| Quel vélo Gravel choisir en 2020? Wassilys · 14 juillet 2020 à 15:49 · 3 photos 121 messages · 14 participants · 10 764 affichages | | | | À: Rogerd · 19 juillet 2020 à 19:08 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 81 de 121 · Page 5 de 7 · 985 affichages · Partager Le marketing autour du Gravel n'est pas un effet de mode mais au contraire, ça répond à une demande de nombreux cyclistes (dont je fait partie) qui ont besoin d'un vélo polyvalent qui passe partout sur route, chemins etc. On a connu la même chose il y a quelques décennies avec l'arrivée du VTT (Moutain bike à l'époque ou vélo de montagne) pour lequel on entendait la même rengaine des gens qui ne comprenaient pas grand chose à l'évolution du vélo. Les marqueteurs (ou marketteurs) n'inventent pas une mode, mais ils répondent à une demande de gens qui ont déjà mis en route une pratique en créant un produit adapté à leur pratique.
Roger, je ne dis pas que le gravel n'a pas d'intérêt, du reste j'en ai un ! Simplement je soulignais pour répondre à Wegg que ce nouveau produit a attiré une foule de personnes qui ne se sont pas rendu compte que faire du vélo c'est dur ! et qu'on a beau avoir un vélo qui "passe partout", tout le monde ne peut pas du jour au lendemain faire ce que l'on voit dans les pubs. Beaucoup de personnes font la découverte de ce sport trés dur et un grand nombre s'en détourne rapidement.
J'ai fait pas mal de VTT des les années 80 et je me souviens qu'a l'époque des collègues qui souvent n'avaient jamais fait de vélo me disaient :"avec un VTT on passe partout en montagne, c'est facile !" Je leur répondais qu'évidement si l'engin offrait de grandes possibilités de parcours, il fallait quand meme etre bien entrainé pour franchir les montagnes par les sentiers ! | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Nomade743 · 19 juillet 2020 à 19:43 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 82 de 121 · Page 5 de 7 · 983 affichages · Partager C'est vrai que le côté "facile" d'utilisation mis en avant par les pubs est un attrape-nigaud et ça fait beaucoup de déçus parmi les néophytes. Par contre pour les cyclos expérimentés le marketing aide au développement du matériel et ça profite à tout le monde. | | | À: Rogerd · 19 juillet 2020 à 20:01 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 83 de 121 · Page 5 de 7 · 979 affichages · Partager [..]Par contre pour les cyclos expérimentés le marketing aide au développement du matériel et ça profite à tout le monde.
Et bien je ne suis pas ce cet avis, c'est la théorie du ruissellement appliquée au vélo. 
Aujourd'hui il faut une quantité d'outils pas possible pour pouvoir démonter et remonter un vélo du fait de la multiplication des standards. Les composants ne sont pas tous compatibles entre-eux même au sein d'une même marque comme chez Shimano. La multiplication à l'infini des références fait qu'il est difficile de trouver des pièces de rechanges après quelques années surtout quand la série a été abandonnée par le fabricant. Les marques dont beaucoup sont virtuelles puisque les cadres sont plus ou moins tous fabriqués en Extrême-Orient dans les mêmes usines, sont de plus en plus nombreuses mais les offres privilégient les modes plutôt que le libre choix des consommateurs. | | | À: Wegg · 19 juillet 2020 à 21:06 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 84 de 121 · Page 5 de 7 · 972 affichages · Partager Drôle de cintre 
| | | À: Langenscheid · 20 juillet 2020 à 0:30 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 85 de 121 · Page 5 de 7 · 962 affichages · Partager Ce vélo n'est pas un "gravel" mais un vélo de ville ou de randonnée sur route, pneus marathon semble-t-il, qui seraient complètement à la ramasse au premier sentier boueux, garde-boue, dont un est collé au pneu avant (donc impossible de prendre le moindre chemins avec terre ou gravier sans tout bousiller), béquille et potence réglable orientée vers le haut, cintre basculé vers le haut, à la recherche d'une position type de vélo de ville et pédales plates sans courroie.
Je ne pense pas que ce vélo soit vendu avec l'étiquette "gravel", où alors il y a tromperie sur la marchandise, c'est un vélo de ville un peu plus polyvalent qu'un autre grâce à son cintre route qui une fois revenu à un réglage correct permettrait des balades le week end ou un voyage à vélo si porte-bagage en plus d'emmener son usager au boulot. Mais bon, les marathon pour des balades sur route, faut aimer.
Pour aller s'amuser sur les chemins ou les sentiers avec, il faudrait au minimum virer les GB et la béquille, changer les pneus, monter une potence fixe, régler le cintre et monter des pédales auto. Ce qui fait que pour passer d'un usage à l'autre, il faut chaque fois plus d'une heure. Pas sûr que l'usager ait chaque fois qu'il fait une sortie de 2 heures dans la nature envie d'en passer plus à préparer son vélo puis à le remettre en configuration ville. | | | À: 8xc · 20 juillet 2020 à 2:11 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 86 de 121 · Page 5 de 7 · 952 affichages · Partager "Vélo Gravel CUBE Nuroad race
Je vends ce Nuroad race tout neuf (janv. 2020) utilisé 4 fois; facture à l’appui, parce qu’il ne correspond pas à mon utilisation quotidienne." www.leboncoin.fr/velos/1811962510.htm/
A priori, encore quelqu'un qui s'est retrouvé avec un cadre inadapté. | | | À: Rogerd · 20 juillet 2020 à 6:15 · Modifié le 20 juil. 2020 à 7:35 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 87 de 121 · Page 5 de 7 · 946 affichages · Partager Le marketing autour du Gravel n'est pas un effet de mode mais au contraire, ça répond à une demande de nombreux cyclistes (dont je fait partie) qui ont besoin d'un vélo polyvalent qui passe partout sur route, chemins etc. On a connu la même chose il y a quelques décennies avec l'arrivée du VTT (Moutain bike à l'époque ou vélo de montagne) pour lequel on entendait la même rengaine des gens qui ne comprenaient pas grand chose à l'évolution du vélo. Les marqueteurs (ou marketteurs) n'inventent pas une mode, mais ils répondent à une demande de gens qui ont déjà mis en route une pratique en créant un produit adapté à leur pratique.
Je suis parfaitement d'accord avec cela. J'allais écrire dasn ce sens et je tombe sur ce post.
Il n'y a que quelques années, si on voulait rouler avec un vélo autre qu'un VTC ou un char allemand sur des petites routes au revêtement un peu dégradé et emprunter des chemins non goudronnés et emporter des bagages même légers on n'avait le choix qu'entre des randonneuses d'occasion capables d'accepter des pneus de 32 ou un VTT rigide de 20 ou 30 ans équipé en pneus fins (pour du VTT) sasn oublier les confrères du 650. La randonneuse classique à la française avait été conçue pour ça car les routes en terre notamment en montagne n'avaient pas toutes été goudronnées. Mais ce type de vélo avait disparu complètement à cause de la tyrannie du vélo de route de compétition et de la "mode" du cyclosport (quand on n'adhère pas à quelque chose de nouveau, on qualifie de mode, sous entendu, "moi je ne tombe pas dasn le panneau"  ). Je roulais avec des amis qui râlaient un peu lorsque mes circuits les emmenaient sur une route un peu défoncée car avec leurs pneus de 23, ils souffraient.
Alors lorsqu'arrive le gravel (nom qui m'horripile aussi, soit dit en passant) ça a été un énorme changement positif. Non seulement il devenait possible de trouver un vélo sur lequel il était possible de monter des pneus plus larges, souples gonflés à moins de 5 bars (maintenant beaucoup moins), mais on a même commencé à trouver des transmissions non VTT pour emmener tout ça! Même les inserts pour porte-bagage sont revenus!! Le vélo pour le cyclotourisme qui avait disparu était de retour, revisité. Alors certes, aujourd'hui cette catégorie "dans l'air du temps" est devenu une auberge espagnole, mais il vaut mieux avoir un peu trop de choix que pas du tout!
Moi je dirais que la nouvelle mode c'est l'ultra light. On le voit bien sur ce forum, les "experts" stigmatisent ceux qui partent avec des vélos plus lourds, des sacoches à l'avant et l'arrière etc.
N'ayant pas trouvé de vélo à ma convenance en 2013, j'avais acheté une randonneuse acier classique d'occasion et j'en suis très content. Mais l'autre jour au Ventoux où je suis allé en bivouaquant pour pouvoir être en haut au lever du soleil, j'ai été regardé avec des yeux ronds par l'unique cyclo qui m'a rejoint en haut vers 8h. Ça lui paraissait surréaliste quand je lui ait dit qu'avec mon matelas pneumatique, mon sac de couchage, ma sacoche de cintre et mon vélo avec garde-boues, mon biclou tarait autour de 15 kg! Pour lui, monter au Ventoux nécessitait un vélo à moins de 9 kg! Evidemment, quand on est obsédé par son classement Strava, partir le plus léger possible est une nécessité. Mais même sans Strava la recherche de la baisse acharnée de poids du vélo et du paquetage dans le but d'allonger les distances est une tendance nette. Une sorte d'effet balancier. Ou l'influence des courses ultra longues distances genre TCR. J'ai vu le film compte-rendu d'un cyclo de ce forum qui est parti en voyage à vélo en "bikepacking" sur 10 pays du Nord: plus de 5000 km en 24 jours (2 jours de repos!!!!). Il a traversé des régions, des villes magnifiques sans prendre le temps de s'y arrêter, de visiter !!! Le chargement était ridiculement léger pour aller dans ces contrées où il peut faire froid, même en été. Tout ça était dicté par l'obsession de rallonger les distances. Pour moi, une absurdité (mais il faut de tout pour faire un monde!).
J'ai aussi vécu les débuts du VTT et il est parfaitement exact que le même rejet du VTT existait par les pratiquants chevronnés qui trouvaient "encore une mode marketing venue des USA!".
En France, de toutes façons, on adore les clivages donc ça n'est pas surprenant. Il existe un noyau de réfractaires à ce qui vient d'outre-atlantique à l'économie de marché etc. qui considèrent qu'il faut faire de la résistance. En réalité, ils ne sont pas aussi nombreux qu'ils en donnent l'impression car ayant une culture contestataire et militante, faire ce qu'il faut pour apparaître plus nombreux qu'ils ne sont en réalité est une seconde nature.
Pendant ce temps, la pratique du cyclotourisme hors des routes manucurées se développe. Et ça n'est pas moi qui vais m'en plaindre, même si je suis aussi, je l'avoue, irrité par les discours marketing qui accompagne tout cela (comme la nouveauté du bikepacking ou de la pratique légère, la ringardisation des porte-bagages et des sacoches, etc.). Pour moi, il s'agit d'une pratique ancienne redécouverte avec des nouveautés évidemment, car le cycle a évolué et les matériaux aussi depuis 50 ans. Le marketing est passé par là c'est certain, mais cela correspond à un désir bien réel de quitter les routes trop passantes et dangereuses, de faire du chemin sans pour autant se mettre au VTT tel qu'il l'est devenu. Quoi de mieux pour jouuir de notre si beau pays (et d'autres, bien sûr)? | | | À: Tve64 · 20 juillet 2020 à 7:09 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 88 de 121 · Page 5 de 7 · 941 affichages · Partager Ca fait du bien de lire des réponses positives. J'ai consulté votre blog "mon expérience à vélo" et l'article sur le Gravel Triban RC520 est d'actualité. Je viens d'en acheter un. Ce vélo m'a réconcilié avec le vélo de route. | | | À: Rogerd · 20 juillet 2020 à 7:38 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 89 de 121 · Page 5 de 7 · 936 affichages · Partager Ca fait du bien de lire des réponses positives. J'ai consulté votre blog "mon expérience à vélo" et l'article sur le Gravel Triban RC520 est d'actualité. Je viens d'en acheter un. Ce vélo m'a réconcilié avec le vélo de route.
Merci!
Effectivement, si ce vélo n'existait pas il faudrait l'inventer!
Même les autres marques doivent composer avec et donc se restreindre au niveau des prix. | | | À: Tve64 · 20 juillet 2020 à 11:21 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 90 de 121 · Page 5 de 7 · 917 affichages · Partager Pour ceux qui voyagent autrement qu'en mode bikepacking avec un slip et une tarp, est-il d'ailleurs encore possible d'acheter une randonneuse à un prix raisonnable (c.a.d. 500-1.500€) ? | | | À: Tve64 · 20 juillet 2020 à 14:26 · Modifié le 20 juil. 2020 à 14:49 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 91 de 121 · Page 5 de 7 · 896 affichages · Partager Vincent, je me sens visé par ton message sans y être nommé, je vais donc te répondre.
Pour le poids, on pourrait écrire un livre.
Ça serait faire une entorse à la réalité que de ne pas reconnaître que l'histoire du vélo est l'histoire de la recherche de l'efficacité (car pas de moteur) donc de la rigidité et de la baisse du poids. Un exemple : personne parmi ceux qui critiquent ici l'alu ne reviendrait à des jantes acier, des cintres acier, des pédaliers acier, des tiges de selle acier alors que l'acier est très solide, réparable. Seul argument pour l'alu : le poids.
Pour le poids des pneus, pourquoi rouler en ville et sur route avec des pneus de 600 g à 1 kg quand l'industrie arrive à en fabriquer des plus souples, plus fins, plus légers ? Les matériaux ont beaucoup progressé, il est aberrant de profiter des nouveaux matériaux pour les périphériques (alu, aciers modernes, fourche carbone, tente de 2 kg) mais de ne pas profiter (par quel principe ?) des avancées de la technologie concernant les pneus (trames, gommes, technologies anti-crevaison) : on n'a plus le choix entre boyaux à la trame coton légère mais fragile ou pneus demi-ballon à trame grossière en nylon, nécessitant une gomme épaisse et rigide ! On fait actuellement des pneus légers, souples mais résistants qui n'ont plus besoin d'être pris en grosse section pour être confortables, penser qu'il faudrait des pneus gravel de 47 mm (faits pour le tout terrain) sur route et en ville est pour moi incompréhensible, mais c'est ce qu'on fait croire aux néophytes en leur vendant des gravel prétendument très polyvalents mais qui ne seront utilisables tous les jours ou en balade sur goudron qu'à la condition de changer les pneus.
Les pneus de grosses sections sont juste un code visuel qui parle plus à l'imaginaire (fabriqué) pour faire croire au novice que le vélo sur gros boudins est un vélo d'aventurier, qu'une nécessité. On passe sur des chemins peu cassants en pneu souples de 25 ou 28 mm, disons 32 si on est chargé, et on s'épargne d'avoir à relancer à chaque tour de roue des masses en rotation de plus d'un kg.
Donc, pourquoi le retour des vélos de 12 kg et plus (dont 1 à 2 kg de pneus), rendus attractifs par la pub et les réseaux sociaux mais qui ne font pas plus ni mieux que des vélos de moins de 10 kg ?
Les randonneuses du XXe siècle étaient légères, à peine plus lourdes qu'un vélo de route de leur époque, il faut le dire. Un vélo de route actuel faisant 7,5 kg environ, une randonneuse polyvalente devrait en faire environ 9, je pense que c'est qu'on devrait obtenir en en faisant fabriquer une par un artisan, avec les matériaux actuels mais les caractéristiques classiques, pneus de section moyenne (25 à 35 mm donc jantes en 17 mm) mais lisses, position route endurance (cadre court et cintre légèrement plus bas que la selle), triple plateau en 10 vitesses, roues légères, etc. Pas vraiment ce qu'on nous vend actuellement comme du vélo polyvalent sous le nom "gravel", souvent du mono-plateau ou du double 34-50, des pneus de 47 mm cramponnés, des cadres longs, etc.
Quitte à faire des digressions, faisons-en une historique : Avant 1973 et l'apparition des jantes à crochet permettant l'existence des pneus fins, il y avait d'un côté les vélos de champion sur boyaux fins, et de l'autre les randonneuses et les demi-course sur pneus, donc de section bien plus importante (d'où les jantes en 650B pour réduire le diamètre total), c'était deux mondes différents. Depuis les années 70 et 80, les randonneuses ont abandonné les demi-ballons, et donc la nécessité du 650B, c'est un non sens d'y revenir actuellement, sans raison autre que de créer un nouveau marché. C'est ça le marketing, étudier quel sera le produit miracle qui va en remplacer un ou plusieurs quand ils entrent dans la phase où la rentabilité baisse (beaucoup de consommateurs sont déjà équipés), un problème pour les fabricants et les marchands assoiffés de nouveaux marchés.
Les randonneuses sont mortes en raison de ce principe, mort très regrettable pour les voyageurs à vélo, on est bien d'accord là-dessus. Mais c'est ainsi que fonctionne le marché, chaque produit en chasse un autre, et a un cycle connu depuis longtemps : croissance du marché, stabilisation ou maturité qui va avec la baisse du prix de vente pour soutenir le marché, qui va donc se saturer, puis régression quand tous ceux qui pouvaient être équipés le sont, et que le prix de vente bas devient inintéressant pour le filière commerciale. La régression se fait en parallèle à l'arrivée et à la croissance du marché d'un autre produit, parfois très brutalement, revoir ce qu'en disait il y a déjà 80 ans Schumpeter . Ses écrits en disent plus que ce qu'on peut en dire ici, l'essentiel est de comprendre qu'un nouveau produit n'en remplace pas un autre pour rendre service au consommateur, mais pour relancer la machine économique.
L'arrêt des randonneuses et des demi-course en fin de cycle commercial à la fin des années 80 a coïncidé avec à la fois l'arrivée des vélos de route exclusivement réservés au goudron (pneus de 21 ou 23 mm, gros braquets) et l'immense succès du VTT rigide durant deux décennies, ouvrant certes une nouvelle pratique (le tout terrain) mais souvent utilisé juste pour aller acheter le pain, et prenant donc la place du vélo de ville ou de demi-course, de la randonneuse, vélos quasiment abandonnés par les fabricants. Ça a clairement été un succès commercial, un bel exemple des théories de Schumpeter. La destruction du marché des randonneuses, du marché des vélo de ville et du marché des demi-course a permis l'explosion du succès des VTT rigides. Les quelques cyclistes réfractaires à cette destructions de plusieurs marchés pour en installer un nouveau (aux standards incompatibles, diamètre des jantes, largeur du moyeu arrière, manettes de commandes de vitesses, etc, l'idéal pour interdire l'évolution de vélos déjà existants mais obliger au remplacement) ont été peu nombreux face à la marée de ceux qui se sont mis au VTT rigide pour tout.
On nous refait le coup actuellement, on veut détruire le marché du vélo de route moyenne gamme ou d'endurance, du marché du VTT rigide relancé il y a quelques années, du cyclocross, du marché du vélo de ville et du marché du vélo de voyage pour lancer un succès mondial, le marché du Gravel. Il faut bien saisir que ce n'est possible que si on décrédibilise totalement les produits à remplacer, le vélo de route bon marché est donc oublié par les publicitaires et les influenceurs, les vélos de ville aussi, ne parlons pas du cyclocross, dorénavant vendu seulement s'il est décrit comme un gravel. Vous participez activement à ce renouvellement du marché en croyant que le gravel est supérieur au vélo de route, ils sont juste différents, et l'un est actuellement poussé en avant par tout un système publicitaire et médiatique tandis que l'autre est volontairement abandonné, oublié, ringardisé. Au lieu d'être légèrement amélioré.
On en est au point où les constructeurs qui proposent des vélos de route n'ayant pas les défauts reprochés au vélo de route en général (donc des vélos qui acceptent des pneus de plus de 25 mm, qui ne coûtent pas 4000 €, qui ont une transmission courte, acceptent les porte-bagages, etc.) sont obligés de parer leurs machines de trucs de gravel, roues à disques, pneus de première monte à crampons, etc. pour pouvoir les vendre. Pareil pour les vélos de ville, ce Cube Nuroad est incontestablement un vélo de ville pouvant être utilisé comme vélo de voyage, garde-boue, éclairage, porte-bagage, etc. mais il faut le faire passer pour un gravel pour le vendre, c'est pour moi désespérant.
Et je ne comprends pas ton passage sur la montée du Ventoux. Ce que j'en comprends, c'est juste que tu critiques quelqu'un qui pense que seuls les vélos ultra-light peuvent monter le Ventoux, mais tu le fais en critiquant autant son matériel et ses conceptions qu'il critique les tiens. Incompréhension des façons de faire et penser de l'un face à incompréhension des façons de faire et penser de l'autre, match nul.
En bref, je suis totalement d'accord avec toi pour dire que durant deux décennies les vélos à la fois légers, efficaces n'ont pas pu accepter des pneus plus gros que 25 mm et les porte-bagages, obligeant les amateurs à soit bricoler, soit à faire construire leur cadre par un artisan. Je suis aussi d'accord pour recommander le RC 520, un vélo de route acceptant les pneus plus larges que 25 mm, mais devant se parer des atours du gravel bike pour être un succès chez les consommateurs actuels. Mais ta critique des vélos légers, je n'y adhère pas du tout. D'ailleurs, le RC 520 est assez léger. Ni ton discours visant à dire que le marketing, le renouvellement périodique de l'offre pour relancer un marché est fait dans l'intérêt de l'usager.
Personnellement, je crois en l'évolution des produits, un Trek 520 qui aurait un cadre carbone, ou un vélo de route carbone de gamme moyenne qui aurait des pneus de 32 mm et un triple en 11 vitesses ne seraient pas des révolutions, mais de très bonnes et légères évolutions d'un produit ancien, tout bénef pour l'acheteur. Mais ce que cherchent les "acteurs du marché" comme on dit, c'est le remplacement d'un produit par un autre, pas l'évolution, qui doit être très limitée pour ne pas gêner le lancement du nouveau produit.
Et je ne remettrai pas un pied dans ta tentative de relancer la discussion politique (pour ou contre l'acculturation par l'américanisation), échaudé par un sujet qui avait peu à peu dévié là-dessus lors du confinement. Ni sur la priorité que devrait avoir obligatoirement le voyageur à vélo entre découverte et distance ou bien arrêts et visites. On a tout de même le droit d'avoir ses préférences pour un truc aussi subjectif que le but d'un voyage, même si ça ne suit pas tes théories et prescriptions. | | | À: 8xc · 20 juillet 2020 à 18:17 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 92 de 121 · Page 5 de 7 · 874 affichages · Partager Salut Lionel? Je ne te visais pas plus que d'autres. Je t'ai déjà répondu personnellement quand j'ai voulu le faire donc je sais être direct (trop!)  . En l'occurrence, je sais que tu n'es pas tout seul avec ce point de vue. Ça se voit en reprenant le fil et en consultant le forum.
Sur le fond, je partage plusieurs avis avec toi. Et particulièrement celui qu'il devrait être tout à fait possible de faire des randonneuses légères modernes à des prix contenus. La mode actuelle est une aubaine pour les fabricants qui introduisent leurs nouveautés avec des marges plus élevées et surtout qui peuvent vendre de nouveaux vélos. Nous sommes d'accord.
Je suis cependant seulement partiellement d'accord avec toi sur le fait qu'on a vendu des VTT lourds et mal équipés pour faire des sorties sur route ou chemins alors que les demi courses étaient plus adaptés. Les VTT apportaient de vraies différences perçues par les utilisateurs: 1) les petits développements ne sont apparus sur des vélos bas de gamme que sur des VTT. Adepte de la rénovation des vélos des années 70 et 80 je constate que les développements sur ces vélos sont inadaptés au cycliste utilitaire ou loisir dès qu'il y a une côte. 2) L'indexation des vitesses est aussi apparue sur des vélos grand public sur les VTT. Elles ont eu un énorme succès 3) Les freins de ces vélos étaient beaucoup moins efficaces que ceux des VTT (le V-Brake est apparu vers 1993, époque où les ventes grand public de VTT ont décollé). 4) Les jantes VTT étaient costaudes alors que sur des vélos type demi course de l'époque, elles étaient fragiles (j'avais interdiction de "sauter les trottoirs" avec mon vélo étant enfant/ado, alors que quand on roule avec les copains, évidemment, ça fait partie du jeu).
Le VTT avait donc des avantages objectifs visibles alors que ses inconvénients n'étaient pas perçus par les clients. La robustesse du VTT a fait son succès. Pour aller dans ton sens, rien n'aurait empêché les fabricants de faire des vélos bénéficiant de ces améliorations sur des principes de cadres plus légers et des géométries plus typées route. C'est le VTC qui aurait du jouer ce rôle, mais il a été connoté bas de gamme avec des tubes de chauffage qui l'ont marqué à vie.
L'analogie est intéressante quand on revient sur le gravel, car pour moi, il y a bien une attente latente des clients que les "nouveaux produits" viennent combler. Pour le VTT c'était la robustesse, la facilité de grimper des côtes et le freinage, pour le gravel c'est la volonté de rouler en confort sur des petites routes et chemins.
Concernant la taille des pneus. Peux-tu m'indiquer des vélos gravel équipés de pneus de 1 kg pièce??
Le plus gros pneu Compas/René Herse (diamètre 55) pèse 550 g. Je n'imagine pas que quelqu'un choisirait ce pneu sasn faire beaucoup de sections en terre. Le RC 520 Gravel de DKT est vendu avec un 35, certes plus lourd qu'un René Herse, mais pesant 350 g par pneu. On est loin du kg pour la paire. Je crois que tu forces le trait. D'autant plus que le client qui fait plus de route peut choisir le Triban RC520 qui accepte des pneus jusqu'à 35. Je ne vois que du positif. Celui qui veut rester sur route peut le faire et celui qui veut faire plus de chemins prend le modèle Gravel.
Ce choix n’existait tout simplement pas il y a 2 ans.
Tu établis qu'un pneu de 28 ou 32 chargé est suffisant pour rouler sur des chemins. Eh bien, je peux t'en parler, ce sont les pneus que j'ai sur ma randonneuse. Et je vais prendre un exemple que tu dois connaitre puisqu'on apprécie les mêmes coins: la descente du Col du Minier vers le Col de la Barrière. Il s'agit d'une piste forestière non goudronnée. Pas un single track VTT. Elle est très utile pour passer de l' Aigoual au Larzac par le Lingas. Cette route je l'ai faite avec ma randonneuse et mes Pasela 28 mm. Je ne l'aurais pas prise avec mon Look et pneus slick de 25 (qui sont déjà très (trop) gros pour ce cadre course des année 1995. Mais si j'avais eu des 38 souples, ça aurait été bien plus confortable et rapide. Une fois rendu sur le Larzac et le goudron, aurais-je été pénalisé par les 38 souples par rapport à mes 28 pour rentrer chez moi? En me basant sur les Compass/René Herse que j'ai montés sur le vélo de ma femme, je peux dire que non, je n'aurais pas été pénalisé. Les "relances", je ne vois pas trop ce que c'est puisque je roule cyclotouriste et que je n'ai pas à gérer le fait de rester en groupe. Je n'ai roulé qu'une seule fois en club et ça a été le seul moment de ma vie (quand quelqu'un a mis une accélération) où j'ai ressenti que mon vélo "démarrait" moins vite que les autres.
J'ai l'impression (mais je peux avoir mal compris), que pour toi, les pneus > 32 sont forcément lourds et qu'on doit en payer un prix réel perçu pareillement par tous sur le vélo dès qu'on roule sur bitume. Quelle expérience as-tu de cela? As-tu essayé des Compass de 42 par exemple et as-tu mesuré la différence réelle? La perception de vitesse et la vitesse sont 2 choses très différentes.
En fait, il me semble en te lisant que tu considères que les nouveautés sont introduites volontairement par une "force suprême" qui lave le cerveau des gens en leur fourgant ce dont ils n'ont pas besoin. Toi, avec ton expérience, tu sembles savoir ce qui est vraiment bien et qualifiable d'amélioration utile vs ce qui est inutile et uniquement le fait de la machination des fabricants. Je ne suis que partiellement d'accord avec cela (sansdu tout nier les effets de mode pour renouveler du matos), et dasn le cas du gravel, je ne suis pas du tout d'accord. Les fabricants étaient peinards bien installés avec un marché en croissance avec marges confortables. Le gravel est arrivé et a pris les fabricants majeurs par surprise. Ce sont les petites marques qui avaient décelé la demande (comme en VTT) et les grands ont suivi en voyant que ça prenait et comprenant ce qu'ils pouvaient en tirer. L'exemple du fat bike est selon moi totalement déplacé. L'ampleur n'a juste rien à voir.
Tu parles des transmissions. Perso, je suis comme toi, le mono plateau sur route et gravel, je trouve ça absurde. Eh bien si tu regardes bien, rares sont les vendeurs qui ne proposent que du mono. SRAM a parié là-dessus donc ils font comme si tout le monde en demande, mais Shimano qui y est venu tard a gardé le double. Et je suis prêt à parier qu'ils vendent plus de doubles que de mono. La marée redescend. Tu ne vas quand même pas critiquer l'arrivée du groupe GRX alors que ce qu'on nous forçait à monter avant c'était des transmissions de cyclosportifs route? C'est une évolution réellement positive. Pas une machination marketing.
Concernant le poids, tu as raison, on pourrait en discuter des jours. Moi ce que je voulais dire c'est que ce n'est qu'un des critères du choix d'un vélo. Si on veut aller très vite et très loin, effectivement, jouer sur le poids est important. Lorsqu'on se compare, oui, le poids est important. Mais avec ma randonneuse de 40 ans et 12 - 13 kg, ai-je moins de plaisir? Et si j'achetais aujourd'hui un gravel à 12 kg, aurais-je moins de plaisir? Non, ça me regarde. Il n'y a que toi (et ceux qui pensent comme toi) qui essaient de me mettre dans la tête que je serais mieux avec un vélo à 9 kg. J'ai d'autres critères. J'ai l'impression que vous vous dites: "il n'a pas encore vu la lumière, il ne se rend pas compte de ce qu'il rate". Attention, je ne critique pas le vélo léger comme tu l'écris. Je dis juste que comme pour les mega pixels en photo, le poids est un critère trop dominant pour évaluer si un vélo est bon ou pas bon. Mon histoire de VEntoux, c'était pas pour critiquer le gars qui veut faire un temps et se comparer, c'était pour dire que c'est devenu tellement dominant cette question de poids et tellement important de "faire des temps" que certains s'imaginent que je suis maso de grimper avec un vélo à 15 kg. Je voulais aussi dire que quand on commence sur la pente du chronométrage (toujours plus vite), de l'allongement (toujours plus loin), on en vient forcément à chasser le gramme et rentrer dans la course aux armements. Ce qui fait les beaux jours des marchands de vélo.
Je roule encore avec mon VTT tout rigide de 1992 à 14 kg. Je m'en sers comme on s'en servait à l'époque: ce qui n'est quasiment plus du VTT mais du gravel. Donc pour moi, si je peux acheter aujourd'hui un vélo qui couvre à peu près le même spectre que ma randonneuse et mon VTT rigide, je trouve ça super. Mon neveu s'est acheté un Croix de Fer (qui n'a pas un super rapport qualité prix mais répond à ce type d'usage) et il en est super content. Où est le problème? Il découvre le vélo comme je le découvrais il y a 30 ans. Il a des 28 et des 38 je crois, qu'il monte selon son programme. Il peut mettre un PB et partir en bikepacking ou avec sacoches. Choses que je ne peux pas faire sur mes vélos existants (ma Méral est limité au 32 et mon VTT est en 26" difficilement comparable au Croix de Fer en mode route pur. Quoique... Il me surprend).
Concernant mon opinion sur le fait de faire 10 pays en 24 jours, j'ai explicitement écrit qu'il faut de tout pour faire un monde. Chacun fait ce qu'il veut. Ca n'est pas une critique, c'est le constat de l'ampleur du phénomène. Néanmoins je persiste à penser que c'est la comparaison, notamment via les réseaux sociaux et internet, qui est le principal moteur de cette tendance à l'ultra. Comme la tendance à l'ultra trail avec des traileurs qu'on retrouvent sur les chemins, y compris en altitude à speeder plus qu'à "profiter" de la montagne, les yeux bien fixés sur leur montre connectée. On est dasn un monde comme ça. Toujours plus. Souvent y compris ceux qui se défendent de cautionner une société de consommation dominée par le marketing. Mais l'humain est comme ça. Plein de contradictions (je ne te vise pas. J'ai des exemples dasn mon entourage). | | | À: Tve64 · 20 juillet 2020 à 18:24 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 93 de 121 · Page 5 de 7 · 873 affichages · Partager Ce sujet tourne à Proust ;-) | | | À: Langenscheid · 20 juillet 2020 à 20:33 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 94 de 121 · Page 5 de 7 · 851 affichages · Partager On ne peut que s'en réjouir quand on voit le niveau moyen de la plupart des forums. | | | À: Langenscheid · 20 juillet 2020 à 20:40 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 95 de 121 · Page 5 de 7 · 847 affichages · Partager Ce sujet tourne à Proust ;-)
| | | À: Tve64 · 20 juillet 2020 à 21:27 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 96 de 121 · Page 5 de 7 · 837 affichages · Partager Je suis curieux de voir quel vélo l'OP va finir par (r)acheter. | | | À: Tve64 · 21 juillet 2020 à 10:32 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 97 de 121 · Page 5 de 7 · 816 affichages · Partager Concernant la taille des pneus. Peux-tu m'indiquer des vélos gravel équipés de pneus de 1 kg pièce??
Le plus gros pneu Compas/René Herse (diamètre 55) pèse 550 g. Je n'imagine pas que quelqu'un choisirait ce pneu sasn faire beaucoup de sections en terre. Le RC 520 Gravel de DKT est vendu avec un 35, certes plus lourd qu'un René Herse, mais pesant 350 g par pneu. On est loin du kg pour la paire. Je crois que tu forces le trait. D'autant plus que le client qui fait plus de route peut choisir le Triban RC520 qui accepte des pneus jusqu'à 35. Je ne vois que du positif. Celui qui veut rester sur route peut le faire et celui qui veut faire plus de chemins prend le modèle Gravel.
Je ne suis pas allé chercher toutes les références de tous les pneus de tous les gravel bikes, j'ai simplement parlé de ceux dont je suis allé lire la description pour ce sujet. Par exemple, le Kona Rove est monté en WTB Venture de 47 mm de largeur, un site marchand qui pèse les produits (au lieu de calquer les poids donnés par les constructeurs) indique que ce pneu pèse 580 g, on est bien loin des 350 grammes du Hutchinson overide en 35 TL. Et il a une trame en 66 tpi, rien à voir question souplesse et donc accroche et confort avec les René Herse. Comme c'est un tubeless, on ajoute les 100 g de préventif, la valve, on arrive à 700 grammes, ce n'est pas rien. Pour les 2 kg, je me base sur ceux qui équipent leur vélo dits de gravel de marathon parce qu'ils font de la ville et qu'on leur a dit que l'idéal c'est le marathon. Ils perdent à la fois la capacité d'aller dans la forêt s'amuser et la relative légèreté de certaines montes de pneus gravel fins. Tu cites le gravel RC 520 de décathlon, pour moi c'est typiquement le cas du vélo de route endurance déguisé en gravel, le rc 520 standard avec des pneus de 35 au lieu des 25 ou 28 mm d'origine. Il a les caractéristiques d'un vélo de route, on lui ajoute des pneus un peu cramponnés et plus larges, mais pas aptes à passer aux mêmes endroits qu'un vtt rigide des années 90 ou d'un monstercross ou d'un Kona Rove, et le tour est joué, on peut lui appliquer la magique étiquette commerciale de gravel.
Ce vélo est caractéristique de ce que j'appelle de mes vœux, l'évolution, l'amélioration de l'existant. On augmente la polyvalence d'un vélo de route en augmentant les largeurs de passages des roues, et on peut les monter avec des pneus de 700x28 ou 32 voire des 650x35 si les freins sont à disques. Sans que l'on ait besoin de se cacher derrière l'étiquette révolutionnaire de gravel, dire simplement vélo de route endurance ou vélo de toutes routes (au pluriel), ça indique bien l'usage.
Pour revenir à ce que j'ai écrit plus haut, force est de reconnaître qu'en lisant les géométries mais aussi les listes de périphériques et les montes de pneumatiques, le mot gravel ne signifie finalement rien. On trouve derrière cette étiquette des vélos de ville, des vélos de routes non goudronnées, des vélos d'aventure et des vélos de sentiers, qui ne partagent que le profil, cintre recourbé et pas de suspensions, mais pas les usages.
Par exemple, je n'ai jamais fait la piste du Col du Minier vers le Col de la Barrière, je ne la ferais pas volontairement avec mon vélo de route, mais si j'avais à la faire au milieu d'un voyage de 1 000 km, je préfèrerais la tenter avec mes pneus de 25 mm quitte à en faire des parties à pied qu'avoir à m'équiper d'un vélo monté de pneus un peu cramponnés de 47 mm et me les trimballer sur les 990 autres km, goudronnés, du périple. C'est pour cela que les vélos de route avec pneus de 28 à 32 mm sont pour moi une évolution nécessaire qui rend inutile le gros gravel des montagnes qu'on fait acheter à des novices en leur faisant croire qu'avec ils passeront très bien de partout. Quand on a très majoritairement de la route et un ou deux passages de graviers ou de piste, pour mois le vélo adapté est un vélo de route amélioré.
Pour les relances, il faut relancer à chaque ralentissement (ville, parcours sinueux, chemin sur terrain vallonné) mais aussi continuellement en montée, car en montée si on arrête de pédaler, le vélo s'arrête voire repart en arrière, la relance est donc constante dès qu'on fait des montées. Et chaque relance demande de vaincre le moment d'inertie de la roue, dépendant beaucoup plus des masses en rotation situées sur l'extérieur de la roue que de la masse propre de l'ensemble vélo + chargement + cycliste. J'ai monté le Ventoux en VTT sur pneus de 2" non cramponnés (schwalbe marathon dureme) en 3 h quand j'avais 45 ans, puis sur pneus plus légers puis de nombreuses fois sur des pneus 23 et 25 mm, les dernières fois (j'avais plus de 50 ans) j'ai mis 3 fois d'affilée moins de 2 heures. Soit je suis devenu vraiment meilleur en prenant quelques années (n'y croyons pas), soit il n'y a vraiment pas photo entre des pneus lourds et des pneus légers dès qu'on veut faire quelques montées. Donc pour moi, lire qu'on (les blogs, la presse, les marchands, etc.) recommande aux novices de prendre un gravel quelle que soit l'utilisation, ça me désole, car sous ce nom on trouve certes des vélos avec des pneus légers en première monte (mais en connais-tu vendus directement avec des René Herse à 80 € pièce ?) mais le plus souvent des grosses sections (les 47 mm du Kona ne sont pas une exception) avec crampons, donnant des pneus de 700 grammes pas hyper qualitatifs, dans les mains de débutants qui vont forcément trouver extrêmement dur de faire du vélo plus d'une heure ou deux. Sans compter que certains qui n'ont qu'une utilisation ville vont ensuite les changer pour des marathon d'un kg (bien plus en comptant la chambre à air), et là ça sera donc adieu les sorties sur terre ou sentiers, ça n'était pas le bon vélo à acheter.
Bon, j'arrête sur cette digression, je voulais juste dire en un paragraphe que je reconnais que certains ont réellement besoin d'un vélo passant sur les sentiers autant qu'en ville ou sur goudron sans être ultra performant dans tous les secteurs, mais que bon nombre d'acheteurs (souvent novices) de vélos dit de gravel le font plus par influence du marché que par réel besoin, sans vraiment lire ou saisir ce qu'impliquent la géométrie du cadre et la monte de pneus d'origine. Et qu'un vélo de route en triple ou double court, admettant des pneus de 25 à 32 mm (jante en 17 mm) est pour moi d'un intérêt vraiment supérieur pour nos usages de cyclo-voyageurs en Europe qu'un gravel sur pneus de 47 mm pesant 700 g et une transmission avec un étagement de VTT. | | | À: Langenscheid · 21 juillet 2020 à 10:34 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 98 de 121 · Page 5 de 7 · 815 affichages · Partager Ce sujet tourne à Proust ;-)
Ce sont des selles , mais très peu employées sur les gravel. | | | À: Tve64 · 21 juillet 2020 à 10:54 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 99 de 121 · Page 5 de 7 · 808 affichages · Partager Je ne suis que partiellement d'accord avec cela (sansdu tout nier les effets de mode pour renouveler du matos), et dasn le cas du gravel, je ne suis pas du tout d'accord. Les fabricants étaient peinards bien installés avec un marché en croissance avec marges confortables. Le gravel est arrivé et a pris les fabricants majeurs par surprise. Ce sont les petites marques qui avaient décelé la demande (comme en VTT) et les grands ont suivi en voyant que ça prenait et comprenant ce qu'ils pouvaient en tirer. L'exemple du fat bike est selon moi totalement déplacé. L'ampleur n'a juste rien à voir.
C'est principalement là-dessus que nous sommes en désaccord, pour moi le gravel est une aubaine commerciale avant d'être une réelle demande du public car il répond pleinement à la définition de la destruction créatrice. Il vise à détruire les marchés distincts du vélo de route endurance, du cyclocross, du vélo de voyage, du VTT light, voire du vélo de ville pour créer un nouveau marché à succès. Remplacer, et non améliorer, donc obliger tout cycliste à changer son matériel, notamment par des standards non compatibles. Et trouver de nouveaux clients.
Le marché du vélo de route s'est réduit, il a atteint son point de stabilité puis de déclin, pareil pour le VTT, ne parlons pas du cyclocross, complètement ringardisé par le VTT.
Ce que tu appelles " marché en croissance", c'est ça , un déclin d'année en année.
Trouver un nouveau style de vélo pour repartir sur un nouveau cycle marchand (développement, croissance, stabilité etc.) est ce qui soucie les entreprises et investisseurs du secteur depuis longtemps. Il y a eu en quelques années le retour du VTT rigide, le retour du pignon fixe, l'invention du Fat bike et autres, tout ça a un peu marché, mais le graal, ça a été l'invention du concept et du mot de gravel bikes. Même si au final ces vélos ne sont pas utilisés sur les longues routes non goudronnées d'Amérique ou d' Australie, mais en ville ou dans les bois, ça fait vendre, et ça relance un marché du cycle qui était moribond depuis des années. En parallèle du VAE. | | | À: Wassilys · 21 juillet 2020 à 11:14 Re: Quel vélo Gravel choisir en 2020? Message 100 de 121 · Page 5 de 7 · 801 affichages · Partager Pour en revenir au sujet "quel gravel choisir en 2020". Vanrysel en sort un qui a l'air pas mal. Apparemment un peu ressemblant au Triban RC520 mais en mieux et d'un très bon rapport qualité-prix. | Discussions similaires sur la France: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 6 368 visiteurs en ligne depuis une heure! |