Bonjour à tous,
Contactez le membre Barefoot, elle est folle du riz.
En effet, j'adore le riz, je le regarde planter et l'écoute même pousser. Je ne me lasse pas des rizières, qu'elles soient en terrasses ou en plaines et j'aime le manger. D'ailleurs ne dit on pas "kin kao" en Thai pour "manger" (litteralement : manger du riz) ?
Beaucoup de remarques pertinentes de la part des autres membres :
L'agrotourisme s'est beaucoup developpé ces dernières années au Royaume de Siam et il est de plus en plus facile d'aller dans les rizières et participer à la plantation ou à la recolte du riz mais à certaines periodes de l'année seulement.
Les endroits d'ecotourisme les plus connus pour decouvrir la culture du riz sont, à mon humble avis, le Tigerland Rice Farm à
Chiang Rai ou, comme mentionné par un des intervenants, et le Banthi Tour de Mr. Pee à
Chiang Mai en Juin /Juillet pour les semailles et Novembre/ Decembre pour la recolte. A
Udon Thani, la Gecko Villa offre aussi la possibilité à ses clients etrangers de découvrir des méthodes de culture du riz, accompagnées de verres de Lao khao ou sathaw (Nato saura vous expliquer, j'en suis certaine

) en mai/Juin et vers la fin Novembre. 70% de la production de riz thailandais se fait durant ces mois (un bon point pour toi, Franky).
Selon les regions et la variété de riz que l'on cultive, il y a une, deux, voire trois recoltes par an en
Thailande et debut Avril au plus tard, peut-être dans la province de Nonthaburi, près de
Bangkok mais si vous ne parlez pas Thai, comme le note justement Charlie, j'imagine les regards héberlués des fermiers à qui vous offrirez votre aide.
En Avril, la riziculture se passe plutôt dans certaines provinces de
Chine,
Bangladesh,
Inde, Pakistan ou en Louisiane.
Faut aussi savoir qu'il y a de moins en moins de monde dans les rizières
Juste pour info, la recolte du riz est un travail fatiguant, sous le soleil, qui commence dès 8h jusqu'à 17h30, avec une petite pause d'à peine une heure pour déjeuner, rémunéré pour certains que de 200-300 bahts (= 5 à 8 €) par jour. On comprend mieux pourquoi la jeunesse déserte les campagnes pour la ville.
En Issan ou aux alentours de Uthai Thani, la mécanisation n'est pas encore omni-presente partout...
Pour les plus curieux et autonomes d'entre vous (Thai spoken recommandé), hors sentiers battus, et si vous en avez l'occasion, faites un tour à Ban Pa Pong Pieng, à 60 kms au sud ouest de
Chiang Mai, les rizières en terrasses sont à tomber par terre.
Mais peu de terre dediee au riz
Le riz est un produit très politique, il depend des subventions que les differents gouvernements accordent ou pas. Dernièrement le gouvernement Prayut a decidé de convertir 500 000 rai (80 000 hectares) de rizières vers des cultures qui demandent moins d'eau, comme le maïs ou les haricots par exemple. Paradoxalement, on estime à 10.7 millions d'hectares de rizières en 2016 en
Thailande, soit 4% de plus que l'année precedente mais il y a une volonté de reduire le volume de production annuel (31 millions de tonnes en 2016) pour palier à un trop plein de stock et suite aux secheresses de 2008 et 2014, baisser ainsi le cout des systèmes d'irrigation*.
Car le riz dépend fortement de la mousson, surtout dans les zones non irriguées comme souvent pour la plupart des petits producteurs en Issan qui est la principale région de production de riz en
Thaïlande.
Si l'arrivée des pluies se fait attendre, la situation est particulièrement préoccupante. Les cours d'eau sont a sec et dans certains endroits, la saison peut être tellement sèche que les petits producteurs n'ont plus rien à récolter, les épis de riz ont grillé sur place. Si la mousson dure trop longtemps, le paddy pourrit sur place car pas récolté ni séché à temps.
C'est un drame écologique mais aussi social car les petits producteurs dépendent de ces récoltes en premier lieu pour nourrir leurs familles. Certaines zones sont a présent considérées comme trop sèches pour pouvoir cultiver le riz, elles ont perdu toute valeur foncière et sont désertées à tout point de vue.
(*Sources : Report USDA-FAS, Office of Global Analysis et FAO- Food and Agriculture Organization of the United Nations - rice market monitor - decembre 2016)