J1:
Nous arrivons à
Marrakech à la nuit tombée avec une petite demi-heure de retard ; direction l'hôtel Immouzer où après une courte ballade dans la médina, nous nous endormons très vite.
Aucun bruit ne vient troubler cette première nuit.
J2:
Très bon petit déjeuner à l'hotel (aaahh, les crèpes marocaines...), prise en main de la Logan par l'intermédiaire de Medloc et départ pour le Tichka par une route superbe.
De la neige mais le col est ouvert, partout des silhouettes dans les montagnes.
D'où viennent-elles, où vont-elles?
Nous arrivons à Ait Benaddhou par le bas du village, avec la lumière de fin d'après-midi, c'est très chouette.
Arrêt photo-photo et jolie rencontre avec un garçon qui a pour compagnon une iguane et deux petits chiots. Il montre aux gosses comment on peut trouver des fossiles.
Installation au Dar Panoramic chez Brahim et visite du ksar.
Avant il faut traverser l'oued à dos de mulet (un vrai racket organisé

!)
Au retour, les commerçants sont agréables et nous achetons des petits objets en pierre d'albâtre.
Soupe, coucous, salade d'orange et petits biscuits au dîner : extra-frais, extra -bon.
J3:
Quelques kilomètres plus haut se trouve le petit village de Tamdaght.
On se dégourdit les jambes dans le verger mais ne visitons pas la
kasbah.
Direction, la vallée du Dadès.
Nous traversons
Ouarzazate. Des centaines de lampadaires bien alignés sur des trottoirs pavés nous accueillent Quelle drôle de ville !C'est plein de restaurants à la mode, de cyber-café :une enclave ou un oasis (c'est selon !) de modernité.
Ca ne nous plait guère, on s'y arrêtera au retour si on a le temps...
Nous visitons la palmeraie de
Skoura avec un guide très agréable (dont je peux donner les coordonées en MP).
C'est une belle ballade de plus de deux heures au millieu des palmiers dattiers, des champs de fèves, de luzerne, de carottes.Tout est vert, calme, les petits oiseaux chantent, il fait enfin chaud. J'ai beaucoup aimé.
Installation chez Ali dans les
gorges du Dadès.
Départ pour une mini randonnée près de l'hotel mais la proximité de l'oued tumultueux (à cause des fortes pluies qui nous ont précédés)me fiche la trouille.
"déstresse, maman déstresse!" me disent les enfants mais je n'y parviens pas.
J4:
Heureusement, les paysages traversés me font digérer le petit déjeuner (garanti tout industriel) et le prix payé pour la nuit chez Ali.
D'énormes cailloux sont tranquillement posés sur le bithume et l'oued affleure la route.

Plus loin la route en lacets est vertigineuse.
Nous faisons demi-tour (On a parfois regretté de ne pas avoir un4x4), direction Tineghir où nous installons au camping Azlag (excellent accueil, prix imbattable).
Le patron discute avec un camping -cariste français qui insinue de façon très maladroite que les marocains sont fainéants :"Vous aimez bien vous reposer, on ne vous voit pas souvent travailler!"
On écoute la conversation un peu

mais le patron ne se démonte pas et rétorque
avec tact qu'un ouvrier marocain gagne environ 60dh par jour et qu'avec ça il peut manger et c'est tout.
"En
France, vous travaillez et après vous pouvez vous faire plaisir " (genre acheter un camping -car pour sa retraite à environ 50 000 euros).
Rien de grave, mais cette conversation m'a mise mal à l'aise.
Promenade dans la palmeraie et rencontre (dans l'ordre)avec :un gamin collant, une mule désobéissante, un retraité des usines Perrier revenu au bled parce que " si tranquille ici).
Au retour, les gosses investissent un tamaris comme zone de jeu. Nous sommes rejoints par le garagiste d'en face, son frère et son père encapuchonné.
Immédiatement, il entame la conversation et nous raconte sa vie d'écolier (il a adoré le livre" Sans famille" et nous en parle avec les yeux qui pétillent).
On reste là au bord de la route sous un arbre (sûrement un arbre à palabres) à discuter une bonne heure, on en oublie qu'on avait prévu d'aller visiter les
gorges du Todgha avant la nuit.
Excellent repas, dommage que le patron ait invité un rabatteur.
Je regrette de ne pas avoir prévu deux nuits à Tineghir.
A suivre...