Le bruit des vagues se fracassant sur la barrière de corail a rythmé notre nuit.
Le pépiement des oiseaux peuplant les arbres du jardin rythme notre petit déjeuner.
Jaunes, rouges, punks, ils virevoltent devant notre table à l'affût de la moindre miette.
La dernière bouchée engloutie, il est maintenant l'heure de réfléchir à la suite du programme.
L'
île aux cerfs ?
Ah non ! Il y a trop de vent et l'eau est bien trop fraiche pour une journée plage !
Une randonnée dans la Vallée de Ferney ?
Bonne idée ! C'est un temps pour la marche et puis, ça nous rapproche de l'aéroport pour retourner chercher la valise !
Nous embarquons quelques provisions pour un pique-nique puis roulons jusqu'à l'entrée du domaine de Ferney.
Cette vallée renferme les dernières parcelles de forêt primaire de l'île, parcelles qui ont failli disparaitre il y a quelques années pour laisser place à une autoroute...
L'entrée est payante et les fonds récoltés servent à entretenir ce sanctuaire naturel : des arbres et plantes endémiques sont repiqués tandis qu'une lutte acharnée est menée contre les espèces invasives.
3 sentiers sillonnent le domaine : une promenade accessible à tous de 5 kilomètres (75 mètres de dénivelé), un parcours plus relevé de 13 kilomètres (530 mètres de dénivelé) et une randonnée assez exigeante de 18 kilomètres (970 mètres de dénivelé).
Les flemmards peuvent opter pour une excursion guidée en 4x4, choix que nous ne ferons pas, préférant relever le défi des 13 kilomètres, une excellente mise en jambe pour attaquer ce voyage !
Le début de la randonnée est commun à toutes les alternatives jusqu'à l'enclos aux tortues d'
Aldabra.
Cette espèce n'est pas originaire de l'île
Maurice mais des
Seychelles.
Les tortues autochtones ont, en effet, disparu au 18ème siècle victimes de l'appétit des différents colonisateurs.
La tortue d'
Aldabra possède une longévité exceptionnelle : les supercentenaires de cette espèce sont fréquents et le plus vieux représentant de cette famille serait le vénérable Jonathan né vers 1832 !
L'autre caractéristique impressionnante de cet animal est son poids : jusqu'à 300 kilos pour Monsieur !
Il est préférable de ne pas se laisser marcher sur le pied quand vous vous approchez de lui pour le prendre en photo.
Quelques pas plus loin, nous entrons dans la pépinière du domaine. L'île
Maurice me semble un paradis pour les mains vertes, un peu moins pour les amateurs de paysages lunaires...
Puis nous nous attaquons à la partie pentue de la balade !
Nous dérangeons une famille de sangliers, apercevons furtivement un troupeau de biches au sommet d'une lointaine colline.
Je vous laisse chercher quelques paires d'oreilles...
La nature nous encercle, il n'y a plus âme qui vive.