Bonjour,
Je peux vous fournir les coordonnées d’une personne de Gonder (guide repris dans le Bradt, dont je suis entièrement satisfait) qui organise complètement le trek (y compris les aspects pratiques) mais rétrospectivement, vous devriez aller directement sur Debark et vous arranger sur place (moindre coût)
Pour compléter, une fois à Debark, le bureau des guides oblige de toute façon à employer un des guides du parc (en plus d’avoir un scout armé). Cela signifie donc qu’au plus loin de Debark vous allez vous organiser, vous allez avoir d’office des surcoûts (compris dans le prix total) inhérent à cette formule alors que l’option d’organiser le tout depuis Debark est la moins couteuse car moins d’intermédiaires. Maintenant c’est une question de choix !
Pour les déplacements, il y a « deux écoles » : pratiquer avec les transports collectifs ou affréter un 4x4. Je ne suis pas partisan de la seconde solution et au risque de me répéter, ne trouve pas bcp de points négatifs à la première à condition d’être proactif et d’anticiper. En plus, même si vous utilisez majoritairement les transports collectifs, rien ne vous empêche d’affréter, au cas par cas, un véhicule pour vous rendre dans un coin reculé et peu/mal/pas desservi par les transports en commun. Le camion-stop est possible aussi lorsque les transports collectifs font défauts.
L’idée de prendre un chauffeur de taxi d’Addis pour les premiers jours est tout sauf une bonne idée. L’immense majorité d’entre eux ne connaissent même pas leur ville et vous voudriez les avoir pour aller en dehors !? Courage...
Que ce soit le deuxième, le dixième ou même le centième jour de votre séjour, vous allez bien devoir prendre un jour un bus tôt le matin (fin de nuit est un meilleur terme !) Il y a des pickpockets mais pas plus qu’à
Delhi,
Lima ou Bamako... Des mesures de bon sens sont amplement suffisantes. Seuls les « tests moteurs » sont réellement ennuyeux. Les chauffeurs ont cette désagréable habitude de chauffer le moteur bien à l’avance et d’appuyer sur l’accélérateur à maintes reprises. La fumée dégagée est terrible. Il fait bleu (alors qu’il fait encore nuit !) et vous êtes pris des yeux et pour respirer. Et c’est là que vous regrettez d’avoir été tardivement prendre votre billet (la veille) et avez donc un billet numéroté (plus près de 50 que de 1) qui va vous obliger à attendre dans les fumées jusqu’à ce qu’on crie votre numéro et que vous puissiez enfin entrer dans le bus !
Je n’ai pas la prétention de bien connaître le pays mais y ayant déjà voyagé en indépendant, je connais dès lors bien plus les aspects pratiques qu’une personne qui y a circulé encadré avec un TO...
Pour le guide, le plus complet et le plus adapté au voyageur indépendant est le guide Bradt. Il est en anglais mais peut tjrs être annoté à l’aide d’un dictionnaire. Il regroupe tous les aspects qu’un indépendant doit prendre en compte. Il est vraiment très bien fait et est véritablement pratique.
En toute logique, toute bonne librairie de voyage possède au moins quelques titres de cette excellente collection. Sinon, vous avez tjrs l’option de le commander sur leur site (
www.bradt-travelguides.com
)
Le Lonely, lui aussi en anglais, est moins intéressant. En plus de consacrer près d’un tiers de sa pagination à un autre pays (l’Erythrée), la partie
Ethiopie est bien trop succincte par rapport au Bradt.
Le dernier des pratiques est celui qui se fait appeler « Petit Futé ». Pour résumé, il ne vaut même pas le papier avec lequel il est fait. C’est une daube et lorsque vous le comparez au Bradt, il n’y a pas photo. Il ne peut servir que pour s‘éventer ou pour caler un meuble bancal. Tout autre usage de ce « guide » est à proscrire !
Un guide papier qui tire bien son épingle du jeu est l’Olizane Découverte consacré à l’
Ethiopie (éditeur
suisse). Mais (et le mais est d’importance) il n’est pas un guide pratique au sens premier du terme. Il ne convient donc pas à l’indépendant une fois sur place. Vous pouvez tjrs le lire avant de venir mais il n’est d’aucune utilité en
Ethiopie.
Je n’ai jamais été à
Djibouti mais ai bien voyagé en Erythrée, tjrs en indépendant, hors structure.
J’imagine que votre question n’est pas innocente. Pour
Djibouti, je ne sais rien en dire mais pour l’Erythrée, il y a quelques points qui ont tous leur importance avant de s’y rendre depuis l’
Ethiopie (Je suppose que c’est votre idée)
Depuis la seconde guerre entre l’Erythrée et l’
Ethiopie, il n’y a plus de combats mais une situation de très forte tension demeure. Pas de passage terrestre, pas de liaisons aériennes. Il faut donc passer par un pays tiers.
Et c’est la que ca ce
corse...
Depuis que l’Erythrée a envahi une petite partie du territoire de
Djibouti, les deux pays sont en guerre. Il n’y a pas de combats mais les deux armées se font face. Plus de passage terrestre ni de liaisons aériennes.
Les autres options sont de passer par Sana’a avec Yemenia ou Khartoum. N’oubliez pas que si les connections ne sont pas rapprochées, dans les deux cas (Yémen comme Soudan) le visa pour sortir de l’aéroport s’obtient, à l’avance, dans votre pays de résidence... Bref, autant prévoir à l’avance. Employer Saudia Arabian n’est pas potentiellement une meilleure option.
Pour être franc avec vous, aller en Erythrée depuis l’
Ethiopie, c’est tout un salamalec. Si c’est votre souhait, il faut disposer d’assez de temps... même de beaucoup de temps !
Bonnes réflexions
Michel