Les sites météo nous promettent du soleil aujourd'hui.
Si nous en profitions pour effectuer l'ascension du
Morne Brabant ?
La randonnée débute quasi au niveau de la mer et le départ se fait depuis un parking situé au bord d'une piste légèrement défoncée.
Avant d'entamer la balade, chaque randonneur doit signer une décharge remise en main propre à l'un des gardiens des lieux.
Il doit également remplir un cahier avec son nom et son heure de départ, cahier à signer au retour.
Pourquoi tant de précautions ???
Cette randonnée qui est la randonnée phare de l'île est loin d'être une promenade de santé !
Elle est classée difficile avec ses 7 kilomètres aller/retour et son dénivelé positif d'environ 500 mètres.
Pfff, c'est rien du tout, s'exclameront certains !
C'est sans compter la configuration de la partie finale, un goulet quasi vertical et glissant qui nécessite autant l'usage des mains que des jambes.
Ce morceau s'est déjà
avéré mortel
et le site a failli être fermé.
Je ne sais pas si nous irons jusqu'au bout mais il paraît que la vue est déjà sympa dans la partie classique de la balade !
Le sentier grimpe tout d'abord à travers la forêt.
Large, il s'apparente à une piste forestière pour 4x4 et seul son côté pentu peut offrir un défi aux sédentaires.
Nous atteignons alors un espace dégagé muni de quelques bancs.
Des pistes secondaires permettent d'atteindre quelques points de vue mais nous restons concentrés sur notre but, grimper au sommet (enfin quasi, puisque la randonnée s'achève avant !).
Le sentier se transforme maintenant en un étroit chemin tandis que différentes pancartes essaient de faire renoncer le promeneur du dimanche.
Bon, pour l'instant, ça me semble tout à fait surmontable, non ?
Comme nous sommes partis assez tard, la plupart des randonneurs sont sur le retour.
Nous pouvons donc profiter pleinement des lieux.
Nous voilà désormais au pied de la difficulté, une paroi rocheuse que tous semblent descendre assis avec maintes précautions !
Les rares à tenter l'escalade à cette heure tardive ne sont pas plus véloces...
Un gardien surveille l'âge et la tenue des randonneurs.
Un couple avec porte-bébé, écarté.
Des claquettes, des tongs, niet.
Il laisse passer les baskets mais je ne vous conseille franchement pas ce style de chaussures à moins d'avoir envie d'effectuer le grand saut final.
Nous pesons le pour et le contre puis finissons par nous engager à notre tour dans le goulet.
Mon compagnon avance plus rapidement que moi, je ne suis pas très rassurée !
Je progresse mains après mains, mètres après mètres étudiant minutieusement le terrain à chaque mouvement.
Heureusement qu'il n'y a pas grand monde, ça doit être nettement plus dangereux un jour de foule !
Le goulet dépassé, nous pensons être maintenant tranquilles.
Raté, un goulet chasse l'autre, les moments quasi plats sont rares !
L'avantage de ce style de terrain, c'est que je n'ai guère de problèmes de souffle. Escalader est plus facile que marcher pour mon palpitant.
Faut dire que la vitesse de progression n'est pas la même... Surtout avec les pauses observation du paysage...
Un dernier couloir et nous voilà sur la plateforme finale.
Tous nos efforts sont récompensés !
Le panorama est magnifique, encore plus quand le soleil se décide à sublimer les couleurs du lagon.
Nous admirons longuement l'océan puis nous entamons la casse-gueule descente.
Un jeune couple et son guide semblent englués sur la paroi.
Monsieur est tétanisé. Vertige ?
Nous les verrons progresser à la vitesse d'une tortue engourdie, cette randonnée n'est décidément pas pour tout le monde.
Bizarrement, je ne me sentirai pas du tout mal à l'aise et resterai debout quasi tout du long.
J'avais pourtant bien plus d'appréhension pour cette descente que pour la montée !
De retour au niveau des bancs, nous entamons notre pique-nique.
La suite ne sera qu'une formalité !