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 | | | | | Sémantique français - québécois LeTigre · 5 avril 2009 à 10:22 · 17 photos 70 messages · 25 participants · 6 647 affichages | | | | À: LiseDenise · 10 juillet 2009 à 17:04 Re: Sémantique français - québécois Message 61 de 70 · Page 4 de 4 · 945 affichages · Partager  Ben c'est qu'ils ne peuvent pas écrire en se tenant les côtes. | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Rostour · 10 juillet 2009 à 22:50 Re: Sémantique français - québécois Message 62 de 70 · Page 4 de 4 · 917 affichages · Partager Mais dans ce cas (MacPoulet et McCroquettes (qui sonne drôle drôle drôle à vos oreilles...)
Rassurez-vous, même mes chats ne se sentent pas vraiment concernés !
Je pense pour ma part que c'est une forme d'auto-dérision culturelle, mais où le rapport avec les origines a été perdu (noms ~écossais) dans le "grand broyeur".
| | | À: LiseDenise · 10 juillet 2009 à 23:19 Re: Sémantique français - québécois Message 63 de 70 · Page 4 de 4 · 915 affichages · Partager J'ai plusieurs fois relevé des erreurs de français sur des étiquettes et j'ai écrit aux compagnies concernées mais jamais je n'obtiens une réponse voire un accusé de réception. Je relève même des coquilles sur les produits Garnier (laquelle je crois être une compagnie française mais avec une succursale aux Etats-Unis et au Québec). Tous s'en fichent car croyez-vous que les usagers de ces produits lisent les étiquettes???
Il faut tout signaler à l'Office de la Langue Française ici laquelle 'semble' débordée par un afflux de courriels et/ou de commentaires téléphoniques.
Ce qui me gêne ici, c'est qu'on nivelle par le bas. Au lieu de se remettre en question et faire des efforts en français, on préfère dire "bof, c'est pas grave, c'est pas très important (la façon dont c'est écrit)". J'imagine le niveau dans quelques décennies si on ne fait rien. Et ce n'est pas la jeune génération qui va changer ça. | | | À: LeTigre · 11 juillet 2009 à 1:56 Re: Sémantique français - québécois Message 64 de 70 · Page 4 de 4 · 906 affichages · Partager Tiré de l'histoire du français au Québec
L'évolution du français de France Il ne faut pas oublier que, si le français du Canada se différenciait, c'est aussi parce que le français de France avait évolué considérablement entre 1760 et 1810. Or, ces changements n'ont pas été connus au Canada avant le, milieu du XIXe siècle. En voici quelques exemples:- la prononciation ouè [wè] passa à oua [wa]: pwère devint pware (poire); ainsi que pour les mots du même type (poisson, boisson, voir, croire, etc.); - la prononciation [è] passa à [wa]: dret devint drwat (droit), ainsi que pour adret (adroit), etret (étroit), endret (endroit), neyer (noyer), etc.): - la prononciation en [eu] devint [ü]: hureux devint heureux, ucharistie devint eucharistie, etc. - la prononciation [é] passa à [è]: pére > père, mére > mère, frére > frère, lumiére > lumière, biére > bière, etc. - la prononciation [ar] passa à [èr]: parte > perte, sarviette > serviette, etc. Ces changements dans la langue française ne furent pas les seuls et ils ont creusé un écart considérable entre le français canadien et le français européen. Par le fait même, les voyageurs étrangers percevront ces différences comme «archaïques», «provinciales», «populaires», voire «paysannes». Autrement dit, si le parler des Canadiens n'avait pas beaucoup changé depuis la fin du Régime français, celui des Français de la région parisienne avait été considérablement modifié, surtout après la révolution de 1789 et encore plus sous la Restauration (1814-1830). Les prononciations qui avaient cours sous l'Ancien Régime ne réussirent à se maintenir que dans certaines provinces de France et certaines classes sociales populaires de Paris. De plus, le vocabulaire français subit en France de grands bouleversements en raison des nouvelles réalités politiques et sociales. Tout le vocabulaire politique administratif se modifia avec la disparition des mots relatifs à l'Ancien Régime et la création de mots nouveaux ou employés avec un genre nouveau. Mais le français européen ne fut pas envahi par des mots «populaires». Après tout, c'est la bourgeoisie qui dirigeait les assemblées délibérantes, qui orientait les débats, qui alimentait les idées révolutionnaires et qui contrôlait le pouvoir dont le peuple était écarté. Ces divers changements n'ont pas été connus au Canada.
À partir de 1763, la Nouvelle-France n'est plus française, mais en 1783 la Nouvelle-Angleterre ne sera plus anglaise. L'Europe parlait français, mais la langue anglaise allait devenir la langue dominante de l'Amérique du Nord. Près d'une décennie avant Lord Durham (1839-1840), le Français Alexis de Tocqueville (1805-1859) et beaucoup d'autres étaient convaincus de la disparition prochaine des Canadiens français. Néanmoins, contre toute attente, les Canadiens du Bas-Canada survécurent. Ce fut l'histoire du siècle et demi suivant.
Ceci n'excuse d'aucune façon les fautes de français présentées avec éclat par certains internautes mais aidera p-e à comprendre pourquoi tant d'anglicismes font partie de notre langue. Il y eut de grands pas de fait dans les derniers 50 ans et nous continuons de nous battre pour garder cette si belle langue qu'est le français. Le fait que nous ne fûmes pas complètement assimilés tient du miracle. Merci à tous ceux qui se sont battus.
Pour ceux que cela intéresse, voir
www.tlfq.ulaval.ca/...C_s2_Britannique.htm long mais super intéressant. | | | À: LiseDenise · 11 juillet 2009 à 3:15 Re: Sémantique français - québécois Message 65 de 70 · Page 4 de 4 · 901 affichages · Partager J'ai vécu toute mon enfance au Mans, dans la Sarthe et on y parle français avec "un accent" qui ressemble beaucoup à ce que vous dites !
Les grands classiques :
sabio pour sabot i-o pour eau vi-o pour veau drète pour droite pouère pour poire
Tout çà n'est cependant pas très bien défini ni délimité, l'accent "angevin" étant encore un peu autre chose...
Par contre, l'import en masse de mots "anglais" est assez récent.
" c'est la bourgeoisie qui dirigeait les assemblées délibérantes, qui orientait les débats, qui alimentait les idées révolutionnaires et qui contrôlait le pouvoir dont le peuple était écarté"
En fait de "peuple" ceci s'applique à la paysannerie... (la bourgeoisie fait partie du peuple, seul le clergé n'en fait pas partie !)
Perso, ce qui me gênerait le plus au Canada, outre les mots anglais "importés", c'est l'absence du système métrique et de tout ce qui en dérive (métrage, métreur etc...).
Lorsqu'on me parle de "pieds-carrés", j'ai une irrésistible envie d'envoyer la personne consulter un médecin !
| | | À: MengWan · 11 juillet 2009 à 3:49 Re: Sémantique français - québécois Message 66 de 70 · Page 4 de 4 · 894 affichages · Partager Le système métrique fut instauré au Canada dans les années '70. Ce sont les américains qui sont réfractaires au système. Ici nous nous sommes habitués au métrique très rapidement et c'est ce système qui est enseigné dans les écoles dès le primaire. | | | À: LiseDenise · 11 juillet 2009 à 4:28 Re: Sémantique français - québécois Message 67 de 70 · Page 4 de 4 · 893 affichages · Partager Merci...
" L'âge ne compte pas à moins d'être un fromage"
Et le bon vin, alors ? 
D'ailleurs, le deux vont si souvent bien ensemble...
| | | À: CanadaGoose · 12 juillet 2009 à 3:44 Re: Sémantique français - québécois Message 68 de 70 · Page 4 de 4 · 871 affichages · Partager Ce qui me gêne ici, c'est qu'on nivelle par le bas. Au lieu de se remettre en question et faire des efforts en français, on préfère dire "bof, c'est pas grave, c'est pas très important (la façon dont c'est écrit)". J'imagine le niveau dans quelques décennies si on ne fait rien. Et ce n'est pas la jeune génération qui va changer ça.
De toute façon, il faut cesser de jouer à l'autruche: il y a de moins en moins de francophones au Canada, le taux de natalité est des plus bas au monde, et la population anglophone elle continue de monter. Dans un certain avenir, on ne parlera plus français ici, c'est quasi impossible de renverser la tendance selon plusieurs démographes. Il n'y a rien à faire (à part peut être revenir aux familles de 12 enfants), même l'immigration francophone ne suffira pas.
Ce n'est pas les tapes sur les doigts de l'Office de la langue française qui y changera quelque chose.
Cela étant dit, je suis d'accord pour qu'il y a ait un effort au sujet de la qualité de la langue - que ça soit ici ou ailleurs dans la francophonie. Mais de plus en plus de gens se tournent vers l'anglais de toute façon...c'est un phénomène désolant à cause des conséquences à plus long terme, mais auquel on pourra difficilement y échapper. | | | À: Nikky · 12 juillet 2009 à 16:04 Re: Sémantique français - québécois Message 69 de 70 · Page 4 de 4 · 858 affichages · Partager Je suis malheureusement d'accord avec toi Nikky... | | | À: CanadaGoose · 13 juillet 2009 à 17:25 Re: Sémantique français - québécois Message 70 de 70 · Page 4 de 4 · 837 affichages · Partager Je ne sais pas pourquoi vous vous embrouillez tous comme ça... ces traductions si litterales soit-elles et cette façon de franciser voir de conjuguer les verbes Anglais en Français par les Quebecois est pleine de poésie.. et d'humour... où est le mal franchement? 
Il aparait très evident que les groupes de même souche linguistique aient pu évoluer differamment dans le cours de l'histoire, influencés par leurs bouillons de cultures et environnements respectifs...c'est juste de la logique...
On demandera simplement aux Français d'être plus ouverts et moins tatillon sur les tournures qui leurs sont étrangères et aux Québécois de cesser de nourrir sans cesse des complexes qui n'ont pas raison d'être...
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