Bonjour Cambrousse,
On a passé la frontière
Maroc-
Mauritanie le 11 nov peu de temps après toi. Nous avons traversé le désert à vélo à trois car un cyclo-campeur fait équipe avec nous depuis Sidi-Ifni. Nous n'avons eu aucun problème et nous nous sentions en sécurité. Je précise pour les cyclistes qui liront peut-être ce post qu nous avons eu un vent favorable qui nous a poussé sur le chemin du désert...Et c'est tant mieux car de face ça aurait été plus que galère !
Au poste de gendarmerie ou police (nombreux), nous donnions notre passeport car nous n'avions pas de copie mais bon, ça nous permettait des faire une pause et de causer avec eux. Toujours très sympa avec nous on a même partager un coucous un vendredi après midi alors qu'on avait déjà mangé. On avait du temps et se soumettait au contrôle sans sourciller.
A partir de
Dakhla (une première pour moi), on a même eu droit à une escorte de police en voiture qui nous a suivi sur 200 km en se relayant suivant leurs zones d'influence mais à distance raisonnable. Pour quelle raison à cet endroit et pas un autre, je l'ignore mais je pense qu'ils ne tenaient pas à ce qu'ils nous arrive quelque chose. Mais tout de même, il est manifeste qu'on assiste à un renforcement au niveau de la sécurité sur cette zone (désert), c'est clair. D'autant que j'ai fait ce même parcours il y a deux ans et c'était bcp plus cool. Je montrais mon passeport et puis basta. Là on voit qu'on est pisté et à chaque arrivée à un poste de gendarmerie, ils savaient qu'on devait passer dans la journée.
Je suis certain que si on ne passait pas de jour, ils auraient entrepris des recherches.
Le passage de la frontière, pas de soucis, peu de monde à passer et peu de bagnole. On a pris nos visa après avoir été délesté de 50 € (pas de paiement possible en Dirhams ou en ouguyas) vite fait après avoir traverser ce fameux no man's land. Bon rien d'extraordinaire non plus.
En
Mauritanie, même topo qu'au
Maroc (mais sans bagnole suiveuse). quand on passait à un poste ils nous demandait où nous comptions dormir. Ils ne souhaitaient pas qu'on bivouaque en plein désert. Ca tombait bien car on avait pas envie du tout, pas pour des pb de sécurité mais tout simplement pour des pb de ravitaillements en bouffe et en eau.
Entre Guergarat et Nouackchott, nous nous sommes arrêtés pour dormir dans une station service. Le patron nous a dit que la gendarmerie avait appelé en lui demandant si nous étions chez lui.
Voilà ce que je peux dire sur cette traversée. On est actuellement à Nouackchott et on va chercher notre visa pour le
Sénégal demain matin. Je précise qu'il est nécessaire de faire un pré-enrôlement sur internet avec paiement CB et attendre le récépissé par mail. Il faut ensuite de pointer au consulat du
Sénégal pour obtenir le visa.
Donc visa en poche, direction le
Sénégal. On passera le poste frontière à Diama par une piste plutôt que passer par le poste frontière merdeux au possible de
Rosso, comme ça on passera par le parc national des oiseaux de Djioudj.
Je me réjouis d'avance de la (des) bonne(s) bières qu'on boira grave à St Louis après une abstinence de trois semaines !
Bonnes pérégrinations !
Bruno