est d'offrir une vue plongeante sur le fleuve et les bateaux qui y sont amarrés.
Ko Lin, ayant compris que nous avions apprécié les déjeuners dans les tea shops de Mandalay, nous offre une belle quantité de samossas pour le midi, ainsi que la sauce qui va avec. Nous nous en régalons sur un muret de pierre, sous les regards stupéfaits d'un groupe de personnes arrivées dans la benne d'un camion. Sans exagérer, c'était comme si des gens du moyen-âge découvraient des cosmonautes. Ben quoi, on est juste des êtres humains, et on mange, enfin...Quand nous avons demandé à Ko Lin s'il l'avait remarqué, il nous a dit : " Ah oui, ce sont des gens qui viennent de villages éloignés, ils n'ont pas l'habitude de voir des personnes comme vous ". | | | Bagan, jour 3, 1ère partie
La journée débute par une visite à la magnifique pagode Ananda. Les bouddhas dorés sont aussi grands que fins (dire qu'ils sont en teck !) et les statuettes dans leurs niches ainsi que celles à leur pied valent le coup d'oeil. On notera les immenses portes sculptées et colorées. Enfin un temple richement doté. La multitude de niches dans les corridors contient autant de statues et de statuettes.
A l'extérieur, on remarquera les différents animaux et personnages à chaque étage, ainsi que des jakatas (petites plaques racontant les vies antérieures du bouddha).
Dans un petit village tout proche, nous avons vu le monastère en bois de Nat Taung. Le fin travail de ciselage est remarquable sur tout l'extérieur, d'autant plus qu'il n'y a pas de traces d'usure et qu'il est très bien entretenu.
| | | Bagan, jour 3, 2ème partie
Toujours à Old Bagan, le Shwegugyi, grande et belle structure. On peut y monter. Sa vue à 360 degrés se limite à Old Bagan, mais sacrée vue quand même...
Dans la même zone, la Mahabodhi est une pagode de style typiquement hindou. L'intérieur n'a guère d'intérêt, c'est à l'extérieur qu'ont été placées toutes les statuettes.
Nous nous dirigeons ensuite vers la zone à 1 km au sud d'Old Bagan. La pagode Mingalazedi est massive avec ses quatre terrasses, les stupas aux angles et la grosse cloche posée dessus. Une esthétique qui nous plait.
Dans ce secteur, c'est incontestablement la Shwesandaw qui offre la plus belle vue. Ce bâtiment est l'un des plus anciens.
A ses pieds, le Sinbinthalyaung contient un bouddha couché de 18 mètres, plus récent certes, mais il est bien âgé de 300 ans. L'obscurité et l'armature de protection ne facilitent pas l'observation des fresques.
Un peu plus loin la pagode Lawkahtake Pan, devant laquelle nous ne faisons que passer. Il y a de belles peintures murales du 12ème siècle, mais nous ferons l'impasse sur la plupart des lieux où filmer et photographier est interdit. Aucune frustration car sur l'ensemble du site nous en avons tant vu que cela suffira amplement.
A proximité nous admirons avec plaisir le Dhammayangyi dont la forme pyramidale nous séduit. De grande dimension, il est pourtant resté inachevé. Nous y avons trouvé un couple de bouddhas assis, un autre couché dans l'obscurité et quelques restes de peintures murales.
Nous finissons cette journée consacrée à quelques grands temples connus par le Sulamani, dans la campagne à l'est d'Old Bagan. Lui aussi a plusieurs terrasses avec des stupas à chaque angle. De près, on constate que certaines frises et décorations extérieures sont encore présentes.
A l'intérieur, on peut s'étonner de la netteté et de l'état des fresques si on ne sait pas qu'elles ont été réalisées par des moines il y a deux siècles. Après tout, cela ne retire rien à leur intérêt. Il y a notamment quelques serpents sympathiques et des éléphants, bon nombre de scènes diverses.
Ko Lin nous encore amené des samossas, avec quelques nems en plus. C'est bon, mais c'est bien gras. Comme on dit, ça facilite le transit. Pour nous, en Birmanie, quand on sent que le processus de transit est sur le point de s'achever, alors il ne faut surtout pas trainer en route. Comme disait mon père : " Avant l'heure, c'est pas l'heure, après l'heure, c'est plus l'heure " ! Mais ces petites douleurs fugitives dans l'après-midi, finalement ce sont les samossas, l'eau de la piscine, l'air ambiant ?
Un petit mot sur les vendeurs qu'on retrouve devant chaque temple d'importance, voire parfois dans le temple ou plus rarement à vélo sur les chemins de campagne. D'abord, il serait profitable à tous que les vendeurs ne se positionnent pas dans l'enceinte des pagodes. On est déjà bien assez sollicités à l'extérieur. Evidemment tous les objets sont standard et tout ce qui parait artisanal est de la plus piètre qualité. Nous n'avons pas eu le coeur de refuser à chaque fois et de temps à autre nous avons pris une bricole. Il est arrivé que des jeunes insistent beaucoup plus lourdement et qu'ils repartent avec un regard pas très tendre et en maugréant quelques malédictions. Le plus souvent, il faut bien dire que ça se passe avec le sourire. On nous demande d'abord notre nationalité puis ce sont toujours les mêmes mots : " C'est zoli, c'est moi qui l'ai fait, c'est pas cher ". Cependant, plus on y passe de temps et plus on visite, plus ça devient lassant. Pour l'autre en face c'est la première fois, pour nous c'est la trente sixième... | | | À: KaniBé · 18 septembre 2016 à 0:24 Re: Un petit tour en Birmanie et un petit saut en Thaïlande Message 37 de 101 · Page 2 de 6 · 1 771 affichages · Partager Merci pour ce récit tonique, réaliste et personnel qui me replonge 3 ans en arrière dans ce pays envoûtant
Bonjour Jean Joel, je lui ai promis d'attendre la fin de son périple pour lui donner mes impressions sur son "petit tour" en birmanieJe déroge, ton carnet me donnant a réfléchir sur l'aspect voyage Afin de donner un comparatif de choix de logistique pour les lecteurs-futurs voyageurs (dont je fait partie, hésitant entre ce pays et le VN pour un futur proche)
Si j'ai bien compris tu as fait le périple avec un tour operator ? voyageforum.com/...post=6536303#6536303 - quel en a été le coût pour tes 2 semaines ? (suivant ta réponse si Joel pouvait nous faire un approximatif en fin de son carnet?) - Si cela était a refaire, repasserais-tu par un professionnel du tourisme ?
Sur ce, je te tourne le dos et retourne a nos dos du moment
Cordialement | | | À: KaniBé · 18 septembre 2016 à 13:46 Re: Un petit tour en Birmanie et un petit saut en Thaïlande Message 38 de 101 · Page 2 de 6 · 1 726 affichages · Partager Le jour suivant semble devoir être un peu plus lumineux. Quelque part dans la plaine, au nord-est, notre chauffeur tient à nous amener à la pagode Izagawna, un petit ensemble réhabilité.
A proximité, nous avons tenu à monter sur la très controversée Viewing Tower. Cette tour, ainsi que le resort de luxe juste en-dessous, a été construite au bénéfice d'un des dignitaires du régime militaire. C'est en partie à cause d'elle que le site n'a pas été classé à l'Unesco. Nous avons un peu hésité ; mais quand on sait qu'on ne reviendra jamais on n'a pas envie de laisser passer la chance de voir le site dans son intégralité. L'entrée est passée à 6000 kyats. Après un charmant accueil, on peut contempler dans la grande salle au rez-de-chaussée quelques antiquités probablement réquisitionnées ailleurs. L'ascenseur vous mène au bar où il vous est offert un jus de fruits frais. Deux petits étages à gravir et vous voilà sur la plate-forme. Il n'y a ni vitres ni garde-fou, on évitera les jours de grand vent... Deux jumelles téléscopiques sur socle permettent de longuement visionner les détails. Il ne doit pas y avoir foule tous les jours. Nous sommes restés un long moment, cette vision d'ensemble de Bagan est évidemment formidable. Il n'est pas aisé d'en détacher les yeux.
Il y avait des ouvriers birmans à côté de nous qui tiraient sur d'épaisses cordes. On en déduit bien sûr que plus bas, à l'autre extrémité, il y a d'autres ouvriers dont la vie dépend de ceux-là. C'est après être redescendus que nous voyons ces deux hommes suspendus dans le vide, sans protection ni fixation d'aucune sorte, qui repeignent tranquillement la tour avec leurs rouleaux, plusieurs dizaines de mètres au-dessus de la terre ferme. Tout cet argent qui rentre d'un côté et qui ne ressort pas de l'autre, même pour garantir la sécurité la plus élémentaire...
Rapide passage ensuite à la Kyat Kan Cave. Il s'agit de grottes avec des fresques. Des couches y sont installées, où des moines ont vécu et où d'autres méditent encore. Rien de transcendant.
Toujours dans la plaine, l'espace où se trouve le temple Tayok Pyi est assez esthétique. Des temples de forme très différente se partagent le même périmètre et l'impression d'ensemble est très agréable. Le Tayok Pyi présente quelques détails supplémentaires peut-être parce qu'il est l'un des derniers à avoir été construit. Il n'a pas été achevé en raison de l'invasion des Mongols. Nous avons pu admirer ses pièces de stuc en façade, incluant quelques personnages intéressants.
Tout près et difficile à manquer, le grand temple Lemyethna. En effet, il est repeint en blanc chaque année avec l'argent des gens du village. Faut-il préciser que les birmans, aussi nécessiteux soient-ils, consacrent un pourcentage non négligeable de leurs ressources aux dons... Il faut aussi jeter un coup d'oeil aux fresques à l'intérieur. Il subsiste des portions relativement épargnées permettant de constater le souci du détail dans l'exécution de ces dessins, à l'origine.
Non loin, les fresques sont également bien conservées dans le joli temple Payathonzu reconnaissable à ses trois tours carrées.
Enfin, nous poussons jusqu'à la pagode Dhammayazika. Massive et esthétique avec ses multiples sommets dorés. Quelques magnifiques bouddhas dorés y résident. La montée aux terrasses semble avoir été récemment condamnée.
Nous faisons ensuite notre troisième repas de samossas et c'était celui de trop. En fin d'après-midi et pendant la soirée nous ne sommes pas franchement malades mais nous ne sommes vraiment pas en bon état. Nous avons donc trinqué à notre beau voyage et à la gastro-nomie birmane à coups de cocktails à base d'eau et de cette substance pâteuse bien connue qu'on y dilue. Du bon béton pour l'estomac et au final un souvenir pas trop cuisant. | | | Aujourd'hui, nous rôdons du côté du village de Myin Kaba, situé entre Old Bagan et New Bagan. Le ciel daigne franchement nous montrer qu'il peut parfois être bleu et la différence s'est ressentie.
Le Gubyaukgyi recèle de belles fresques, mais regardez-les bien car les photos y sont interdites.
En plein dans le village, le temple de Manuha. C'est aussi l'un des plus anciens mais son architecture est très basique. Il jure vraiment avec l'ensemble des autres temples. Juste avant l'entrée, il faut monter une échelle métallique (dorée) à 7 degrés pour faire une offrande dans l'énorme bol (doré) réservé à cet usage. Difficile de se douter que dans le bâtiment principal et ses annexes d'énormes bouddhas occupent presque intégralement l'espace. Le bouddha (doré) notamment vous domine de toute sa taille (mais avec bienveillance et sérénité).
A un jet de pierre, le modeste temple de Nanphaya revendique aussi une particularité : en son centre, des piliers de grès présentent des bas reliefs préservés par on ne sait quel miracle. C'est l'un des rares temples à avoir été restauré par l'Unesco. Comme dans les autres endroits concernés, l'armature en métal n'arrange pas l'esthétique mais elle aura au moins permis de sauver le bâtiment.
Ce village de Myin Kaba compte plusieurs boutiques spécialisées dans la réalisation et la vente des objets en laque, dont Bagan est la capitale au Myanmar. Nous sommes allés visiter le Golden Cuckoo et Maung Aung Myin. Les deux ont une arrière-boutique climatisée où sont stockés les plus beaux objets et hors de question de photographier. Le travail est hautement artisanal et nécessite un certain nombre de matériaux très divers et inattendus, tels que le crin de cheval, la cendre d'os de boeuf ou des algues. La laque et les couleurs sont appliquées l'une après l'autre, avec un temps de séchage en cave d'environ une semaine entre deux opérations. Les objets les plus simples, qui sont déjà de belles réalisations, portent 7 couches s'ils sont colorés et 9 couches s'ils sont noirs avec des motifs dorés. Donc autour de deux mois de temps. Les objets les plus élaborés sont d'une plus grande finesse, mais il y a souvent autour de 14 couches, voire plus de 20 couches pour les objets de plus grande dimension. Par conséquent, les prix vont du simple au double. Ce qui souvent n'est pas précisé dans les guides, les récits ou les reportages, ce sont des chiffres précis. Donc, si vous craquez pour l'un des plus petits objets, une boite cylindrique genre pot à thé de 10cm de hauteur pour 4cm de diamètre, il vous sera facturé 55 dollars, avec seulement une réduction de 10% pour un achat supérieur à 100 dollars. Si vous fondez pour un plateau de 40cm sur 20cm, ce sera 400 dollars.
Golden Cuckoo est une affaire familiale gérée actuellement par la 3ème ou la 4ème génération ; des dizaines d'ouvriers y travaillent. Dans l'arrière-boutique, une guitare qui a été entièrement gravée par ce procédé, et même un casque de moto que le frère du patron jette franchement à nos pieds sur le sol en béton pour prouver à quel point la bonne qualité est résistante. Il nous montre fièrement une grande armoire en cours de réalisation, commandée par un richissime allemand. Même le dessous des tiroirs est totalement gravé. Nous n'osons même pas penser au prix que cela représente. Sur sa lancée, il nous dit qu'il leur est déjà arrivé de fournir à Hermès le même genre de boîte, avec juste le logo de la marque en plus.
Dans la mesure où il y a des couleurs traditionnelles, à part le noir de la laque on ne retrouve généralement que de l'orange, du vert, du rouge et du jaune. Quant aux motifs, ce sont régulièrement les mêmes que ceux qu'on observe dans les temples, avec parfois des animaux. Certains apprécieront presque tout, d'autres n'en seront pas amateurs.
Nous prenons ce jour nos quartiers dans notre second hôtel. Nous avons choisi le Blue Bird Hotel à New Bagan. Le propriétaire, le manager et le concept sont français. Autant dire que le personnel a reçu une formation sérieuse, qui à l'usage laisse une impression de formatage. Sous certains aspects, on se rapproche un peu de l'hôtel de luxe même si l'esthétique semble avoir été privilégiée par rapport au pratique. Le petit lit de pétales de fleurs qu'on découvre dans...la cuvette du WC est quand même une attention déroutante. On a une salle de bain superbe mais une douche en cascade ébouriffante, un petit-déjeuner avec des choix limités mais parmi lesquels du Nutella et une confiture d'ananas maison, un espace extérieur non couvert en cas de pluie mais où on peut déguster le meilleur des capuccinos ainsi que la plus divine des mousses au chocolat (avec une feuille d'or dessus, s'il vous plait !). Nous avons eu une belle promo à 44 € pour une chambre qui est habituellement facturée 80 €. Le matelas triple épaisseur et triple confort, la piscine à débordement et le calme ambiant donnent la sensation de vivoter dans une oasis. | | | Le Gubyaukgyi recèle de belles fresques, mais regardez-les bien car les photos y sont interdites.
???
Yell  wmop. | Carnets similaires sur l'Asie du Sud-Est: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Photo postée par le membre Jojoone1. Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 012 visiteurs en ligne depuis une heure! |