Hello tout le monde, les premières images sont prêtes, donc nous allons commencer le CR.
Encore des précisions toutefois ou des informations au choix :
1. La photographie ou les vidéos :
J’évite de photographier des personnes de manière ciblée. Par « personnes », j’entends celles qui constituent précisément le sujet de la photo. Une foule, ce n’est pas la même chose. Pas de portraits, donc, ni de photos volées.
Mes photos ne font pas de politique et n’en feront jamais. Il se peut certes qu’une image puisse vous faire penser le contraire, mais ce serait tout à fait anecdotique.
Un drapeau américain pourrait-il être considéré comme un message politique ? Allez donc savoir... Disons simplement que je ne fais que montrer l’aspect patriotique des lieux et des populations, selon l’endroit où la photo a été prise.
2. La politique :
Dans chaque pays que je visite — et il n’y en a pas beaucoup —, je ne m’immisce pas dans la politique locale. Pas plus que je ne parle de la situation politique en
France. C’est déjà bien assez le souk chez nous pour ne pas avoir envie d’en rajouter ailleurs.
Une seule entorse durant mon séjour aux
États-Unis. À
Albuquerque, au
Nouveau-Mexique, un État démocrate, j’étais tranquillement au bord de la piscine de l’hôtel lorsqu’une dame, ayant appris que je venais de
France, m’a proposé de prendre leur président dans mes bagages pour mon retour.
J’ai accepté, à une condition : un échange standard avec le nôtre.
Cela nous a évidemment bien fait rire. Et ce fut le seul moment où la politique s’est invitée dans la conversation.
3. Ce que nous avons aimé aux States :
C’est l’immensité du territoire qui nous attire, mon épouse et moi. Là-bas, tout semble possible. Même un acteur de série B peut devenir président...
L’entrepreneuriat et le commerce de proximité y sont plutôt bien considérés et encouragés, avec, à mes yeux, moins de contraintes administratives qu’en
France. Je sais de quoi je parle : je suis moi-même consultant en prévention incendie et accessibilité aux personnes handicapées, ainsi qu’en assistance à maîtrise d’ouvrage.
Et puis... et puis, il y a les grandes routes — un petit bout de
Route 66, notamment —, les maisons souvent construites en bois, les « bleds » paumés au milieu de nulle part, où l’on découvre une Amérique plus profonde, plus éloignée des grandes villes et de leurs images habituelles.
En vérité, je poursuis surtout un rêve d’enfant. Un rêve né il y a très longtemps, sur une plage de Royan, au bord de l’océan Atlantique.
J’avais cinq ou six ans. Mes cousins du côté de ma maman m’avaient montré l’horizon en me disant :
« Tu vois, Michel, là-bas, c’est l’Amérique. »Ce doit être ça, finalement.
Je crois que, depuis ce jour-là, je cherche encore un peu cette Amérique là.
4. Ce que nous n'avons pas aimé aux States :
La peur avec les poids lourds de la démesure.
Leur seule véritable limitation de vitesse semble être celle imposée dans les villes. Pour le reste... rien pour eux ! 75 miles à l’heure sur une Highway, cela fait environ 120 km/h. Un 36 tonnes lancé à cette vitesse, vous imaginez le problème ? La physique, elle, ne fait pas de tourisme : E = ½ MV². Et quand la masse et la vitesse augmentent, l’énergie à dissiper devient vite considérable.
Les entrées et sorties des grandes villes.
Entre les péages, les ponts, les travaux, les échangeurs et les changements de voies dans tous les sens, c’est parfois une tension permanente. Le stress monte rapidement. On double à gauche, on double à droite... Youppie, dans la joie et l’allégresse !
En revanche, on ne klaxonne pas. Jamais, dirais-je, aux
States. Et ça, c’est plutôt agréable. Cela nous change de la Métropole, des
Antilles ou du Moyen-Orient, pour ceux qui connaissent.
Et puis les hôtels...
Dix hôtels en trois semaines — oui, je sais, mais le concept sera revu pour le prochain road trip —, avec un petit-déjeuner quasiment identique dans huit d’entre eux. Un franchement sympa et un autre... sans breakfast.
À la longue, ça devient lassant.
Je ne supporte plus les œufs brouillés et les saucisses qui ressemblent à mon petit doigt. 😄
4. Les Restaurants aux States :
A préciser avant toute chose, nous sommes des épicuriens. Nous ne sommes pas des adeptes du très haut de gamme, loin de là, mais nous sommes épicuriens tout de même. Nous aimons bien manger, découvrir, goûter, prendre le temps... bref, nous faire plaisir.
Nous savions, pour notre cinquième séjour, que la gastronomie n’était pas forcément leur point fort. Nous avons donc assez peu fréquenté les restaurants typiquement US, y compris en bord de mer. Trop souvent, à notre goût, c’est trop lourd, trop gras, trop crémeux. Et au bout de quelques jours, l’estomac finit par réclamer autre chose ! Même Walmart ou Fyers deviennent lassant.
Comme d’habitude, nous avons donc recherché les restaurants italiens. Et grand bien nous en a pris ! On y retrouve une cuisine plus proche de ce que nous apprécions, avec parfois de très belles surprises.
À
Sedona, par exemple, nous avons découvert un cannolo revisité qui, à lui seul, vaut le détour ! Une petite merveille qui justifie presque à elle seule une halte dans cette magnifique ville.
5. L'Américain :
Les gens, les habitudes... et quelques constats
Nous avons rencontré des gens vraiment sympas, très avenants avec les pauvres Français de passage que nous étions. La conversation s’engage facilement, et cela dans les trois États que nous avons visités. Une vraie facilité de contact que nous avons beaucoup appréciée.
Et non, ils ne font pas spécialement d’effort pour parler français. Ceci dit, soyons honnêtes : nous faisons exactement la même chose dans l’autre sens !
Côté conduite, en revanche, ils conduisent plutôt sportivement. Il faut donc être très attentif, particulièrement sur les grands axes et dans les zones urbaines.
Les trois États visités sont assez marqués par la présence hispanique. Nous avons également croisé relativement peu de personnes d’origine afro-américaine en dehors des grandes villes —
Dallas, notamment, pour ce que nous avons pu en voir. Et malheureusement, nous avons aussi été frappés par le nombre de personnes sans domicile, particulièrement visibles dans certains endroits.
Et puis il y a leur fameux café du matin...
Je ne supporte pas leur capacité à se promener partout, dès le matin, avec ces gigantesques gobelets en carton contenant, selon les affinités, de l’eau avec un grain de café dedans ! 😄
Mais là encore, l’Amérique sait parfois surprendre. À
Tombstone, nous découvrirons une véritable machine à café italienne. Et là, forcément, ça change tout !
5.1. Un constat sans parti-pris : Un autre détail nous a interpellés : le nombre impressionnant de personnes tatouées, et pas uniquement parmi les jeunes. Nous avons également remarqué pas mal de piercings, parfois très visibles, notamment sur le visage.
Je n’ai pas regardé ailleurs... et venant du Cap d’Agde, je reconnais volontiers que mon point de comparaison pourrait être quelque peu biaisé ! 😄
Mais au-delà de l’anecdote, c’est aussi un petit reflet de l’évolution de la société américaine. L’Amérique se transforme.
Et, finalement, c’est peut-être cela qui est le plus étonnant : retrouver une Amérique que l’on croit connaître, tout en découvrant qu’elle n’est déjà plus tout à fait celle que l’on imaginait.