J7: Jaipur - fathepur sikri - agra Petit dej sur le rooftop de l'hôtel sunder palace. On retente notre chance du côté des artisans et du palais des vents qui était à contre jour hier soir (dixit notre chauffeur). Effectivement c'est avec une jolie lumière qu'il est éclairé ce matin. Nous ne l'observons et le photographions que rapidement depuis la rue dans laquelle le traffic est déjà dense. Entre tuk tuk, mobylettes, chameau a remorque et voiture, ca klaxonne dans tous les sens. Côté artisans a 9h30, tous le monde dort, a 10h quasiment pareil. On peut en revanche capter en se baladant le long du jaohri bazar et bapu (?) bazar des scènes de vie sympa. Regroupement d'homme autour d'un vendeur de Chai, marche aux légumes (a mais oui !!! C'est normal qu'il n'y ait que des légumes !), et ouvertures progressives des échoppes, épiciers d'abord, puis ce sont finalement les boutiques a touristes qui soulèvent leurs rideaux de fer. C'est que ni le touriste, ni l'indien ne semble être du matin. En revanche, pas vraiment d'artisan qui traîne. Ca vend du faux pashminas a gogo, mais pas vraiment l'ombre d'un couturier / tailleur, ni même d'un orfèvre. Un peu déçue on repart sur la route a 12h30 direction fathepur sikri.
On y arrive assez tard, vers 15h30. Le fort, puis la mosquée. Organisation un peu compliquée pour le fort, il faut laisser le chauffeur au parking puis prendre un bus (10 Rps par pers) pour monter au fort. Mais la c'est un magnifique spectacle qui nous attend. Nous devons être à contre temps du flux touristique qui doit venir d'
Agra plus tôt dans la journée, car le site est quasiment vide. C'est la belle lumière chaude du soir qui fait rougir le grès déjà bien rouge. C'est magnifique. De jolis bassins prolongent les lignes des bâtiments, les arbres et jardins verdoyants tranchent avec le rouge de la pierre. On voulait passer vite, mais on n'y arrive pas. Le calme, la douceur des températures de fin de journée (nous avons quasiment visité tous les sites sous le soleil de 12h a 15h, pas très malin), nous invite à profiter, ce que nous faisons. On se décide quand même à aller voire la mosquée adjacente, qui elle est gratuite. Et la c'est encore magique. Contrairement au fort et palace constitués de multiples coins et recoins, une fois la porte passée et les chaussures retirées, nos yeux embrassent l'ensemble de l'espace délimité par les hauts murs rouges et massifs qui entourent la mosquée. Presqu'en son centre un mausolée de marbre blanc, avant goût du
Taj Mahal. Dentelle de pierre d'une finesse inouïe. Seule bémol, des enfants nous sollicitent et ne nous lâchent pas. Le laisse moi tranquille et fous moi la paix qu'il nous lance sans comprendre ce qu'ils disent montre bien qu'ils n'en sont pas à leur première sollicitation. Ça gâche un peu, le calme et la beauté du lieu. La mosquée inspirée de celle que nous avions visité cet été à
samarcande (bibikhanum?) est aussi splendide. Le temps file, la lumière décroît vite et les sollicitations enfantines doublées de celles des familles indiennes pour poser en photo avec nous, nous agace passablement. On sort vite fait et rejoint notre chauffeur en un coup de bus pour finir la route vers
Agra. On croyait qu'il n'y en avait que pour 30-45 min. C'est plutôt 1h30 qu'il nous faudra pour venir à bout des bouchons d'
agra pour rejoindre notre promotion luxe du séjour le courtyard marriott. Il est tard, on est crevé, on laisse tomber l'idée de ressortir manger en ville et on se rabat sur le Resto de l'hôtel. On profitera quand même de la terrasse devant la piscine (fermée à la nuit tombée) pour boire une bière avant de nous engouffrer un peu à regret dans le Resto de cette chaîne d'hôtel. Et bien très étonnamment, le repas est délicieux. Cher, soit. Mais vraiment bon. Ils ont un stand streetfood ou l'on goûte à ses plats qu'on n'aurait pas osé goûter sinon. Les versions veg et non veg sont top mais très épicées. On file se coucher a 22h demain réveil aux aurores pour aller admirer le
Taj Mahal au petit matin.
J8 : agra - Delhi Réveil dur, les yeux piquent fort, il est 5h30 et nous avons rendez-vous dans 30 min avec notre chauffeurs pour être les premiers à l'ouverture de la billeterie du
Taj Mahal. c'est presque dans les temps que nous retrouvons notre chauffeur, en revanche nous sommes loin d'être les premiers touristes matinaux à arriver pour faire la queue devant la billetterie raquetteuse du
Taj Mahal. 6h05, les touristes s'accumulent. Il y a bien deux queues, une pour les touriste, l'autre pour les locaux, mais même apres 7 jours au soleil et une barbe + moustache d'un mois Pierre ne donne pas le change. On reste à s'entasser dans le froid, car oui, étonnamment il fait frais et même pas mal frais. Autre occupation pendant notre attente observer tous les fumeurs, Pierre inclus, en mal de briquets, qui sont interdits dans l'enceinte du mausolée (des fois qu'ils veulent tenter de cramer le marbre blanc !). Ca s'échange et se partage des allumettes de secours pour enfin réussir à allumer les cigarettes qui elles ne sont pas interdites :-) ??? La queue s'est bien allongée et voilà qu'elle avance. Après un peu de bataille on atteint le comptoir où délester de nos 750 Rps par tête de plus de 15 ans (on mise tout sur le sourire juvénile de ma nièce pour attester de son age justifiant la gratuité de son entrée), on se voit remettre des petites bouteilles d'eau et des protèges chaussures ou plutot protège marbre.
Maintenant à nous le
Taj Mahal ! Enfin non, pas tout à fait... On doit d'abord trouver une camionette électrique pour parcourir les 3 kms qui nous sépare de l'entrée. 10 min de plus. Puis en fait re-queue... Homme/Femme séparés. Ben oui, il ne faudrait pas que ces messieurs voient ces dames se faire tripoter alors qu'on s'assure qu'elle ne cachent pas de mitraillette sous leurs tuniques ajustées. Dernier controle, scan des sacs à appareil photo. Et cette fois-ci, ca y est on y est pour de vrai. On entre dans une enceinte calme bien que remplie de touristes. Le soleil est encore très bas mais fait joliment rougir les murs de gres rouge qui délimitent cet ensemble. Au bout du grand espace que l'on parcourt doucement, une porte magistrale ménage le suspense. Elle même est somptueuse mais ne retient que peu les regards des touristes, car tout de suite après, au fond derrière un long bassin d'eau bleue immobile se trouve l'objet de nos convoitises matinales. Un tombeau, mais pas n'importe lequel. Un cube immense mais fin à la fois, entouré de quatre tours en réfection lors de notre passage et donc cerclées d'échafaudage en bambou. De chaque côté, mais on ne le voit pas tout de suite, deux mosquées, enfin une et son reflet qui tourne le dos à la Mecque. Et c'est bien ça qui marque, tout est parfaitement aligné, tout est symétrique, tout est beau, léger, subtil et massif à la fois. C'est grandiose. Les milliers de photos encrées en tête ne viennent absolument pas polluées notre découverte à nous. De la même façon qu'on en oublie presque les bancs de touristes photographes et selfouzeurs qui remplissent ce lieu à cette heure incongrue. Nous aussi, nous faisons la queue pour prendre notre photo souvenir, mais ce n'est pas ça l'important et pas ça qui nous marque. On rentre dans le mausolée, les pieds recouverts de nos protèges chaussures, enfin sauf Pierre qui a cédé les siens aux pieds "gratuits" de ma nièce, et qui du coup, lui se balade pieds nus sur le marbre froid. De pres c'est aussi beau que de loin, la finesse des détails, des pierres précieuses incrustés dans cette masse blanche et dure. Il devait sacrément l'aimé sa femme ce Kahn est peu fou. On ressort de la concentration de touristes pour prendre un peu de recul. On erre, nous nous prenons à méditer, ou peut être qu'on s'endort un peu et apès toute cette émotion la fatigue nous rattrape un peu. On tire notre révérence à cette splendeur en marchant à reculons pour profiter de chaque seconde offerte à notre regard. Et puis stop. Ca y est. Experience hors du commun terminée.
On rejoint notre chauffeur et le programme reprend.
Fort Rouge d'
Agra. Zut alors, mais c'est que lui aussi il est beau. En revanche, là, la fatigue se fait sérieusement sentir. La température est bien remontée et le cocktail manque de sommeil, soleil est pas très bon pour la concentration ni pour la qualité des photos. De souvenirs de ce Fort on garde, l'alternance de gres rouge chaud et du marbre blanc froid. La finesse et la beauté de la cellule construite par le fils pour le père, ouverte aux quatre vents mais lui permettant d'admirer pendant les 8 dernières années de sa vie le tombeau de l'amour de sa vie. On s'était promis de le faire vite, mais encore une fois, nous sommes incapables de nous discipliner. On ressort émerveillés mais fatigués et convaincus que notre arrêt à Matura ce sera pour la prochaine fois.
On prend la express highway pour
delhi sur laquelle le tri se fait par le prix. Enfin il y traine quand même quelques mobilettes ou carrioles à anes mais c'est marginal et nous pouvons royalement paradé au 100 km/h réglementaire que notre chauffeur sage met un point d'honneur à ne pas dépasser, contrairement à d'autres kéké en mercedes sur la route. On arrive enfin dans cette grosse megalopole qu'est
Delhi sans bien comprendre. La banlieue s'étend sur des kilomètres et des kilomètres. Notre chauffeur ayant reçu l'instruction de nous faire rencontrer le boss de l'agence de voyage et bien il s'exécute après nous avoir fait passer par l'incontournable de
Delhi : l'
India Gate. On se retrouve dans un microbureau, le headoffice de
India Highlight tours où l'on s'empresse de nous désaltérer avec chai et coca. Petite séance de promotion de la société qui fait bien plus que de mettre à disposition des chauffeurs pour des programmes libres. On regarde les albums photos de jeunesse de Khem Singh, le boss. Le mariage indien qu'il a organisé pour deux jeunes canadiens en mal de famille. Les tours d'un mois dans tous les coins du
Rajasthan qu'il a réalisé avec sa première voiture. On promet d'écrire des revues positives sur trip advisor et voyageforum et on se quitte avec de l'encens et deux beaux Shiva brodés.
Dernier trajet pour notre chauffeur : l'hotel Moustache, notre auberge de jeunesse à Pierre et moi qui doit offrir le point de passage pour finir la journée à ma soeur et ma nièce qui repartiront plus pres de l'aeroport. Zut ca bouchonne, c'est long, c'est loin. Finalement changement de fusil d'épaule, tant pis pour l'hotel pres de l'aéroport à 1h45 de la, on s'adapte. L'hotel d'a côté offre un refuge court à ma soeur et ma nièce pour leur 3h de nuit. On va diner et se remplir une derniere fois de délicieux chicken Korma, curry et autre biryani agrémentés de nos parata, naan, roti et chapati préférés. Nous nous quittons après cette dernière orgies et souhaitons bon vol à nos deux bourlingueuses fatiguées.
Pour nous ce sera, back sur les traces du tour du monde, dans notre auberge, ambiance jeunes du monde entier.
J9: Delhi - franceRéveil tardif, pas de grosse ambition pour la journée. On va buller dans un "centre commercial juste à côté. Par centre commercial il faut comprendre enchainement de petites enseignes européennes ou locales dans un espace limité à deux rues paralleles séparées par un micro parc. Petit dej pas terrible dans un café international (déjà en manque de paratha aux pommes de terre??) Puis départ pour notre visite du jour : tombe de Humayun bordée de magnifiques jardins calmes loin du bordel de la rue. Premier et dernier tour en tuk tuk pour rejoindre notre hotel Moustache. Taxi direction Aéroport international. Fin de l'aventure, chacun prend son avion et on ne se retrouvera que 16 heures plus tard, dans le froid ensoleillé.
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