La signalisation routière la plus idiote du monde
C’est notre dixième ou onzième séjour en
Thaïlande. A chaque séjour, nous louons une voiture pour parcourir les différentes régions du pays. A ce jour, nous avons dû parcourir dans les 20 000 kilomètres.
Il y a un an ou deux, j’ai publié sur VF un article intitulé « Conduire en
Thaïlande » et, ma foi, je ne vois rien à ajouter ou à retirer. Cependant, une expérience manquait à mon « tableau de chasse » : conduire à
Bangkok.
Il y a deux jours, nous nous sommes rendus de
Surin à
Cha Am. Jusqu’à Saraburi, aucun problème. C’est après que les choses se sont gâtées. Sur la carte, c’était limpide : nous restions sur l’autoroute 1 jusqu’à l’intersection de Chiang Rak Noi et là, nous prenions la 9, qui devait contourner
Bangkok par l’ouest. Pour ceux qui ne connaissent pas le coin, Saraburi se trouve au nord-est et nous allions au sud-ouest. Le but du jeu était donc de contourner
Bangkok par le nord et l’ouest.
L’ennui, c’est que nous n’avons jamais vu l’embranchement vers la 9. Si la direction de
Bangkok était bien indiquée, il n’y avait aucune mention d’autres directions. Il est également possible qu’un camion ait masqué le panneau que je cherchais, car la circulation était assez dense à ce moment-là.
Une demi-heure plus tard, nous étions dans les environs de l’aéroport de
Don Muang. A ce stade, il était plus qu’évident que nous allions droit vers le centre de
Bangkok. Personnellement, ça ne m’inquiétait pas plus que ça. La circulation était raisonnablement fluide et, ma foi, ce n’était pas pire que sur le périphérique parisien. Plutôt mieux, même. Par contre, ce qui n’allait pas du tout, c’était la signalisation. Les seules directions indiquées étaient des quartiers de
Bangkok, mais aucune direction générale. Dans une ville d’une certaine importance, a fortiori une capitale, les panneaux indiquent la sortie la plus proche et la direction générale. Par exemple, Porte de Bagnolet et
Lille (je ne suis pas Parisien, excusez les éventuelles inexactitudes). A
Bangkok, les panneaux indiquent des quartiers comme Bang Na ou Ding Daeng et des grands axes, comme Rama IV, Rama IX ou encore Kanchanaphisek. A aucun moment il n’est indiqué si ça va vers l’ouest ou l’est, le nord ou le sud. On se demande bien pourquoi ils se donnent la peine d’afficher ces noms en caractères latins puisqu’on ne sait pas où mènent ces routes.
Heureusement, l’averse essuyée en arrivant vers
Don Muang n’a pas duré et le soleil est réapparu rapidement. Je pouvais au moins m’orienter par les points cardinaux. Ensuite, pour avoir séjourné à maintes reprises à
Bangkok, j’arrivais à situer certains endroits et je savais qu’il me fallait au moins me diriger vers l’ouest pour franchir la Chao Phraya.
C’est précisément ce que nous avons fait, un peu au petit bonheur la chance, il faut bien le dire. Au final, une heure et demie pour aller de l’intersection de Chiang Rak Noi à Bang Khae (intersection de la Kanchanaphisek – la 9 – et de la Rama II – la 4).
Pour résumer, si vous voulez traverser
Bangkok en bagnole sans GPS et sans un gars du coin pour vous accompagner, procédez comme suit :
Suivez la méthode Assimil «
Bangkok sans peine ».
Avant de partir, faites un repas léger et équilibré.
Dites-vous que tout finit toujours par s’arranger.
Voilà, ça devrait le faire.