Bon, aujourd'hui il est temps de quitter la capitale.
Nous prenons possession de notre nouvel ami Jimmy, de son nom Suzuki.
Parce qu'ici, lorsque tu veux louer une voiture, tu as le choix entre 4x4 et 4x4 ; et on comprend vite pourquoi.
Sur l'unique route principale, parsemée de trous, c'est 50 à l'heure au mieux. Partout ailleurs, on roule max en seconde, sur de la terre, de la boue ou des cailloux !!
Histoire de s'acclimater à Jimmy, on prend rapidement une petite route en cul de sac pour voir aussi un peu le décor.
On traverse un village qui n'a pas grand chose à voir avec la capitale : des cases en bois ou en tôles, du bric et du broc un peu partout, des femmes faisant la lessive à la rivière ou remplissant des bidons d'eau,
et des gamins partout dont 2 qui jouent au foot... sans ballon (comme le air-guitare mais rayon football !).
Bon ben l'Afrique elle est là et malheureusement, la misère aussi !!
Une fois posé à Morro Peixe, nous partons à pied découvrir les plages du coin.
On tombe sur un petit bijou, THE plage déserte et Lulu va faire un plouf.
Je continue l'exploration et découvre un peu plus loin une plage encore plus belle.
Pas un chat au 1er coup d'œil puis un gamin, 2 gamins, 9 gamins qui me repèrent de loin et viennent à ma rencontre. Je les accueille avec mon plus beau sourire et mes 3 mots de Portugais !
Ni une ni 2, l'une me prend la main, puis une autre et je me retrouve avec 2 pitchounes accrochées à chaque bras !!
Euh, comment vous dire mon sentiment du moment : " bien bien et je fais quoi moi maintenant ?? ".
Oui oui, je suis dessous 🤣
Ils me détaillent de la tête aux pieds, me demandent ce que j'ai dans les poches et à défaut d'autre chose, l'une me dde de lui donner mes lunettes de vue !!
Je leur dit que je vais rejoindre mon mari. Ils me suivent, toujours scotchées à moi.
Arrivés près de Lulu, ils regardent où sont posés les sacs, essaient de voir ce qu'il y a dedans, demandent des bonbons.
Bon, Lulu arrivera à les divertir durant une belle averse, à l'abri sous un arbre, en sifflant des chansons puis en faisant quelques photos conclus par de beaux éclats de rire quand ils se voient sur l'écran.
Au moment des adieux, je craque et fait une distribution des bonbons que j'ai toujours dans les poches (contraire à tous mes principes pour ne pas encourager la mendicité mais je n'ai pas pu faire autrement !).
On s'aperçevra vite que l'ambiance est identique avec la plupart des gosses croisés dans le coin qui réclament à grands cris des "dolces" (bonbons) ou des "bolas" (ballons) quand on passe en voiture où qu'on se balade dans leur village (pendant que les adultes nous foutent une paix royale et répondent à nos bonjours).
On ne veut surtout pas leur faire croire que leur avenir est de "quémander" auprès des rares blancs qui passent mais en même temps, comment ne rien donner quand on a passé du temps avec eux !!
Mais après une petite prise de tête, la solution a été vite trouvée (grâce aux jolis ballons de foot qu'on avait vu dans une boutique de la capitale 😜).