REGION DE CHIANG RAI
En cette année 2562 du calendrier bouddhique, le soleil persiste à briller sur
Chiang Rai.
En vérité, il brille depuis belle lurette. Tant et si bien que la saison humide n'a pas encore pointé le bout de son nez, ou guère, alors qu'elle était attendue voire espérée depuis de longues semaines.
Quand on évoque le sujet, la première réaction des locaux est de déplorer le fait que de nombreux champs ne peuvent être suffisamment irrigués en vue de la culture du riz. Comme on les comprend, connaissant l'importance de cet aliment de base en Asie.
Pour notre part, après un printemps excessivement frais et humide nous éprouvons le soulagement d'effectuer la plupart de nos visites sous un ciel souvent clément et qui nous offre une grande luminosité. Certes, toujours un peu avare de bleu en cette saison mais c'est à peine si nous nous en sommes aperçus.
La première journée est consacrée à parcourir la campagne et à visiter deux cascades sur des sites différents. Assurément, le débit n'est pas des plus spectaculaires mais nous y trouvons un peu de rafraîchissement et cet environnement tropical dont nos yeux ne se lassent pas.
Nous n'avons parcouru que quelques-uns des 9 niveaux de la seconde cascade, à la fois en raison de leur faible débit et pour ne pas trop entamer notre potentiel de forme.
Nous avons pourtant pris nos précautions à cet effet en faisant l'emplette de 3 kilos de mangues pour 50 bahts (moins de 2 euros). La saison de la mangue s'étale de janvier à début juillet; si on arrive en fin de saison, autant mettre le paquet.
Il est vraiment préférable d'acheter les fruits en bord de route car les producteurs du coin y vendent de bons produits à petits prix. C'est d'autant plus agréable parce qu'il y a de sympathiques moments d'échange avec des personnes simples et sans fioritures. Un seul sourire allume la mèche.
Quand un chiffre est affiché, c'est le prix du kilo en bahts ou éventuellement le prix du régime de bananes ou encore le prix de l'ananas. Quand deux chiffres sont affichés, l'un est le prix en bahts, l'autre le nombre de kilos qu'on obtient pour cette somme.
N'ayez pas les yeux plus gros que le ventre : si la mangue tient bien le coup quelques jours, il n'en est pas de même pour la banane et l'ananas qui se gâtent vite, même au frigidaire. Avec le temps, on a tendance à privilégier les petits régimes de petites bananes bien mûres et l'ananas déjà découpé en vue d'une consommation quasi immédiate.
Et voici les premières (mais pas les dernières) fleurs promises :