Krikri6792 · 8 avril 2010 à 16:33 · 22 photos 28 messages · 10 participants · 11 747 affichages | | | | 8 avril 2010 à 16:33 · Modifié le 16 mai 2016 à 9:21 Sri Lanka et Maldives: un voyage en vert et bleu! Message 1 de 28 · Page 1 de 2 · 10 107 affichages · Partager Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage effectué du 14 au 29 mars 2010, sept jours au Sri Lanka (uniquement la région montagneuse du Centre) pour visiter et randonner suivis de sept jours aux Maldives pour plonger.
Pour une version avec davantage de photos, allez directement ici :
sites.google.com/...yagesceylanmaldives/
Présentation
Ah ! un peu de soleil et de chaleur en cette fin d’hiver seraient vraiment les bienvenus.
Un coup d’œil à notre « Guide du Voyageur - Saisons et climats »... Voyons voir... en mars, quelle région du monde pourrait bien répondre à notre attente ?
Trouvé ! Les Maldives... OK pour la mer, le soleil et les poissons mais, pour le reste, c’est un peu limité. Et le Sri Lanka voisin ? OK pour la montagne ou le culturel mais pour la mer, ce n'est pas vraiment l'idéal.
Alors... si on combinait un peu des deux ?
Sept jours au Sri Lanka, en se concentrant sur la région montagneuse du centre (il faut faire des choix), puis sept jours aux Maldives pour nager et plonger. Parfait !
Il ne reste qu’à prendre les billets Paris - Colombo - Malé - Paris et déjà le départ approche, c’est pour le 14 mars 2010.
Au Sri Lanka
Pour un séjour aussi court, autant ne pas perdre de temps dans les transports. La meilleure formule nous semble être celle du chauffeur guide. Très vite, nous en contactons quatre.
C’est Malik qui est le plus réactif. Il est le propriétaire d’une guesthouse et d’une petite agence (Malik Tours) à Kandy. Nous lui exposons nos envies et quelques points d’intérêt auxquels nous tenons : - - un parcours passant par Kandy puis continuant dans les montagnes - - bénéficier à chaque étape de quelques heures pour randonner - - mixer hébergement en pensions de famille (guesthouse) et en hôtel de charme.
Nous nous mettons alors d’accord sur les villes étapes suivantes : Kandy (2 jours), Nuwara Elyia (2 jours), Ella (1 jour) et Dalhousie (1 jour).
Après ces sept jours, la tête dans les sommets, notre voyage se poursuivra aux Maldives, la tête sous l’eau.
Aux Maldives
Les Maldives, ce sont 1190 îles dont une centaine ouvertes au tourisme ! Alors comment s’y retrouver ? Laquelle choisir ?
Après avoir tenté quelques îles connues, Rihiveli où nous étions en 1985, d’autres dont on nous avait parlé (Embudu, Eriyadu, Bandos, Kuredu et j’en passe), certaines trop chères, d’autres trop éloignées, certaines trop peuplées, d’autres sans lagon... nous avons fini par jeter notre dévolu sur...
HELENGELI
... qui a l’air de répondre à nos critères et que le guide Nelles décrit ainsi :
«... Une des îles les plus isolées de l’atoll de Malé Nord... une île de solitaires et de plongeurs dans l’âme... quarante sites de plongée sous-marine... un récif internequi se prête à la plongée en apnée... une île soignée et à la fois laissée à l’état de nature... seulement cinquante chambres au cœur d’une végétation quasiment intacte... Bref, un refuge idéal pour qui recherche le calme, la détente et un petit goût d’aventure. »
C’est tout à fait ce qu’il nous faut !
Le vol sur l'A380
Dim 14/03/10 : de Paris à Colombo via Dubaï
C’est le jour J et nous découvrons, à notre grande surprise, quelques heures avant le départ, que le vol EK 74 (Emirates) Paris - Dubaï s’effectue sur un A380. Nous sommes par conséquent d’autant plus excités de découvrir le super jumbo.
Sous un ciel maussade, le voici, garé sur le tarmac de Roissy... Longueur 73,4 mètres pour une envergure de 79,8 mètres !
Un zoom sur le fuselage confirme son identité.
Le bel oiseau ainsi perfusé fait un peu de peine à voir mais c’est impressionnant... tout ce que ce géant à deux étages peut engloutir comme cargaison ! Il va pouvoir décoller avec tout ce chargement... et près de 500 passagers qui montent maintenant à bord ?
En attendant le décollage, nous testons le confort de nos sièges : plus de place pour les jambes, une inclinaison plus importante et 81centimètres entre les sièges, des écrans individuels avec plus de 1200 canaux de divertissement... bref, un confort sans pareil !
Ajoutons à cela un décollage en douceur, un personnel polyglotte et attentionné, des repas délicieux et d’une rare qualité... les six heures trente à bord passent très vite et déjà Dubaï scintille de mille feux ! Après plusieurs tours au-dessus du désert, notre 380 se pose délicatement.
Bon, là, il faut quitter le super appareil et poursuivre, après deux heures d’escale, plus modestement sur un Boeing 777 mais le service Emirates, là encore, est top !
Tout juste le temps de s’assoupir un peu pendant ces quatre heures et quart de vol, la nuit est très courte. Le soleil est levé depuis belle lurette au Sri Lanka. Il est 8 h 30 heure locale quand nous atterrissons à Colombo.
On avait envie de chaleur, il fait déjà 27° en ce début de matinée. Ça promet !
Vol sur A 380
Kandy, au bord du lac
Lu 15/03/10 : Kandy
Dans le hall de l’aérogare, il y a foule, chacun avec sa petite pancarte. Nous repérons très vite celle portant notre nom : le chauffeur envoyé par Malik nous attend. Après les présentations (il s’appelle Nimal et c’est lui qui nous conduira pendant ces sept jours), il nous entraîne à l’extérieur où nous attendons qu’il aille chercher le véhicule au parking.
Ça y est, valises et sacs remplissent le coffre de la Nissan. En route vers Kandy à travers une campagne rappelant l’île Maurice d’il y a trente ou quarante ans.
Une centaine de kilomètres mais près de trois heures de trajet, car ici l’état des routes et les conditions de circulation allongent considérablement les délais. Nous comprenons rapidement qu’ici un conducteur a besoin d’avoir de bons réflexes pour freiner, d’un bon coup de volant pour éviter les véhicules en face ou les piétons, d’un bon klaxon pour se faire entendre, d’un soupçon d’inconscience ou d’un bon ange gardien pour doubler en toute circonstance.
Après celle de l’ Equateur et de l’ Egypte, la conduite sri lankaise est, elle aussi, très folklorique : la priorité est au plus gros !
C’est donc avec un certain soulagement que nous voyons arriver Kandy, la deuxième ville du pays, 500 mètres d’altitude, porte d’entrée de la région montagneuse. Nous nous posons pour deux jours à la Palm Garden Guesthouse, propriété de Malik, dans un quartier sans charme mais la pension, comme son nom l’indique, est entourée de palmiers, de cocotiers et de jacquiers.
La chambre est simple mais l’accueil très chaleureux et à défaut d’avoir la vue sur le lac, il y a une terrasse très agréable sur le toit.
Après un bon repos, nous partons en fin d’après-midi voir un des points d’intérêt de Kandy : son lac... et quatre kilomètres pour en faire le tour... à pied bien sûr ! Il fait très chaud (plus de 30°).
Une petite halte sous cet arbre pluricentenaire est bienvenue !
Celui-ci, en fleur, saupoudre la rive d’une pluie de pétales roses !
Tout a l’air si paisible !
C’est oublier la ronde infernale des voitures, des bus et des tuk-tuk autour du lac, un incroyable concert de coups de klaxon, de coups d’accélérateur et de coups de frein dans une pollution regrettable !
Alors c’est avec bonheur que nous retrouvons la terrasse de la pension après un dernier coup d’œil sur le lac depuis les hauteurs de la ville. Le temple de la Dent, sur le bord du lac, sera pour demain.
Pour le dîner, nous avions commandé à la cuisinière un « rice and curry » mais je ferai, toute seule, honneur à ce plat succulent et copieux, tout juste épicé comme il faut pour mon palais d’Européenne... pendant qu’Hervé est cloué au lit avec une très forte migraine !
Lac de Kandy
Kandy, son jardin botanique et ses temples
Ma 16/03/10 : Kandy (suite)
La nuit a été chaude mais réparatrice pour notre malade d’hier et dès le lever du jour, nous sommes sur pied. Au programme de cette matinée : un peu de culture avec le temple de la Dent.
Situé au nord du lac, ce temple renferme la plus importante relique bouddhique du pays : une dent de Bouddha. Tous les jours, trois cérémonies ont lieu à 5 h 30, 9 h30 et 18 h 30. A 5 h30, on était encore au fond de notre lit alors c’est à celle de 9 h 30 que Nimal nous amène.
Nous nous mêlons à la file des fidèles venus en nombre, les mains chargées d’offrandes, se recueillir avec beaucoup de ferveur dans le sanctuaire. Comme eux, nous nous déchaussons et découvrons la tête à l’entrée du site, tout en veillant à avoir épaules et jambes couvertes.
Voici la partie la plus ancienne et la plus intéressante du temple : le pavillon reliquaire avec, au rez-de-chaussée, de magnifiques fresques et boiseries.
Au roulement de tambours, les pèlerins se pressent vers la galerie à l’étage afin d’y apercevoir le « tabernacle » contenant la dent. Nous, on se contentera d’un coup d’œil furtif avant de continuer notre progression dans d’autres salles du temple.
Bouddha est partout !
Nous sommes impressionnés par tant de ferveur !
Nous finissons la visite par la salle de l’éléphant Rajah, contenant la dépouille naturalisée du célèbre éléphant qui pendant des décennies a porté le reliquaire en or lors de cérémonies annuelles à Kandy. Touchant !
Il est 11 heures et il fait très chaud ! Se mettre au frais et au calme au jardin botanique de Peradeniya est la meilleure solution à cette heure de la journée. Nous prenons tout notre temps pour arpenter le parc.
A six kilomètres de Kandy, sur une superficie de 60 ha, c’est le plus grand jardin botanique du pays. C’est un havre de paix au regard de l’agitation grouillante de la ville.
Des pelouses et massifs bien taillés...
Des arbres remarquables...
Ce Ficus Benjamina... gigantesque et tentaculaire !
Ce « Bronze Shower Tree » ( Cassia moschata)... magnifique !
Cet arbre à boulets de canon ( Couroupita guianensis)... en fleur !
Et cet arbre... de roussettes bien garni !
Des variétés confidentielles comme ces cocos de mer ( Lodoicea maldivica) qui, en principe, sont endémiques des Seychelles et qui ont réussi à se développer ici. Leurs fruits qui demandent six ans pour arriver à maturité peuvent peser jusqu’à 20 kg et vaudraient une fortune.
Des animaux... exotiques ou pas ! Deux petits singes espiègles venus chatouiller les doigts de pied du photographe !
Un lézard bien caché !
Et un scorpion exhibé par un local en échange d’un petit billet !
Enfin une superbe collection d’orchidées !
On en a plein les yeux et plein les gambettes aussi... alors, une petite pause rafraîchissement à la cafétéria du jardin, puis un repos bien mérité dans notre chambre avant de repartir, en fin d’après-midi, dans la campagne kandyenne à la découverte de trois (petits) temples.
Loin du faste du temple de la Dent, ici, nous avons le privilège d’être les seuls visiteurs, et, quand le gardien du deuxième temple vient avec sa clé ouvrir le sanctuaire, nous nous sentons très honorés.
Une journée bien remplie qui se termine sur la terrasse de la pension avec un « rice and curry » qu’Hervé peut enfin apprécier. Quant à moi, je ne suis pas mécontente de goûter cette variante car les plats de légumes ne sont pas tous les mêmes qu’hier. Nous terminons par une assiette de fruits, papaye, ananas, banane.
Dans le jardin botanique
Temple kandyen
Tea Factory, au coeur des plantations
17/03/10 : de Kandy à Nuwara Eliya
8 h 30 : la voiture est prête. Nous prenons congé de nos hôtes Malik, Laetitia et la petite Selima ainsi que de toute l’équipe de la pension, aux petits soins pour nous pendant ces deux jours.
Route vers Nuwara Eliya (prononcez Niourélia) à environ 80 kilomètres de Kandy en passant progressivement de 500 mètres à 2000 mètres d’altitude. Pas étonnant alors qu’en sortant de la voiture à Ramboda (1400 mètres), l’air soit plus vif et la brise rafraîchissante. On respire et on profite des premiers paysages de plantations de thé !
La maison de thé des Blue Fields invite à une petite halte. Visite de la fabrique, dégustation d’une tasse de thé, mais bien que nous adoptions le thé tout au long de notre séjour (buvons local !) nous ne sommes pas vraiment amateurs. Ce n’est donc pas avec nous que la boutique fera affaire !
Après quatre heures de trajet sur une route de montagne sinueuse mais agréable, nous voilà à Nuwara Eliya, la principale villégiature du Sri Lanka. Le centre-ville poussiéreux et turbulent est typiquement sri lankais mais la ville, prisée autrefois par les pionniers anglais de l’industrie du thé, a gardé des traces de l’époque : son golf, sa poste, ses jardins...
C’est d’ailleurs dans le très british Victoria Park que nous nous installons pour pique-niquer avant de poursuivre car notre destination finale, le Tea Factory Hotel, est encore à quinze kilomètres de cette ville et à quatre kilomètres du village de Kandapola au bout d’un chemin cahoteux.
L’accueil à l’hôtel dépasse nos attentes. Un majordome en uniforme et en gants blancs nous ouvre la porte de la voiture. Les employés se pressent, l’un s’occupant des valises, l’autre s’occupant du check in, le troisième s’occupant de nous.
En guise de bienvenue, il nous fait une petite marque sur le front puis nous offre dans le creux de la main quelques grains de sucre Candy, de cardamome et de cumin (à croquer !). Enfin une tasse d’un excellent thé épicé accompagné de sa recette.
On nous fait gentiment remarquer que ce soir, pour le dîner, le pantalon long est de rigueur ! « Smart casuel dressing code », en l’occurrence habillé, mais décontracté...ouf, car on n’avait prévu ni le costume ni la robe !
Voyons maintenant notre chambre !
Cet hôtel est une ancienne fabrique de thé reconvertie, en ayant pris soin de conserver toute la structure extérieure ainsi que certaines machines de l’époque que l’on peut d’ailleurs voir fonctionner en soirée.
Pas de temps à perdre, on a très envie de faire le tour du propriétaire. L’hôtel, vue de face.
Une grande terrasse... donnant sur les plantations.
Tiens, un beau cottage... Il s’avère que c’est la maison du manager et le jardinier, sur place, est fier de nous montrer les formes les plus étonnantes des buissons de buis.
Il y a là tout le bestiaire : dinosaure, éléphant, mickey mouse, lapin...
A 16 heures, nous avons rendez-vous avec Meya pour un « nature walk » à travers la campagne environnante, vers le village et le temple d’abord...
... entre champs de thé et plates-bandes de légumes.
Notre guide nous montre des oiseaux, des plantes, nous fait sentir le cyprès, le fenouil, l’eucalyptus et la citronnelle et nous entraîne à travers les coteaux.
Nous nous attendions à une petite promenade du dimanche mais pas du tout, Meya marche d’un bon pas et, au-delà des plantations de thé, s’enfonce dans la forêt primaire où nous le suivons tant bien que mal... chaussés de nos sandales. Après avoir trébuché sur quelques racines, nous débouchons dans une belle parcelle d’eucalyptus.
Quel calme ! Nous sommes dans notre élément !
C’est finalement au bout de deux heures et pas loin de dix kilomètres que nous retrouvons l’hôtel, au moment où la brume commence à envelopper les collines. Le nom de « Misty Mountains » colle bien à ces lieux !
Au dîner, un buffet « Around the world in two and half hours » nous met en appétit avec plein de spécialités locales et internationales et surtout un bon choix de desserts.
Tea Factory Hotel
Ella et le petit pic d'Adam
Je 18/03/10 : de Nuwara Eliya à Ella
Le ciel très dégagé au lever du jour est vite envahi par des nuages qui lui donnent un aspect ouaté.
Comme hier, à 8 h 30, c’est le départ, direction Ella, cinquante kilomètres. Aux alentours, le paysage des champs de thé ressemble à un grand tapis vert piqueté des taches colorées que forment les cueilleuses.
Plus loin, les cultivateurs eux aussi sont déjà à l’œuvre... à la grande joie des hérons.
Le trajet est particulièrement long et pénible, ralenti par les nombreux travaux sur le parcours, les passages incessants dans des bourgades grouillantes et crasseuses, la circulation intense et le trafic des bus sur ces petites routes étroites et sinueuses.
Les cinquante kilomètres prendront plus de trois heures et vers midi, nous atteignons enfin Ella. Le village en lui-même n’a que peu d’intérêt mais notre guesthouse « Ambiente » est située à l’écart, à flanc de colline, dans un environnement fleuri. Notre chambre simple, mais avec une grande terrasse, offre une des meilleures vues de la région... sur Ella Rock et Little Adam’s Peak de part et d’autre d’ Ella Gap. On nous dit que, par temps clair, on peut apercevoir la côte à travers cette faille !
Aujourd’hui c’est loin d’être le cas, il fait nuageux et orageux. La montée à Ella Rock est compromise, il aurait fallu partir de bon matin. On espère tout de même grimper jusqu’au petit pic d’Adam.
En attendant de voir l’évolution des conditions, nous partageons avec trois touristes américains de retour de randonnée deux gros sandwichs club, bien trop copieux pour nous !
Vers 14 h 30, malgré une météo incertaine, nous persuadons Nimal de nous accompagner en voiture au départ du sentier vers Little Adam’s Peak. En réalité, il a prévu de venir avec nous.
Comme pour son aîné le pic d’Adam (que nous gravirons dans quelques jours), on y accède par des marches mais, malgré la chaleur, ce ne sont finalement pas plus de cent mètres de dénivelé pour 1,7 kilomètres l’aller... une bagatelle ! Nimal sue à grosses gouttes et nous laisse faire, tout seuls, la dernière grimpette jusqu‘au sommet, préférant l’ombre d’un eucalyptus.
Là-haut, la vue est très belle bien que partiellement dans les nuages. Mais le ciel orageux donne à ce paysage une ambiance très particulière.
Nous pressons le pas dans la descente car les nuages se font de plus en plus menaçants jusqu’à donner une petite averse qui n’aura pourtant pas le temps de mouiller ni la terre ni nos chemises.
Le soleil réapparaît alors que nous nous apprêtons à faire une deuxième balade à partir de la pension, il est encore tôt : Hervé veut parcourir le début du chemin vers Ella Rock.
Pour cela, il faut descendre jusqu’à la voie ferrée, y marcher pendant deux, trois kilomètres (ici marcher sur la voie ferrée est normal) jusqu’à un pont et une cascade (partiellement sèche).
En chemin, beaux paysages de rizières et de cultures en terrasses.
Pour les piétons, marcher sur la voie ferrée est bien plus sûr que de marcher sur le bord d’une route. On y fait plein de rencontres, notamment avec ces écoliers.
Ce soir, « chop sue and noodles » pour changer un peu du « rice and curry ».
Petit pic d'Adam
A SUIVRE ! | | | Bonjour Christine Merci pour ce récit superbement illustré (comme toujours), bourré de détails pratiques bien utiles aux futurs voyageurs, et qui nous permet de nous évader un peu en patientant avant les prochaines vacances. Le Sri Lanka : ah, encore une destination à inscrire sur notre liste (déjà bien longue) de projets de voyages. Vivement la suite ! Chrsitine | | | Bonsoir Christine,
encore un succulent carnet agrémenté de merveilleuses photographies.
Tu nous fais rêver... Si le temps n'était pas compté, je resterais volontiers des heures à contempler ces jolies images, à m'évader dans tes récits.... l'époque coloniale, la culture du thé et ses cérémonies, la nature.... et ces enfants marchant sur les voies (c'est, pour le moment, la photographie que je préfère, elle est chargée de sens, digne d'un professionnel.)
Une question: votre attachant lézard vert a-t-il été photographié avec un objectif macro ou un objectif zoom ?
Merci de nous faire partager tes voyages.
A+, Anne. | | | Bonjour Christine,
La suite ne devrait pas tarder (demain, je pense) avec... un voyage en train et une fête hindoue... de quoi être au coeur de la vie locale ! Merci beaucoup pour ton message, ça fait toujours très plaisir et ça encourage à rédiger la suite !
A très bientôt !
Christine | | | Bonjour Anne,
Si le temps n'était pas compté, je resterais volontiers des heures à contempler ces jolies images, à m'évader dans tes récits..
J'espère que la lecture de mes récits ne te met pas en retard à ton travail  
En tout cas, c'est un plaisir  de recevoir de tels compliments ! Merci !
Le lézard a été photographié avec un objectif macro ! Quant à la photo des écoliers sur la voie ferrée, je l'aime beaucoup moi-aussi, c'est pourquoi je l'ai sélectionné même si sa qualité n'est pas top (le professionnel devra faire des progrès  )
Tu trouveras dans la suite d'autres photos (population) qui devraient te plaire... mais il faudra encore patienter jusqu'à demain.
A très bientôt !
Christine | | | À: Krikri6792 · 13 avril 2010 à 15:57 · Modifié le 15 mai 2016 à 17:30 Re: Sri Lanka et Maldives: un voyage en vert et bleu! Message 6 de 28 · Page 1 de 2 · 9 755 affichages · Partager Comme promis, voici la suite : un voyage en train, une fête et une procession hindoues !
Bonne lecture à tous !
De Ella à Nanu Oya en train
Ven 19/03/10
6 h 45 : nous improvisons une petite balade dans les environs, accompagnés par Tim et Tina, les chiens de la maison. Déjà les écoliers sont en route. A peine haut comme trois pommes, un bambin nous salue d’un « Hello, good morning » et plus loin, un père fait agiter la menotte à son bébé. Tout le monde a le sourire de bon matin.
9 heures : Nimal nous conduit à la gare car aujourd’hui nous allons faire le trajet jusqu’à Nanu Oya en train... en deuxième classe (plus de billets disponibles pour la première)... pour un prix imbattable : 150 roupies = 1 euro. En général, les prix des prestations pour les touristes sont bien plus élevés que pour les locaux... sauf pour le train où tout le monde paie le même tarif. Au dire de tous, voyager en train au Sri Lanka fait partie des incontournables, tout particulièrement sur cette partie du parcours. Nos bagages seront acheminés en voiture par Nimal qui nous attendra à la gare d’arrivée.
9 h 45 : le train à vapeur, auréolé de son nuage de fumée, entre en gare d’ Ella. Tous les touristes se précipitent pour avoir une bonne place. Heureusement, le train n’est pas encore bondé et tout le monde trouve de la place facilement.
Le voyage peut commencer... et il va s’avérer plus confortable que je ne le pensais. Il y a pas mal de place pour les jambes, plus que dans un TGV. Il y a de l’air car on voyage portes et fenêtres ouvertes et on peut se pencher pour admirer le paysage. Un retour, en quelque sorte, aux trains de notre enfance, au temps où en province les omnibus parcouraient la campagne au rythme des gares et des passages à niveaux !
Je peux même faire coucou au photographe.
Cahin-caha, à force de grincements, le train serpente dans des paysages étonnants. Rizières et forêts, plantations de thé et cultures maraîchères, vallons et crêtes défilent.
Il n’y a pas que les yeux qui sont sollicités : à chaque passage du vendeur de boulettes au piment, des senteurs épicées viennent chatouiller nos narines et donner à ce voyage une saveur exotique. Ces petites bouchées ont l’air appétissantes... mais on s’abstiendra malgré tout !
Les gares se succèdent et les voyageurs commencent à se faire de plus en plus nombreux, certains devront voyager debout !
Le train, maintenant, peine de plus en plus jusqu’au passage d’un col à 1890 mètres d’altitude.
Une vingtaine de tunnels en tout, que l’on essaie de passer en apnée... un dernier passage sur une crête... et le convoi plonge dans la vallée !
12 h 45 : nous voilà arrivés à Nanu Oya, destination finale de la plupart des touristes, ce qui fait des heureux parmi les locaux qui attendent une place. Nimal est au rendez-vous sur le quai, il vient d’arriver il y a à peine cinq minutes, en raison du trafic routier à nouveau très chargé.
Nous sommes enchantés de notre parcours en train. Vraiment, une expérience à faire... pour les paysages et pour le fun. Trois heures de trajet vite passées ! Quel confort et quelle tranquillité... pour le corps et pour l’esprit au regard des trajets en voiture où l’on est tout le temps sur le qui-vive ! Bref, un très bon moment ! A recommander.
Train sri-lankais
Retour au Tea Factory Hotel pour la fête hindoue
Ve 19/03/10 (suite)
Comme nous n’avions pas pu rester deux jours consécutifs à la Tea Factory, Malik nous a programmé un retour à cet hôtel pour couper le parcours jusqu’à notre étape suivante. Finalement, c’est une très bonne idée : cela nous donne droit, une deuxième fois, à tout le rituel d’accueil, y compris cet excellent thé épicé. D’ailleurs, en clients fidèles, on nous accorde cette fois-ci une chambre au top floor et nous allons pouvoir (ou devoir) en profiter pour nous reposer un peu, car dehors le domaine est noyé dans les nuages. La région mérite bien son surnom de « Little England » !
Heureusement, cela ne dure pas et bientôt, les nuages laissent place à une belle éclaircie. Ça tombe bien : depuis le village, musique et chants attirent notre attention.
Un mariage, un anniversaire ?
Des tuk tuk décorés ? Une fête, assurément !
Un cortège de villageois entourant un char coloré avance doucement sur le chemin.
Nous nous approchons davantage, histoire d’être aux premières loges pour photographier l’événement.
Les hommes sont à l’avant, entourant le char, dansant et gesticulant. Les femmes avec les petits enfants suivent et, à la lisière du village, elles s’arrêtent, laissant les hommes continuer seuls la procession.
C’est alors l’occasion de faire quelques zooms sur cette foule bigarrée.
Certaines femmes, jeunes et moins jeunes, se prêtent d’ailleurs volontiers au regard du photographe, parfois avec un brin de coquetterie.
Nous gardons un souvenir ému de tous ces visages.
A l’issue de la fête, un spectateur (local) nous donne quelques indications : il s’agit d’une fête en l’honneur de Vishnou qui n’a lieu qu’une fois par an. Il nous explique que les femmes restent au village car elles ont à faire (!!!) et que les hommes poursuivent la procession jusqu’à la ville voisine où auront lieu encore d’autres cérémonies puis reviendront au village tard dans la nuit, vers deux heures du matin.
Alors que le groupe de femmes se disperse, nous poursuivons notre balade dans la campagne environnante, cherchant notre chemin au milieu des plants de thé, longeant les plates-bandes de légumes et sautant par-dessus les ruisseaux.
Et pendant que les villageois faisaient la fête, cette vache s’en est donné à cœur joie dans les théiers.
Nous ne manquons pas de nous étonner devant la forme de certaines parcelles cultivées. Celle-ci ressemble à un couffin.
Et celle-là nous fait penser à une broderie ou un napperon !
Nous ne nous lassons pas d’arpenter encore et encore ces champs de thé vallonnés !
Bientôt un petit Sri Lankais nous rejoint et nous tient compagnie : du haut de ses six ans, il connaît déjà plein de mots anglais : les noms des légumes qu’il nous montre, les animaux familiers dont il s’amuse à nous imiter le cri... Il est très intrigué par notre GPS dont Hervé lui fait la démonstration. Il a surtout un avantage, il est tout seul à nous aborder et dans mon sac, j’ai un stylo que je lui offre volontiers au moment de nous séparer... avant de lui tirer le portrait.
En fin de soirée, nous n’oublions pas de confirmer notre volonté de retrouver Meya pour un « nature walk » au lever du jour. Départ demain matin 6 h 30.
Fête hindoue
En route vers Dalhousie, encore des processions hindoues
Sa 20/03/10 : Kandapola – Dalhousie
En pleine nuit, probablement 2 heures du matin, les haut-parleurs des véhicules de la fête hindoue nous réveillent. Le « concert » va durer jusqu’au petit matin tantôt à pleins tubes, tantôt en sourdine. Nous ne dormons plus que d’une oreille et à 6 heures du matin, pas besoin de réveille-matin. A jeun, après avoir enfilé un pantalon, nous rejoignons Meya dans le hall de l’hôtel.
Il fait très beau ! Pour ces deux heures de randonnée, notre guide nous propose un itinéraire un peu différent du précédent, consacré essentiellement à l’observation des oiseaux.
Bullbul, plain prinia, bushchat, hawk eagle... sont observés, mais tous seront plus rapides que le photographe. Seul ce pic reste imperturbable... posant presque pour la photo !
Pendant notre balade, nous croisons le cortège des fidèles hindous, toujours en train de danser et chanter... depuis plus de douze heures.
Allez, un dernier coup d’œil sur ces coteaux... Les plantations sont la propriété de la société Finlays, une compagnie écossaise. Les terres cultivables appartiennent aux villageois. Tout l’espace est optimisé et la moindre parcelle mise en culture. Vous aurez remarqué les plates-bandes parfaitement tirées au cordeau et les plants de carottes, poireaux, choux ou salades parfaitement alignés.
Le thé produit par ces coteaux est réputé être un des meilleurs du pays, le « champagne » des thés de Ceylan.
Le bus local (très coloré) est aujourd’hui au repos !
Au bout de ces deux heures, le petit déjeuner est bien mérité. Puis nous flânons jusqu’à 11 heures, heure prévue pour notre départ vers Dalhousie.
A l’approche de Nuwara Eliya, un important déploiement de policiers et de militaires. Un policier tous les cinquante mètres en ville, interdiction de stationner ou de s’arrêter : mais que se passe-t-il ? En fait, le Président est attendu ici dans le cadre de la campagne électorale (des élections législatives auront lieu en avril). Déjà la foule est rassemblée en nombre sur l’hippodrome et des files de militants, scandant des slogans, continuent à affluer vers le lieu du rassemblement. Nous prenons une déviation et quittons la ville.
Depuis la route, vue spectaculaire sur deux cascades : Devon Falls et Saint Clair Falls. Ici les Saint Clair Falls presque à sec.
Notre itinéraire croise à deux reprises des cortèges hindous. La deuxième fois mérite un arrêt car, autant le spectacle de la fête autour de l’hôtel était bon enfant, autant celui-ci est impressionnant.
Pour faire pénitence (?), des hommes s’infligent des mortifications, suspendus au bout d’une potence, accrochés par plusieurs hameçons dans le dos, les cuisses et les mollets pendant que des femmes aux joues percées dansent, en transe.
Heureusement, la queue du cortège formée essentiellement de femmes portant des offrandes est plus agréable à regarder.
Parées de leurs plus beaux atours, elles nous adressent un petit signe ou un sourire.
Les plus jeunes font les intéressantes devant l'appareil photo !
Avec leurs colliers de fleurs orange dans les cheveux, elles forment un ensemble encore plus coloré, de dos.
Appuyé contre sa voiture, Nimal, notre chauffeur, les regarde s’éloigner.
Pour nous, il est temps de poursuivre notre chemin.
Bien que le pic d’Adam (2250 mètres) soit visible depuis longtemps, on n’est encore loin d’être arrivés et on a parfois l’impression de s’en éloigner au lieu de s’en rapprocher. C’est que la route, après maints et maints virages, doit encore contourner deux lacs successifs pour finir en cul de sac au pied d’ Adam’s Peak. En tout, environ 80 kilomètres et comme d’habitude trois bonnes heures en voiture !
Il est plus de quatorze heures quand notre Nissan se gare devant Yellow House, la pension retenue par Malik. Une grande chambre aux couleurs pimpantes, un petit balcon donnant sur une rivière et la vue sur le fameux sommet.
Après nous être restaurés, Nimal nous emmène en reconnaissance vers le début du sentier menant au pic.
En fait Dalhousie n’est pas à proprement parler un village. Ce sont quelques pensions, un poste de police et surtout quantité de boutiques agglutinées le long de la route, le tout destiné à l’exploitation touristique du lieu. Boutiques de souvenirs, d’en-cas, de boissons, de friandises, de vêtements chauds, bref une ambiance de fête foraine ou de grand marché !
Car l’ascension du pic d’Adam est bien plus qu’une simple randonnée. La montagne est vénérée sous le nom de Sri Pada par toutes les confessions du pays : bouddhistes, hindous, musulmans et chrétiens. A son sommet s’ouvre une cavité que les premiers considèrent comme une empreinte du pied de Bouddha, les deuxièmes du pied de Shiva, les troisièmes du pied d’Adam. Enfin les chrétiens y voient la trace du pied de saint Thomas. Alors, pas étonnant qu’il y ait foule, d’autant que nous sommes le week-end.
D’ailleurs, de nombreux pèlerins commencent dès maintenant la lente montée vers le sommet : environ six kilomètres aller, mille mètres de dénivelé et plus de 5000 marches à gravir ! Pour nous, le départ se fera dans la nuit à deux heures du matin pour une arrivée au sommet avant le lever du jour. Il faut compter environ trois heures pour la montée.
En attendant, nous en profitons pour admirer le pic à la tombée de la nuit depuis la pension... (Vous voyez les petites lumières qui scintillent au sommet ?)
... alors que le soleil couchant met le feu aux collines voisines !
Après le dîner partagé avec un jeune couple de Français installés à Genève (un petit coucou... s’ils nous lisent), au lit de bonne heure !
Le réveil est réglé sur deux heures du mat'. Je reste encore éveillée un long moment et j’entends passer sur la route encore et encore des bus déversant leur flot de pèlerins. Je me demande comment tout ce monde va pouvoir tenir là-haut !
Procession hindoue
A SUIVRE ! | | | À: Krikri6792 · 16 avril 2010 à 12:50 · Modifié le 15 mai 2016 à 17:23 Re: Sri Lanka et Maldives: un voyage en vert et bleu! Message 7 de 28 · Page 1 de 2 · 9 649 affichages · Partager Voici le dernier épisode de la partie Sri Lanka. La partie Maldives suivra ! Bonne lecture à tous !
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L'expérience du pic d'Adam
Di 21/03/10 : de Dalhousie à Colombo
2 heures du matin : avant même que le garçon d’étage ne nous réveille, nous tournons la clé de la porte d’entrée et nous éclipsons discrètement. Dehors, la nuit est douce même si on supporte pour l’instant une petite polaire, le temps de nous échauffer. Hervé met en marche son GPS pour se donner une idée de notre progression.
C’est parti pour trois heures d’ascension.
Pendant la première demi-heure, on commence par une marche d’approche entre la rangée de boutiques dont beaucoup sont ouvertes et éclairées, même à cette heure.
La montée se fait progressive au début. D’abord quelques marches espacées, rien de bien méchant. Passage sous l’arche d’entrée, puis devant un dagoba. Au fil de notre avancée, la montée devient plus difficile, les marches se rapprochent, de hauteurs différentes, cassant le rythme. On a chaud, on s’arrête pour boire et souffler un peu. On fait des zigzags pour soulager les genoux.
Mais nous sommes étonnés : il y a énormément de monde qui descend, uniquement des locaux... et seulement quelques touristes qui montent. Peut-être n’y aura-t-il pas tant de monde que ça là-haut ?
En attendant, Hervé égrène les dénivelés sur le GPS.
300 mètres... 400 mètres... ça commence à être douloureux, les marches sont de plus en plus rapprochées et très hautes.
500 mètres : il me déleste de mon sac à dos et je me sens pousser des ailes.
700 mètres : nous commençons à rattraper les pèlerins qui sont partis hier après-midi ou soir et qui se sont arrêtés pour dormir ou se restaurer dans des sortes de préaux prévus à cet effet. Nous sommes admiratifs devant la détermination de tous ces gens : des vieillards en tongs, des infirmes, des couples avec des bébés dans les bras, des familles avec de jeunes enfants !
850 mètres : ça bouchonne... car à partir d’ici, le côté droit est prévu pour la montée et le côté gauche pour la descente. Entre les deux, une rampe pour aider à la progression et c’est vrai que ça soulage de pouvoir se hisser à l’aide de la rampe. Mais, en même temps, on n’avance plus ! En Français indisciplinés, nous avançons un peu sur le côté destiné à la descente mais rapidement, la foule qui descend devient aussi compacte que celle qui monte. Nous réintégrons alors la file montante et c’est à touche-touche qu’on progresse. Je suis bien contente de porter un sac dans le dos, cela me crée un espace de sécurité. Hervé surveille, inquiet, ses objectifs photo.
900 mètres : le vent se lève, il faut se couvrir et ceux qui montent ou descendent en tee-shirt grelottent de tous leurs membres. Heureusement, nous avons prévu polaires et coupe-vent. Il doit faire 10°.
950 mètres : ça n’avance plus et les cinquante derniers mètres de dénivelé vont nous prendre plus d’une demi-heure.
5 h 15 : nous arrivons enfin au sommet. Une foule dense (plusieurs milliers de personnes ?) se presse là-haut et nous tentons de nous trouver une petite place. Dans ces conditions, pas moyen d’accéder ni au monastère, ni à l’empreinte de Bouddha, ni au côté opposé au soleil levant.
Quelques policiers essaient de contrôler tant bien que mal la foule. Les gens se bousculent, se pressent pour apercevoir les premières lueurs du jour. Des haut-parleurs débitent des discours en sri lankais (des consignes de sécurité ?).
6 heures passées : ça y est... le ciel rosit et le contour des sommets commence à se dessiner. Les appareils photo et surtout les téléphones portables crépitent alors que résonne la prière du matin.
Le lever de soleil est certes beau mais, plus encore, c’est le spectacle de la foule qui est impressionnant.
En principe, après avoir vu le lever de soleil, il est intéressant d’aller observer, du côté opposé, un phénomène curieux : l’ombre du pic n’est pas projetée sur le sol comme elle devrait l’être, mais se dresse fièrement à la verticale dans le paysage, comme un double de la montagne.
Mais là, impossible d’envisager son observation. Nous préférons quitter rapidement le sommet pour prendre de l’avance sur toute cette foule.
Le jour est maintenant bien levé et nous pouvons visualiser à partir d’ici tout le trajet effectué. Hélas, nous avons aussi la vue sur tous les détritus (ils se voient même sur la photo) qui jonchent les abords. Quel dommage ! Il y a bien une association qui sensibilise la population à l’environnement au début du parcours, elle échange les sacs plastique contre des sacs en tissu. Malheureusement, cela ne résout pas le problème plus général des emballages que les gens abandonnent au bord du chemin.
En nous retournant, on ne manque pas d’admirer le pic. De jour il est majestueux ! Dire qu’on est montés là-haut !
Pour adoucir la descente, à chacun ses petits trucs : nous, on court pour soulager nos genoux. Quant à ce moine, il s’appuie sur son parapluie.
Au pas de course, la descente est rapide et fluide. Cela nous laisse le temps de nous attarder devant quelques sites aperçus de nuit, à l’aller. Ce dagoba. Ce bouddha en pierre.
Il commence à faire chaud et déjà la brume envahit les collines.
8 heures : Retour à la pension.
Autour du petit déjeuner, nous partageons avec nos compatriotes (ceux d’hier soir) nos impressions réciproques. Indiscutablement, c’est une expérience à faire, il serait dommage de venir jusqu’au pied du pic sans en faire l’ascension. Mais aucun de nous quatre n’avait imaginé autant de monde. Bien sûr, nous n’espérions pas être seuls mais à ce point... Le fait d’être le week-end ainsi qu’en période de fête pour les hindous y a sans doute été pour beaucoup.
Alors que nous poursuivons notre échange, la jeune femme nous raconte qu’un Français s’est fait voler son iPhone au sommet.
Sur ce, Hervé tâte ses poches... et blêmit... La pochette contenant nos deux passeports, la carte bleue et des espèces (qu’il avait dans une poche de pantalon fermée par un scratch) a disparu.
Branle-bas de combat dans la chambre pour vérifier si elle n’avait pas été mise ailleurs. Très vite, il faut nous rendre à l’évidence, elle nous a bel et bien été dérobée, un pickpocket a dû sévir dans la foule.
Je vois déjà nos vacances anéanties avec un retour prématuré en France. Comment envisager la poursuite du voyage aux Maldives sans passeport ? Notre vol est programmé pour ce soir à minuit.
Déclaration à la police locale, coups de fil à l’Ambassade de France, opposition sur la carte bancaire, rangement des valises : tout s’accélère en cette fin de matinée et, à 11 heures, nous prenons la route, direction Colombo et l’Ambassade de France. Pas la tête à regarder le paysage... mais sur les nerfs... à imaginer tous les scénarios possibles.
Peu avant Colombo, nous trouvons un photographe pour les fameuses photos d’identité aux dimensions spécial passeport. Voilà déjà une chose de faite !
Vers 15 heures, nous entrons dans les faubourgs de Colombo. Un coup de fil au Consul pour le prévenir de notre arrivée (n’oublions pas que nous sommes dimanche, il se déplace exprès pour nous). Trente minutes plus tard, nous sommes en face de lui.
Il nous annonce d’emblée que l’établissement d’un passeport provisoire n’est pas possible sans l’aval de la sous-préfecture d’origine, or les administrations en France sont fermées le dimanche. Vingt-quatre à quarante-huit heures seraient certainement nécessaires pour obtenir ce feu vert.
Et nos vacances, alors ?
Heureusement M. le Consul est un homme compréhensif et plein de ressources. Après s’être mis en rapport avec les autorités maldiviennes, il nous délivre des laissez-passer, au vu d’une copie de carte d’identité qu’Hervé a retrouvée dans ses papiers de plongée. Car, bien sûr, en voyageurs imprudents, nous n’avions pas fait de copie des passeports et n’avions plus aucun moyen de prouver notre identité. Tous les détails de notre voyage (vol, hôtels) sont alors envoyés au Consul honoraire des Maldives chargé de prévenir les services de l’immigration de ce pays. Ce document devrait par conséquent nous permettre de poursuivre notre voyage... à condition que les services de l’immigration des pays concernés l’acceptent.
Au bout d’une heure trente, nous sortons de l’Ambassade soulagés et reconnaissants. En tout cas, chapeau à cette administration au service de ses ressortissants vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Bon, maintenant, il ne reste plus qu’à nous rendre à l’aéroport et à voir comment les douaniers vont accueillir notre papier. Un dernier verre avec notre chauffeur, petit mot dans son livre d’or, échange d’adresses mail, pourboire bien mérité... et au revoir, Nimal !
Une longue attente commence jusqu’à 0 h 15, avec toujours une petite pointe d’anxiété. Ouf, les douaniers sri lankais ont l’air d’avoir l’habitude de ce genre de papier... pas de problème pour sortir du pays. A moitié rassurés, nous nous écroulons littéralement dans l’avion (nous sommes levés depuis 2 heures du matin, avons mille mètres de dénivelé dans les jambes et il est minuit) pour n’ouvrir les yeux qu’à l’atterrissage à Malé.
Le douanier maldivien est plus dubitatif. Il en appelle à son collègue et le papier passe de main en main. Les autres passagers regrettent d’avoir fait la queue derrière nous ! Enfin, la chef arrive et s’excuse. Elle était occupée mais bien mise au courant de notre situation. Ouf, ouf, elle donne son aval, encore quelques coups de tampon : nous sommes maintenant assurés de pouvoir poursuivre nos vacances.
Après toutes les émotions de la journée, un dernier trajet en bateau puis en taxi et enfin... nous pouvons nous laisser aller dans les bras de Morphée dans la jolie petite chambre de House Clover Guesthouse : il est 2 h 30 heure locale, soit 3 h 30 heure du Sri Lanka et cela fait vingt-cinq heures que nous n’avons pas dormi.
Le pic d'Adam au loin
La foule au sommet
Au pied du pic d'Adam
La suite du voyage aux Maldives... bientôt ! | | | Bonjour Christine,
Quel dépaysement! Et que de verdure, de couleurs et... presque de senteurs! Voilà un carnet qui sort de l'ordinaire, avec toujours les très belles photos d'Hervé (malgré le climat humide et les horizons brumeux) et ton commentaire si vivant (bravo, au passage, pour les identifications).  Il y a deux choses qui m'ont marquée: d'une part, bien sûr, votre mésaventure, la galère qu'on imagine, le cauchemar de se retrouver sans papiers à l'autre bout du monde (heureusement qu'il y a eu le lever de soleil sur le pic d'Adam  ), et cette procession aux images terribles pour nous, Européens. Version sri lankaise de la "danse" du Soleil (qui d'ailleurs n'en est pas une). Je suis très sensible et je crois que ces visions auraient hanté mes nuits le restant des vacances. 
Je me réjouis maintenant à l'idée d'aller faire un tour aux Maldives que je ne connais pas  .
A bientôt, Pascale | | | Hello Pascale et merci pour tes compliments !
Il y a deux choses qui m'ont marquée: d'une part, bien sûr, votre mésaventure, la galère qu'on imagine, le cauchemar de se retrouver sans papiers à l'autre bout du monde
Tout est bien qui finit bien... En tout cas, cette mésaventure nous servira de leçon... avoir les copies de tous les documents de voyage est une précaution indispensable. Depuis hier, nous avons nos passeports biométriques !
et cette procession aux images terribles pour nous
Cette procession a été effectivement très impressionnante et rien que de l'évoquer, j'en ai la chair de poule !
Pour les Maldives, encore quelques jours à patienter... mais j'y pense !
A+
Christine | | | À: Krikri6792 · 7 mai 2010 à 9:25 · Modifié le 16 mai 2016 à 9:23 Re: Sri Lanka et Maldives: un voyage en vert et bleu! Message 10 de 28 · Page 1 de 2 · 9 254 affichages · Partager Voilà enfin... la dernière partie de notre voyage en vert et bleu ! 7 jours à voir la vie en bleu aux Maldives.
Maldives, de Malé à Helengeli en hydravion
Lu 22/03/10 : Malé – Helengeli
Le réveil est douloureux. Les 5000 marches et les 1000 mètres de dénivelé du pic d’Adam ont laissé des traces.
Mais pas le temps de se lamenter, il faut se dépêcher de boucler nos valises. Notre vol en hydravion vers Helengeli était initialement prévu à 5 h 30 (mais on n’a pas été prévenus !) Il est reprogrammé à 8 h 30. Pas de temps à perdre, il est déjà 7 h 30 et il nous faut à nouveau prendre taxi et bateau jusqu’à l’aéroport.
Ce court trajet va nous donner un bref aperçu de Malé, une île de 4 km2, la plus petite capitale du monde. Avec ses 50 000 habitants, elle a dû plusieurs fois repousser ses limites en gagnant sur la mer et construire définitivement à la verticale. Ses petites rues étroites autrefois recouvertes de corail sont aujourd’hui bitumées et envahies de scooters et de taxis. La circulation se fait en sens unique et pour cause.
Le gouvernement maldivien a pris le parti de séparer îles touristiques et îles habitées dans le but d’empêcher les touristes de « corrompre » la vie musulmane locale. C’est donc dans une de ces 89 îles touristiques que nous nous rendons aujourd’hui : Helengeli, à 51 km de l’aéroport, dans l’atoll de Malé nord ou Kaafu. Parmi les moyens pour s’y rendre, le bateau rapide qui met environ soixante à quatre-vingt-dix minutes ou l’hydravion qui, en vingt minutes, relie la capitale à l’île.
Nous avons choisi le baptême en hydravion... l’occasion de survoler ces colliers d’îles, de récifs et de fonds coralliens.
Ça y est, voici Helelengeli vue à travers le hublot !
Nous débarquons... avant que quelques passagers ne poursuivent leur vol vers Meeru.
Un dhoni (bateau typiquement maldivien) nous attend pour nous acheminer de la plate-forme à l’île.
Nous approchons...
Des dauphins nous accueillent !
Le bateau entre dans le petit port. La transparence de l’eau nous dévoile les premiers coraux. On a hâte d’y être !
Arrivée à Helengeli
Helengeli Island Resort, présentation
Lu 22/03 au Dim 28/03/10
800 mètres de long sur 200 mètres de large... en avant, pour un tour de l’île ! Pas la peine de s’encombrer de sandales ! Sur Helengeli, on vit pieds nus du lever au coucher du soleil, même au restaurant dont le sol est recouvert de sable.
Première chose : ici pas de villas de luxe sur pilotis mais des bungalows doubles (une cinquantaine) bien intégrés dans la végétation.
Le plan ci-dessous donne une petite idée des lieux.
Voici notre chambre, le numéro 54 sur le plan. Les chambres sont toutes identiques, grandes, simples mais confortables !
... avec une originalité pour la salle de bains... partiellement à l’extérieur, en plein air. Chouette, la douche sous les étoiles !
Notre petit bout de plage « privée » devant chez nous.
Mais ce que nous apprécions le plus, quand nous ne sommes pas dans l’eau, c’est être près de la piscine, à nous prélasser dans une de ces chaises longues, avec un bon bouquin... ou à observer la mer. Parfois, des bancs de dauphins traversent la baie.
En fin d’après-midi, rien de tel qu’une petite balade vers la pointe sableuse... afin d’être aux premières loges pour le coucher de soleil
Et pour le dîner, c’est sur la plage... 294 Euh... non, je plaisante... sur la plage, c’est une fois par semaine ou... pour les amoureux... sinon, le dîner se passe au restaurant sous forme de buffet.
En nous promenant sur la plage, surtout en soirée, nous ne pouvons pas manquer les nombreux bernard-l’hermite dans leur coquille bien astiquée. Leur trace très caractéristique les trahit à tous les coups.
Un autre habitué des lieux, le héron (Grey Heron = Ardea cinerea) ! Aux Maldives, chaque île a le sien. A Helengeli, il y en a deux et ils sont particulièrement en confiance avec les touristes. Ils sont parfois juchés sur un toit près de la piscine ou au bord de la plage en train de guetter le poisson, mais plus surprenant encore, il arrive de les voir passer à pas lent à travers le restaurant !
La petite poule d’eau (White Breasted Water Hen = Amaurornis phoenucurus) aime, elle aussi, les planches... malgré sa timidité !
Après la visite terrestre d’Helengeli, voyons maintenant ce qui se passe sous l’eau ! C’est parti !
Sur la plage d'Helengeli
Helengeli, la plongée avec palme, masque et tuba
Aucune hésitation pour se glisser dans l’eau, 30 à 32° aussi bien dans l’air que dans l’eau, voire jusqu’à 35° en surface dans les zones très peu profondes. Mais n’oublions pas d’enfiler un tee-shirt car le soleil est traître !
Quelques brasses et nous voilà au bord du tombant. L’eau est d’une clarté exceptionnelle (25 mètres) et les poissons se bousculent autour de nous !
Une multitude de petits balistes bleus forment une ronde serrée tout autour du récif. Par endroits, des bagnards et des cochers se mêlent à eux, donnant lieu à un véritable feu d’artifice de poissons.
Des Lutjans évoluent en troupeau !
De temps à autre, l’approche d’un prédateur, un petit requin à pointe blanche, accélère ce ballet !
Les tortues broutent les éponges du jardin de corail. Si je le voulais, je pourrais les toucher, tellement elles se laissent approcher
Les murènes ondulent en pleine eau... ou se recroquevillent dans les trous d’où leur long corps dépasse et trahit leur présence.
Le mérou en habit de camouflage tente de se faire discret mais notre œil exercé finit par le débusquer. Vous le voyez ?
Le Napoléon batifole en compagnie d’une carangue à qui il se montre sous toutes les coutures.
Les poissons porc-épic ne sont jamais loin de leur abri et dès que je m’approche, ils battent en retraite.
Le spectacle est ô combien reposant... mais pas silencieux pour autant ! Chut ! Prêtons l’oreille ! J’entends les petits balistes qui frétillent en surface, on dirait autant de gouttes de pluie qui frappent l’océan. J’entends les perroquets qui croquent le corail !
Le récif d’Helengeli est vraiment un bel aquarium !
La seule espèce que je regrettais de ne pas voir était la raie jusqu’à ce que, assise au bord de la plage devant notre bungalow, j’en aperçoive une (pastenague noire) par transparence, dans quelques centimètres d’eau, venue jusqu’à mes pieds. Le lendemain, à la même heure, elle aura encore rendez-vous avec moi ! Jolie rencontre !
Finalement, il n’y avait que les poissons clowns, me disais-je, qui manquaient à l’appel : pas du tout ! C’est qu’à force de poissons, je ne savais plus où donner de la tête et je n’y avais pas prêté attention... Mais oui, ils sont bien là, à jouer à cache-cache dans les anémones.
J’ai exploré le récif de long en large et dans les deux sens des aiguilles d’une montre, je me suis régalée avec les couleurs des poissons, j’ai attendu une nouvelle rencontre à chaque coup de palme, j’ai sursauté parfois devant l’apparition d’un requin... j’ai palmé, beaucoup palmé (entre deux et trois heures par jour)... pour découvrir à chaque fois un nouveau décor et être au spectacle en permanence !
Bref, un voyage à la surface de l’eau très excitant !
Et quelques mètres plus bas, me direz-vous, comment est-ce ? Pour cela, laissons la parole au plongeur !
Récif d'Helengeli
Cherchez le mérou
Helengeli, la plongée avec bouteille
Le club qui nous accueille se nomme Ocean-Pro. Club suisse germanophone. Rigueur et professionnalisme. Heureusement, Giovanna, monitrice quadrilingue, nous « briefe » en français. Merci Giovanna. Le bateau ne prend jamais plus de 18 plongeurs, pour raison de sécurité. En fait, nous sommes souvent bien moins.
Bonne nouvelle, le Nitrox (mélange suroxygéné) est à disposition en bouteilles alu.
Coup de chance, je rencontre une plongeuse française et à nous deux, nous formons un binôme efficace. Mais elle consomme si peu d’air qu’il me faut plonger avec des bouteilles de 15 litres pour pouvoir tenir les 75 minutes de plongée alors que 12 litres vont largement lui suffire. Une fois n’est pas coutume, un régal, merci Ghislaine.
Il ne faut jamais plus de 5 à 25 minutes en dhoni pour accéder aux différents sites de plongée.
La profondeur est limitée à la fois par la législation maldivienne et en raison de notre mélange à 30-33 mètres.
Les fonds sont très riches, la clarté de l’eau excellente (25 à 30 mètres au minimum). Autant de « gros » que de poissons de récifs. Des coraux durs mais aussi des coraux mous très colorés... Mais rien de mieux que de vous faire découvrir les lieux en images !
Plantons le décor !
L’ambiance... mystérieuse et envoûtante !
Les spectateurs attentifs patientent aux premières loges !
Le spectacle peut commencer ! Les acteurs entrent en scène les uns après les autres. - la raie Manta... majestueuse ! - la carangue... intimidante ! - la tortue... discrète ! - les murènes... complices ! - le poisson crapaud... rare !
Autour de ces rôles principaux, une brochette de rôles secondaires et de figurants tout aussi attachants !
Enfin, le clou du spectacle revient incontestablement aux poissons clowns. D’ailleurs, avec un nom pareil comment en serait-il autrement ?
Bravo ! Quelle grâce et quelle espièglerie ! Et quelles couleurs ! Alors pas étonnant que les plongeurs en redemandent deux fois par jour ! A chaque plongée, le spectacle est à la hauteur de leurs attentes, à la fois renouvelé et différent ! Que du bonheur !
Raie manta
Poisson crapaud (rare !)
La fin du voyage
Lu 29/03/10
Après avoir passé la semaine en maillot de bain et pieds nus, dur dur de remettre chaussettes et chaussures pour affronter la grisaille européenne. Finies aussi les escapades sous l’eau !
Heureusement un nouveau survol en hydravion nous permet de jeter un dernier coup d’œil à ces petits coins de paradis.
Cette île ressemble comme deux gouttes d’eau à Helengeli !
Celle-là doit être habitée par quelque Robinson !
Quant à ce banc de sable, on y passerait bien un petit moment !
Mais revenons à la réalité ! Il est temps de prendre le vol vers Dubaï. Le douanier, un peu étonné par nos drôles de passeports, finit par y apposer son tampon... puisque nous étions entrés dans le pays avec ça, il n’avait aucune raison de nous empêcher d’en sortir !
A Dubaï, nous restons sous douane, donc pas de contrôle à passer... mais une surprise de taille... nous sommes surclassés en classe affaires sur le vol pour Paris. Youpi !
Alors à nous la priorité pour embarquer, le champagne à volonté, la nappe blanche, les petits plats dans les grands, les couverts en argent, la position allongée, bref un confort digne d’un émir !
C’est par conséquent un voyage qui finit bien d’autant qu’à Paris, nos papiers passent comme lettres à la poste.
Il ne nous reste plus qu’à prévoir leur renouvellement avant notre prochain voyage.
L'îlot de Robinson Crusoé
ConclusionCes deux destinations successives devaient nous permettre de pratiquer nos activités favorites : la randonnée au Sri Lanka et la plongée aux Maldives.
Le Sri LankaNos meilleurs souvenirs : - la situation et l’environnement du Tea Factory Hotel - les paysages entre Ella et Nanu Oya en train - l’ascension du pic d’Adam... unique !
Nous avons bien réalisé quelques belles balades mais les conditions de circulation sont telles dans ce pays que nous avons passé plus de temps en voiture que sur les sentiers. Nous sommes donc restés un peu sur notre faim quant aux possibilités de randonner. Bref, une destination que nous avons aimée... sans être véritablement emballés !
Les MaldivesNous sommes partis aux Maldives avec quelques craintes. Après un premier séjour en 1985 qui nous avait enthousiasmés, Hervé, retourné sur place dans les années 90-95, était revenu déçu par la dégradation des récifs. Alors vingt ans plus tard, qu’allions-nous trouver ?
Nous avions entendu dire que les coraux avaient retrouvé leur bonne santé... et c’est effectivement le cas. Nous avons été agréablement surpris par la profusion des coraux, le grand nombre et la grande variété des poissons.
Bref, nous avons été enchantés par ce voyage sous la mer, une de nos plus belles destinations de plongée. A recommander à tous les amateurs de plongée et de snorkeling. Nous, on y reviendra certainement.
Pour finir, quelques informations pratiques :Au Sri Lanka :La location d’un véhicule avec chauffeur (son hébergement et sa nourriture compris) revient à 40 euros/jour. Les pensions de famille où nous avons été se situent dans une fourchette de 20 à 40 euros, chambre et demi-pension pour deux, l’hôtel Tea Factory 105 euros toujours en demi-pension pour deux. Aux MaldivesLe prix des hébergements est à multiplier par 10 par rapport au Sri Lanka.
Bibiographie- guide Lonely Planet Sri Lanka- guide Nelles Maldives
A bientôt pour d'autres fabuleux voyages ! 
FIN | | | Bonsoir Christine,
Magnifique partie sur les Maldives! Je viens d'en prendre plein les yeux, ce qui me change de la grisaille extérieure et des plaques de neige qui s'accrochent ici et là comme des berniques à leurs rochers. Quelles couleurs et quels magnifiques poissons et fonds sous-marins! Je regrette vraiment de ne pas faire de plongée et de rater tant de merveilles, sans compter l'îlot paradisiaque sur lequel vous étiez. Je comprends que le retour sur Paris ait été difficile – malgré le surclassement... quels chanceux!! 
Bravo pour ce carnet des mers lointaines, ces photos splendides et le texte toujours aussi agréable qui l'accompagne!
Pascale | | | Bonjour Christine,
quel joli carnet coloré! Ah la la, ces images qui font rêver.... Veinards pour le surclassement, quelle chance! Par contre, zut alors pour le vol, heureusement vous vous en êtes bien tirés, mais dis donc, tu parles de pélerins!!!!!
Encore un récit bien plaisant à lire et qui nous a permis de nager un peu avec vous dans ces fonds sous-marins.
Sylvie | | | Bonjour Pascale,
Merci pour ton petit mot !
Je regrette vraiment de ne pas faire de plongée et de rater tant de merveilles
Sans faire de plongée avec bouteilles, rien qu'avec masque, palme et tuba, tu pourrais déjà voir plein de choses. Moi, je ne peux plus me mettre à l'eau sans ces accessoires. D'abord, cela me permet de voir où je mets les pieds  , ensuite de découvrir la richesse des fonds sous-marins même en Bretagne... bien sûr, dans les mers chaudes, c'est toujours plus attrayant !
Tu n'as jamais essayé, pas même au Mexique ?
Bon séjour au pays où "les plaques de neige... s'accrochent... comme des berniques à leurs rochers" en espérant que quelques rayons de soleil viennent à bout de la grisaille.
A+
Christine. | | | Bonjour, Superbe, cette fin de carnet ! la petite île paradisiaque fait bien rêver, surtout pour les pauvres parisiens coincés dans la grisaille actuelle... Moi aussi, de telles images me donnent envie de me mettre à la plongée. Je crois que je vais suivre tes conseils, et m'équiper pour profiter au moins un peu des fonds pas trop profonds. Encore sur le départ, à ce que je comprends ? vous êtes vraiment des veinards... profitez-en bien, et ramenez-nous d'aussi chouettes carnets ! Chrsitine | | | Hello Sylvie,
Merci beaucoup !
Nous étions pas mal stressés suite à ce vol mais heureusement cela s'est bien fini, ça nous apprendra à être plus prudents dorénavant et puis maintenant, nous avons des passeports biométriques tout neufs (on se serait tout de même bien passés de la dépense !)
Quant au surclassement, on apprécierait bien de renouveler l'expérience au prochain voyage... car les 25 heures... je les ferais bien allongée ! mais ça, c'est une autre histoire !
Bonne continuation dans vos voyages !
Christine | | | Tu es allée à Helengeli... Quel bon choix !
Une île entourée de courants forts dont il faut sérieusement se méfier lorsqu'on part seul(e) en PMT avec l'envie d'explorer un peu ces zones-là, précisément. Une île principalement fréquentée par des plongeurs. Ocean Pro, un excellent club (affilié CMAS) dont je garde de bons souvenirs, qui remontent loin (1999).
Oui, la fameuse salle de bains dite maldivienne, dans un jardinet de sable attenant à la chambre et ceint de murs hauts, la partie lavabos couverte par une avancée de toit et la douche en plein air, avec quelques fleurs odorantes qui tombent pendant la nuit et que l'on retrouve au petit matin, jonchant le sol de sable de la salle de bains... Et tous ces parfums de chaleur et d'humidité !
Helengeli tranquille... L'est-elle toujours ? J'ai vraiment aimé cette île. | | | Bonjour Christine,
Si notre récit t'a donné envie de mettre la tête sous l'eau, tant mieux !
Eh ! oui, dans quinze jours, c'est à nouveau le départ : on a hâte d'être à la chaleur... même si là bas c'est l'hiver, un hiver à 20/30 degrés, j'aimerais bien !
Merci beaucoup d'être passée nous lire !
Cordialement
Christine | | | Bonjour Christine et Hervé,
après avoir lu et relu votre récit, à mon tour de prendre la plume.
Je dois avouer que la partie Sri Lanka m'intéressant un peu moins  , je l'ai lu un peu plus rapidement, ce qui ne m'a pas empêché de me demander comment j'aurais réagi devant la perte des passeports. Cela m'étant déjà arrivé en 95 à la Réunion, j'imagine un peu. 
Par contre la partie Maldives, depuis le temps que je l'imagine, m'a ravie. Plongeurs bretons, nous allons assez souvent en Égypte (9 fois pour moi) mais maintenant toujours en croisière et ton récit sur une ile m'intéresse au plus haut. Pourquoi pas 15 jours, une semaine en croisière suivie d'une semaine de "farniente" plongée quand même sur un ile comme la votre.
Pour le bungalow, vous aviez le choix ou c'est le staff qui l'attribue ?
es nombreux bernard-l’hermite dans leur coquille bien astiquée
Superbe ce Turbo petholatus qui, même s'il est considéré comme commun, est tout de même plus rare que le Turbo radiatus et tellement plus joli (pour info, son opercule est appelé cat's eye ou Oeil de Shiva).
Coraux, poissons clowns, tortue, murènes, poissons nettoyeurs et même Anthennaires (jamais vu), quel plaisir. Vous nous gâtez.
Merci encore de ces quelques images qui nous font rêver. | | | Bonjour Pataugas,
Merci beaucoup pour ton message !
Helengeli tranquille... L'est-elle toujours ? J'ai vraiment aimé cette île.
Je ne l'ai pas connue en 1999... mais je pense qu'on peut toujours la qualifier de "tranquille" et c'est d'ailleurs sur ce critère que nous l'avons choisie : - uniquement dédiée à la plongée et au snorkeling... pas d'autre activité sur l'île - pas d'animations, ni discothèque... - île éloignée des autres îles, donc pas d'autres bateaux de plongeurs sur les sites. - pas d'extensions sur pilotis (que je trouve particulièrement hideuses) comme sur d'autres îles. Quand on survole l'île, les bungalows sont bien intégrés.
Comme toi, on a beaucoup aimé ! Le club de plongée est toujours le même, club suisse très pro !
Ravie de t'avoir replongé dans tes souvenirs... Dans 15 jours, nous partons pour l' Australie mais comme toi, nous ne plongerons pas sur la barrière de Corail mais passerons quelques jours du côté du Ningaloo Reef (si tu connais).
Très bons futurs voyages !
Christine | | | Bonjour Alain-Pierre,
Pourquoi pas 15 jours, une semaine en croisière suivie d'une semaine de "farniente" plongée quand même sur un ile comme la votre.
Très bonne idée !
Pour le bungalow, vous aviez le choix ou c'est le staff qui l'attribue ?
Pour rappel, je te remets le plan de l'île :
Nous n'avions rien demandé de particulier... alors on nous a attribué un bungalow d'office... dans le coin 21 à 30 (27 je crois)... en fait, les moins bien situés car devant se trouve une sorte de lagune. On a demandé à pouvoir changer. Les bungalows les mieux situés sont les 1 à 20, car ils donnent directement sur la plage de sable fin et accès direct au lagon. On aurait pu avoir un de ces bungalows au bout de quelques jours... mais le jour même restaient libres les bungalows 52 ou 54.
On a finalement opté pour le 54 car situé à la fois à l'écart et finalement proche de la piscine, du club de plongée et du restaurant. Comme il nous a convenu, nous sommes restés là jusqu'à la fin du séjour.
Voilà, si un jour tu comptes y aller, tu sauras quels sont les meilleurs bungalows !
Merci pour tes apports de connaisseur, je rajoute le nom scientifique du coquillage que porte le bernard-l'hermite sur son dos... et j'espère en apprendre davantage encore une fois que tu auras fait ton site sur les coquillages de la mer Rouge.
Quant à l'Antennaire (sans h, apparemment)  , c'est vrai qu'il est rare !
Bonne continuation dans tes voyages et bon séjour à la Réunion (mais d'ici là, j'aurai certainement l'occasion de te le redire !)
A+
Christine | Carnets similaires sur l'Asie du Sud (sous-continent indien): Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 14 306 visiteurs en ligne depuis une heure! |