CanadaGoose · 19 mai 2010 à 16:40 13 messages · 10 participants · 4 257 affichages | | | | Le propriétaire de Museovelo sur Saint-Jean, Pierre Bernier, n'en peut plus d'entendre les réactions aux récents décès de cinq cyclistes fauchés par des automobilistes. «Les Québécois sont les pires conducteurs de l' Amérique du Nord! Est-ce que quelqu'un va lever la main pour le dire?» fustige le cycliste.
«Le problème, poursuit-il, on sait où il se trouve, et on le contourne.» Cet inconditionnel du vélo, qui a roulé dans 25 pays, a d'ailleurs trouvé «très polis» les récents commentaires de Louis Garneau et de Jean-Marie De Koninck et déplore qu'«encore une fois, on regarde du côté des victimes». «On se demande comment faire pour que les cyclistes soient plus visibles. Voyons donc! [Si on se demandait plutôt] comment pourrait-on faire pour que les automobilistes regardent plus? C'est là qu'il faut mettre l'accent! Les espèces en voie de disparition, va-t-on leur mettre des gilets pare-balles? Pantoute! On dit aux chasseurs de se calmer!» Il constate d'ailleurs que les automobilistes québécois excellent en matière de chasse. «Les Anglais, ils se promènent la carabine sur l'épaule et ils marchent. Quand ils trébuchent, la carabine tombe et il y a un accident. Les Québécois, ce n'est pas ça! Les Québécois la tiennent à l'horizontale, en avant, le doigt sur la gâchette! Ils marchent, puis ils tassent tout le monde!»
À titre d'exemple, Pierre Bernier raconte un de ses voyages à vélo jusqu'à Halifax. «Du Nouveau-Brunswick à la Nouvelle-Écosse, c'était super! La seule fois que je me suis fait klaxonner, c'était par un gars du Québec!»
Comportements agressifs
À Québec, il fait quotidiennement les frais de l'impatience des automobilistes qui ont «des comportements agressifs : ils te frôlent volontairement, ils donnent des coups de roues». Il voudrait leur dire ceci : «Vous êtes dangereux. Vous pouvez tuer du monde à cause de votre attitude!» Une attitude qui, avoue-t-il, l'incite parfois à traverser aux feux rouges parce qu'il se fait sans cesse couper aux feux verts... Pour Pierre Bernier, le vélo est une solution toute simple à bien des problèmes d'environnement et d'urbanisme. La solution aux difficultés de cohabitation avec les automobilistes est, dit-il, toute aussi simple : «C'est le respect. Alors, quand un cycliste arrive avec ses petites roues, qu'il y a un gros trou devant lui et qu'il tend son bras gauche pour signaler qu'il va contourner, l'automobiliste, au Québec, va klaxonner, va le frôler et va presque y passer dessus! Ailleurs sur la planète, on va remarquer que le cycliste a besoin d'un petit bout de rue en plus, puis on va ralentir pour qu'il contourne!» À cet effet, il se plaît à répéter à qui veut l'entendre l'article 341 du Code de la route : «Le conducteur d'un véhicule routier ne peut dépasser une bicyclette à l'intérieur de la même voie de circulation que s'il y a un espace suffisant pour permettre le dépassement sans danger.»
Le Tour du silence
Louis Garneau organise aujourd'hui, à Québec, le Tour du silence, une randonnée cycliste silencieuse de 15 kilomètres qui se tient simultanément dans 400 villes du monde. «Il ne s'agit pas d'un entraînement ou d'une course, mais plutôt d'une sorte de prise de possession de la route et d'une commémoration de la mort des cyclistes», a soutenu M. Garneau dans un communiqué. Jean-Marie De Koninck y participera, alors que Jean Charest et Régis Labeaume sont invités. Le départ est à 18h30, au PEPS de l'Université Laval.
www.cyberpresse.ca/...te_2238_section_POS1
Étonnant ! | | | Ce type n'a jamais dû faire de vélo en Inde  !!!
A Paris en tous cas, les plus dangereux de tous, ce sont les vélos ! Feux rouges grillés, utilisation des trottoirs, rasage des piétons de près, sens interdits, rien ne les arrête ! Ils sont même capables de rester sur le trottoir lorsqu'à 2 mètres de distance il y a une piste cyclable ! | | | Je vous invite à lire le billet du 18 mai 2010 de M. Pierre Foglia dans la même cyberpresse. M. Foglia fait du cyclisme au Québec depuis 40 ans. Vous aurez une opinion étonnante de l’usage du vélo au Québec en provenance d’un chevronné de la pédale et adepte du cyclotourisme ici en Amérique et ailleurs dans le monde.
Voici quelques extrais de son discours :
Je me souviens, au début des pistes cyclables, nous étions quelques cyclistes furieusement contre. Nous avancions qu'elles allaient devenir des parcours obligés. On avait tort : des milliers de gens ne se promèneraient pas à vélo en ville sans les pistes cyclables, qui les sécurisent. Mais on avait raison aussi : elles ghettoïsent le vélo, confortent un certain nombre de rednecks dans leur sentiment que «les bécyks n'ont pas d'affaire dans le trafic».
Mais bon, on parle ici de quelques connards. En fait, le vélo se portait plutôt bien au Québec jusqu'aux tragiques accidents des derniers jours.Montréal est une des villes d'Amérique du Nord les plus agréables à pédaler. Et le Québec en son entier n'est pas une terre si inhospitalière à la pédale. Ce n'est peut-être pas le bon moment de le dire - cinq morts en quatre jours -, mais il se trouve que je pédale le Québec depuis près de 40 ans, et je vous assure qu'il y a 40, 30 ans, le vélo était un sport véritablement extrême au Québec.
On est loin de ce temps-là. Les mentalités ont changé. Dans la grande région de Montréal, le vélo n'est plus un ovni. La majorité des automobilistes partagent la route sans état d'âme, prennent acte de la présence des vélos. Ne parlons pas de courtoisie, parlons d'une prudente indifférence. Il y a 20 ans, les mêmes étaient suprêmement agacés, faisaient ce geste du bras qui voulait dire : ôte-toi du chemin. Bien sûr, il reste des imbéciles et des rednecks. Et non, le Québec ne sera jamais l'Europe, où le vélo fait partie du paysage tout autant que de la culture. Reste que le Québec est tout à fait pédalable.
Cependant, pas sur la 112. Pas sur la 104, juste en dessous. Pas sur la 133, là où elle n'a pas d'accotement asphalté. J'ai écrit cela samedi et des cyclistes fâchés me disent : pourquoi pas ? Aucune loi ne nous l'interdit et je paie des impôts comme les automobilistes. Pourquoi pas ?Parce que ce n'est pas une bonne idée. Parce que, sur les routes à grande circulation, sans bande cyclable, il devient problématique de contourner des cyclistes.
J'ai peur de ce qui s'en vient. J'ai peur du raidissement de ces cyclistes militants qui réclament le partage de routes qui ne sont tout simplement pas partageables.
DeCléricy | | | À: DeCléricy · 20 mai 2010 à 19:37 · Modifié le 20 mai 2010 à 21:16 Re: Les Québécois: pires conducteurs d' Amérique du Nord? Message 4 de 13 · 4 066 affichages · Partager Bonjour,
Ne perd pas ton temps, il est trop précieux; je parle de ton temps. Veux pas te vexer, mais ta semence tombe dans un milieu fondamentalement hostile.
J'ai développé une façon de faire; quand un sujet du forum me semble important et pour lequel je pense pouvoir contribuer, je donne une opinion, un conseil. De temps à autre je reviens voir s'il y a du nouveau en faisant bouger rapidement la barre de déroulement pour ne m'arrêter que là où je veux bien lire.
Oui je sais, parfois je rate des sujets qui m'auraient permis de léviter, mais si tu savais toute la petite m...re que j'évite. | | | je pense pouvoir contribuer con
Moi qui croyait, qu'il n'y avait qu'à Toulouse que cette tournure de phrase était usitée !?
Patrick | | | 
Modification apportée. | | | J'ai développé une façon de faire; quand un sujet du forum me semble important et pour lequel je pense pouvoir contribuer, je donne une opinion, un conseil. De temps à autre je reviens voir s'il y a du nouveau en faisant bouger rapidement la barre de déroulement pour ne m'arrêter que là où je veux bien lire.
Ta tete ne gonfle pas trop j'espere 
Et en plus, avec une lecteur selective pour eviter tes erreurs | | | Veux pas te vexer, mais ta semence tombe dans un milieu fondamentalement hostile.
Hostile? Je ne dirais pas. En seulement je considère que toute médaille mérite son revers. Qu’il est plus honnête de nourrir un débat de ce genre par une opinion contraire fondée sur l’expérience et laisser les lecteurs juger.
Tous les jours à Montréal (me rendre et revenir du boulot) je m’explique difficilement le comportement des cyclistes. Les situations sont toujours les mêmes : dans les rues et boulevards où il n’y a pas de pistes cyclables où de voies partagées, je dois constamment deviner l’intention du cycliste. Où va-t-il aller? À l’intersection, il a tourné à droite? À gauche? Pas de signaux, pas la moindre info pour l’automobiliste derrière. Ne parlons pas des arrêts obligatoires (stops) aux intersections. Pour un qui le respecte, dix l’ignore.
Avant de mourir idiot, je veux qu’on m’explique une chose ou deux : dans une rue secondaire à double sens, là où il n’y a pas d’espace pour un cycliste entre une file d’autos qui circulent et celles stationnées en bordure du trottoir, pourquoi un cycliste ne ferait-il pas la queue comme tous les autres usagés? Une auto devant lui, une autre derrière. Les motos le font. Les mobylettes le font. Pourquoi pas les bicyclettes? C’est me semble la logique d’occupation de la chaussée. Aux intersections, chacun à tour de rôle fait son arrêt obligatoire. Premier à faire l’arrêt, premier à repartir. J’y verrais un bon usage, un partage de la voie publique. Mais non. Que fait le cycliste montréalais? Il slalome, louvoie dans la file, franchi la voie circulant sens inverse, regagne la file, enjambe le trottoir, reviens entre deux autos, le faux frère se faux file entre deux pare-chocs, exécute quelques cercles, un genre de surplace pour laisser passer une auto aux croisements. Et quoi encore! À croire qu’ils achètent tous des bécanes sans freins. Le Code de la route? Connaissent pas! Pourtant, ils utilisent le même espace public que moi. Pourquoi un automobiliste mérite une contravention s’il ne fait pas son arrêt obligatoire aux intersections mais rarement sinon jamais un cycliste? Pourquoi vois-je constamment des cyclistes ignorer les signaux d’un brigadier scolaire? Pourquoi tant de cyclistes s’interdisent-ils de céder le pas aux piétons lorsque ceux-ci franchissent une piste cyclable à une intersection sans feux de circulation? Pourtant, le Code routier est clair; priorité aux piétons dans ce type d’intersection.
La pire des situations pour un automobiliste à Montréal : une piste cyclable à sa droite, un croisement de rues avec panneau d’arrêt aux 4 sens. L’automobiliste clignote pour un virage à droite, fait son arrêt obligatoire, repart, traverse la piste cyclable et... bang dans la portière! Encore un cycliste qui n’a pas vu le panneau d’arrêt. Ils sont tous albinos ma parole! Dans mon cas, trois fois en 20 ans.
La pire des situations pour un cycliste à Montréal : une rue sans piste cyclable, un automobiliste stationne en bordure du trottoir, ouvre sa portière et... bang dans l’intérieur de la portière! Encore un con d’automobiliste qui ignore à quoi sert un rétroviseur gauche. Une fois dans mon cas. Con, mais con chose!
Voilà voilou! C’était soit ma montée de lait de mai 2010, soit mes dents de sagesses qui percent.
DeCléricy | | | Pour avoir circulé à Mtrl comme ailleurs d'ailleurs pendant un bout... je peux déjà te dire qu'un cycliste sait fort bien anticiper les portières intempestives qui s'ouvrent en bordure de trottoir, mais aussi les automobilistes qui te serrent contre la même bordure quand tu n'as pas pris soin de prendre ta place au beau milieu de la chaussée, tout comme ceux qui sortent de leur stationnement sans prévenir etc... On les anticipe, car il n'y a pas de surprise ils font partie du quotidien... Alors, contrairement à ce que l'on pourrait croire le cauchemar du cycliste à Mtrl... c'est la piste cyclable!... qui l'eût cru...
Et oui la piste c'est souple, il n'y a pas de nids de poule et ça roule bien, c'est aussi un endroit protégé où l'attention est un peut moins mobilisée  ... quand tu es lancé à pleine vitesse et que d'un coup un chien débouche sous tes roues  ... quand au détour d'un virage sans visibilité tu tombes pile sur Madame voir Monsieur et ses enfants promenant sans complexe la poussette de bébé en plein milieu  ... ou quand un gamin essayant son ptit vélo devant toi décide d'un coup de te couper la route  ... etc... | | | Bonjour
Je me déplace exclusivement à vélo toute l'année à Montréal depuis cinq ans et ce qui me préserve des accidents c'est d'avoir conscience de faire quelque chose de dangereux, ça me rend plus prudent. Tant chez les automobilistes que chez les cyclistes j'observe une forme d'orgueil suicidaire dans l'application de ce que l'on estime être "son droit" et je pense que c'est une situation typique de Montréal par exemple un cycliste va revendiquer son droit à rouler vite sur une piste cyclable même s'il est conscient qu'une portière peut s'ouvrir accidentellement. J'ai vu une auto me doubler dans un rugissement de moteur pour venir piler devant moi à un feu... rouge! "Mais que faites vous sur la route il y a une piste cyclable?" me dis la gentille madame (!) "il y a une femme avec ses chiens" je lui répond tout aussi gentiment. Bref j'ai vu des choses qui montrent que plein de gens montés sur roulettes deviennent facilement des boules de rage individualistes qui vivent une parenthèse à ce politiquement correct qu'on ne trouve pas dans les pays latins. Faire du vélo en ville c'est dangereux mais il faut garder sa bonne humeur | | | J'ai lu tous vos commentaires et d'une part je trouve que certains aiment la controverse en la provoquant eux-même par leur manque de jugement. Je dis cela gentiment. Il semble que chacun voit son point de vue et c'est tout, alors voilà le mien : en tant que piétonne au centre-ville depuis un an, les plus dangereux sont selon moi les cyclistes; je vis à Montréal depuis toujours et je fais tous les moyens de transport. parmis les cyclistes, les piétons, les conducteurs, les oiseaux, les écureuils, etc. je constate que les plus dangereux sont ceux qui ne voient que leur propre point de vue et ça s'arrête là pour moi. Au plaisir!!! | | | Bonjour
Je me déplace exclusivement à vélo toute l'année à Montréal depuis cinq ans et ce qui me préserve des accidents c'est d'avoir conscience de faire quelque chose de dangereux, ça me rend plus prudent. Tant chez les automobilistes que chez les cyclistes j'observe une forme d'orgueil suicidaire dans l'application de ce que l'on estime être "son droit" et je pense que c'est une situation typique de Montréal par exemple un cycliste va revendiquer son droit à rouler vite sur une piste cyclable même s'il est conscient qu'une portière peut s'ouvrir accidentellement. J'ai vu une auto me doubler dans un rugissement de moteur pour venir piler devant moi à un feu... rouge! "Mais que faites vous sur la route il y a une piste cyclable?" me dis la gentille madame (!) "il y a une femme avec ses chiens" je lui répond tout aussi gentiment. Bref j'ai vu des choses qui montrent que plein de gens montés sur roulettes deviennent facilement des boules de rage individualistes qui vivent une parenthèse à ce politiquement correct qu'on ne trouve pas dans les pays latins. Faire du vélo en ville c'est dangereux mais il faut garder sa bonne humeur
Je me déplace en vélo environ 8 mois par année (j'abandonne quand la neige et la glace arrivent; je parcours 20 km par jour et certaines parties de mon trajet seraient suicidaires l'hiver). Je suis d'accord avec vous quand à l'égoïsme de la plupart des utilisateurs qui circulent sur les routes à Montréal; c'est la loi du moi-moi-moi peu importe la situation...
Plusieurs automobilistes font fi des limites de vitesse (au moins 20 km de plus que la limite en général), des lumières jaunes, souvent très rouges, des arrêts obligatoires, des priorités (piétons et cyclistes). Y'a également des cyclistes qui font n'importe quoi (ne pas ralentir à une lumière rouge, rouler sur le trottoir, couper des piétons), tout comme des piétons qui se garrochent au milieu d'une rue sans regarder... Tout ça pour dire que les morons, peu importe la façon dont ils se déplacent, se comportent comme s'ils étaient les seules personnes dans l'univers...
Sommes-nous les pires en Amérique du Nord? J'ose espérer que non mais quand je regarde le comportement de certains de mes comparses, ça me déprime... | | | Personnellememt. je suis loin de penser que nous osmmes les pires, car en Sicile j'avais franchement peur de traverser la rue, tellement les voitures n'avaient pas de respect pour les piétons. Mais je me suis dit que c'est une mentalité différente et je me suis habituée à me dépêcher pour traverser la rue LOL.... Il y a une Française avec qui j'ai travaillé qui n'en revenait pas du respect des gens qui attendent en file à l'arrêt de l'autobus... Il y a un Polonais qui me disait que les conducteurs Québécois sont très civilisés... Ça reste une question d'opinion. Je pense comme toi. Certaines personnes aiment le risque et à ce moment, ils oublient qu'ils ne sont pas seuls au monde, mais est-ce un crime???? on est tous pareils chacun à notre façon. | Discussions similaires sur le Québec: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 7 878 visiteurs en ligne depuis une heure! |