NicoleC · 10 juin 2009 à 22:45 · 456 photos 47 messages · 11 participants · 19 716 affichages | | | |  Bonjour, Et bien superbe votre reportage de votre voyage. Je ne connais pas du tout ces villes et régions et je prend beaucoup de plaisir à vous lire et à regarder vos photos. Moi non plus je ne sais pas faire de blog. Je suis entrain de préparer un CR sur mon voyage en Turquie (du 31/05 au 13/06) et je suis tombé par hasard sur votre CR. Bravo Capucine 18 | | | Et bien merci à vous, Capucine! C'est très gentil! J'irai jeter un coup d'oeil sur votre CR. | | | 15 mai
Journée partiellement ensoleillée avec environ 18C.
Journée consacrée à la visite des camps de concentration et d’extermination d’ Auschwitz et Birkenau : journée assez difficile émotivement. Ces camps sont à environ 70 km à l’ouest de Cracovie. Nous nous y rendons par nos propres moyens encore une fois, plutôt que d’acheter une excursion.
Le camp de concentration d’ Auschwitz, dirigé par les SS, est créé en mai 1940 et libéré par l'Armée rouge le 27 janvier 1945. En cinq années, plus de 1, 3 million d'hommes, de femmes et d'enfants, meurent à Auschwitz, dont 900 000 immédiatement à leur sortie des trains qui les y amenaient. 90 % de ces personnes étaient juives. Ces victimes de la solution finale sont tuées dans les chambres à gaz ou parfois avec des armes à feu, mais meurent aussi de maladies, de malnutrition, de mauvais traitements ou d'expériences médicales.
Le camp d’ Auschwitz accueille les hommes politiques et les intellectuels opposés au régime nazi, puis des prisonniers de guerre soviétiques, des criminels allemands, des prisonniers politiques, ainsi que des « éléments asociaux » tels que les tziganes, les prostituées, les homosexuels, les handicapés, les témoins de Jéhovah et les Juifs. En 1940, le camp compte entre 13 000 et 16 000 hommes. Le nombre de détenus s'élève jusqu'à 20 000 en 1942.
Le camp de Birkenau se situe à 3 km d' Auschwitz. D'une capacité théorique de 100 000 détenus, il s'étend sur une superficie de 170 hectares. Le rôle principal de Birkenau, défini dès fin 1941, a ensuite été d'appliquer la solution finale de la question juive, c’est-à-dire la mise à mort systématique et programmée des Juifs d'Europe. Dans ce but, les nazis firent construire à Birkenau 4 complexes de chambres à gaz-crématoriums.
Monument historique et culturel majeur qui participe au « devoir de mémoire », Auschwitz est depuis 1979 inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Les détenus arrivaient de toute l'Europe à Auschwitz-Birkenau en train, souvent après plusieurs journées passées dans des wagons à bétail. Certains mouraient durant le voyage de soif, de faim, de maladie ou encore asphyxiés.
À peine sortis du train, les prisonniers subissaient la « sélection ». D'un côté, les faibles, les personnes âgées, les malades, les femmes enceintes, les enfants destinés à être gazés immédiatement. De l'autre, les adultes (en théorie à partir de 15 ans) les plus valides que les SS destinaient à la mort par le travail forcé.
Dans tous les cas, les détenus étaient mis à nu, rasés, tatoués, dépossédés de leurs biens qu'on stockait dans des entrepôts appelés « Canada » dans le jargon du camp.
Les chambres à gaz pouvaient recevoir près de 2 000 personnes à la fois. Une pièce, espace douche factice, laissait entrevoir une trappe sur le toit d'où le zyklon B était jeté. Les corps étaient ensuite brûlés dans les crématoriums contigus.
A partir d'août 1944, l'armée rouge est à 200 km d' Auschwitz. Les autorités nazies envisagent alors la liquidation du camp en cas de nouvelles victoires soviétiques, ainsi que cela avait déjà été fait pour les autres centres d'extermination situés plus à l'Est.
Aussi longtemps que cela a été possible, les nazis ont continué l'extermination dans les chambres à gaz. Ce n'est qu'en novembre 1944 que les trois crématoires restant en activité sont dynamités. Avant cela, les nazis prennent soin d'assassiner la plupart des témoins oculaires du génocide et particulièrement ceux des Juifs qui avaient travaillé dans les crématoires. D'une manière générale, les SS tentent, dans la seconde moitié de l'année 1944, de détruire et d'effacer les traces des crimes commis. Ils brûlent les listes des Juifs exterminés, une partie des dossiers et de la documentation. Ils font nettoyer et recouvrir de terre par des déportés les fosses contenant des cendres de victimes.
Le camp d' Auschwitz est libéré par l'Armée rouge le 27 janvier 1945.
Selon les estimations datant de 1998 de Franciszek Piper, historien du musée d' Auschwitz-Birkenau, le bilan d' Auschwitz s'établit ainsi 5 :
- 1, 3 million de personnes ont été déportées dans le camp d' Auschwitz- 1, 1 million de déportés y sont morts dont : - 960 000 Juifs - 70 000 à 75 000 Polonais - 21 000 Tziganes - 15 000 prisonniers de guerre soviétiques - 10 000 à 15 000 détenus d'autres nationalités (Soviétiques, Tchèques, Yougoslaves, Français, Allemands, Autrichiens, Belges, Hollandais si l'on excepte les Juifs)
Parmi les gens illustres qui ont séjourné à Auschwitz, on trouve Anne Frank et sa famille, Simone Veil, Elie Wiesel.
Après sa libération en 1945, Auschwitz reste abandonné pendant deux ans. Le Parlement polonais décide en 1947 de faire d' Auschwitz un musée à la mémoire des victimes.
Le musée s'étend sur 191 hectares : 20 à Auschwitz et 171 à Birkenau. Auschwitz a été restauré et ses blocks 4 et 5 utilisés depuis les années 1950 par les Polonais pour réaliser une exposition permanente qui veut présenter les conditions de vie des prisonniers, principalement à partir d'objet récupérés dans les reste du « Canada » de Birkenau à la libération du camp. S'y trouvent notamment des effets personnels de déportés : vaisselle, lunettes, chaussures etc., exposés dans des vitrines. L'une d'elles montre des cheveux qui devaient être utilisés pour fabriquer du tissu. Tout ce qui appartenait aux victimes, devait resservir et profiter au Reich.
Depuis les années 1960, certains blocks hébergent des « expositions nationales » réalisées par les divers pays d'où les Juifs furent déportés à Auschwitz.
Les collections de musée incluent : • plus de 80 000 chaussures • environ 3 800 valises, dont 2 100 portent les noms de leurs propriétaires • environ 12 mille ustensiles de cuisine • 460 prothèses • 570 vêtements rayés de camp ; • 260 vêtements civils • 6 000 oeuvres d'art (dont environ 2 000 ont été faites par des prisonniers tandis qu'ils étaient dans les camps de concentration).
Portail de l’entrée au camp d’ Auschwitz qui porte l'inscription Arbeit macht frei : « Le travail rend libre »
Je ne peux vous décrire les sentiments d’horreur, de tristesse, de consternation que je ressens en entrant dans la 1ère salle d’exposition. Je me retrouve devant une immense vitrine derrière laquelle se trouve une montagne de cheveux de toutes les couleurs ou longueurs, y compris des tresses.
Les salles se succèdent avec des vitrines de lunettes, de prothèses, de valises identifiées aux noms des propriétaires, d’objets personnels (brosses à cheveux, brosses à dents, peignes, rasoirs, blaireaux, vaisselle, vêtements, uniformes rayés des camps, etc..). On passe aussi à travers des salles qui reconstituent les conditions de vie des détenus.
La visite est assez éprouvante. Puisque les photos ne sont pas permises à l’intérieur, je vous en mets deux trouvées sur Internet pour illustrer cette visite.
Gracieuseté de Wikipedia
Une fois la visite d’ Auschwitz terminée, une navette nous conduit à Birkenau. Birkenau ne contient rien à l’intérieur et a volontairement été laissé tel quel comme témoin de l'ampleur du crime. Seule une rangée des baraques en bois du camp de quarantaine des hommes a été reconstruite.
On peut entrer dans les barraques et voir l’environnemet dans lequel étaient entassés les détenus. On y voit aussi les ruines des fours crématoires. Un monument international à la mémoire des victimes, situé entre les crématoires II et III, a été inauguré en 1967. Il est un lieu de recueillement dans ce qui peut être considéré comme le plus grand cimetière de l'histoire de l'humanité.
On y voit aussi la voie ferrée par laquelle arrivaient les détenus et le débarquadaire où se faisait la sélection par les nazis.
Entrée à Birkenau prise de l’intérieur du camp
Birkenau
L'intérieur d'une barraque
Portion d’une installation sanitaire pour se laver
Ruines d’une chambre à gaz - Gracieuseté Wikipedia
Monument commémoratif de Auschwitz-Birkenau - Gracieuseté Wikipedia
Pour terminer cette visite des camps, voici un court vidéo avec son que j’ai fait au camp Birkenau.
Suite à cette visite nous retournons à Cracovie. Pendant le trajet du retour, nous sommes sans voix, plongées dans nos pensées, tentant de digérer ce que nous venons de voir. C’est une chose de voir des films ou des photos sur ce sujet mais c’est autre chose que d’être sur place.
Nous sommes fatiguées et décidons de retourner à l’hôtel. En descendant de l’autobus, nous faisons la découverte d’une terrasse où l’on sert des saucisses polonaises (Kielbasa) sur le grill. Nous décidons d’y manger. Cette terrasse est vraiment bien cachée. On ne la voit pas du trottoir, il faut se pencher pour la voir. Ce qui nous a mis la puce à l’oreille c’est une ardoise sur le trottoir avec le menu.
Il faut se pencher pour voir la terrasse
Suite à venir... | | | 16 mai
Dernière journée à Cracovie. Journée partiellement ensoleillée avec environ 16C.
Nous allons nous balader aux Galeries Krakovia pour voir un centre d’achats polonais et ensuite nous retournons à la place du Marché pour aller flâner et retourner à la Halle aux Draps pour des souvenirs.
Parc
Amuseur de rue
Amuseur de rue
Vendeuse en costume traditionnel
Jolie calèche
Alors que nous circulons dans la place du Marché, nous remarquons une présence accrue de policiers. Par la suite, nous entendons au loin des gens qui scandent des slogans, comme dans les manifestations. Nous apercevons un peu plus tard des gens, très majoritairement des hommes, qui marchent en tenant des pancartes en scandant des slogans que nous ne comprenons pas. Ils font le tour de la place à plusieurs reprises. Nous comprenons alors la présence des policiers.
Un moment donné, les manifestants passent assez près de nous pour que nous puissions voir les pancartes. Alors là, pas d’équivoque possible à cause d’un pictogramme: c’est une manifestation anti-gais!!! Nous sommes stupéfaites!!!
Nous continuons notre ballade dans la place et finalement décidons de nous asseoir à une terrasse pour prendre un verre. Nous occupons la première rangée de tables donnant sur la grande place. Les manifestants passent encore devant nous. Il y a de plus en plus de policiers sur place. Ils sont bien équipés avec des casques à visière et des matraques à la main, des vestes pare-balles, des protections aux coudes, aux genoux et aux jambes, des boucliers!!!
Puis, on ne sait trop pourquoi, les policiers mettent leur casque et se dirigent, en ligne, vers un coin de la place. C'est assez impressionnant
Nous restons à notre table, sirotant notre vin. Tout à coup, nous entendons des cris et des manifestants courent à toute vitesse probablement pour échapper aux policiers. Ils passent tellement près de notre table que nous devons la reculer. Les autres touristes et nous observons la situation sans dire un mot.
La table que nous occupions avant qu’il y ait une voiture de police
Peu après, du même coin de la place où étaient allés les policiers, ces derniers reviennent, escortant de chaque côté un autre groupe de manifestants qui est différent du premier.
Lorsqu’ils passent devant nous, nous demandons à une jeune fille, en anglais, qui ils représentent. Elle nous répond qu’ils sont un groupe de défense des droits et libertés des personnes. A ce moment tous les touristes à notre terrasse se mettent à applaudir.
Finalement le calme revient dans la place du Marché. Nous allons à la recherche d’un restaurant pour manger avant le retour à l’hôtel. Nous en trouvons un très mignon, encore une fois dans une immense cave. La bouffe est excellente. J’essaie le fameux fromage polonais, l’Oscypek. Il est fait d’un mélange plus ou moins égal entre le lait de vache et celui de brebis. De consistance un peu élastique, il se mange chaud, grillée au four ou au barbecue. Il peut être servi avec des confitures de canneberges, mêlant étrangement le sucré et le salé. C’est d’ailleurs de cette façon qu’il m’est présenté et c’est délicieux.
Ma sœur opte pour un assortiment de 4 soupes polonaises : soupe aux pleurotes, soupe aux betteraves et deux autres on ne sait trop à quoi mais selon elle elles étaient très bonnes.
Intérieur du restaurant
Sur le chemin du retour à l’hôtel, nous découvrons un autre restaurant qui est caché, ce qu’on voit souvent à Cracovie. Pour vous illustrer, voici quelques photos.
Derrière cette porte se trouve le restaurant qui n’est pas annoncé
Une fois la porte franchie, un long corridor
Le restaurant est au bout du corridor derrière la porte à droite
Arrivées à l’hôtel nous faisons à nouveau les bagages pour notre départ le lendemain vers Varsovie.
La suite à venir... | | | 17 mai
Belle journée ensoleillée avec environ 16C.
Notre chauffeur de taxi vient nous cueillir comme prévu à 09:15 heures pour nous conduire à l’aéroport. Nous atterrissons à 12:35 heures à Varsovie.
Le vol s’est bien effectué. Une fois les bagages récupérés, un autre chauffeur de taxi préalablement réservé nous attend pour nous conduire à notre hôtel, l’Ibis Warszawa Stare Miasto. Cette fois-ci, pas de mauvaise surprise : l’hôtel est bien ouvert!!! La chambre n’est pas très grande mais c’est très propre et la salle de bain est très moderne. Ça convient pour les 5 nuits que nous y passerons.
Notre hôtel
La réception
La réception
Une partie du lobby
Le restaurant de l’hôtel
Notre chambre
Une fois installées, nous sortons pour repérer les arrêts de bus et de tramway et ce qu’on peut trouver autour. Nous nous installons finalement sur une terrasse pour prendre un verre de vin et planifier nos visites des prochains jours. Nous nous couchons tôt! La fatigue commence à se faire sentir!!!
La suite à venir... | | | 18 mai
Journée ensoleillée avec 20C.
Avant de vous parler de nos visites à travers Varsovie, un peu d’histoire pour vous situer.
Devenue capitale de la Pologne en 1596, Varsovie a été détruite à plusieurs reprises par des conflits et reconstruite.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Varsovie s'est illustrée par son tristement célèbre ghetto juif réalisé par les Allemands sur le territoire occupé, dont il ne subsiste plus aujourd'hui que deux pans de mur rouge. La population juive qui était la plus nombreuse de toute l'Europe avant 1939 a été entièrement décimée par les nazis.
Les nazis ont rasé 84 % de la ville, pendant et après l'Insurrection de Varsovie en 1944 (soulèvement armé contre l'occupant allemand organisé par la résistance polonaise). Des troupes nazies, spécialement désignées, incendièrent chaque maison, chaque rue. Quant aux édifices historiques ils les firent sauter. Sur ordre D’Hitler, tout devait être rasé de la surface de la terre. Le vieux centre ville (Stare miasto) et le Château royal, en ruines après guerre, ont dû être entièrement reconstruits. Cet immense travail de restauration fut une réussite, car le vieux Varsovie a été admis au patrimoine mondial de l'Unesco.
Je dois dire que le résultat est tout à fait remarquable. Ayant déjà visité Prague et Cracovie, si je n’avais pas su que c’était reconstruit, je ne m’en serais jamais douté tant c’est à s’y méprendre.
Notre première journée est consacrée à la visite du Palais Wilanow et de ses jardins. Il a été construit comme résidence d’été pour le roi de Pologne, Jean III Sobieski, dans le dernier quart du XVIIe siècle, et plus tard agrandi par ses propriétaires successifs. En 1799, il devient la propriété de Stanislaw Potocki. Il présente le caractère typique de l'art baroque d'une résidence suburbaine entre la cour et le jardin.
Son architecture est très originale. C'est une fusion d'art européen avec la tradition des bâtiments polonais. Ses façades et les intérieurs, utilisent des symboles antiques, célébrant les triomphes militaires du roi.
Le palais et son parc sont non seulement un témoignage de la splendeur passée de la Pologne, mais aussi un haut lieu culturel où se déroulent, expositions et concerts.
Le parc constitue une partie intégrante de l'ensemble architectural du palais et des jardins de Wilanów. Sur les 45 hectares du Parc de Wilanow, on peut admirer des jardins de styles variés : le jardin baroque à deux niveaux, la roseraie renaissance, le parc paysager anglais et le jardin de style anglo-chinois.
L'eau constitue un élément important de la composition du parc. On y trouve un lac, un ruisseau et un étang artificiel.
On trouve également sur le site du palais une petite église de style néo-renaissance, l’église sainte-Anne. Le mausolée de Stanislaw et Aleksandra Potocki est également sur le site.
Gracieuseté de Wikipedia
Le palais Wilanow
Les jardins du palais
L’orangerie
L’arrière du palais
Fontaines (actuellement en réparation)
Eglise Sainte-Anne
Stanislawa Leszczynska***
Mausolée de Stanislaw et Aleksandra Potocki
* ** Stanislawa Leszczynska est une sage-femme polonaise de Lodz qui fut incarcérée au camp de concentration d’ Auschwitz en 1943. Elle continua à exercer dans le camps et aida à mettre au monde dans des conditions les plus précaires 3 000 bébés. Elle survécut au camp et est morte en 1974. Depuis sa mort, une grande dévotion lui est vouée, des pèlerinages sont organisés pour aller se recueillir sur sa tombe et du matériel est compilé en vue de la faire béatifier. La statue la montre dans son uniforme d’ Auschwitz.
Une fois la visite du palais et la ballade dans les jardins terminées nous faisons une pause sur la terrasse du café du palais.
Nous rentrons ensuite à l’hôtel mais comme il est tôt et qu’il fait très beau, nous décidons d’aller aux Galeries Arkadia, le plus grand centre commercial d’Europe centrale. On y trouve, répartis sur 5 étages, 200 boutiques, 20 magasins spécialisées, 30 restaurants et 15 salles de cinéma. Ouvert en octobre 2004, Arkadia génère un trafic annuel de 21 millions de visiteurs. Parmi les grandes enseignes figurent Carrefour, Leroy Merlin, H&M, Zara, etc...
Gracieuseté de Wikipedia
Après nous être promenées dans le centre commercial qui ressemble beaucoup aux nôtres, nous soupons sur une terrasse d’un des nombreux restaurants et rentrons à l’hôtel.
Suite à venir... | | | 19 mai
Journée plutôt nuageuse avec 18C le matin mais 12C en après-midi. C’est pas chaud !!!
Nous visitons en avant-midi le palais et le parc Lazienki Krolewskie. C'est le plus beau des multiples parcs de Varsovie. Les dimanches d'été, par beau temps, au pied de la fameuse statue de Chopin sont donnés des concerts de musique de ce génial compositeur, très souvent avec la participation de virtuoses du piano.
Le parc fut créé par l’initiative du roi Stanislas August Poniatowski en 1774, tout d’abord en style français et ensuite transformé en style anglais. Dans le parc se trouve le Palais sur l’Ile dit aussi le Palais sur l’Eau. A l’origine c’était un pavillon aristocrate et, à partir de 1766, la résidence d’été royale, l’un des plus beaux et des plus précieux monuments du classicisme en Pologne. Le palais a deux étages et des intérieurs magnifiques. Après l’Insurrection de Varsovie en 1944 le palais fut pillé, ravagé. Après la guerre, il fut reconstruit et restauré.
C’est un magnifique endroit. Devant l’entrée du palais un immense terrasse donne sur l’eau où 2 gondoles sont disponibles pour les touristes. Quatre paons se partagent les 4 coins de la terrasse. Voici quelques photos extérieures du palais et du parc.
L’orangerie
Horloge solaire
L’entrée du palais
L’arrière du palais
Monument du roi Jan III Sobieski
Monument à la mémoire de Chopin
Une fois cette visite terminée, nous prenons la direction de la place Zamkowi où est situé le Château royal. Nous dînons sur une terrasse et empruntons ensuite la voie royale qui nous fait découvrir des églises, maisons bourgeoises, des palais. Plusieurs de ces édifices ne peuvent être visités puisqu’ils abritent maintenant des ministères, bureaux, locaux universitaires, etc... Nous avons l’occasion d’entrer dans l’église de la Sainte-Croix où est emmurée l’urne contenant le cœur de Chopin.
Voici donc quelques photos prises lors de cette promenade.
L’entrée de l’université de Varsovie
L’église de la Sainte-Croix
Intérieur de l’église de la Sainte-Croix
L’endroit où est conservé le cœur de Chopin
Palais Staszic (aujourd’hui le siège de la bibliothèque et des archives de l’Académie polonaise des sciences)
Palais Radziwill (aujourd’hui le palais présidentiel)
Place du marché de la vieille ville
Le château royal
Colonne de Sigismond III Vasa (22 mètres)
Les gens se garent n’importe comment
Monument de la Sirène de Varsovie ***
La barbacane
L’église Saint-Casimir
Palais des Sapieha
* ** Selon une vieille légende, dans les fonds de la mer Baltique vivaient deux sœurs sirènes. Une des sœurs décida de vivre au large du Danemark où nous pouvons l'admirer encore aujourd'hui assise sur un rocher dans le port de Copenhague.
La deuxième arriva jusqu'à Gdansk d'où elle arriva à Varsovie dans les eaux de la Vistule.
Faisant des vagues pendant la pêche, nouant les filets et libérant les poissons, la belle femme-poisson nuisait aux pêcheurs, alors ils décidèrent de l'emprisonner mais après avoir entendu ses beaux chants mélodieux, qui rendaient leur travail plus agréable, ils commencèrent à l'aimer.
Cependant un jour, un riche commerçant réussit à attraper la belle sirène et l'emprisonna pour pouvoir ensuite la montrer dans les foires et les fêtes foraines.
Libérée par le fils d'un pêcheur et ses amis, la Sirène promît aux habitants de la ville de venir à leurs secours chaque fois qu'ils en auraient besoin. Pour défendre la ville, la Sirène tient dans ses mains une épée et un bouclier.
Fin de la parenthèse sur cette héroïne de la guerre. Après cette longue ballade, retour à l’hôtel où nous soupons cette fois-ci, après avoir pris l’apéro. Nous sommes tout simplement crevées!!!
Suite à venir... | | | 20 mai
Journée ensoleillée, 23C.
Cette journée est consacrée à la visite de l’institut historique juif, du musée sur l’insurrection de Varsovie et de divers monuments reliés au ghetto et à l’insurrection de Varsovie.
L’institut historique juif, fondé en 1949, est situé dans les locaux de l'ancienne bibliothèque de la grande Synagogue détruite sur ordre des SS. On y effectue des recherches sur l'histoire des Juifs en Pologne.
Sa bibliothèque dispose de plus de 60 000 livres, et la section de musée d'environ 11 000 pièces. C’est l’une des rares traces du haut lieu culturel juif dans l’univers que fut Varsovie jusqu’à la IIe Guerre. Non seulement le bâtiment, mais aussi les riches archives que l’on a pu regrouper dans l’édifice pillé et à moitié détruit par les occupants nazis qui en sont le témoignage. Le bâtiment a été restauré en 1947 par l’effort commun des organisations juives.
La première de deux expositions permanentes à l’Institut présente l’histoire du plus grand ghetto sur les territoires conquis par le IIIe Reich. Photographies et documents montrent la vie quotidienne au ghetto : vie politique, culturelle et religieuse, clandestinité politique, travail d’esclave, lutte contre l’occupent...
La seconde exposition a deux volets, dont l’un présente l’art religieux juif et l’autre la peinture et la sculpture laïques. Dans le cadre du premier, un intérieur de synagogue du 19e siècle a été reconstitué sur la base d’éléments originaux et reconstruits. Une riche collection de tissus et d’argents de culte a pu être constituée. Parmi les peintures, il y a les tableaux des plus grands artistes juifs, notamment de Maurycy Gottlieb et Samuel Hirszenberg.
On y trouve des objets concernant la culture matérielle et spirituelle des Juifs polonais, des œuvres d’art, des objets de culte et des souvenirs historiques.
Le musée sur l’insurrection de Varsovie constitue le centre d’information sur le soulèvement de Varsovie. Il est situé dans l’ancienne centrale électrique des tramways et attire une foule de touristes du monde entier.
Rappelons que l'Insurrection de Varsovie (1er août au 2 octobre 1944) fut un soulèvement armé contre l'occupant allemand organisé par la résistance polonaise. Le soulèvement a été dirigé contre les forces allemandes, mais le but de ce plan était l'ultime essai de préserver la souveraineté de la Pologne face à l'avancée de l'Armée rouge et la position ambiguë des Alliés occidentaux vis-à-vis des intentions de l'Union soviétique.
Le premier musée dédié à la mémoire des combats ouvrit ses portes pour rendre hommage aux 18 000 insurgés et 180 000 civils qui sont morts dans les combats de 63 jours. Le musée a pour objectifs de rassembler des éléments sur l’histoire des combattants de Varsovie et de conserver des souvenirs tels que des lettres, des photographies et des casques, afin de rappeler la vie quotidienne pendant le soulèvement. Une des attractions est la réplique d’un bombardier Liberator B-24J. On a aussi recours à des enregistrements audio et vidéo, animations multimédia, etc.
Musée sur l’insurrection Gracieuseté de Wikipedia
Aux abords immédiats du musée, le "Parc de la liberté" s'étend le long d'un "Mur du souvenir" de 156 mètres où sont gravés les noms d'environ 10 000 insurgés qui prirent part aux combats en août et septembre 1944.
Mur du souvenir
Un monument a été édifié pour commémorer l’insurrection de Varsovie. Grâce aux dons de la société, il fut dévoilé le jour du 45eme anniversaire de l'insurrection (le 1 août 1989), effectué selon le projet de l'architecte W. Kucma. Il contient deux groupes de sculptures présentant des soldats défendant la barricade (Les insurgés) et un autre groupe descendant dans les égouts pour accéder au centre urbain (L’exode). L’entrée d’un égout se trouve à proximité du monument. Le monument lui-même se trouve directement à côté de la cour suprême.
La cour suprême
On a aussi érigé un monument pour la gloire des éclaireurs (scouts) - participants actifs de l'insurrection de Varsovie de 1944. Le monument a été construit grâce aux donations des scouts polonais. Le dévoilement du monument (le 1er octobre 1983) a été effectué par un scout - insurgé de 1944 Jerzy Swiderski - docteur en cardiologie, et dans ces temps-la un agent de liaison de 14 ans à peine dans le bataillon "Gustaw" de l'Armée Nationale.
Monument du Petit Insurgé Gracieuseté de eGuide-Joyaux de Varsovie
Directement devant notre hôtel se trouve le Monument commémoratif aux Succombés et Exécutés à l’Est. Dévoilé le 17 septembre 1995, le jour du 56e anniversaire de l’agression de la Pologne par l’Union Soviétique, le monument a la forme d’une plate-forme ferroviaire du même type que celles sur lesquelles les Polonais furent déportés à l’intérieur de l’URSS. La plate-forme est remplie de croix symbolisant la mort de centaines de Polonais transportés à l’est lors de la dernière guerre dans des wagons à bêtes et exécutés dans les goulags.
Du ghetto juif, il ne reste plus rien ou presque suite à la destruction massive de Varsovie par les nazis. Le 15 novembre 1940, les nazis établirent le Ghetto. Sur 307 hectares, ils emprisonnèrent près de 450 000 Juifs provenant de Varsovie et de ses environs. Le terrain du Ghetto était encerclé d’un mur haut de plus de 3 mètres. La densité de population atteignait 146 000 personnes par 1 km². En moyenne, 8 à 10 personnes habitaient dans une pièce.
Pendant 3 années à peine, plus de 100 000 personnes y sont mortes d’épuisement, de faim et de maladies. Le 22 juillet 1942, le processus de liquidation du Ghetto fut entamé. Jusqu’au 15 septembre 1942, 300 000 personnes furent déportées en wagons de bétail de l’Umschlagplatz au camp de mort de Treblinka.
Le 19 avril 1943, les Allemands décidèrent de liquider définitivement le Ghetto. Tous les bâtiments du «Grand Ghetto» furent incendiés et détruits. Mais lors de la reconstruction de la ville, on prit soin de rappeler l’existence de ce ghetto par respect pour les victimes. On trouve donc le long du périmètre du ghetto, des inscriptions gravées sur les trottoirs qui indiquent les limites de l’ancien ghetto et des plaques commémoratives.
Quelques fragments du mur du Ghetto n'ont pas succombé à la guerre. En voici un fragment.
Mur du ghetto Gracieuseté de eGuide-Joyaux de Varsovie
On peut aussi voir l’ Umschlagplatz. C’était le lieu de départ des transports de Juifs du Ghetto de Varsovie au camp de mort de Treblinka à partir du 22 juillet 1942. Le monument, élevé en 1988, est une oeuvre de Hanna Szmalenberg et de Wladylaw Klamerus. Il porte l’inscription suivante: «Par ce chemin de souffrance et de mort, dans les années 1940-1943, plus de 300 000 Juifs sont passés du Ghetto, établi à Varsovie, aux camps d’extermination nazis». Sur le mur sont gravés 48 prénoms, commençant par Abel pour finir avec Zanna, en symbole commémoratif des Juifs de Varsovie. Sur le mur latéral, on peut lire en polonais, hébreu et yiddish ce verset du Livre de Job: «Terre, ne cache point mon sang pour quemon cri ne cesse jamais».
On a aussi le Monument des Héros du Ghetto. Ce Monument est une oeuvre de Natan Rappaport, placé dans un cadre architectural conçu par Leon Marek Suzin. Financé par des organisations juives, il fut dévoilé au milieu des ruines du Ghetto le 19 avril 1948, le jour du 5e anniversaire de l’éclatement de l’Insurrection au Ghetto de Varsovie.
Le mur Ouest du Monument constitue la sculpture «Lutte», qui représente des insurgés du Ghetto; le mur du côté Est forme la «Marche vers l’extermination».
Tout près du Monument, on a posé une dalle en pierre, de modestes dimensions, avec l’inscription «Zegota 1942-1945» en hébreu, polonais et anglais. C’est le nom de l’organisation que l’État Polonais Clandestin créa au temps de l’Holocauste afin de sauver les Juifs. Parmi toutes les organisations d’aide aux Juifs, qui ont fonctionné en Europe pendant la deuxième guerre mondiale, c’est la seule à avoir été financée par un gouvernement, notamment par le Gouvernement de la République de Pologne en exil.
À proximité du Monument, il y a un autre monument datant de 1946. Sur une dalle commémorative en grès rouge, on a gravé, en polonais, hébreu et yiddish, l’inscription suivante : « A ceux qui ont péri dans la lutte héroïque et sans précédent, pour la dignité et la liberté du peuple juif, pour la Pologne libre, pour la libération de l’humanité. Les Juifs Polonais. »
Les deux faces de ce monument.
Inutile de dire que nous avons beaucoup marché pour réussir à trouver tous ces importants monuments. Mais ce fut très agréable avec le beau temps. Nous sommes rentrées à l’hôtel où nous avons pris l’apéro et mangé avant d'aller nous coucher. Demain dernière journée de visite avant le retour à Montréal. | | | 21 mai
Encore une journée ensoleillée, 23C.
Journée où nous débutons par la visite du palais royal de Varsovie. Par la suite visite du musée historique de Varsovie, du musée Marie Sklodowska-Curie et de la basilique Saint-Jean-Baptiste.
Le Palais royal de Varsovie fut la résidence officielle des rois de Pologne à Varsovie. Il est situé dans la vieille ville. Il fut construit entre 1589 et 1619 pour le roi Sigmund III Vasa qui, après l’incendie du château de Wawel, transfère sa résidence permanente, la cour royale et les offices de la Couronne de Cracovie dans ce château. Les bureaux du roi et de son administration, s'y trouvent jusqu'à la Partition de la Pologne. Entre 1918 et la Seconde Guerre mondiale, le palais fut le siège de la Présidence polonaise.
Endommagé par les bombardements allemands durant la 2e guerre mondiale, il subit de graves dégâts lors de l'insurrection de Varsovie. Les ingénieurs allemands achevèrent de le démolir, en septembre 1944. Reconstruit dans les années 1970, il est employé de nos jours comme antenne du musée national et pour des cérémonies officielles. Pendant le siège de Varsovie en 1939, plusieurs œuvres d'art sont transférées dans différents sous-sols autour de Varsovie et cachées aux autorités allemandes. Elles ont ainsi survécues à la guerre pour être remises en exposition à leur emplacement original.
Gracieuseté de Wikipedia
Le trône
La chambre du roi
La chapelle
Peinture de Rembrandt
Peinture de Rembrandt
Le musée historique de la ville de Varsovie existe depuis 1936. Parmi les oeuvres d’art qui y sont rassemblées, il y a des collections particulièrement riches en tableaux, gravures, lithographies et cartes, objets d’artisanat artistique et vieilles photos. L’attention des visiteurs est captée par des collections de documents d’archives, imprimés et gravures, lithographies et eaux-fortes, qui datent du temps de l’Insurrection de Novembre et de la période de la Grande Émigration. On y présente également des souvenirs patriotiques provenant des années 1861–1863.
Au cinéma du musée, on assiste à la projection d’un film bouleversant, Warsaw will remember, qui retrace l’histoire de la destruction et de la reconstruction de la ville. Ce film est vraiment très touchant. On y voit tout d’abord Varsovie avant la guerre, avec ses cafés et restaurants, des enfants jouant dans les parcs, etc. Puis la guerre arrive et c’est la destruction totale de cette ville qui est en flammes pendant 3 mois. Les images sont saisissantes!!! Par la suite le retour des Polonais après la guerre et le début de la reconstruction s’amorce. Les gens enlèvent les montagnes de débris à la pelle.
Il va s’en dire qu’ayant visité Auschwitz quelques jours auparavant, en visionnant le film je me disais que certaines des personnes vues dans les séquences d’avant la guerre ont dû périre dans un camp comparable à Auschwitz. Ce film nous laisse envore sans voix à la sortie.
Le musée de Maria Sklodowska-Curie : créé en 1967, il abrite une exposition permanente consacrée à la vie et l’activité de recherche de cette grande scientifique. Il est itué dans une maison bourgeoise du XVIIIe siècle, où Maria Sklodowska-Curie est née. Parmi les pièces de musée l’on trouve objets personnels de la scientifique, livres, lettres, documents, photographies, modèle réduit du réacteur « Maria », minéraux.
Gracieuseté de muzeum.if.pw.edu.pl/
Gracieuseté de muzeum.if.pw.edu.pl/
Gracieuseté de muzeum.if.pw.edu.pl/
La basilique St-Jean-Baptiste fut construite dans le style gothique avant 1339, agrandie de deux nefs nouvelles au XVe siècle. Elle fut détruite en 1944. C’est la plus ancienne église de Varsovie. Au début, une église paroissiale, puis, à partir de 1406 une collégiale; dès 1797 une cathédrale; en 1818 une archicathédrale, et enfin, depuis 1960 une basilique.
Ses cryptes recèlent les tombeaux des ducs de Mazovie, des archevêques de Varsovie et des grands hommes polonais.
Après toutes ces visites nous retournons flâner sur la place de la vieille ville où nous mangeons avant de retourner à l’hôtel boucler nos valises pour le retour à Montréal.
A suivre... | | | 22 mai Retour à Montréal. Nous quittons l’hôtel vers 13 heures pour prendre notre vol à 16:50 heures. Une fois les bagages enregistrés, nous allons dans les boutiques Hors Taxes pour quelques derniers achats. Nous cassons aussi la croûte, histoire de faire passer le temps. Le vol est sans incident et le service avec LOT Airains est impeccable. Nous faisons escale à Toronto.
Je dois ici préciser que lors de l’enregistrement de nos bagages à Varsovie, le commis nous avise que les valises se rendront directement à Toronto. Nous sommes soulagées. Mais avant d’atterrir à Toronto on nous avise que les gens qui font escale à Toronto doivent aussi récupérer leurs bagages et passer les douanes avant de les réenregistrer de nouveaux!!! Nous ne sommes pas contentes. Nous sommes fatiguées, il est pour nous 02:30 heures du matin.
Nous allons donc récupérer les bagages comme demandé et passons les douanes sans problème. Nous ré-enregistrons les bagages puis nous allons passer la sécurité. C’est à ce moment que ma sœur a un problème. Elle a encore dans son bagage à main une bouteille de vodka achetée dans le Hors Taxes de Varsovie. Ni elle ni moi n’avons pensé la changer de valise quand nous les avons récupérées. Ça ne passe pas malgré notre insistance. On nous dit qu’on peut toujours aller enregistrer son bagage à mains.
On se rend alors au comptoir. Comme elle a déjà 2 bagages enregistrés, il lui en coûterait $75 pour l’enregistrer. Trop cher!!! Retour à la sécurité mais avant, comme ma sœur était vraiment fâchée, je lui suggère d’aller vider sa bouteille dans les toilettes plutôt que de la remettre au préposé de la sécurité. Au moins si elle ne peut profiter de cette bouteille, personne n’en profitera. Elle le fait donc et nous repassons la sécurité sans problème cette fois-ci. Elle a même pu conserver sa bouteille vide!!!
Le vol Toronto- Montréal est lui aussi sans problème et nous arrivons à l’heure prévue. Pierre et mon beau-frère nous attendent et ce sont de joyeuses retrouvailles.
Ainsi s’achève ce merveilleux voyage. Je compléterai ce compte-rendu avec des commentaires personnels.
Donc la suite à venir... une dernière!!! | | | Commentaires généraux
J’aborderai en premier lieu l’accueil des gens dans ces trois villes. Ce que j’avais lu avant mon départ s’est en grande partie confirmé et s’applique aux trois villes. Les gens en général ne sont pas très souriants et parfois même quand on demande des renseignements on a l’impression de les déranger. Séquelle de l’ancien régime communiste???
Bien sûr on ne peut généraliser. Je dois préciser que le personnel de l’hôtel Plaza Alta de Prague était fantastique. Je ne peux rien reprocher non plus à celui de l’hôtel Ibis Warszawa Stare Miasto à Varsovie. Par contre à l’hôtel Orbis Cracovia c’était très inégal.
J’ai été surprise de constater que très peu de gens parlent anglais et encore moins le français. Beaucoup parlent le russe et l’allemand cependant. Mais en dépit de cela nous avons toujours réussi à nous faire comprendre. Dans les restaurants des centres touristiques la plupart du temps les menus sont traduits.
La bouffe n’est certes pas de la fine gastronomie mais c’est bon. Nous avons toujours assez bien mangé et parfois même très bien. Nous avons beaucoup apprécié que les petits déjeuners soient inclus dans les hôtels. Ainsi pas besoin de chercher un endroit pour déjeuner. Lorsque nous quittions l’hôtel c’était pour aller visiter.
Le transport en commun est vraiment très bien organisé et facile à utiliser pour les étrangers dans les trois villes. Nous n’avons jamais eu de problème pour nous déplacer et n’avons jamais utilisé de taxi. Nos hôtels étaient tous situés à environ 1o minutes en bus, tram ou métro du centre touristique.
Il existe des billets valides sur tout le réseau pour 24 heures et c’est ce que nous achetions. Il faut les valider en les insérant dans des boites jaunes dès qu’on monte dans un véhicule ou à l’entrée du métro. C’était moins cher de cette façon que payer à chaque fois. Les conducteurs de bus ou de tram ne s’occupent pas de contrôler les billets. Mais des préposés habillés en civil montent à bord des véhicules de façon sporadique et demandent alors de voir les billets. Cela nous est arrivé 2 fois.
Les achats à faire en Tchéquie sont surtout le verre, le cristal et la porcelaine de Bohême, les jouets en bois, les marionnettes, des broderies, des poupées en costume folklorique et de superbes œufs de Pâques peints. J’ai acheté à Prague 18 verres en cristal (6 à vin blanc, 6 à vin rouge et 6 à eau). Très bien emballés, dans 3 boîtes, ils m’ont suivie durant tout le voyage. Lorsque je prenais l’avion, ils étaient dans mes valises de soute et ont fait ainsi 5 vols. Croiriez-vous qu’arrivée à la maison, j’avais peur d’ouvrir les boîtes??? Et bien il n’y avait aucun verre cassé!!!
En Pologne, on trouve beaucoup de bijoux avec de l’ambre ou du grenat. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Il y a aussi beaucoup d’objets en bois, boîtes, jouets et autres bibelots sculptés. Côté produits en bouche, la vodka vient en tête. On en trouve aromatisée à tous les fruits. Les bières polonaises sont aussi très prisées.
Pour changer l’argent, nous n’avons jamais eu de difficulté. Nous étions partis avec un peu de couronnes tchèques et de zlotys polonais pour pouvoir payer les transferts de l’aéroport. Par la suite nous allions chercher de l’argent dans les distributeurs automatiques de billets. Nous avons utilisé nos cartes bancaires sans difficulté. Les instructions sur l’écran sont en anglais, français, allemand et tchèque ou polonais. Ces guichets sont nombreux et il y en avait un à deux pas de chacun de nos trois hôtels.
Les toilettes sont très souvent payantes comme à bien des endroits en Europe. Nous ne sommes pas habituées à cela car ici aucune toilette n’est payante.
Ce qui nous a le plus surpris c’est de voir à quel point en seulement une vingtaine d’années les gens ont adopté notre style de vie. Les gens s’habillent comme nous, les mêmes choses sont à la mode. Les voitures sont très nombreuses et il y a beaucoup de trafic aux heures de pointe.
Je vous laisse maintenant avec trois courts vidéos faits à Prague sur le pont Charles. Lorsque j’ai fait mon compte-rendu sur Prague je ne savais pas encore comment éditer les vidéos. Je l’ai appris en faisant celui d’ Auschwitz Birkenau.
Merci d’avoir eu la patience de me lire et de m’accompagner dans ce voyage qui fut merveilleux. | | | quel merveilleux reportage !!! j etais en train de chercher un week end quelque part lorsque j ai trouve une aubaine sur varsovie. Je me suis dit je vais essayer de trouver quelques renseignements sur cette ville qu on ne connait pas (c est sur c est pas venise !!!) et je tombe sur votre post. je l ai lu de bout en bout et admire les photos. c etait passionnant aussi je tenais à vous remercier de m avoir fait passer un tres agreable moment et de m avoir donne envie de partie alors UN GRAND MERCI | | | Merci à vous de m'avoir lue! Tant mieux si ce compte-rendu vous a donné envie de visiter Varsovie! Comme vous dites, ce n'est pas Venise mais c'est une ville qui vaut la peine d'être visitée pour toute l'histoire qu'elle porte. | | | Bonjour Madame Nicole,
B R A V O ! Quel beau récit bien illustré que le vôtre. Vous lire, c'est du bonheur tout simplement. Merci de partager avec nous.
Mon mari et moi partons dans quelques jours pour Prague et à la lecture de votre récit, j'ai encore ajouté quelques notes aux miennes. Nous passerons 8 jours dans cette grande ville et je me rends compte que nous n'aurons sûrement pas le temps de nous ennuyer. Notre agent de voyage nous a déniché une chambre sur la Place Venceslas à cause de la proximité des restos et je crois que nous allons bien en profiter.
Je me permets quelques petites questions... Avez-vous eu des difficultés à vous faire comprendre à Prague (en anglais)? Est-ce qu'il y a des excursions qui, selon vous, n'en valait pas le coût ? Avez-vous pris les tramways pour vous déplacer? Le métro? Avez-vous des bonnes adresses de restos à nous refiler ?
Merci beaucoup de prendre quelques minutes pour me répondre. | | | Ce récit est vraiment beau, bien fait, merci !
T'es vidéos de Prague sont tellement beau, sa me donne encore plus le goût d'aller à Prague. Sinon, Avez-vous préféré Cracovie ou Varsovie ? De plus, le mois de mai est selon moi est très beau mois pour visiter ce genre d'endroits  Vous avez visitez beaucoup de choses! Sinon le camp de concentration que vous avez visitez, est-ce que à l'intérieur, tout était en Polonais ou c'était aussi écrit en anglais ? | | | Bonsoir Nolise!
Tout d'abord merci pour vos commentaires. Avec une chambre d'hôtel Place Wenceslas, vous serez entourés de resto et de magasins. C'est un quartier fort achalandé et plutôt moderne de Prague. Pour les restos, Nous avons toujours bien mangé mais je ne me souviens plus des noms sauf celui de la place Municipale. C'est un édifice art-déco qui vaut la peine d'être vu.
Pour la langue, nous n'avons pas eu de problème. Tous les gens ne parlent pas anglais mais on arrive toujours à se débrouiller. Toutes les excursions dont je parle dans mon compte-rendu valaient la peine. Si c'était à refaire, je referais exactement la même chose. Que ce soit les sources thermales de Karlovy Vary et Marianské Lazné, Ceské Budocevice et Cesky Krumlov, les châteaux de Konopiste et de Karlstein, tous ces endroits valent le déplacement. Cela permet aussi de voir autre chose que Prague, de se promener dans la campagne tchèque. Nous avons fait toutes ces excursions avec l'agence Bohemia Travel/Gray Line de Prague et nous les avions achetées avec Expedia avant notre départ. Cette agence fait des excursions en petits groupes (nous étions environ 6-8 personnes pas plus), ce qui est fort agréable.
Pour ce qui est du transport en commun, le système est très bien conçu et nous n'avons utilisé que ça sauf pour les transferts à l'aéroport. Les bus, tramways et métro sont faciles à utiliser. Vous pouvez acheter des billets valables pour 24-48 heures consécutives. C'est ce que nous faisions. Ils sont valides dans les bus, trams et métro. Les chauffeurs ne s'occupent pas des billets. Il y a des contrôleurs qui vérifient de façon aléatoire si les gens ont des billets valides. Ne pas oublier d' insérer votre billet dans une machine jaune dans les bus et trams pour que la date soit étampée. Si votre billet n'est pas valide ou que vous ne pouvez le prouver avec la date, vous paierez l'amende si vous vous faites contrôler. Cela nous est arrivé 2 fois d'avoir à montrer nos billets au contrôleur qui est habillé en civil et passe incognito. Dans le métro, ces machines jaunes sont situées juste avant de passer les tourniquets.
Je vous souhaite un excellent voyage et j'espère que le soleil sera au rendez-vous. C'est tellement plus agréable. S'il vous venait d'autres questions, ne vous gênez pas, ça me fera plaisir d'essayer d'y répondre. | | | Merci pour vos commentaires, Fredow!!!
Pour ce qui est de Cracovie et de Varsovie, je ne saurais dire laquelle je préfère. Les deux sont très belles. Il y a beaucoup d'histoire dans ces lieux. Varsovie vaut le déplacement surtout pour voir le chef-d'oeuvre qu'est la reconstruction suite à sa destruction. C'est magistral et on croirait être dans de vieux bâtiments de 300-400 ans alors qu'ils ont été reconstruits après la guerre 1939-45.
Dans le camp de concentration d' Auschwitz tout est aussi écrit en anglais. Nous avons fait le tour sans guide, à notre rythme. Il est possible parfois de suivre un groupe qui a un guide francophone ou anglophone et d'écouter ses commentaires. C'est très facile de s'y rendre seul par bus. Inutile de payer une fortune pour une excursion. Il en est de même pour la mine de sel de Wielickza qui est à 10 km de Cracovie. Là par contre la visite guidée est obligatoire.
Si vous avez d'autres questions, ne vous gênez pas, je tenterai d'y répondre. | | | De rien Nicole !
Sinon, désolé d'être indiscrets, mais qu'est-qui est le plus cher entre la Pologne et Prague ? Et les restaurants de Prague et les hôtels, est-ce très chers ? car je souhaites partit à Prague pour 10 jours, mais je voudrais pas que se sois trop chers, donc je m'informe le plus possible ! Et les avis des gens qui sont aller pour moi est important donc | | | Bonjour Fredow!
Je crois que la Pologne est un peu moins cher que Prague qui est plus visité par les touristes. Mais il est possible de trouver des hôtels et des restaurants très abordables autant à Prague qu'en Pologne. Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Personnellement nos 3 semaines en Europe, y compris les vols aller-retour, les vols intérieurs, les hôtels, excursions, repas, transport terrestre (finalement tout sauf les souvenirs), nous ont coûté moins de $4 000 par personne. Nous avions des hôtels très confortables avec le petit déjeuner compris.
Les hôtels Ibis offrent un très bon rapport qualité/prix et ne sont pas dispendieux. Il y en a qui sont très bien situés, près des centres touristiques.
J'espère que ça répond à vos questions. Au plaisir! | | | Bonjour,
Merci pour ce récit de voyage. Il m'a replongé deux ans en arrière lors d'un voyage en Pologne avec une halte de quelques jours à Prague au retour... un souvenir inoubliable ! C'est sympa de revoir les lieux visités, avec d'autres yeux. Nous avons fait, mon mari et moi, plusieurs voyages dans les pays de l'Est de l'Europe depuis 1990 et nous sommes toujours impatients d'y retourner... Merci encore.
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