De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Worldwide · 10 septembre 2018 à 13:40 30 messages · 12 participants · 5 554 affichages | | | | 10 septembre 2018 à 13:40 De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 1 de 30 · Page 1 de 2 · 5 038 affichages · Partager De retour d'un récent voyage au Bhoutan, je peux affirmer que le pays change et même change beaucoup !
Pollution et nombreuses constructions à travers les paysages:- Pour répondre au souhait de développement du pays, de nombreuses nouvelles routes sont construites et d'anciennes sont améliorées pour les rendre plus confortables en les élargissant par exemple, et ce en saignant littéralement les paysages. - Pour répondre aux souhaits d'une population mieux éduquées (école rendue gratuite et bilingue - cours scientifiques en anglais pour l'ouverture au monde et les autres en bhoutanais pour la tradition-) souhaitant plus de confort ou encore de services, de multiples constructions d'immeubles, de 6 étages le plus souvent, sont en cours et marquent inévitablement les paysages de manière indilébile. - Pour répondre aux souhaits de touristes forcés de dépenser beaucoup d'argent (250$us par jour et par personne pour le visa incluant les services de transferts, guidance privée obligatoire, entrées diverses, hébergement et repas), des hôtels très confortables ont été construits et de nombreux sont en construction au milieu de paysages qui étaient parfois vierges avant. D'autant que la fameuse limite de 12.000 touristes par an est bien révolue... on dépasse maintenant 200.000 visas qui sont délivrés chaque année et cela augmentera chaque année car plus aucune limite, hors les finances (250$us par jour par personne), n'est d'application. On imagine aisément le charroi routier supplémentaire, les parkings agrandis, etc, etc. - Et le Bhoutan, et surtout certains Bhoutanais devenant plus riches, les autos sont de plus en plus nombreuses et cela se sent partout avec un air qui s’éloigne de plus en plus de la pureté réputée d'avant: j'ai vu pas mal d'habitants de Thimphu avec des masques comme à Katmandou... c'est dire ! :- (
Plus de limite du nombre de touristes:- Quant aux sites religieux et historiques, ils sont bien toujours là, magnifiques, mais avec une fréquentation touristique de plus en plus dense, principalement indienne (non soumis au visa de 250$ par jour), ce qui rend progressivement la destination de moins en moins "hors du temps". Les touristes chinois, très proches du pays, sont aussi de plus en plus nombreux et payent comme nous les 250$ journaliers. Rappelons que la fameuse limite à 12.000 visas par an est bien obsolète... maintenant ce sont déjà plus de 200.000 visiteurs annuels !... probablement hors visiteurs indiens, singhalais et maldiviens qui eux n'ont pas besoin de ce fameux visa, exemption accordée probablement au vu des liens économiques intenses entre le Bhoutan et surtout l' Inde qui assure finalement sa survie, en particulier alimentaire, en y exportant quantité de produits.
Voilà le Bhoutan d'aujourd'hui :- (
Mérite-t-il encore le budget qu'il faut lui accorder ?Cela est une question à laquelle il y aura diverses réponses en fonction de chacun, mais une chose est certaine: le Bhoutan a changé et va encore changer énormément ! Donc pour qui veut encore un peu d'authenticité, je pense qu'il ne faut pas remettre à plus tard un éventuel projet de voyage ! | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Worldwide · 11 septembre 2018 à 21:29 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 3 de 30 · Page 1 de 2 · 4 683 affichages · Partager c'est un pays qui semblait assez fascinant mais j'avoue que l'obligation de dépenser 250 dollars par personne (nous sommes 4) est rédhibitoire...
Surtout que j'imagine le cout de la vie très bas ?
mais finalement ce pays sort de son isolement, c'est fini le ministère du bonheur suprême ? | | | À: Deborah75001 · 11 septembre 2018 à 21:50 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 4 de 30 · Page 1 de 2 · 4 678 affichages · Partager Je pense qu'en touriste responsable, nous ne devons pas exiger de payer le prix des locaux qui assument leurs dépenses avec leurs revenus bien moindres que les nôtres.
Le système étatique de ces 250$us par jour n'est pas une mauvaise chose en soi finalement car l'état peut ainsi financer son développement avec cela, son système scolaire gratuit, ses services publics, etc. Ce montant inclut les transferts avec véhicule privé et chauffeur, les repas, les hébergements, le guide anglophone et les visites.
Je n'ose imaginer le déferlement de touristes et la catastrophe sociale si cette règle était abolie.
D'un autre côté, oui il y a une injustice à sélectionner les touristes sur leur budget je le reconnais. Mais sans cette sélection, le pays serait rapidement envahi et dénaturé par les touristes: voyez ce qui se passe en Islande depuis quelques années où les prix se sont démocratisés ;-) | | | À: Worldwide · 11 septembre 2018 à 21:56 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 5 de 30 · Page 1 de 2 · 4 674 affichages · Partager je comprends que le pays a besoin de se développer, d'ailleurs beaucoup de pays environnants comptent sur la manne du tourisme pour se développer ( Thailande, Inde, récemment Birmanie s'est ouvert) et le font sans forcer la bourse des gens à ce point ;)
ca rappelle pour moi plutôt le "change obligatoire" qui était imposé dans les "Pays de l'Est" avant 1989 et où le simple fait d'être occidental faisait qu'on payait l'hotel 3 fois plus que les locaux, avec un taux de change artificiellement élevé en plus. Cela attirait d'ailleurs bien moins de touristes que depuis la libéralisation :) | | | À: Deborah75001 · 11 septembre 2018 à 22:11 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 6 de 30 · Page 1 de 2 · 4 669 affichages · Partager Attirer moins de touristes: quand vous irez au Bhoutan, vous comprendrez cette nécessité car je trouve qu'on a déjà atteint une limite qui commence à dénaturer le pays.
En Thaïlande, j'ai connu Samui avec son aéroport en paillotes style "L'Ile Fantastique" où seuls de petits avions pouvaient se poser, extraordinaire,... et maintenant l'industrie touristique a tout transformé avec un tourisme de masse déversés par des gros Boeing ou Airbus: je ne veux plus y retourner ! | | | À: Worldwide · 12 septembre 2018 à 16:46 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 7 de 30 · Page 1 de 2 · 4 482 affichages · Partager Bonjour Je ne vois pas bien en quoi le tourisme peut constituer une catastrophe sociale. A ce que je sache, c est bien la raréfaction du tourisme qui a créé la crise sociale en Tunisie ou en Egypte, ou tout au moins une grande part de la crise, apres les attentats.
Une catastrophe culturelle, probablement. Environnemental suremment aussi. Et dans certaines conditions encore.
Mais il est tout a fait possible de préserver un pays, de favoriser un tourisme responsable sans viser un tourisme de masse ni sans sélectionner par l'argent. En faisant la promotion de petites structures, en diffusant les touristes sur différents points sans les concentrer ou en les concentrant justement sur certains points bien circonscrits...
A ce point, je crois que le Bhoutan a tt de meme une sacrée marge et quoi qu'il arrive et qu'on le veuille ou non le pays changera. Dénaturer ? je ne sais pas bien ce que cela veut dire.
Dans n'importe quel pays, meme les plus touristiques, il suffit de faire un pas de coté, meme un tout petit, pour se retrouver hors des sentiers battus et rencontrer un pays plus "préservé" de certains affres du tourisme. Meme les pays présentant certaines zones de tourisme massif sont majoritairement non touristiques. | | | À: Rotsaka · 13 septembre 2018 à 12:09 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 8 de 30 · Page 1 de 2 · 4 440 affichages · Partager Les catastrophes culturelles et environnementales que vous citez ont des conséquences sociales inévitables: les locaux seront impactés dans leur vie par ces actions.
Et pour la Tunisie et l' Egypte sont bien des cas de problèmes sociaux suite à la diminution du tourisme car ces pays étaient déjà bien ancrés dans un tourisme de masse pourvoyeurs d'emplois (mais soulignons de beaucoup d'emplois, ou plutôt sous-emplois, très mal rémunérés du fait des bas prix de l'offre et de l'exploitation des populations locales par les touristes agissant quasi en colon maître pourvoyeur de devises), ce qui n'est pas (encore) le cas du Bhoutan.
Le Bhoutan lui est à un stade quasi premier et le développement d'un tourisme ne profite jamais, contrairement à ce que croit l'opinion publique, qu'à un petit nombre et ce certainement au début, ce qui peut créer une différence entre un petit nombre qui s'enrichit par rapport à un grand nombre qui ne voit aucune évolution de son salaire ou de son confort quotidien si ce n'est que la naissance d'une "jalousie" par rapport à ces "riches" touristes logeant dans des structures confortables, voire même luxueuses, et transportés dans de belles voitures ou bus récents en contraste total avec la vie locale. (J'ai connu cela en parcourant Cuba il y a pas mal d'années où on était loin du nombre actuels de touristes, nombre croissant qui a fait doucement basculer la destination en dépendance comme la Tunisie et l'Egypte avec des emplois souvent sous-payés exploitant les locaux pour ne servir que les intérêts d'investisseurs hôteliers ou organisateurs de voyages qui seront au final les seuls à gagner, mais pas toujours locaux).
Et concernant le confort quotidien, si je prends les exemples bien connus et largement diffusés maintenant de Venise ou encore Barcelone (il y a en d'autres), le tourisme est arrivé à un point tel que les locaux perdent leur confort quotidien et il y a là un véritable désastre social suite à l'afflux d'un grand nombre de touristes. Est-ce normal de ne plus savoir vivre dans sa propre ville tout simplement parce que les touristes finissent par y faire la "loi" (souvent économique avec les prix qui explosent) ? Amsterdam vient aussi de devoir légiférer pour interdire l'ouverture de nouvelle boutique à vocation touristique car les magasins de base (épicerie, buraliste, services,...) qui permettent à une population "normale" de vivre à un endroit disparaissent (comme à Venise d'ailleurs) et les prix explosent. Est-il normal que les locaux n'aient plus les moyens de loger au centre (et doivent faire de longs trajets chaque jour pour aller travailler) car les prix ont tellement flambés comme les touristes eux peuvent se le permettre et souhaitent avoir un logement le plus central possible ? Les nuisances sociales sont nombreuses et il suffit de parcourir divers articles sur ces villes pour s'en rendre compte.
Donc oui pour moi trop souvent il y a des conséquences sociales importantes parmi les locaux quand le tourisme que nous connaissons aujourd'hui se développe, et cela au divers stades du développement.
Et le tourisme responsable... là on est loin du compte et de l'espoir vain de quelques-uns dont vous et moi faisons partie. L'exemple de l' Islande est criant de vérité ! La nature y est fragile, c'est connu de gens comme vous ou moi, mais ignoré d'une grande masse ou tout au moins "oublié" à un point tel que l'off-road, grandement destructeur, est pratiqué par un nombre de plus en plus important de touristes et il ne se passe pas un mois, voire une semaine, où on ne lit pas une dérive, souvent des Français d'ailleurs... Donc le tourisme responsable, je n'y crois pas, du moins plus dans le niveau d'éducation actuel de la masse de terriens qui estiment trop souvent que comme ils payent, ils ont le droit de...
Quant à la sélection faite sur l'argent pour éviter un tourisme de masse inévitable si on ouvrait le robinet car ce pays est un des derniers sanctuaires restés très fermé jusqu'à il y a peu (c'était limité à maximum 12.000 touristes pas an), cette sélection est discutable je suis d'accord, mais c'est la seule qui reste encore non attaquable par les droits de l'Homme et la stigmatisation d'une minorité car un pays est libre de fixer ses conditions de visa, très coûteux ici c'est vrai. Comment limiter autrement ? Uniquement les Bouddhistes ? Uniquement les couples ? Mariés ou non ? Avec ou sans enfants ? Uniquement ceux qui réussissent un examen de passage ? Uniquement... Je ne vois objectivement pas d'autre solution que ce coûteux visa pour "sélectionner" les touristes et éviter un déferlement qui transformerait rapidement le Bhoutan en un nouveau Disneyland.
On est loin du temps du tourisme des grands explorateurs ou encore même des primo-touristes "découvreurs" des temps modernes, respectueux des locaux en adaptant un comportement humble et se contentant des infrastructures existantes, parfois très peu confortables, sans les critiquer. O tempora, o mores ! | | | À: Worldwide · 30 septembre 2018 à 18:51 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 9 de 30 · Page 1 de 2 · 2 986 affichages · Partager Bonjour, Kuzuzambo la, Merci pour le partage de vos sentiments concernant les changements au Bhoutan. Je voyage régulièrement dans ce pays depuis 1997, j'y étais en mars et y retourne en novembre. Je suis en partie d'accord avec vos commentaires concernant l'augmentation de la circulation, mais principalement à Thimphu et sur l'axe Paro/ Thimphu. Au delà de Trongsa, et plus encore après Jakar, l'accroissement de la circulation n'est pas sensible. Les bouchons dans Norzin Lam (la rue principale de Thimphu) restent une exception. Le gouvernement est inquiet devant la recrudescence de la circulation et encourage l'achat de voitures électriques. Elles commencent à arriver dans le pays, mais le problème majeur est l'absence de borne électrique publique (pour le moment).
J'ai noté aussi l'amélioration très importante des voies de circulation sur l'axe principal de Paro à Tashigang, mais également sur les axes vers le nord (route ouverte pour Gasa, par exemple) et dans l'Est, l'amélioration du macadam, qui n'existait pas avant 2000, l'élargissement des routes, apportant de fait une meilleure sécurité, en particulier dans les transports en commun, la consolidation des ponts, l'arrivée de 3 aéroports en "province", hors du seul aeéroport international de Paro, l'allongement de la piste de ce dernier, permettant aux Airbus 319 de se poser, offrant une offre de sièges plus importantes, l'ouverture à la concurrence dans le transport aérien, avec l'arrivée d'une compagnie privée, Bhutan Airlines, offrant des tarifs plus compétitifs que ceux de la compagnie nationale historique Duk'Air. Chaque pays a droit à l'amélioration de son niveau de vie, et le gouvernement bhoutanais est très précautionneux à faire les avancées en respect des traditions et de l'environnement. Pour mémoire, le Bhoutan est encore à ce jour le seul pays dont le bilan carbone est négatif, une situation qui tranche singulièrement avec celle de ses voisins immédiats ( Chine, Inde, mais aussi Bangladesh et Népal). J'ai aussi constaté avec vous des saignées importantes dans les montagnes Noires, par exemple, mais une route reste toujours moins chère à construire qu'un pont ou un tunnel, qui s'imposeraient souvent à des yeux occidentaux.
Concernant votre mention du nombre de touristes, je souhaite vous apporter les chiffres précis qui sont détaillés sur le document officel du Bhutan Tourism Council, que vous trouverez ici: www.tourism.gov.bt/...nrvHE_BTM%202017.pdf
Pour 2017, les statistiques exactes donnent 254.704 visiteurs étrangers, dont seulement 71.417 touristes "internationaux", c'est à dire assujétis à la taxe touristique. Comme vous le signalez fort justement, les Indiens, mais également les Bangladais, dans le cadre de réciprocités tripartites, peuvent voyager librement au Bhoutan (souvent d'ailleurs avec leur propres véhicules). Ces 2 nationalités représentent la différence entre les 2 chiffres.
Les Bhoutanais ne se reconnaissent pas dans l'arrivée massive de leurs voisins indiens dont ils ne partagent ni la langue, ni les traditions, ni la religion, ni le costume. Mais ils sont malheureusement conscients que c'est le "prix à payer" pour obtenir une protection et une visibilité internationales, le débouché de leurs surplus électriques (hydroélectricité), l'accès aux universités pour le jeunesse bouthanaise et aux soins (greffes, opérations lourdes). En 2016, il y avait 62.272 touristes. Soit une augmentation de 14%, en grande partie due au contingent de Coréens qui a lui seul à presque quintuplé, suite à un feuilleton télévisé diffusé en Corée, donc l'action se passait au Bhoutan... En 2017, il y a eu 1545 touristes français. Le 3ème marché européen après les Anglais et les Allemands. En 2008, il y a 10 ans, il y avait 1402 touristes français. Il y a 10 ans, il fallait déjà payer le prix de package minimum (daily minimum package fee) de 250 usd, et les vols étaient plus chers qu'aujourd'hui, et avec l'accroissement du niveau de vie, 250 usd d'aujourd'hui reste une somme consequente, mais finalement moindre que cette même somme, il y a10 ans (en euros constants). On ne peut donc pas dire que le tourisme explose au Bhoutan. Il est au contraire maitrisé en fonction de 2 critères: les nouvelles ouvertures d'hotels et les fréquences aériennes (ou nouveaux vols, comme Singapour par exemple). Tout surbooking est interdit, ainsi que la pratique du undercutting, qui faisait que certaines agences facturaient en dessous du prix imposé de 250 usd/jour et fournissait des prestations catastrophiques. Je suis persuadé que si votre 1er voyage remonte à plus de 10 ans en arrière, vous avez constaté une grande amélioration sur la qualité des repas, en particulier lors des déjeuners en route (finis les repas pique-nique avec 1 oeuf, 1 tomate et 2 toasts!) Les touristes chinois sont très peu nombreux au Bhoutan en regard de la proximité géographique et de leur potentiel quantitatif. Seulement 6421 touristes, à comparer avec les 9.8 millions de Chinois qui sont allés en Thailande en 2017. L'absence de relation diplomatique entre les 2 pays ainsi que la situation géopolitique tendue dans la vallée de Doklam en est une des raisons principales (avec l'absence de vol direct). Dernier point que je souhaite aborder: Les 3 villes de Paro, Thimphu et Punakha, facilement accessibles, dans l'ouest, drainent plus de 78% des nuitées touristiques du pays. Le Bhoutan comporte 20 districts, dont 17 sont donc pratiquement pas visités. Enfin plus de 21000 visiteurs (28% du total) se concentrent sur les 2 seuls mois d'avril et d'octobre, où se déroulent les 2 Tshechus (festivals) de Paro et Thimphu. Il est possible de voir un autre Bhoutan, hors de ces 2 mois, hors de ces 3 villes, et malgré les 250 usd minimum quotidien (attention, il s'agit ici d'un tarif pour un groupe de 3 personnes minimum, supplément si on voyage seul ou à 2, le visa coute 40 usd en complément), un voyage au Bhoutan reste toujours une belle découverte, d'une culture séculaire et toujours vivace, d'un peuple calme, éduqué et accueillant, dans un environnement préservé et varié. Tashi Delek! | | | À: Plancarpin · 1 octobre 2018 à 11:19 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 10 de 30 · Page 1 de 2 · 2 708 affichages · Partager J'apprécie beaucoup la ventilation du nombre de touristes par nationalité et cela est en effet le reflet de ce qu'on ressent sur place, une nette domination par l' Inde.
Par contre je pense qu'exclure les touristes indiens pour apprécier le volume de touristes dans le pays n'est à mon sens pas correct car ces touristes se retrouvent partout, sur les sites, dans les hôtels, sur les routes, etc et fait qu'ils doivent rester inclus dans les chiffres. (Les exclure serait "presque" comme exclure les touristes français des statistiques de fréquentation du Mont-Saint-Michel et donnerait une image bien plus bucolique de ce fameux Mont au demeurant très, trop, fréquenté). Et pour les touristes indiens, j'ajoute aussi avoir été témoin de plusieurs rappels à l'ordre par les gardes bhoutanais de ces touristes trop souvent à l'attitude parfois coloniale fort peu respectueux du pays et de ses coutumes en bravant ostensiblement des interdictions: ce n'est pas le touriste le plus agréable à côtoyer et participe aussi à ce que j'appelle un Bhoutan "bien différent maintenant".
Quant au bilan carbone négatif que vous mentionnez, il l'est principalement grâce à la revente d'énergie hydroélectrique (remarquons apparemment sans aucun barrage à retenue d'eau) excédentaire à l' Inde voisine... mais prend-on en considération dans ce bilan carbone toute l'importation alimentaire depuis l' Inde ? Car le Bhoutan ne tue aucun animal sur son territoire pour respecter l'environnement entre autres mais importe massivement d' Inde toutes les viandes consommées sur place (mais le Bhoutanais mange peu de viande c'est vrai), et en plus très souvent sous forme congelée ce qui accentue encore l'impact environnemental,... ce qui à mon avis s'éloigne donc du discours gouvernemental qui affirme un attachement particulier à l'environnement. Mais on n'inclut pas certaines dérives quand on parle de bilan carbone ;-) Il est toutefois à craindre aussi que la croissance actuelle ne permette plus ce bilan carbone négatif avec une exploitation programmée des forêts réduisant leur surface à 60% du territoire, de plus en plus d'immeubles à construire et à alimenter, de véhicules sur les routes (même si les véhicules électriques sont en effet un objectif), et l'augmentation du niveau de vie. Mais c'est vrai que nous sommes très mal placés avec notre empreinte écologique démesurée pour juger le Bhoutan à ce sujet et encore plus mal placés pour lui "interdire" d'augmenter son niveau de vie qui est un droit inaliénable dans le système capitaliste mondial.
Merci aussi pour l'info de la répartition des nuitées au Bhoutan où vous mentionnez que près de 80% d'entre elles concernent les 3 villes les plus fréquentées, c'est impressionnant cette "concentration". Et à vous lire, je suis heureux d'avoir été fin août cette année et pas en avril ou octobre où mon impression d'envahissement touristique aurait été bien pire.
Et quand je lis votre dernière phrase "... Bhoutan reste toujours une belle découverte, d'une culture séculaire et toujours vivace, d'un peuple calme, éduqué et accueillant, dans un environnement préservé et varié", je partage votre opinion mais avec une modération certaine pour l'environnement préservé que je pense détruit chaque jour un peu plus sous l'autel de l'augmentation du niveau de vie et l'entrée dans le système "monde". | | | À: Worldwide · 1 octobre 2018 à 14:59 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 11 de 30 · Page 1 de 2 · 2 648 affichages · Partager Merci pour votre réponse. Nous partageons bien la même vision! | | | À: Worldwide · 2 octobre 2018 à 17:37 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 12 de 30 · Page 1 de 2 · 2 474 affichages · Partager Bonjour,
C'est un pays que j'ai visité en 2011 et que j'avais trouvé exceptionnel par ses paysages, ses monuments, son habitat, son folklore et surtout pas la gentillesse de ses habitants. Certes en plaçant la "barre du prix" assez haute les autorités voulaient éviter ainsi un afflux de touristes, je pense en effet qu'avec surtout les voisins indiens et chinois cette limite ne soit plus d'actualité, aussi sans doute les besoins de plus en pus affirmés des jeunes qui veulent également se mettre à l'heure occidentale non ??? dommage...mais peut on leur reprocher ??? | | | À: Worldwide · 18 octobre 2018 à 9:51 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 13 de 30 · Page 1 de 2 · 2 217 affichages · Partager bonjour pouvez vous me conseiller bonne agence pour environ 18 jours bon tour et bonne saison pas obligée de voir le festival de paroje suis seule et veux bien m'ajouter à un petit groupe sympa merci | | | À: Baptistou · 19 octobre 2018 à 9:50 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 14 de 30 · Page 1 de 2 · 2 198 affichages · Partager Désolé mais je pense qu'aucune agence ne fait de "join tour", c'est à dire accepter des inscriptions individuelles pour regrouper les clients dans le pays.
Le mieux je pense est de souscrire à un voyage d'une brochure pour rejoindre un groupe et éviter de payer les suppléments "private tour". | | | À: Deborah75001 · 15 novembre 2018 à 18:53 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 15 de 30 · Page 1 de 2 · 2 067 affichages · Partager ca rappelle pour moi plutôt le "change obligatoire" qui était imposé dans les "Pays de l'Est" avant 1989 et où le simple fait d'être occidental faisait qu'on payait l'hotel 3 fois plus que les locaux, avec un taux de change artificiellement élevé en plus. Cela attirait d'ailleurs bien moins de touristes que depuis la libéralisation :)
Les pays de l'est avant 1989, c'était un vrai bonheur : quasiment pas de touristes. Avec ce que tu devrais changer, tu pouvais revenir avec des bouteilles de Tokay plein ton coffre.
Il reste beaucoup d'endroits magnifiques et tranquilles, mais ils sont bien moins loin de ce que la masse imagine. | | | À: Claude48 · 17 décembre 2018 à 23:06 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 16 de 30 · Page 1 de 2 · 1 974 affichages · Partager Bonsoir juste une question pourquoi ne pas faire payer aussi un visa pour les indiens ne serez ce que 50 a 100 e. Ça pourrait déjà limiter...c est vrai que les indiens voyagent de plus en plus maintenant. Chrystelle | | | À: Cckhumbu · 17 décembre 2018 à 23:31 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 17 de 30 · Page 1 de 2 · 1 968 affichages · Partager Bonsoir Chrystelle, la raison est la réciprocité. Pas de visa pour les citoyens bouthanais se rendant en Inde, donc pas de visa pour les Indiens se rendant au Bhoutan. Pour info, les touristes indiens vont (enfin) payer un ticket d'entrée sur différents sites touristiques (je pense par exemple à Taktsang), dès 2019. Aujourd'hui, les touristes indiens payent seulement l'accès au temple, mais font toute la promenade d'accès gratuitement. pour rappel, les citoyens du Bangladesh profitent des mêmes avantages... Mais ils restent nettement moins nombreux. | | | À: Cckhumbu · 18 décembre 2018 à 9:27 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 18 de 30 · Page 1 de 2 · 1 965 affichages · Partager L'entrée "libre" des citoyens indiens, bangladais et maldiviens est en fait le résultat d'accords de "coopération": le Bhoutan est "coincé" entre 2 voisins relativement puissant contre lesquels il ne fera pas le poids et le choix a été fait de coopérer largement avec l' Inde et comme l' Inde a des relations étroites avec les 2 voisins que sont le Bangladesh et les Maldives ces pays sont inclus dans l'accord de quasi libre circulation. (Et comme souvent dans des accords de ce genre, il y a réciprocité).
Et à vrai dire, quand on est sur place on se rend vite compte que les citoyens bhoutanais sont loin d'être ravis de l'envahissement de leur pays par ces touristes peu respectueux mais ils n'ont guère le choix s'ils souhaitent une relative paix (ne pas être envahi comme l'avait été, par la Chine, le nord de l'état indien de l'Arunachal Pradesh, voisin du Bhoutan, il y a quelques années) et des échanges commerciaux dans une volonté d'ouverture du pays et surtout une volonté non-avouée in-fine de l'augmentation du confort matériel et de la richesse avec une entrée dans le système "monde" qui va progressivement éloigner le Bhoutan du Bonheur National Brut que le pays met pourtant toujours en évidence dans ses discours.
O tempora, o mores... ! | | | À: Cckhumbu · 18 décembre 2018 à 9:46 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 19 de 30 · Page 1 de 2 · 1 963 affichages · Partager Petite info complémentaire au message précédant éclairant cette fois sur le voisin chinois:
Le Bhoutan est en effet enclavé entre l' Inde et la Chine. Le pays a choisi de coopérer avec l' Inde et non la Chine avec lequel existe une divergence de définition de frontière. Les forces armées indiennes soutiennent le Bhoutan dans cette divergence... mais l' Inde interdit formellement au Bhoutan d'entretenir des relations diplomatiques avec la Chine. Le Bhoutan et la Chine n'ayant aucune relation diplomatique, il est même interdit de faire de la publicité pour des voyages au Bhoutan sur le marché chinois. Par contre les Chinois peuvent acheter un voyage au Bhoutan dans une agence de voyages en Chine et se rendre au Bhoutan (via Kathmandu ou Bangkok généralement). J'ai appris cela en discutant avec un agent de voyages chinois que j'ai rencontré lors de mon dernier voyage au Bhoutan. | | | À: Worldwide · 4 janvier 2019 à 11:51 Re: De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! Message 20 de 30 · Page 1 de 2 · 1 911 affichages · Partager bonjour j envisage un voyage au bouthan ce printemps j essaye d aller au festival de paro en mars mais les places des avions sont difficiles à trouver est ce un gros plus un festival ou non ? je ne sais pas avec quelle agence il faut traiter comme j ai regarde la compagnie druk air j ai ecrit a cette compagnie ils ont differents types de sejour est ce que cay 1
Arrival in Paro, Bhutan
Day 2
Tour of Thimphu
Day 3
Thimphu to Punakha
Day 4
Punakha to Bumthang
Day 5
Bumthang
Day 6
Bumthang to Gangtey
Day 7
Gangtey
Day 8
Gangtey to Paro
Day 9
Paro
Day 10 Depart Paro
peux tu me dire ce que tu en penses ? (10 joours est ce suffisant ou non ? °
et si tu connais l agence
connais tu d autres agences ?
en esperant une réponse je te remercie pour ton aide pierre | Discussions similaires sur le Bhoutan: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 888 visiteurs en ligne depuis une heure! |