Bonjour Bubu,
bonjour,
c'est un beau programme mais ne crois-tu pas que la culture du pays se trouve plutôt chez les tanzaniens qu'auprès des animaux des parcs ?
Je suis d'accord. Sans aucun doute.
Après, ce qui rend la
Tanzanie unique aux yeux de chacun n'est pas forcèment ses cultures.
Cultures au pluriel, car coexistent en
Tanzanie de nombreuses cultures, en fonction des religions, des ethnies et du mode de vie, pasteurs-éleveurs, agriculteurs, (rares) cueilleurs-chasseurs, pêcheurs, citadins occidentalisés, lumpen-prolétariat, paysans à leur compte, ouvriers agricoles des serres et plantations, etc.
Pour les appréhender dans leur diversité, même un peu, il faut bien plus que la durée classique d'un safari de 1 ou 2 semaines et des connaissances linguistiques plus poussées que le Basic English et même que le swahili...
les habitants sont gentils et accueillants.
Je suis d'accord. Sans aucun doute. Globalement.
Ou tout à fait si l'on raisonne en touriste n'ayant de rapports qu'avec guides, chauffeurs, serveurs, réceptionnistes...
Mais ne faisons pas de racisme à l'envers, ne donnons pas dans le mythe du bon sauvage, à côté des qualités d'hospitalité, de convivialité, de générosité, d'intelligence, de courage, de résilience et de bien d'autres des populations tanzaniennes, subsistent des pratiques infiniment moins appréciables comme, entre autres, chasse aux albinos, excision et autres violences envers les femmes. Et je ne parle pas des maux "occidentaux" comme exploitation abusive des concitoyens et/ou de la nature, fraude électorale, corruption et népotisme.
et je trouve qu'il est nettement plus intéressant de les rencontrer que d'aller voir les animaux. la culture du pays se trouve auprès d'eux.
Je ne suis pas d'accord. Absolument pas.
Ce qui rend la
Tanzanie unique à mes yeux, c'est la place qu'y prend la nature encore sauvage (un tiers de la surface du pays est consacrée aux
parcs nationaux et réserves
) et le soin que le peuple tanzanien met à la conserver autant que possible. Avec des accrocs certes (
Serengeti Highway, mines au
Selous), mais en adhérant quand même aux préceptes qu'en précurseur le Mwalimu Julius K. Nyerere (1922-1999) avait superbement énoncés en 1961 (!) dans l'
Arusha Manifesto
:
" La survie de la faune sauvage est un sujet de grande préoccupation pour nous tous en Afrique. Ces animaux sauvages et les espaces naturels qu'ils habitent ne sont pas seulement qu'une importante source d'admiration et d'inspiration, mais ils sont aussi une partie intégrante de nos ressources naturelles, de nos futurs moyens de subsistance et de notre bien-être. En acceptant la tutelle de notre faune, nous déclarons solennellement que nous ferons tout en notre pouvoir pour nous assurer que les petits-enfants de nos enfants seront en mesure de profiter de cet héritage riche et précieux.
La conservation de la faune et des espaces naturels nécessite des connaissances spécialisées, du personnel qualifié et de l'argent, et nous nous tournons vers d'autres nations pour coopérer avec nous dans cette tâche importante dont la réussite ou l'échec affectera non seulement le continent africain, mais également le reste du monde."
Bonne journée,
BL, qui aime la
Tanzanie et tous ses habitants, quel que soit leur nombre de pattes...