Ayant repéré les lieux la veille, la sortie de
Dijon, et aisée : Il suffit de repasser le pont sur le canal une première fois et puis une deuxième, pour suivre ce fameux
canal de Bourgogne en direction du Nord Ouest.
cbandiera.free.fr/...seine/index.php?N1=3
Quelques encablures plus loin, nous quittons la compagnie des
cacous et des cyclos du dimanche, pour nous fondre dans la forêt bourguignonne, par une côte certes peu pentue, mais suffisamment longue pour nous éprouver, mais éveiller nos sens.
La vue est la lumière du plateau châtillonais est
endorphinatoire.
La contrée et les villages sont déserts et endormis, seules les éoliennes tentent de se mettre en branle.
Passé Noisy le sec, les sources de la
Seine, se méritent, puisqu'elles se cachent dans les bois, au fond d'un vallon magique, après avoir
péripaté plusieurs kilomètres dans la forêt de hêtres et des chênes verts en compagnie des piafs et des pinsons.
Nous y sommes, l'instant est quasi religieux, Sequana un peu fatigué est bien la, le vallon est certes vert et calme, mais la Sources est quasi tarie, la grotte est remplie d'eau mais aucun filet d'eau ne s'y échappe.
Seule la fontaine Bayard éructe son eau souterraine à la demande : nous remplissons donc deux bidons pour la route, et zou
on the road again pour rouloter jusqu'à la mer en compagnie de madame la
Seine.
L'épicerie du village située en aval ayant tiré la
sarachinescha, nous nous contenterons d'une bière dans ke dernier café d'une autre époque, servie par la mamie à ses petits enfants, alors qu'une jeune femme à l'allure un peu équivoque vient poser sa plastique suggestive mais un peu fondue juste en face de moi.
Allons claudio, gare au soleil transformant tes hormones en hormones de croissance, file donc gentiment en aval du fleuve, qui n'est pour l'instant qu'un mince filet d'eau.
Voulant suivre au plus près la fille de
Sequana, nous nous égarons au fond de vallons verdoyants de sensations ; Mais tout plaisir à un coût, puisque la remontée vers la route se paie par une côte particulièrement assassine.
Nous rallions
Châtillon sur Seine par une succession de routes plus ou moins départementales, mais à la circulation supportable, traversant quelques villages vieillots mais si authentiques.
Si la
Seine a momentanément disparu, L'hôtel de la montagne, lui est toujours tenu par deux anciens, aidés à présent par leur petit fils, qui visiblement se languit dans ce coin perdu de Bourgogne.
L'établissement est quasi désert, les ouvriers étant en repos.
Le patron apparait enfin, un peu moins chambreur qu'en 2013, un peu fatigué, mais toujours aussi loquace.
Parcours : Dijon canal de Bourgogne, N le sec, sources de la
Seine.. Châtillon sur Seine