Les règles de la politesse et de courtoisie en langue française ne dépendent pas de l'endroit où on se trouve, que ce soit un forum, ou ailleurs.
Malencontreusement si.
Chaque lieu est codifié, c'est d'ailleurs la base du savoir vivre, de la politesse et de la courtoisie que de connaitre ces codes quand on change de milieu.
Les codes et étiquettes diffèrent bien selon les lieux.
Le tutoiement, en langue française, correspond, soit à de la familiarité, soit à une absence de respect.
La définition est bien plus large. Elle inclus aussi les échanges entre personnes qui ne peuvent s'entendre de vive voix.
De plus, un forum est de fait un lieu d'échange amical où les gens échangent comme des amis le feraient. Créer des barrières, hiérarchiser selon l'âge, la fortune ou tout autre type de catégorisation montre bien que tu n'as rien compris au fonctionnement de ce genre de plateforme d'échange.
En langue française, si on a le minimum du minimum d'éducation, on ne peut tutoyer qu'une personne qui vous y autorise. Et je ne vous y autorise pas ! Je n'y autorise que mes amis et ma famille, et c'est mon droit le plus strict !
Cites moi ta source de la langue Française qui érige cette règle dans le cadre d'un forum d'échange sur internet? Je l'attends avec impatience.
Je te donnes un exemple concret sur le fait que ta règle est biaisée:
En loge maçonnique, seules les formules rituelles utilisent le vouvoiement. Les échanges entre franc maçons se font par le tutoiement dès l'entrée dans la loge. Pas question de demander l'autorisation à tutoyer.
C'est un exemple parmi d'autres.
Pour finir, je te renvoi au "PETIT MANUEL DE POLITESSE ET DE SAVOIR-VIVRE", une lecture qui devrait t’intéresser pour "bien régler ton discours et tes actions" comme l'indique le préambule.
Je t'en met quelques extraits:
Veiller sur toutes nos actions, éviter avec soin de mettre nos défauts en évidence, être indulgent pour les défauts d’autrui, avoir pour chacun les égards qui lui sont dus suivant son âge et sa condition, donner à tout le monde des marques d’une bienveillance sagement entendue : voilà ce que la civilité, ou si l’on veut, la politesse, exige plus particulièrement de nous.
L’homme que la vertu rend poli, ne fait jamais rien de désobligeant ; il sent tout ce qui lui manque, et par cette raison, il est très modeste, extrêmement indulgent pour autrui, et très sévère pour lui-même. Sa bienveillance le porte à excuser les autres, à leur trouver du mérite et à les servir de tout son pouvoir, quelque soit leur rang ou les circonstances où il les voit placés.
Bonne lecture