En réalité, septembre a de loin été le pire mois, cette année.
Le mieux, c'est de voir les prévisions météo lieu par lieu à ton arrivée ou un peu avant. Ça peut réserver des surprises. De cette manière, je suis allé cette année sur les îles au large de Trang dans la pire période de l'année pour le coin, juste le temps d'une éclaircie inhabituelle. Il n'y avais pas foule! Les seuls autres visiteurs étaient quelques chanceux qui ignoraient l'existence d'une saison des pluies en
Thaïlande.
L'auto-stop, personnellement je ne pratique pas car n'ai aucune confiance dans les conducteurs thaïlandais. Je préfère prendre des bus que mourir jeune.
Mais ça se fait, et certains jeunes thaïlandais dont des amis à moi commencent à aimer ça. Bon, c'est vrai que c'est vraiment très marginal (ou peut-être fashion, pour certains, qui sait?).
Il faut tout de même savoir que les cultures du sud-est asiatique sont très portées sur le statut social et les conventions, même si semble y régner une certaine atmosphère de tolérance et de liberté (souvent très factice et discutable, et sur quelques aspects réelle). Un blanc, pour l'immense majorité des thaïlandais, c'est un riche, et quelqu'un de très à part, ayant un statut propre, en dehors de la complexe hiérarchie sociale du pays.
Les rapports humains sont, ici, compliqués.
Tout ceci pour dire qu'un étranger blanc faisant du stop en
Thaïlande passera inévitablement pour quelque chose d'incongru. Mais ça peut être tenté, et sur et certain que ça réserve des moments intéressants.
Au
Cambodge et au
Laos, faisable aussi, mais dans tous les cas que j'ai connu de l'argent a été demandé...pas forcément moins cher que le bus au final, et vite limité dans le contact si on ne maîtrise pas les langues des pays concernés.
Mais bon ça peut être marrant...pourquoi pas. Pas pire que les bus, dans lesquels les thaïlandais, les cambodgiens ou les laotiens ne sont franchement pas des gais lurons.
Des copains allemands tout fanfarons, il y a deux ou trois mois, voulaient à tout prix tenter l'auto-stop de Poipet à Kompong Chhnang au
Cambodge, en baragouinant trois mots de khmer appris dans le guide du routard ou le LP. On les a retrouvés 150 bornes plus loin, à la station des bus de
Battambang, attendant sagement un bus, et ayant déboursé quatre ou cinq dollars chacun.
Enfin, au
Laos, les routes étant extrêmement dangereuses, les voitures rares et les accidents fréquents, question sécurité c'est aussi très très déconseillé. Sur une centaine de véhicules croisés l'an dernier sur le trajet
Vientiane-
Luang Prabang en dix heures de route, deux avaient terminé au fond d'un précipice.
Et je vois un accident sérieux à peu près à chaque fois que je prends la route dans ces trois pays, c'est à dire régulièrement.