Bonjour Lawrence,
Ayant aussi en projet un voyage en
Transsibérien, je suis en plein dans les lectures sur ce sujet.
Le livre dont tu parles est de Sylvain Tesson. Son but, dans son voyage, n'était pas tant de démontrer que cette évasion était possible (il ne l'a pas fait exactement dans les mêmes conditions) que de rendre hommage aux évadés.
Il n'a pas identifié précisément le camp d'où est parti Rawicz (l'ancien zek qui a fait le récit de cette évasion), mais a symboliquement visité au départ de son périple les ruines d'un camp, qu'il ne nomme pas, et qu'il situe "en pleine taïga, à cent kilomètres au nord de Iakousk"... ce qui fait très loin du
lac Baïkal.
Par contre, il existait au nord ouest du
lac Baïkal, entre Taïchet et Bratsk, un système de goulag d'environ 80 camps, nommé Ozerlag, destiné notamment à la construction de la voie ferrée du
BAM. Si tu veux en savoir plus, je te recommande la lecture du Autrement "Ozerlag 1937-1964" (il date de 1991 mais on le trouve d'occasion sur le net). Malheureusement, ce qui ressort de cette lecture, c'est que les traces du goulag sont quasiment imperceptibles. Pendant toute l'époque soviétique, après la fermeture des camps, rien n'a été fait pour en préserver la mémoire, les habitants ont utilisé les matériaux et la taïga a repris ses droits.
Bonne recherche et bon voyage,
Marie-Pierre