| Retour du trek du Mardi Himal Base Camp (MHBC pour les initiés) Raju · 10 janvier 2020 à 23:12 · 15 photos 4 messages · 1 participant · 739 affichages | | | | 10 janvier 2020 à 23:12 Retour du trek du Mardi Himal Base Camp (MHBC pour les initiés) Message 1 de 4 · 739 affichages · Partager Bonjour, un petit retour en forme de guide de voyage sur le trek du camp de base du Mardi Himal effectué du 15 au 21 novembre. Il vous faudra une petite semaine pour monter à 4500m d’altitude en partant de Pokhara et y revenir.
Jour 1 : De Pokhara lake side, direction Baglung bus station (400rps en taxi ou 1h30 de marche ou bus local). Demandez le bus pour Phedi, c’est le départ du trek. 1h de bus, 100rps. Vous pouvez avec le même bus continuer 1 heure de plus pour aller à Kande (départ alternatif du trek). Si vous voulez alléger un peu l’énorme liasse de roupies qui constitue votre budget pour une semaine de trek, vous pouvez prendre un taxi jusqu’à Phedi pour 1200 roupies (à peu près, cela dépendra de votre aptitude à la négociation tarifaire).
Phedi (1130m) – (upper)Dampus (1650). C’est court mais intense. Vous descendez du bus, traversez la route et commencez directement à monter des marches d’escalier. Courage, cela prendra 1h30 pour venir à bout des 3650 marches restantes. Je vais vous épargner les détails, mais je m’arrête à Dampus une semaine. D’abord car je vais chez des amis et puis la vue est pas mal du tout ! Libre à vous de continuer vers Pothana (1 petite heure), voir Deurali (encore 1 heure supplémentaire).
Jour 2 : Dampus – Pothana – Deurali (2100) – Forest Camp (2540) En sortant de Dampus, il faut stopper au bureau de l’ACAP pour présenter ses papiers en règle, à savoir le TIMS et le droit d’entrée ACAP. Attention, le droit d’entrée ACAP se paie 2000 roupies à Katmandu ou Pokhara. Ici, c’est 6000 rps...véritable insulte aux têtes de linotte et autres procrastinateurs. En sortant de ce bureau, digne truchement de la corruption ambiante de ce beau pays montagneux, ne manquez pas l’occasion de vous procurer dans le dernier magasin de Dampus, un magnifique bâton de marche taillé dans du véritable bois d’arbre, pour la modique somme de 100 roupies. Ensuite, entamez votre montée vers Pothana, charmant village aux doux airs alpins puis suivez la crête encore 1 heure en montant vers Deurali, à 2100m. C’est un ensemble de 3 ou 4 guest house qui constitue une halte agréable avec une superbe vue sur les collines invitant à la méditation. A la sortie de Deurali, le sentier à gauche descend vers Landruk et le trek de l’abc. Si vous n’avez pas changé d’avis sur votre choix de trek, il serait judicieux d’emprunter le sentier sur votre droite. Vous allez alors pénétrer dans une forêt dense pour y passer les 4 prochaines heures. Oubliez les récits de touristes esseulés croqués par des léopards, et autres bûcherons solitaires morcelés par des ours, et continuez d’avancer sur ce sentier peu emprunté. Vous allez penser que l’investissement de 100 roupies pour acheter un bâton n’était décidément pas une fantaisie. Vous serez toutefois seul face à vous-même jusqu’au moment d’apercevoir entre les arbres et les fougères une modeste bâche qui abrite un autochtone entretenant un feu et ravi de vous proposer une tasse de café. Puis les arbres s’espacent enfin et laissent passer la lumière crue du jour qui illumine le panneau « Welcome to Forest Camp ». C’est un ensemble de 4 ou 5 guest house. Après un rapide tour d’horizon, Je sélectionne le « Jungle embassy Hotel » qui affiche fièrement ses 5 étoiles au-dessus de l’entrée du dining hall. Le jeune propriétaire de l’hôtel étale son ambition en proposant 2 salles de bain commune. C’est du jamais vu dans le secteur. Et en plus, il y a de l’eau chaude. La literie est neuve et confortable. Le cuistot me prépare des succulents spaghettis. L’endroit mérite décidément ses 5 étoiles.
Sympa la vue de Dampus? Je vous l'avais dit...
Pothana, un ptit air de ricolaaaa!!
Merci Bim pour les spaghettis, tu gères !
A suivre | | | À: Raju · 11 janvier 2020 à 11:25 Re: Retour du trek du Mardi Himal Base Camp (MHBC pour les initiés) Message 2 de 4 · 719 affichages · Partager La clairière qui abrite Forest camp est artificielle. Les arbres ont été défrichés afin de construire des abris à touristes. Comme j’ai pu le réaliser hier soir, le trekker solo devra quémander l’accès à un lit pour trouver une place parmi les nombreux groupes de marcheurs. Les chambres proposées disposent en effet de 2 à 4 couchages et les tenanciers ne veulent pas sacrifier des places au profit d’un marcheur esseulé. Déjà que dans ce pays les habitants ont beaucoup de mal à discerner les motivations d’un marcheur solitaire...Sur tout le trek, le prix du lit varie de 300 à 350 roupies suivant l’altitude. De toute façon, les prix sont imposés par le comité local du tourisme qui règne sur la région. Ce comité impose également les menus. Je ne suis pas certain qu’un cuisinier népalais soit réellement ravi à l’idée de concocter une pizza ou un burger au poulet, plat qu’il n’a sans doute jamais eu l’occasion de manger, mais c’est parait-il une demande de la part des touristes. Bref, il va falloir se faire à l’idée de partager la chambre double ou triple. A moins que l’affluence ne soit pas au rendez-vous. Ce qui laisse une place à la négociation pour se retrouver seul dans une chambre, à condition certes de payer pour les lits inoccupés.
Jour 3 : Forest camp (2540)-Low Camp (3050)
Dès la sortie de forest camp, le sentier plonge à nouveau dans la forêt. Les 2 heures de montée vers Low camp sont assez frustrantes. On entraperçoit les sommets enneigés qui disparaissent aussitôt derrière les feuillages, tout comme le ciel bleu immaculé. La journée d’hier fut longue et ardue pour une personne peu sportive comme moi. Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait une randonnée de 6 heures de marche. Mes jambes sont fatiguées en arrivant à Low camp. C’est le bruit qui annonce Low Camp. Bruit de scie circulaire découpant le bois, son des arcs à souder qui assemblent les barres de fer constituant l’armature du toit d’une nouvelle guest house. Low camp est en plein développement. On construit partout de nouveaux hébergements. Pourtant Low camp est déjà bien fournie en rooms. Je déambule, cherchant à m’éloigner le plus possible des chantiers de construction. Au-dessus de nous, l’imposant sommet pyramidal du Macchapucchare nous domine, indifférent au fourmillement des hommes à ses pieds. Après un copieux Dal Bath, je décide de rester à Low camp, du moins mon état de fatigue m’y encourage fortement. J’arrive à négocier une chambre double pour moi tout seul. Juste en face de l’unique toilette. Détail important qui conduira à ma future nuit sans sommeil. Dès le milieu d’après-midi, les groupes de jeunes népalais commencent à affluer. Ils sont étudiants à Katmandu, à Pokhara, ont récolté des fonds lors du Tihar festival, sorte d’halloween (sans l’aspect morbide) où les enfants vont de porte en porte chanter des chansons en échange d’offrandes. Avec leur pactole, ils s’adonnent aux joies du trekking sur le sentier du MHBC. Arrivé le soir, Low Camp est bondé. Près de 200 jeunes népalais festoient jusqu’à tard dans la nuit. Le Kukuri Rum et la bière coulent à flot. La porte des toilettes n’arrête pas de de s’ouvrir et se refermer, dans de joyeux grincements et claquements. Il semblerait que les Népalais n’aient pas une ouïe très développée, à moins qu’ils ne soient tout simplement insensibles aux bruits. Pour ma part, même les bouchons d’oreille ne parviendront pas à masquer le chaos ambiant. Je m’endormirai très tard. Malgré la fiesta de la veille, l’activité sur le camp reprend dès 6 heures du matin. Pendant le breakfast, je me demande comment expliquer une telle différence d’affluence entre Forest camp, qui était tranquille, et Low camp. Suffisait de demander pour obtenir la raison. Le MHBC trek est populaire chez les Népalais car facilement accessible depuis Pokhara, en passant par Siding, on arrive directement à Low Camp. Le MHBC peut se faire en 3 ou 4 jours !
Jour 4 : Low Camp (3050)-High Camp (3600m)
Le sentier plonge à nouveau dans la forêt (copié collé de la journée précédente ?). Heureusement cela ne dure guère et on ne tarde pas à atteindre la crête surplombant la vallée où s’écoule la Modi Kola (kola signifiant rivière). Le ciel est d’un bleu limpide, l’air cristallin, et les sommets enneigés de l’ Annapurna south (7219m), et du Hiunchuli (6445) nous font face. Depuis peu, les guest houses semblent avoir poussées comme des champignons. Ce trek est pourtant récent, mais l’affluence est telle que, à l’instar d’autres zones touristiques de Népal, les habitants regardant le business florissant de leurs voisins propriétaires d’hébergements et de restaurants s’empressent de les copier. Dans un pays où les débouchés sont quasi inexistantes, où le salaire mensuel médian est de 12000 roupies (100euros), le tourisme apparaît comme salvateur. En novembre, c’est la haute saison, et les sentiers sont constellés de touristes répandant des milliers de roupies sur leur passage. La récolte semble prometteuse encore cette année. En parallèle des groupes de jeunes étudiants qui affichent sans scrupules leur gueule de bois, je sympathise avec des touristes Népalais. Ils ont entre 20 et 25 ans, sont expatriés en Australie. Ils sont revenus visiter leur famille et font du tourisme. Ils font partie des milliers de jeunes envoyés à l’étranger par leur famille, pour étudier en Australie, au Japon, en Corée du Sud, au Portugal, en Angleterre. Selon les statistiques, 70% d’entre eux ne reviendront pas dans leur pays natal car préfèreront rester dans leur nouveau pays d’adoption. A ces jeunes, s’ajoutent des millions de jeunes hommes partis travailler à Dubaï, en Arabie Saoudite, à Macau, en Corée du Sud, aux Emirats Arabes Unis...Ils participent directement à l’essor du niveau de vie des familles népalaises. Malheureusement pour eux, ils sont condamnés à vivre loin de leur famille, rentrant au pays quelques semaines par an pour les mieux lotis.
Un chien noir surgit du sentier en contrebas. On se dévisage quelques secondes, puis il tourne les pattes et s’engage sur une sente qui monte sur la gauche, quittant le sentier principal. Je n’hésite même pas et le suit, répondant à l’appel silencieux de mon nouveau guide. Il est beaucoup plus rapide que moi et je le perds de vue après quelques centaines de mètres. Je n’en ai cure, le paysage fabuleux qui s’offre à moi accaparant tous mes sens. Les géants de l’Hymalaya sont juste devant moi, de l’autre côté de la vallée. Je connais ces paysages, je les ai déjà décortiqués à maintes reprises depuis les vingt dernières années, mais le frisson est encore là, remontant mon échine. Ces sommets enneigés sont bien la demeure de dieux et de déesses. L’être humain n’y a pas sa place et devrait se contente de les observer de loin. Je suis enfin seul, dans le silence....durant une bonne heure avant que des sons de voix aux sonorités âpres ne se rapprochent. Les cheveux blonds comme les blés, parlant une langue qu’eux seuls arrivent à vocaliser, ce sont des Hollandais. Je ne comprendrai jamais la propension grégaire de l’être humain, qui malgré l’immensité se réfugie inlassablement auprès de ses congénères. Dans le même temps, j’aperçois au loin la silhouette de mon guide canin. C’est signe que la sieste est finie, il est temps de remballer et de continuer la montée.
J'aurais du me douter que ça allait être Rock'n roll à Low camp...
La partie de cache cache prend fin
Mon guide à 4 pattes
Siesta time, merci à mon guide pour le hot spot
A suivre... | | | À: Raju · 13 janvier 2020 à 15:53 Re: Retour du trek du Mardi Himal Base Camp (MHBC pour les initiés) Message 3 de 4 · 683 affichages · Partager Je déboule en contrebas de la guest house justement nommée Double View. Le proprio, peut-être en panne d’inspiration, ne s’est pourtant pas trompé puisqu’ on peut admirer l’ Annapurna South à gauche et en se retournant, le Machapucchare. C’est ce dernier le plus impressionnant. Avec « seulement » 6997m, il ne peut rivaliser avec les Annapurnas, et pourtant...Sa forme pyramidale semble dissuader toute tentative d’approche. Tel l’œil de Sauron, il nous regarde, où que nous soyons. Il est omnipotent, immaculé, personne ne l’a jamais conquis.
Ici encore, à 3600m d’altitude, le High camp ressemble à un énorme chantier. Des ouvriers travaillent sur les fondations de futures guest houses, transportent des pierres, charrient de la terre. Je préfère rester un peu à l’écart, juste à l’entrée du camp, d’autant que la petite équipe qui fait tourner la double view gh est fort sympathique. Ce soir je partagerai la chambre avec un jeune français rencontré sur place. Le dal bath est excellent, le cuistot fait des merveilles, comme souvent au Népal. Je passe la fin d’après-midi à gratouiller la guitare en compagnie du jeunot qui assure les basses besognes. C’est récurent au Népal, les enfants et les jeunes ados sont souvent mis à contribution. S’ils savaient comment cela se passe en Occident, au royaume des enfants rois...
En fin d’après-midi, les nuages remontent de la vallée et forment en contrebas de la guest house une mer qui recouvre les alentours. Le soleil descend à la rencontre de ces flots moutonneux. Au-dessus, le ciel est pur, les sommets éternels. Nous semblons flotter. Encore un moment de grâce accordé par l’Himalaya, la demeure des neiges.
Le dîner terminé, mon voisin de chambrée a l’idée géniale de demander au cuistot s’il peut avoir des chapatis tôt le lendemain matin. Le traditionnel « No problem » parvient à nos oreilles. Toutefois, la cuisine vient de fermer. Je sens que le cuistot hésite. Après quelques minutes de réflexion, il semble avoir réalisé qu’on lui demande de faire des chapattis à 5h30 du matin. Devant son air perplexe, mon coloc lui dit de laisser tomber, qu’il se débrouillera avec un paquet de biscuits. On va se coucher, tout est sombre et calme. Morphée nous tend ses bras lorsque des coups sont frappés à la porte. C’est le cuistot qui avec un large sourire apporte à mon coloc ses chapatis. « Everything is possible » qu’on vous dit, mais pas trop tôt le matin !
Jour 5 : High Camp (3600) – Base camp (4500m)
Hier soir, les discussions allaient bon train, chacun demandant à son voisin de table à quelle heure il allait partir pour atteindre le but ultime de ce trek. Mon colocataire me déclare vouloir partir à 4h du matin, afin d’admirer le lever de soleil. Pourquoi pas. De mon côté, je ne souhaite pas marcher de nuit, et j’opte pour l’option « admirer le lever du soleil à 6h30 avec une tasse de thé chaud entre les mains. C’était sans compter sur l’aptitude du staff de la guest house à se réveiller si tôt. Dans le dining hall qui sert de dortoir à l’équipe de choc qui fait tourner la Double view GH, les corps sont emmitouflés dans les couvertures, immobiles. C’est l’occasion de vérifier encore une fois que les Népalais semblent insensibles au bruit qui les entoure. Car malgré les allées et venues des pensionnaires qui attendent leur petit déjeuner avant d’aller grimper au base camp, malgré les claquements de porte, malgré les conversations à l’intérieur même du dining hall, les formes endormies ne réagissent pas. Il faut attendre 7h du matin pour que les couvertures s’agitent et libèrent les faces endormies de nos hôtes qui telles des automates s’activent en cuisine pour chauffer l’eau du thé. Je laisse mon gros sac dans la chambre, et fourre dans la housse de mon sac de couchage une bouteille d’eau et mon téléphone. J’arrive à arracher 2 chapattis au cuistot et file sur le sentier. La montée est progressive, L’altitude se fait sentir, la moindre accélération se paie par une pause pour reprendre son souffle. Le but est de trouver son rythme de croisière afin que le cœur ne s’emballe pas. La vue d’un grand escalier abrupt nous rappelle que le trekking, c’est un défi autant physique que mental. Ce « mur » à grimper conduit au « View point », une espèce de belvédère qui culmine à 4200m. La majorité des trekkers vont s’arrêter là. C’est vrai que c’est tentant après 2 heures d’effort. Le sentier continue sur la crête, et il faut 1h30 supplémentaire pour atteindre le base camp. Enfin seul sur la crête. Le temps est magnifique, le soleil tape fort, le ciel sans nuages. La queue de poisson du Machapucchare me domine sur ma droite. Je n’ai jamais été aussi proche du colosse.
La Tea house du camp de base apparaît enfin. Un Français est là, avec ses 2 guides népalais. Ils redescendent du sommet du Mardi Himal. Je salue leur exploit et demande une tasse de thé au gérant, un népalais de haute taille empreint de mysticisme, qui passe la saison touristique en solitaire sous son abri fait de bois et de bâches en plastique, à 4500m d’altitude. Le thé est très sucré, et la note salée (250roupies). Mais j’ai droit au refill gratos. Le vent est fort ici, le panorama superbe. Je lézarde dans la redescente, admirant le vol des vautours au-dessous de moi. Les nuages commencent à remonter la vallée. Il est temps de regagner le confort de la guest house et la chaleur du réchaud à bois du dining hall. Le cuistot nous régale à nouveau de son dal bath. Nous sommes seulement 4 touristes, et ma deuxième nuit à 3600m s’annonce dans le calme.
Du moins, jusqu’à l’arrivée de 4 jeunes hommes népalais qui se réfugient en cuisine avec toute l’équipe pour s’adonner aux joies de la fumette d’herbes locales assaisonnées de Kukuri Rum. Lorsque les clients vont se coucher, l’ambiance est à la fête dans la cuisine. Le patron de la guest house et son épouse ne se privent pas pour jouer aux cartes dans une atmosphère pagnolesque. La partie de carte durera jusqu’à 4h du matin dans le dining hall qui jouxte les chambres. Mes demandes pour jouir d’une nuit de sommeil dans le calme restent vaines. Personne n’ose s’interposer, y compris le guide d’une touriste qui, bien que ne participant aux jeux de carte, ne pipe mot. Demain, je fais la grasse mat, tant pis pour ceux qui vont monter au base camp sans avoir dormi ! Encore une fois, je ne saurais dire si c’est de la part des Népalais un manque de respect, de professionnalisme ou simplement qu’ils ne s’en rendent pas compte, ou qu’ils s’en foutent car le bruit ne les dérangent pas. En tous cas, le guide de la touriste australienne n’est pas content, lui qui a demandé à sa cliente de se lever à 4h du mat! Croisé sur le chemin du retour, il me dit ne plus jamais remettre les pieds à Double View GH... 
Om mani padme hum, Om mani padme hum, Om.........
La mer confond ses blancs moutons...
Om Namah Shivaya
Sur le soleil exactement...
| | | À: Raju · 14 janvier 2020 à 18:55 Re: Retour du trek du Mardi Himal Base Camp (MHBC pour les initiés) Message 4 de 4 · 656 affichages · Partager Jour 6 : High Camp (3600) – Sidhing (1700m)
Il faut se faire une raison et tourner le dos aux sommets enneigés pour entamer la redescente vers Low Camp. De toute façon, et jusqu’à présent, ce parcours du MHBC ne se prête pas forcément à la découverte culturelle d’un Népal authentique. Les haltes s’effectuent dans des groupes de guest houses qui vont encore se développer, et non des hameaux ou villages. D’après les dires des équipes sur place, High camp sera déserté de fin décembre à mars pour cause de neige abondante. Doit pas non plus y avoir grand monde en dessous. Ne voulant pas emprunter le même chemin qu’à l’aller, je bifurque à Low camp (atteint en un peu moins de 2 heures) en direction de Sidhing. La descente se poursuit dans la forêt durant près de 4 heures. C’est raide, c’est long. J’arrive enfin à Sidhing en comprenant mieux l’expression « être sur les genoux ». Il était temps que ça s’arrête. La guest hosue arbore un jardin agréable. Les tarifs sont toujours de 300 roupies mais pour la chambre entière sans avoir à partager. Le staff est composé exclusivement d’hommes. Je note cette particularité car cela a une incidence directe sur la tenue de l’établissement. En effet, les chambres sont sales, les araignées au plafond sont légion, il faut d’ailleurs que je me serve de mon fidèle bâton pour déloger des insectes trop proches de mon lit à mon goût. Un peu plus loin dans le couloir, les toilettes communes se font sentir à plusieurs mètres. Bref, le genre de guest house où il vaut mieux ne pas jeter un œil en cuisine avant d’avaler son repas. Une simple présence féminine assure souvent d’éviter ce genre de désagréments. A Sidhing, on se croirait presque en Inde. J’ai décidément bien quitté les montagnes...
Jour 7 : Sidhing (1700)- Lwang (?1300m ?)
Le lendemain matin, je découvre qu’un service de jeep part de Sidhing pour Pokhara. Sauf que j’ai entendu parler d’un coin sympa qui se nomme Lwang entre ici et Pokhara. Pas envie de me faire bringuebaler dans une jeep, mais plutôt motivé pour continuer à gambader dans la campagne népalaise. La première heure consiste à suivre la piste qui descend et à avaler la poussière des quelques jeeps qui me dépassent, les chauffeurs ne comprenant pas bien pourquoi je préfère marcher alors qu’ils ont des sièges vacants... En demandant à un sympathique muletier parlant très bien anglais (car il a travaillé de nombreuses années à Dubaï), il m’indique comment rejoindre Lwang en évitant la piste. Je m’enfonce finalement dans la jungle. Le sentier remonte, puis redescend pour remonter encore après avoir traversé un pont suspendu. Le son des criquets et des cigales rythment mes pas. Il me faudra en tout près de 5 heures pour atteindre le village de Lwang. Je séjournerai à l’éco Gurung village dans une chambre avec salle de bain vraiment confortable. Le staff composé de 2 femmes et un jeune homme ne parle pas du tout anglais mais je comprends qu’ils proposent un forfait de 2500 roupies pour la chambre, 3 repas et boissons incluses. C’est très propre et très agréable. Au diner, je suis seul et commande le traditionnel Dal bath. J’apprendrai ce soir là que les Gurung aiment beaucoup le chili. Tous les composants du plat sont très très épicés. Seul le riz blanc offrira un répit à mes papilles en feu.
Jour 8 : Lwang - Pokhara (1h30 en bus)
Le lendemain matin, un bus récupère les enfants à la sortie du village pour les emmener vers Pokhara. C’est la fin du trek, assis dans le bus, au milieu des gamins qui s’éclatent en sautant au rythme des bosses et des trous de la piste. C’est la fête foraine quotidienne pour aller à l’école...
Une vie de chien à Sidhing
Jungle trek, Jungle trek on the way to Lwang
Y a t'il un pilote dans le bus?
That's all Folks !
FIN | Discussions similaires sur le Népal: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 157 visiteurs en ligne depuis une heure! |