les problématiques langue française/langues locales ne sont effectivement pas du tout les mêmes, les enjeux idem.
Bonjour Béatrice,
même s‘il existe des définitions multiples, souvent peu précises et encore moins homogènes, de ce que sont "
langues régionales" et "
langues locales", même si les deux termes sont souvent utilisés comme synonymes, même si les définitions peuvent différer de l'un pays à l'autre

, je plaide ici – a minima – pour "langues régionales". C’est d’ailleurs aussi conforme à la constitution.
Recourons à l’Article 75-1 de la Constitution de la 5ième République française qui introduit les
langues régionales dans la Constitution (révisée en juillet 2008) et qui commence à les reconnaître même si cela a pris tellement de temps, à savoir jusqu’à un moment où elles étaient en voie de mourir et ne menaçaient plus l’"unité nationale" ("
La langue de la République est le français", Art. 2, 1958) :
"Les
langues régionales appartiennent au patrimoine de la
France."
En rapport avec le breton (
brezhoneg, selon Anne), je pense que le terme "langue locale" a tendance à le réduire à un idiome anodin (sociolecte) pratiqué plus ou moins dans une localité, soit une petite ville/un village avec ses environs proches. A défaut, son territoire est plus grand que la
Belgique, l’
Albanie, l’
Israël, la Macédonie ou le
Rwanda. C’est parler avec condescendance et un mépris inacceptable, n’est-ce pas ? Le breton est une langue vivante (!!!), indo-européenne, parlée depuis plus de 1500 ans. Une langue celtique spécifique au territoire breton dont les premiers écrits remontent au 8e siècle, autrement dit, un des trésors culturels les plus précieux que possède la
France...
A tout seigneur tout honneur !

"
Pas de peuple sans sa langue, pas de langue sans droit à la parole."
Hery
(désolé, je ne connais pas F. Sarr. Merci pour ce renseignement)